L’Association handicap solidaire a organisé une cérémonie de remise de fourniture scolaire aux enfants handicapés, samedi 27 septembre 2025, à Ouagadougou.
L’Association handicap solidaire, soucieux de l’avenir des enfants en situation de handicap à l’orée de la rentrée scolaire 2025-2026, a organisé une cérémonie de remise de fournitures scolaires aux enfants handicapés, samedi 27 septembre 2025, à Ouagadougou. Le président fondateur de l’association handicap solidaire, André Sawadogo, a indiqué que la cérémonie de remise de fournitures scolaires entre dans le cadre de leurs activités. En effet ce sont plus de 26 enfants, a-t-il dit, de la classe de CP1 à la 6e en situation de handicap qui ont reçu des dons en fournitures.
Ces dons sont composés de sacs, de cahiers, d’académie, des bics et de crayons. Il a expliqué que l’objectif de ce don est d’aider les parents surtout qui n’ont pas de moyens à subvenir aux besoins familiaux. Il a précisé que l’association, composé de membres handicapés mène ses activités grâce à l’aide de certains bienfaiteurs. Mais, elle sollicite l’aide des autorités pour plus d’actions et de visibilité. Le directeur exécutif de l’association, Alfred Ouédraogo, a souligné que la mission de l’association est d’amener toutes personnes en situation de handicap à avoir une autonomisation minimale.
Il a lancé un appel à tous partenaires ou bonnes volontés qui voudraient les accompagner, à ne pas hésiter. L’élève en classe de CM1, Obaïdatou Ouédraogo, s’est réjouie pour le don de fournitures scolaires. « Ce cadeau représente pour moi, le bonheur, la santé et la joie », a révélé Obaïdatou Ouédraogo. Elle a promis de travailler bien à l’école pour encourager les organisateurs à continuer l’initiative.
La marraine de l’activité, Valentine Somé, a confié avoir accepté être la marraine à cause de son amour pour les enfants surtout ceux en situation de handicap. Elle a conseillé ses filleuls tout en les exhortant à être des exemples pour encore bénéficier des dons les années avenir. La parente d’élève, Aïcha Ouédraogo, a remercié l’association pour l’initiative tout en la souhaitant bon vent. Le siège de l’association est implanté dans le quartier Kamsonghin de Ouagadougou, depuis plus de 20 ans.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
( Collaborateur)
Octobre est un mois reconnu au plan mondial comme celui des activités de sensibilisation et des actions en faveur de la santé féminine. Durant ce mois, l’humanité entière est en croisade pour la cause de la santé féminine. En effet, depuis plus de 30 ans, le mois d’octobre encore appelé « mois rose » est bien celui de la mobilisation mondiale contre le cancer du sein. L’initiative est née au pays de l’Oncle Sam et s’est transformée en un mouvement planétaire, porté par des associations, des chercheurs, des collectivités et des milliers de bénévoles.
Au Burkina Faso, le gouvernement a pris à bras le corps la lutte contre le cancer du sein, reconnue comme une maladie dont les conséquences sont facheuses sur l’écrasante majorité des femmes atteintes. Pour 2025, le thème retenu par le ministère de la Santé est : « Agissons ensemble pour un avenir sans cancer de sein ». Un thème interpellateur qui prouve, à souhait, la volonté et l’engagement des dirigeants burkinabè à trouver des solutions à travers des politiques publiques de santé prenant en compte l’éradication du cancer de sein.
En réalité, les cancers féminins constituent un problème majeur de santé publique dans plusieurs pays d’Afrique dont le pays des Hommes intègres. Dans la déclaration du ministre burkinabè de la Santé, il ressort que cette maladie silencieuse, du fait de sa prédominance, constitue à ce jour, la première cause de décès au niveau de la femme rurale et urbaine. Les statistiques, selon l’Observatoire mondial des cancers, font ressortir qu’en 2022,
1 372 nouveaux cas de cancers du sein ont été diagnostiqués au Burkina Faso avec près de 818 décès soit environ trois décès par cancer de sein et par jour.
L’urgence face à ce constat obscure et alarmant est de parvenir à intensifier les efforts de lutte contre ce fléau en mettant un accent particulier sur la détection précoce. Car certains trépas liés à cette maladie sont précoces avec plus de 50% des patientes qui décèdent dans l’année du diagnostic. Face à l’augmentation du taux de prévalence de la maladie, la mobilisation nationale s’impose et le gouvernement burkinabè, à travers ses initiatives, démontre qu’il est résolument engagé dans la lutte contre les cancers féminins.
