Message de rentrée du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique

Chers encadreurs, chers enseignants, chers personnels de la vie scolaire, chers personnels d’appui, chers parents, chers partenaires et amis de l’éducation,
Chers élèves,
Chaque rentrée scolaire est un moment d’émotion et d’espérance. Elle porte l’enthousiasme d’enfants avides de savoirs et de compétences, le courage d’acteurs de l’éducation qui se tiennent en sentinelles de la connaissance, et la confiance de parents qui placent en l’école les plus nobles attentes pour l’avenir de leurs enfants. Elle porte aussi et enfin l’espoir de toute une nation qui croit en ses enfants et qui s’y investit pour préparer le Burkina Faso de demain. Cette rentrée 2025-2026 s’inscrit dans la continuité de nos efforts communs pour bâtir un système éducatif qui forme des citoyens responsables, patriotes, compétents et fiers de leur identité.
Au ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, nous avons défini cinq grands axes qui guideront nos actions au cours de cette année scolaire.

Le premier est la professionnalisation des apprentissages. Plus que jamais, il est impératif que nos élèves et apprenants acquièrent des compétences pratiques et adaptées aux réalités du monde du travail, selon les orientations de Son Excellence le Président du Faso, chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Notre ambition est de rapprocher l’école de l’emploi, afin que chaque diplôme ou titre ouvre non seulement sur les savoirs, mais surtout sur l’employabilité.

Le deuxième axe est l’appel au civisme et au patriotisme. Nous en sommes convaincus, le respect des règles, la discipline, l’engagement, l’amour de la patrie, la tolérance et la solidarité sont les fondements de toute société prospère.
C’est pourquoi, nous plaçons le civisme et le patriotisme au cœur de la vie scolaire.
Le troisième axe est l’opéra-tionnalisation du Conseil de l’école. Ce cadre de dialogue et de gouvernance participative offrira à chaque acteur (élèves, acteurs de l’éducation, parents, amis et partenaires), l’opportunité de s’exprimer et de contribuer activement
à l’amélioration de l’environnement scolaire et de la qualité des apprentissages.

Le quatrième axe consiste à poursuivre
la promotion du “consommons burkinabè”. A travers le port du Faso Dan fani ou autres tissus traditionnels, l’introduction de nos langues nationales au secondaire, la valorisation de nos produits locaux et de nos identités culturelles, nous voulons faire de l’école un lieu d’acquisition non seulement
du savoir et des compétences, mais aussi de l’identité et de la fierté nationale. Habiller nos enfants en Faso Dan fani ou autres tissus traditionnels, c’est leur rappeler que l’éducation est aussi un acte de souveraineté et d’indépendance culturelle.

Le cinquième axe enfin, est la promotion de la culture de l’excellence. Faisons-en une exigence de chaque jour. Unissons nos forces pour une école plus dynamique et des résultats plus éclatants aux examens et concours. Ensemble, bâtissons des savoirs solides et des compétences durables pour notre pays. Nos aînés nous l’ont enseigné : l’excellence se façonne dans l’effort, s’affermit par la rigueur et s’élève grâce à la persévérance. C’est le lieu pour moi de rendre hommage aux acteurs de l’éducation qui, par leur passion et leur dévouement, poursuivent la noble mission de transmettre et de faire acquérir les savoirs et compétences aux jeunes générations pour que l’avenir de notre pays soit radieux.
J’encourage nos élèves et apprenants à travailler avec persévérance et discipline, car chacun de leurs efforts est une graine semée non seulement pour leur avenir mais également une promesse de fruits pour toute la nation.
Chers acteurs de l’éducation, puissions-nous, chacun à notre niveau, transformer nos écoles et nos centres de formation en de véritables foyers de convivialité, savoir, de civisme et de fierté nationale. Ensemble, faisons de cette année scolaire une étape décisive dans la construction d’un Burkina Faso plus fort, plus uni et plus prospère.
J’exhorte tous les acteurs de l’éducation à avoir constamment à l’esprit qu’éduquer, ce n’est pas seulement transmettre des connaissances accumulées, c’est éveiller la curiosité, inspirer le goût de l’effort et allumer chez chaque apprenant la flamme de la responsabilité et de la créativité.
En avant donc, pour faire grandir des citoyens éclairés, patriotes, actifs et porteurs d’espérance pour le Burkina Faso.

