
Services de communications électroniques: 750 zones bientôt couvertes
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a lancé le projet de couverture de 750 zones blanches sur l’ensemble du territoire national, lors d’un atelier, mardi 30 septembre 2025, à Ouahigouya. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du « Chantier zéro zone blanche » visant l’amélioration de la couverture des réseaux mobiles et de la réduction de la fracture numérique.
D’ici à 2026, les populations de 750 localités auront accès aux services de communications électroniques et les avantages qui vont avec. Le projet devant aboutir à cela a été officiellement lancé, mardi 30 septembre 2025 à Ouahigouya, par la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo, au cours d’un atelier. L’ambition du gouvernement à travers cette initiative, a expliqué la ministre, est d’offrir à chaque citoyenne et citoyen, où qu’il se trouve, un accès effectif et abordable aux services essentiels de communications électroniques que sont la voix, les sms, l’Internet et la monnaie électronique.
« Il s’agit d’une démarche d’inclusion qui ne doit laisser à l’écart aucune communauté dans la dynamique de la transformation numérique quelques soient les contraintes géographiques ou socio-économiques », a-t-elle précisé. Au regard de l’importance du numérique comme facteur d’amélioration des conditions de vie des populations et d’accroissement des performances des entreprises, l’atelier a réuni en plus des gouverneurs des régions et des autorités coutumières et religieuses, les représentants de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), les opérateurs de télécommunications, les partenaires techniques et financiers et les responsables administratifs et techniques du ministère.
Il leur a été présenté le « Chantier zéro zone blanche » dans lequel s’inscrit le projet de couverture des 750 zones et son importance socio-économique pour le Burkina Faso. Les échanges ont aussi permis d’une part d’expliquer le rôle « crucial » des gouverneurs, autorités provinciales et communales, leaders religieux et coutumiers dans la facilitation du déploiement notamment dans l’acquisition des sites, l’obtention des autorisations et la sensibilisation des populations, et d’autre part, de solliciter la participation active et l’engagement des différentes composantes pour la réussite du projet.
Aminata Zerbo a salué l’idée de la rencontre comme cadre privilégié pour co-construire des réponses aux trois défis majeurs qui freinent le déploiement de l’infrastructure de communication électronique au pays des Hommes intègres.
Objectif : zéro zone blanche à l’horizon fin 2027
Il s’agit, a-t-elle mentionné, de l’insécurité dans certaines zones, la lourdeur administrative dans l’acquisition des terrains et l’obtention des autorisations et enfin les résistances locales face à l’installation des infrastructures de communications électroniques. Toute chose qui fait que des disparités notables subsistent entre zones urbaines et zones rurales malgré la couverture par les trois opérateurs (ONATEL, ORANGE Burkina Faso et TELECEL Burkina Faso). « Ainsi, près de 2 000 villages administratifs demeurent jusqu’à nos jours privés de toute couverture téléphonique et donc également d’Internet.
Dans ces zones dites blanches les populations n’ayant accès à aucun service de communications électroniques sont exclues du monde de l’information et tous ses avantages », a-t-elle déploré. Pour pallier la situation, l’Etat a déjà subventionné, aux dires de la ministre, la mise en service de 223 sites depuis 2020. La présente initiative vise donc à renforcer l’inclusion numérique enclenchée. L’approche retenue est fondée sur un mécanisme compétitif d’appel à concurrence.
L’objectif ultime est d’atteindre zéro zone blanche à l’horizon fin 2027. « Pour y parvenir une enveloppe d’environ 37,5 milliards F CFA sera mobilisée par le gouvernement et les opérateurs auront à leur charge le reste des investissements », a informé Mme Zerbo. Aussi, a-t-elle rappelé aux opérateurs de télécommunication que la réussite de ce projet dépendra de leur diligence dans la réalisation des différents lots qui leur seront confiés. « Je vous demande donc un engagement sans faille et une exécution rigoureuse. Nous attendons de vous une célérité exemplaire dans le déploiement des infrastructures », a-t-elle affirmé.
La ministre a, par ailleurs, donné l’assurance que le département de tutelle
veillera à ce qu’il ne suffise pas que les infrastructures soient mises en place
mais qu’elles fonctionnent, qu’elles soient maintenues et qu’elles soient exploitées de manière optimale. Car a-t-elle fait remarquer, le projet dépasse le seul cadre technologique pour constituer un « véritable » projet de société. Ceci, en ce sens que la réduction de la fracture numérique renforce la résilience des populations surtout dans ce contexte sécuritaire, offre à chaque Burkinabè les mêmes chances d’accès au savoir et favorise les opportunités économiques en garantissant l’accès aux services essentiels au développement. Le gouverneur de la région de Yadega, Thomas Yampa a de ce fait salué la démarche du gouvernement et pris l’engagement de travailler de concert avec toutes les parties pour
l’atteinte de l’objectif.