Ces efforts au plus haut niveau de la sphère décisionnelle sont traduits par la mise en place d’un Programme national de lutte contre le cancer, la gratuité du dépistage des cancers du sein, du dépistage et du traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus dans les structures publiques de santé, la gratuité de la radiothérapie dans le cadre de la prise en charge des cancers du sein, l’acquisition de cliniques mobiles avec des prestations totalement gratuites de détection précoce du cancer du sein par écho-mammographie sur l’étendue du territoire.
Il y a lieu d’intensifier les activités de sensibilisation et de détection précoce du cancer du sein dans ce mois d’« octobre rose » afin de faire barrage à l’expansion du fléau. Il s’agit avant tout d’un moment défini pour faire une piqure de rappel collectif sur l’importance du dépistage, l’un des meilleurs moyens de sauver des vies. Et les populations, la société civile, se doivent d’accompagner l’élan gouvernemental via une bonne
réception des moyens déployés pour assurer la santé publique, notamment les cliniques mobiles, mais aussi accentuer la sensibilisation sur les dépistages.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, Le mercredi? 1er octobre 2025? en fin de matinée, une audience au Vice-président régional Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane DIAGANA.
M. DIAGANA a exprimé sa gratitude au Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ et sa solidarité avec le Burkina Faso, dans ce contexte de mutations géopolitiques. « Nous avons apporté notre assurance que la Banque mondiale, en tant qu’institution de développement, restera toujours engagée auprès du Burkina Faso et l’ensemble des populations burkinabè pour les accompagner dans leur quête légitime d’un mieux-être », soutient M. DIAGANA.
Le Vice-président régional Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale a salué la vision du Président du Faso, qui permet au Burkina Faso d’atteindre des performances économiques remarquablement satisfaisantes.
Parlant du Président du Faso, dit l’hôte du jour : « il a été extrêmement généreux de son temps pour nous expliquer sa vision et nous donner en même temps des conseils. Bien entendu, dans le cadre de nos échanges continus avec les autorités du Burkina Faso, nous veillerons à ce que ses conseils se traduisent par des actions concrètes ».
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Les agents municipaux et les délégués de la commune de Fada N’Gourma ont remis, mardi 30 septembre 2025, leur contribution à l’initiative présidentielle Faso Mêbo qui vient de s’installer dans la cité de Yendabli.
A peine lancée à Fada N’Gourma, l’initiative présidentielle Faso Mêbo pour la construction des infrastructures routières enregistre ses premiers contributeurs. En effet, sous l’impulsion de leur premier responsable, Jérôme Kampadiba Idani, les agents et les délégués de la commune ont, de façon volontaire, contribué à l’initiative, le mardi 30 septembre 2025, avec 5 tonnes de ciment, 5 brouettes, 10 pioches et 10 pelles. En plus du don, les agents de la collectivité, armés de pelles et de moules, ont participé, ce jour, à la conception des pavés. S’illustrant ainsi comme étant le précurseur de la mobilisation collective pour faire rayonner Faso Mêbo dans la cité de Yendabli, la collectivité entend donner l’exemple. Emanant d’une entité décentralisée “très proche des populations”, les agents de la municipalité ont voulu, à juste titre, être les premiers contributeurs à l’initiative, a souligné le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune, Kampadiba Jérôme Idani.
Après avoir reçu la contribution de la mairie de Fada N’Gourma, la coordination régionale de Faso Mêbo a lancé un appel à la population à lui emboîter le pas.
Au-delà, ce geste traduit, selon lui, l’attachement de l’exécutif communal et de l’ensemble des acteurs aux valeurs patriotiques tant prônées dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP). “J’appelle les fils et filles du Goulmou à s’investir pleinement dans l’initiative pour l’embellissement de notre cité. J’invite chaque citoyen, selon ses moyens, à s’impliquer davantage à travers des contributions volontaires, en nature ou en espèces, afin de répondre à l’appel patriotique lancé par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré”, a-t-il lancé. À sa suite, l’adjudant Souleymane Ouattara de la coordination régionale de Faso Mêbo de l’Est qui a reçu le don des mains du conseiller technique du PDS, Labidi Issaka Toguyeni, a félicité vivement la collectivité avant d’inviter la population à lui emboîter les pas.