Je vous souhaite à toutes et à tous une année scolaire pleine de réussite.

Bonne et fructueuse rentrée 2025-2026 !
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

IXe édition du prix PaxSahel: les productions attendues du 29 septembre au 29 octobre 2025

Le comité d’organisation du prix PaxSahel du Journalisme sensible aux conflits (prix JSC), a animé une conférence de presse, le samedi 27 septembre 2025, à Ouagadougou, pour annoncer la IXe édition du prix PaxSahel.

Après une VIIIe édition réussie, le comité d’organisation du prix PaxSahel du Journalisme sensible aux conflits (prix JSC) a décidé de rebeloter avec une IXe édition. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse, le samedi 27 septembre 2025, à Ouagadougou. Selon le président du comité d’organisation, Kowoma Marc Doh, le prix PaxSahel porté par le RIJ et ses partenaires vise à promouvoir l’excellence dans le traitement de l’information liée aux conflits, ainsi que toute information en lien avec la cohésion sociale, en respectant les règles du JSC. M. Doh a également annoncé que pour les inscriptions, les œuvres constitutives de candidatures au Prix PaxSahel 2025 seront reçues en ligne sur paxsahel@gmail.com ou physiquement, du 29 septembre au 29 octobre 2025, au siège du RIJ sis à Ouagadougou, non loin de la mairie de Bogodogo.

Il a notamment dit que pour cette IXe édition, les œuvres en compétition doivent avoir été produites ou diffusées entre, le 1er octobre 2024 et le 1er octobre 2025. Le président du comité d’organisation a renchéri en affirmant que le jury sera composé des professionnels des médias et d’experts dans le domaine des conflits. Il sera mis en place, a-t-il poursuivi, pour analyser les productions et retenir les trois meilleures œuvres dans trois catégories que sont : la télédiffusion et MoJo, la radiodiffusion, la presse écrite et la presse en ligne. Kowoma Marc Doh a déclaré que les lauréats de la IXe édition seront primés en décembre prochain au cours d’une cérémonie.

« Un lauréat par catégorie sera primé au titre des prix officiels », a-t-il précisé. M. Doh a également confié que le Prix PaxSahel est un concours ouvert aux journalistes des trois pays de l’Alliance des pays du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, travaillant dans les médias : radio, télévision, presse écrite et en ligne. Il a rappelé que cette année encore le prix spécial Koffi-Ametepé pour l’intégration du nom du premier coordonnateur du RIJ sera supporté par les aînés du RIJ. Quelle est l’innovation majeure, ont voulu savoir les journalistes ? Le président de comité d’organisation a répondu que l’innovation majeure est de faire de cette IXe édition un prix entièrement financé par le Burkina Faso.

Abdoulaye BALBONE
Bénédicte KAM
(Stagiaire)

Initiative présidentielle Faso Mêbo: Burkina remparts offre 40 tonnes de ciment

L’Association Burkina remparts a fait un don à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.

L’association Burkina remparts a décidé d’apporter son soutien à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Elle a offert 40 tonnes de ciment, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou. Le vice-président de Burkina rempart, Lamoussa Tiaho, a indiqué qu’il s’agit de soutenir l’action du gouvernement, en particulier celle du chef de l’Etat.

‹« Pour Faso Mêbo, on a besoin de la conjugaison des efforts de tous les fils du pays », a-t-il confié. Il a salué l’initiative de Faso Mêbo tout en appelant chaque Burkinabè à s’impliquer pour la construction de l’édifice national. « Je pense qu’on ne peut pas se développer si on ne compte pas sur soi-même », a-t-il rappelé.

Le président national de la Fédération Burkina remparts, Omar Michel Kopia, a souligné que la structure qu’il dirige est le bouclier de la Révolution progressiste et populaire (RPP). Il a saisi l’occasion pour inviter tous les Burkinabè à toujours soutenir le Président Ibrahim Traoré pour le développe-ment du pays. Il a précisé que le don provient d’une collecte lancée dans toutes les provinces, les régions, les communes et des villages.

Soumaïla BONKOUNGOU
Mohamed LY
(Stagiaire)

Le « bip » du Guide

Appelé à comparaître le 13 octobre prochain,devant le Tribunal de première instance de Paris, pour connaître la date de son incarcération suite à sa condamnation à 5 ans de prison ferme dans l’affaire dite des financements libyens, l’ex-Président français, Nicolas Sarkozy, est définitivement couvert d’opprobre après cette sentence qui est la première prononcée à l’encontre d’un ancien président de la République.