A Fada N’Gourma, Faso Mêbo a déposé ses valises dans l’enceinte de la Société nationale de gestion des stocks (SONAGES), située au secteur 2. Quant au site de confection des pavés, il est situé à un jet de pierre de la brigade des sapeurs pompiers, côté ouest précisément.
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire assiste, le mercredi 1er octobre 2025 dans la matinée à l’audience solennelle de la rentrée judiciaire des cours et tribunaux du Burkina Faso pour l’année judiciaire 2025-2026.
Cette rentrée judiciaire se tient sous le thème « Renforcement des relations entre la justice et les justiciables : gage de cohésion sociale, de bonne gouvernance et de développement ».
À travers ce thème, les juridictions de notre pays entendent réaffirmer leur rôle dans la construction d’une Nation forte et résiliente.
Direction de la communication de la Présidence du F
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accueilli, le mardi 30 septembre 2025 en début de soirée, à l’aéroport international de Ouagadougou, son homologue du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI.
En provenance de la République du Mali, le Président nigérien a fait une escale à Ouagadougou, pour une visite de courtoisie au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Au salon d’honneur, les deux Chefs d’État ont échangé sur des sujets d’intérêt commun et stratégique pour impulser le développement dans l’espace sahélien. Entre autres sujets au cœur de ce tête-à-tête, la sécurité dans l’espace de la confédération AES, la diplomatie et la gouvernance.
C’est la deuxième visite du Président de la République du Niger au Burkina Faso depuis son accession au pouvoir. Elle traduit l’excellence des relations de coopération entre le Burkina Faso et le Niger. Elle vient renforcer les liens d’amitié séculaires entre les deux pays.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
L’Ecole de formation en relation d’aide chrétienne (EFRAC) a organisé la cérémonie de sortie de la 5e promotion de 22 conseillers en relation d’aide, dimanche 28 septembre 2025, à l’Eglise des Assemblées de Dieu d’Antenne-ville, à Ouagadougou.
« La moisson est grande mais il y a peu d’ouvriers », selon la Sainte Bible. C’est dans ce contexte biblique que l’Ecole de formation en relation d’aide chrétienne (EFRAC) a formé 22 conseillers en relation d’aide pour soutenir les pasteurs à conduire les fidèles dans les églises. Après trois mois de formation, les étudiants ont reçu leur diplôme de conseiller en relation d’aide, au cours d’une cérémonie solennelle organisée par l’Ecole, dimanche 28 septembre 2025, à l’Eglise des Assemblées de Dieu d’Antenne-ville, à Ouagadougou.
La directrice générale de l’EFRAC, Habiba Yaméogo, a indiqué qu’il faut être Chrétien, naitre de nouveau, et être rempli du Saint Esprit, pour être formé à l’EFRAC
Etre Chrétien, naître de nouveau, à travers le baptême d’eau et être rempli du Saint Esprit, est la condition sine qua non pour bénéficier de cette formation à l’EFRAC, a indiqué la directrice générale de l’EFRAC, Habiba Yaméogo. L’église a besoin des conseillers en relation d’aide, parce que les pasteurs seuls ne peuvent pas tout faire. L’église grandie et les besoins des fidèles deviennent de plus en plus énormes. Il faut ces genres de conseillers pour aider les pasteurs à gérer les problèmes dans les familles, a-t-elle poursuivit.
Le pasteur Pierre Nikiema : « Les conseillers en relation d’aide peuvent donner des rendez-vous aux gens pour voir dans quelle mesure leurs souffrances peuvent être soulagée »
Selon le fondateur, pasteur Pierre Nikiema, c’est au regard des crises que traverse la société et du fait que les gens sont sous pression que nous avons jugé important de former des hommes qui pourront s’aider et aider les autres. Pour lui, lorsque l’église devient grande, le pasteur ne peut pas intervenir dans toutes les situations, mais les conseiller en relation d’aide peuvent donner des rendez-vous aux gens pour voir dans quelle mesure leurs souffrances peuvent être soulagées. « Les modules enseignés aux étudiants sont entre autres l’introduction sur la relation d’aide, le renouvellement de l’intelligence, l’écoute active pour mieux aider une personne. Car, il faut bien l’écouter pour apporter la guérison intérieure », a laissé entendre le pasteur Nikiema.
« Si cette formation n’existe pas, il fallait la crée »
L’étudiant Tiendrebeogo R. Josias Eléazar s’est réjoui d’avoir obtenu son diplôme de conseiller en relation d’aide.