Dans le même temps, Ziad Takiéddine, l’homme de l’ombre dans les transactions france-africaines et franco-arabes occultes mourrait à Beyrouth le 23 septembre. Cela ajoute un peu plus au mélodrame qui se joue sous nos yeux, lui qui était un pion important et un témoin capital dans cet épisode de la vie politique française qui n’a pas fini de dérouler tous ses fils. Nicolas Sarkozy a en effet promis de se battre jusqu’à son dernier souffle pour prouver son innocence, et, dans le feuilleton politico-judiciaire qui commence, nul ne peut savoir quels en seront les dégâts collatéraux dans la mesure où « Sarko » n’acceptera pas de tomber seul.

Ce n’est un secret pour personne que les financements dits occultes des campagnes des politiciens français par les roitelets africains sont monnaie courante depuis les « pères fondateurs » du réseau que sont l’Africain de De Gaulle, Jacques Foccart et les premiers chefs d’Etat de l’espace francophone africain. Depuis, beaucoup de F CFA ont « immigré » sans tambour ni trompette entre la puissance tutélaire et ses « obligés ».

Ayant été Président de la République et donc premier magistrat et premier flic de France, Sarkozy sait qui a fait quoi dans cette mare aux canards qui aurait des allures très nauséabondes, s’il lui arrivait d’y jeter un pavé. Cela explique les menaces à peine voilées qu’il a adressées à qui de droit qu’il invite incidemment à mettre fin à cette « accélération judiciaire » qui pourrait enterrer définitivement une classe politique qui peine à sortir le pays de l’ornière.

En attendant, revenons au Guide libyen Mouammar Kadhafi pour dire qu’il tient là une revanche posthume vis-à-vis de son bourreau qui a « vendu » l’idée d’un Printemps libyen à une coalition de pays occidentaux pour faire taire Khadafi qui menaçait de ramener en surface le « deal » avec Sarkozy qui lui a permis de planter sa tente bédouine en plein cœur des quartiers huppés de Paris pour y boire son lait de chamelle.

Un privilège que Sarkozy ne pouvait offrir qu’à un hôte de marque au vu de la réglementation en vigueur sur l’occupation de l’espace municipal parisien. Un ami devenu encombrant et traité avec la dernière vigueur avec les bouleversements géostratégiques et sécuritaires que l’on sait. Comme quoi, la justice immanente est souvent la meilleure, aussi lente puisse-t-elle être.

Boubakar SY

Ouagadougou : les autorités municipales haussent le ton contre le dépôt sauvage des agrégats de construction

Les autorités municipales de Ouagadougou sont engagées dans l’assainissement des artères de la ville. En effet, Kantigui a ouïe dire que face aux dépôts non autorisés d’agrégats de construction sur la voie publique, une équipe de la Direction de la sécurité publique a mené une opération de sensibilisation dans la Zone C de Ouaga 2000. Cette initiative, selon (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

Madagascar : la rue grogne

A Madagascar, la rue est en colère, depuis le 25 septembre dernier, pour protester contre les récurrentes coupures d’eau et d’électricité, la corruption, le népotisme et les violations des libertés fondamentales. Débutées dans la capitale, Antanarivo, les manifestations, initiées par le mouvement Génération Z, n’ont pas tardé à gagner tout le pays, tournant parfois à des affrontements avec les forces de l’ordre. Aussi donnent-elles à voir un triste spectacle, notamment des scènes de pillage de commerces, des saccages et des incendies de domiciles de plusieurs personnalités proches du pouvoir.

Des dégâts humains et matériels ont été enregistrés, mais il est difficile d’avoir des chiffres liés à ces manifestations. Si le Haut-commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme parle de 22 morts et d’une centaine de blessés, le pouvoir malgache déclare qu’aucun chiffre officiel ne corrobore ce bilan. Guerre de chiffres ou pas, les manifestants sont remontés à bloc et certains d’entre eux vont plus loin, en demandant la démission du chef de l’Etat malgache, Andry Rajoelina, au pouvoir depuis 2019, après avoir été auparavant, Président de la Transition de 2009 à 2014, à la suite d’un coup de force militaire contre Marc Ravalomanana.

La pression de la rue est telle que l’ancien maire d’Antanarivo, surnommé « TGV » pour son côté fonceur, a dû sortir de son silence pour apporter une réponse aux plaintes des voix discordantes. Habitué aux crises politiques, Rajoelina a annoncé, lundi 29 septembre dernier, la dissolution de son gouvernement en raison des violentes manifestations en cours. Aussi a-t-il précisé que « les portes d’Ambotsirohitra, le Palais présidentiel, sont ouvertes pour recevoir les dossiers de candidature en vue de constituer le nouveau gouvernement. L’objectif est de répondre aux attentes et besoins du peuple, tout en apportant un véritable changement au pays ».

Quelques jours avant, le président malgache a limogé le ministre de l’Energie, sans parvenir à calmer la rue. Réussira-t-il cette fois-ci en faisant tomber tout le gouvernement, pour mettre en place un autre censé combler les besoins pressants des populations ? Les prochains jours nous édifieront. De toute évidence, Rajoelina est sur la sellette, ses compatriotes estimant que sa gouvernance n’est pas de nature à améliorer leurs conditions de vie. Ce n’est pas la première fois que les Malgaches, confrontés à la précarité, prennent la rue d’assaut pour dénoncer les coupures régulières d’eau et d’électricité, avec leurs lots de désagréments.

Si dans l’Etat insulaire, certains facteurs, comme la baisse du niveau d’eau des barrages hydroélectriques pendant la saison sèche, expliquent en partie les pénuries, la mauvaise gestion de la Société nationale d’eau et d’électricité, JIRAMA, est fortement pointée du doigt. Le président malgache doit faire un profond nettoyage dans la gouvernance des deux secteurs, en plus d’investissements importants pour résoudre les problèmes structurels.

Rajoelina, qui avait suscité beaucoup d’espoir à son retour aux affaires en 2019, semble vivre une période de disgrâce qui pourrait perdurer et conduire à sa chute, s’il n’y prend garde. Le temps urge pour lui, car ses promesses pour changer le quotidien des Malgaches (baisser de 80 % les délestages pour que les habitants aient accès à l’électricité sans interruption de 6 heures à 22 heures par exemple) n’ont pas encore été tenues. Satisfaire aux exigences du peuple demeure pourtant un impératif pour tout dirigeant…

Kader Patrick KARANTAO

République démocratique du Congo: l’ancien chef de l’Etat, Joseph Kabila, condamné à la peine de mort

L’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été condamné, mardi 30 septembre 2025, à la peine de mort par la Haute Cour militaire.

Le sort de l’ancien Président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, est connu. Le verdict de son procès, longtemps attendu, est tombé, mardi 30 septembre 2025, à la suite de deux mois d’audiences. Joseph Kabila a été reconnu coupable de « trahison et de crime de guerre, assorti d’un mandat d’arrêt immédiat », selon le Tribunal, pour des faits allant de 2001 à 2019.

La justice militaire de la République démocratique du Congo lui reproche également d’être le commanditaire des rebelles du M23, un groupe armé rebelle supplétif du Rwanda, qui opère dans le Nord et Sud-Kivu, depuis 3 ans maintenant. Par ailleurs, au terme du verdict, la justice n’a pas autorisé la saisie des biens de Joseph Kabila. Toutefois, il devra verser la somme de 29 milliards de CDF au titre des dommages et intérêts à l’Etat congolais. Concernant sa nationalité supposée rwandaise, d’après les parties civiles, la Cour s’en déclare incompétente. L’arrêt de la Cour statue que celle-ci juge plutôt un Congolais qui a été président de la République.

Soumaïla BONKOUNGOU

Espace UEMOA: le système de Paiement instantané PI-SPI de la BCEAO opérationnel

Le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest, Jean-Claude Kassi Brou, a lancé officiellement, le 30 septembre 2025, à Dakar au Sénégal, la plateforme interopérable du système de Paiement instantané (PI-SPI). La cérémonie de lancement a été suivie au Burkina Faso par visioconférence.

C’est effectif, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) possède désormais un système de paiement électronique interbancaire dans l’espace UEMOA. Ce 30 septembre 2025, il a été lancé officiellement, à Dakar au Sénégal, par le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou. La plateforme interopérable permet, selon le gouverneur, d’envoyer et de recevoir des fonds instantanément entre différentes structures financières, que sont les banques, les émetteurs de monnaie électronique, les institutions de microfinance et les établissements de paiement.