L’étudiant Tiendrebeogo R. Josias Eléazar se réjouit d’avoir obtenu son diplôme de conseiller en relation d’aide. « Nous avons reçu des cours théoriques et pratiques pendant trois mois. Cette formation va nous permettre d’être utiles à nous-même mais aussi aux autres. J’avoue que je ne me connaissais pas, j’étais colérique et je comprenais pas ma réaction mais cette formation, je me connais et je pourrais aider les autres», a fait savoir l’impétrant Tiendrebeogo R. Josias Eléazar.
Fiogbe Kofi Del Emmanuel, pasteur à CMCI« Les fidèles n’ont pas seulement besoin de prières, mais d’écoute attentive pour sortir des difficultés. »
De l’avis de l’impétrant Fiogbe Kofi Del Emmanuel, pasteur à l’Eglise de la communauté missionnaire chrétienne internationale (CMCI), désormais conseillé en relation d’aide, les fidèles n’ont pas seulement besoin de prières, mais de soulagement de leurs souffrances et douleurs. « J’ai appris à me découvrir moi-même, connaître un peu pourquoi j’ai réagi de telle ou telle manière. Mais à partir de ce que j’ai appris au travers de cette formation, ça n’a pas été seulement un enseignement mais un moment d’échange où chacun pouvait s’exprimer, expliquer ce qu’il ressentait.», a-t-il laissé entendre. Aux dires du pasteur Emmanuel, les gens qui sont autour de lui, surtout les jeunes qu’il côtoie chaque jour, bénéficieront des fruits de cette formation.
La 5e promotion doit savoir que la relation d’aide doit toujours être combinée à la puissance du Saint Esprit pour être utilisée de façon équilibrée afin de lui permettre d’aider efficacement l’église.
L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) organise une session de formation de trois mois en mandarin au profit d’agents de l’administration et des institutions publiques. Le lancement a eu lieu, lundi 29 septembre 2025, à Ouagadougou.
350 agents de l’administration et des institutions publiques du Burkina pourront comprendre et parler le mandarin d’ici trois mois. Ils bénéficient en effet d’une formation offerte par l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Le lancement a eu lieu, lundi 30 septembre 2025, à Ouagadougou. Aux dires du Directeur général de l’ENAM, Dr Jacob Yarabatioula, la mise en place de cette formation entre dans le cadre de la vision stratégique d’une administration burkinabè tournée vers l’international et capable de dialoguer avec le monde dans sa diversité linguistique.
Dans un monde de plus en plus interconnecté, marqué par des échanges multisectoriels et une coopération bilatérale croissante avec des puissances comme la République populaire de Chine, la maîtrise du mandarin constitue un atout stratégique, a-t-il ajouté. Elle va permettre, selon M. Yarabatioula, de répondre à plusieurs défis dont celui de renforcer les capacités linguistiques des agents publics, pour une meilleure efficacité dans les échanges internationaux et accompagner la diplomatie d’Etat par la compétence linguistique, véritable levier de souveraineté et d’autonomie dans les partenariats bilatéraux.
Le DG de l’ENAM s’est dit heureux que ce soit son institution qui accueille cette session. « Cette initiative s’inscrit dans une dynamique résolue d’ouverture, d’innovation et d’anticipation des enjeux contemporains et va permettre de préparer nos étudiants et cadres à de futures opportunités de formation, de stages et de collaboration avec les institutions chinoises », a-t-il soutenu.
Un pilier essentiel pour le développement
L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina, Zhao Deyong, a noté que l’apprentissage d’une langue étrangère permet de renforcer la compréhension interculturelle.
Il a, en outre, salué l’engouement des agents de l’administration pour cette formation. « Nous attendions 50 participants mais nous sommes déjà à plus de 350 inscrits », s’est-il réjoui. Pour lui, cela constitue la preuve que les Burkinabè s’intéressent aux Chinois. « Apprendre le mandarin, ce n’est pas seulement maîtriser une langue, c’est aussi s’ouvrir
à une culture riche, à une puissance économique mondiale et à de nouvelles opportunités professionnelles, académiques et diplomatiques », a-t-il indiqué.
Le DG de l’ENAM a encouragé les participants à faire preuve d’assiduité, de rigueur et
surtout de curiosité. « Cette formation est un investissement sur vous-mêmes, mais aussi
un apport précieux pour notre Administration publique en pleine modernisation », a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, traduit sa reconnaissance au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale qui a autorisé l’organisation des cours de langue à l’ENAM.