Chaque citoyen de l’Union peut effectuer des paiements 24 h/24 et 7j/7 de manière sécurisée. Toute personne disposant d’un compte auprès d’une banque, de toute institution financière peut l’utiliser à condition que son prestataire soit connecté à la plateforme.

De multiples avantages

Parc un clic, le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Brou (gauche), a transféré de l’argent.

Les envois sont gratuits, les transactions plus sécurisées. On peut utiliser un numéro de téléphone, adresse de paiement (un alias) pour recevoir ou transférer sans donner des informations personnelles et un seul QR code peut accepter tous les types de paiement.
« Avec la PI-SPI, la BCEAO poursuit son ambition de moderniser les paiements dans l’espace, de renforcer l’inclusion financière et de stimuler l’innovation dans un écosystème régulé et ouvert. Il répond aux enjeux de sécurité, d’efficacité, de compétitivité de paiement dans notre espace économique.

Chacun peut envoyer ou recevoir des fonds à tout moment », a souligné Jean-Claude Kassi Brou. Pour lui, cette ouverture réduit les coûts d’intégration et favorise l’émergence de champions réguliers capables de proposer des services financiers innovants et adaptés aux réalités des pays. « Ces avantages permettront également de réduire notamment les délais et le coût du recouvrement des recettes fiscales et de faciliter le suivi de dépenses numériques.

Grâce à la plateforme, le paiement des impôts, taxes, redevances et droits de logements sera plus simple, plus rapide et moins coûteux pour les contribuables. Ainsi, les opérations vont contribuer à accroître la traçabilité et la transparence des opérations publiques », a-t-il expliqué. Plus de 80 institutions financières sont déjà engagés dans les 8 pays de l’UEMOA et 45 sont prêts à démarrer. A écouter le gouverneur, leur mobilisation témoigne de la dynamique d’adhésion au sein du secteur.

« Cet élan est appelé à s’émerger jusqu’à la pleine participation de l’ensemble des institutions de paiement de l’Union, telle est notre ambition. Mieux, une campagne de communication sera lancée dans l’Union afin de sensibiliser les citoyens, les commerçants, les entreprises et les Administrations publiques aux différentes catégories concrètes qui vont bénéficier de ce système », a-t-il indiqué.

Le projet PI-SPI a démarré en 2022. L’idée est venue du fait que le volume de transactions en monnaie électronique au sein de l’Union, est passé de 260 millions à 11 milliards entre 2014 et 2024. Le nombre de comptes de monnaie électronique a également progressé, évoluant de 18 millions à près de 240 millions sur la même période. « Il fallait donc trouver un système sécurisé de transaction d’où ce système interopérable », a confié le gouverneur de la BCEAO.

Fleur BIRBA

Initiation à l’art : des FDS blessées dans les pas des artistes plasticiens

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité un atelier d’initiation en art plastique des Forces de défenses et de sécurité blessées, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.

L’Association Africulture organise des ateliers d’initiation en art plastique à l’endroit des Forces de défenses et de sécurité (FDS) blessés en opération, depuis 28 août 2025. Dans ce cadre, les participants s’initient au dessin et à la peinture, sous l’œil avisé d’artistes confirmés. L’activité a connu la visite du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert, mardi 30 septembre 2025, au camp Sangoulé-Lamizana, à Ouagadougou.

Le ministre a fait savoir qu’il est venu encourager les participants. Il a confié que cette formation est extrêmement importante. « Ils sont en soin et il est de notre devoir, en tant que département en charge des arts, de pouvoir leur apporter notre contribution », a-t-il renchéri. Le ministre s’est réjoui de voir ces blessés avoir le moral toujours au top, malgré les épreuves difficiles, qu’ils ont vécu. Le premier responsable du département en charge de la culture a félicité les moniteurs qui sont résolument engagés, dévoués à apporter leur assistance.

« C’est aussi du devoir de tous les Burkinabés, de leur vouer un culte, sinon toute la respectabilité, le respect auquel ils ont droit », a-t-il poursuivi. Selon l’artiste plasticienne, membre de l’Association Africulture, Mandina Gnanou, depuis le début, les participants ont démontré leur engagement. « Ils ont beaucoup de choses en eux qu’ils intériorisent. Il faut qu’ils les fassent sortir », a-t-elle commenté. Quant au porte-parole des apprenants, l’adjudant Yacouba Sow, il a remercié les initiateurs et les autorités qui ont visité l’atelier. De son avis, les initiateurs leur ont permis d’extérioriser ce qui était en eux.
« L’activité nous a permis de revivre ce qu’on n’avait pas envie de dire haut. L’armée est la grande muette, certes mais on veut passer un message à travers l’art plastique », a-t-il déclaré.

Evariste YODA

Soutien aux enfants des FDS tombées au front: Vista group holding offre des fournitures à 111 enfants

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Vista group holding a offert des kits scolaires et des frais de scolarité à 111 enfants des Forces de défense et de sécurité (FDS) tombées au front, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.

A la veille de la rentrée scolaire 2025 -2026, Vista group holding vient en aide à des enfants des Forces combattantes tombées au front. Ce 30 septembre 2025, il a offert des kits scolaires et des frais de scolarité à 111 enfants. Selon le représentant du parrain, Laurent Tiemtoré, c’est un devoir citoyen de venir en aide à tous. « Notre geste vient comme une main secourable pour ces enfants afin de leur donner les meilleures chances possibles pour pouvoir contribuer à l’édification d’un Burkina meilleur », a-t-il ajouté.

En effet, c’est à l’issue de trois semaines d’activités éducatives, sportives et civiques du camp vacances sport et civisme de l’Union sportives des forces armées (USFA), que le parrain, Simon Tiemtoré, a pris l’engagement de la prise en charge intégrale de ces enfants de la classe de 6e jusqu’à la classe de terminale. Pour cette année, c’est un montant d’environ 20 millions F CFA qui ont été déboursés.

A entendre le représentant du parrain, les bénéficiaires ont été choisis de façon concertée avec le service de l’action sociale de l’armée. « Cette initiative témoigne également de la volonté du groupe Vista d’être un acteur de premier plan dans le développement humain, l’éducation, la santé et la préservation de l’environnement aux cotés des autorités publiques et des communautés locales. A travers cela, Vista illustre une vision de la responsabilité sociale et traduit une conviction profonde que l’éducation est une arme puissante. Et ces enfants portent l’espoir et l’avenir d’un peuple », a-t-il souligné.

Un geste qui arrive au bon moment

Pour le Chef d’Etat-major de l’Armée de terre, par ailleurs, président du comité exécutif de l’USFA, Hamed Hermann Rouamba, ce geste démontre le dynamisme du partenariat que l’USFA a avec le groupe Vista holding. Il couvre deux volets à savoir le sport et le social. « Le don vient à point nommé à la veille de la rentrée scolaire. C’est donc un ouf de soulagement pour les parents et aussi une marque de reconnaissance à l’endroit du parrain, qui a pensé à ses combattants en offrant des fournitures à leurs enfants.

Je souhaite que ce partenariat puisse perdurer pour le bonheur des enfants », a-t-il relevé. Et de poursuivre que c’est aussi un devoir de responsabilité sociale qu’il partage avec le groupe Vista. La représentante des parents, Mariam Séré, a soutenu que ce geste restera gravé dans leurs mémoires. « C’est une marque de solidarité vivante à l’endroit de la jeunesse. Et de poursuivre que le camp vacances sport et civisme a permis d’inculquer des valeurs de civisme et de patriotisme à leurs enfants.

« C’est sûr que ces valeurs semées, porteront des fruits à n’en point douter », a-t-elle souhaité. Cette action vient renforcer des engagements que le groupe Vista a déjà menés en faveur de l’éducation, du civisme et de la cohésion sociale. Il s’agit de la scolarisation de 9 enfants de Toéni (région du Bankui), du partenariat avec le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo à travers l’initiative « Octobre rose » qui permet chaque année la sensibilisation et le dépistage gratuit du cancer du sein pour des centaines de femmes. A cela s’ajoute l’accompagnement de plusieurs écoles publiques dans les zones à fort défi sécuritaire, à travers la rénovation de latrines, la dotation de tables-bancs et de matériels pédagogiques, sans oublier la campagne de reforestation de la ceinture verte.

Fleur BIRBA