Ses remerciements sont aussi adressés à l’université Nazi-Boni, dont la contribution a été déterminante dans la concrétisation de ce projet à travers la mise à leur disposition d’enseignants permanents en langue chinoise. L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina, Zhao Deyong, a aussi salué la tenue de cette formation. De son avis, l’apprentissage est un moteur inépuisable pour le progrès individuel et un pilier essentiel pour le développement d’un pays. Prenant l’exemple sur la Chine, il a noté que le miracle
de son développement est indissociable d’un apprentissage et d’une pratique menés avec persévérance.
Le Parti communiste chinois, a-t-il souligné, se caractérise par une culture
de l’apprentissage continu. En témoigne, selon lui, cette assertion du Président chinois, Xi Jinping, qui indique qu’il est nécessaire de « bâtir une société et une nation où l’apprentissage est accessible à tous et dure toute la vie ». Zhao Deyong a invité chacun des participants à conserver son enthousiasme pour l’apprentissage et à affiner ses compétences afin de servir au développement endogène et à la modernisation du Burkina Faso. La langue constitue également, selon lui, un pont qui relie les pays et les peuples, ainsi qu’une clé pour apprendre, comprendre et s’inspirer des réalisations de la civilisation humaine.
« Maîtriser le chinois vous aidera à mieux comprendre la Chine, à saisir la manière de penser et les valeurs des Chinois », a-t-il poursuivi en disant aux apprenants tout en les encourageant à l’assiduité durant la formation. Le Directeur de la formation continue de l’ENAM, Boniface Bonanet, a noté qu’au regard de l’engouement et du nombre de participants, des cohortes de 60 personnes seront organisées afin de mettre les apprenants dans de bonnes conditions.
La présidence de l’université Joseph-Ki-Zerbo a reçu en visite une délégation de la Banque mondiale conduite par son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Diagana, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.
La Banque mondiale (BM) renforce son partenariat avec le gouvernement du Burkina Faso à travers son Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES). En effet, l’institution de Bretton Woods a financé la rénovation, la mise aux standards internationaux et l’équipement de dernière génération technologique de la Bibliothèque universitaire centrale BUC) de l’université Joseph-Ki-Zerbo.
Ainsi, une délégation de la Banque mondiale, conduite par son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Diagana, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a visité l’infrastructure, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou. La visite a commencé par la découverte des différents compartiments de la banque de données académiques.
Des ouvrages, des mémoires et des thèses en version numérique et physique des différentes Unités de formation et de recherche (UFR), ainsi que des laboratoires et les écoles doctorales y sont rassemblés. A l’issue de la visite, le ministre Thiombiano et son hôte ont échangé à bâtons rompus avec des étudiants puis des enseignants. Parmi les préoccupations des étudiants figuraient l’appui continu de la Banque mondiale pour améliorer les conditions d’études, l’octroi de bourses pour la spécialisation, la suppression de certaines conditionnalités discriminatoires pour l’obtention de bourses, ainsi que la construction et la modernisation de certaines infrastructures.
« Le choix d’apporter un soutien est le fruit d’une excellente collaboration »
Quant aux enseignants, ils souhaitent, à travers ce partenariat avec la
Banque mondiale, un concours à la résolution de certaines difficultés, notamment le manque de ressources humaines en quantité et en qualité, l’insuffisance de consommables et de matériel, la numérisation et la digitalisation des ressources, la réhabilitation des laboratoires biospécialisés et la réduction de la fracture numérique.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest, Ousmane Diagana, répondant aux différentes préoccupations, a expliqué que tous les pays, dont le Burkina Faso, sont actionnaires de la Banque mondiale. Par conséquent, l’institution financière mondiale accompagne les politiques publiques de développement des gouvernements au profit des populations. « Pour bien faire, il faut au préalable bien comprendre », a confié Ousmane Diagana.
Le choix d’apporter un soutien dans le cadre du Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES) est le fruit d’une excellente collaboration entre le gouvernement et la Banque mondiale. Pour le vice-président de la Banque mondiale, la rénovation de la bibliothèque fait partie d’un projet qui s’achève. Ainsi, il a annoncé un projet futur qui pourra éventuellement prendre en compte d’autres préoccupations majeures dans le domaine de l’éducation.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a traduit sa gratitude à la Banque mondiale. « 90 % de réabsorption des années académiques ont été réalisées avec le concours de la Banque mondiale, ce qui a permis la normalisation des années académiques dans les universités », a-t-il confié.