Voro KORAHIRE
Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages : l’INSD lance le « tome 3 »
L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a lancé officiellement la IIIe édition de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM3), mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.
Avoir des statistiques fiables et harmonisées est aujourd’hui un impératif pour guider les politiques publiques et suivre efficacement les progrès vers le développement durable. Fort de ce constat, L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a lancé la IIIe édition de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM3). C’était, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.
Selon le coordonnateur technique de l’enquête, Dramane Sermé, l’objectif est de produire des indicateurs sur les conditions de vie des ménages, plus particulièrement sur la pauvreté des ménages, l’accès à l’éducation, l’accès à la santé, le taux d’alphabétisation, ainsi que d’autres indicateurs socio-économiques.
Elle va se dérouler en deux étapes et toucher à peu près 9 000 ménages. La première vague aura lieu d’octobre à décembre 2025 et la deuxième d’avril à juin 2026. M. Sermé a précisé que la particularité de cette enquête est la prise en compte des personnes déplacées internes qui sont sur les sites ou hors sites. Les résultats sont attendus en décembre 2026.
Pour le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Xavier Tamboura, l’EHCVM constitue un instrument incontournable pour mesurer l’évolution des conditions de vie des populations, évaluer l’impact des politiques publiques et ajuster les stratégies de développement.
Les données produites alimenteront les analyses macroéconomiques, orienteront les choix budgétaires et permettront d’optimiser l’allocation des ressources publiques. A entendre le directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), Toubou Ripama, la troisième enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages représente bien plus qu’une simple enquête statistique.

Elle incarne la vision commune d’un développement fondé sur des données probantes dont la détermination collective est de lutter efficacement contre la pauvreté sous toutes ses formes. « Cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris depuis 2018, consolidant ainsi le système d’information statistique et renforçant ainsi la capacité à produire des indicateurs comparables à l’échelle régionale », a-t-il expliqué.
Le représentant du ministre a rappelé que les résultats des deux éditions précédentes de l’enquête ont contribué à renforcer la crédibilité du Burkina Faso auprès des partenaires techniques et financiers.
« Cette nouvelle enquête fournira les indicateurs nécessaires pour mesurer l’impact des réformes entreprises et ajuster nos politiques si nécessaires », a-t-il souligné.
En effet, il ressort de la dernière enquête que le niveau général des prix
a augmenté de 14 % correspondant à une baisse du pouvoir d’achat de 23,35 % entre 2018 et 2021.
Cependant, la croissance économique moyenne est à 5,3 % à cette même période. « L’INSD, fort de son expérience et de l’expertise de ses équipes, s’engage à mener cette
opération avec la rigueur et le professionnalisme qui ont toujours caractérisé nos travaux.
Nous mettrons tout en œuvre pour garantir la qualité des données collectées en tenant compte des priorités nationales et en respectant les standards internationaux en matière de production statistique », a déclaré le DG de l’INSD.
Fleur BIRBA
Bénédicte KAM
(Stagiaire)
Effort de paix: la diaspora burkinabè de Guyane contribue à hauteur de 1 560 000 F CFA
La ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Madame Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, a présidé, ce lundi 29 septembre, la cérémonie de remise d’une quittance d’un montant d’un million cinq cent soixante mille (1 560 000) F CFA. Cette somme représente la contribution de l’Association des Burkinabè résidant en Guyane française.
Ce geste est une réponse des compatriotes de Guyane française à l’appel lancé par de président du Faso, pour accompagner les actions de reconquête du territoire et Mme le ministre a, au nom du ministre SEM Karamoko Jean Marie Traoré, traduit la reconnaissance pour cet élan de patriotisme et de solidarité envers la nation.
Mme Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré s’est réjouie de l’engagement et de la mobilisation de la diaspora tout en rappelant le rôle majeur qu’elle doit jouer dans
ce contexte de la reconstruction d’un Burkina nouveau.
« Nous vous exhortons à toujours porter haut le flambeau de notre pays et à sensibiliser vos compatriotes à s’engager activement pour le développement de notre nation. Le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, attache une importance particulière à la contribution des Burkinabè de l’extérieur », a déclaré Mme la ministre délégué.
Elle a conclu en réitérant l’appel à la mobilisation de la diaspora autour des initiatives portées par le chef de l’Etat, afin de construire ensemble une nation forte et souveraine.
DCRP/MAECR-BE
MPSR2: la Veille citoyenne commémore le 3e anniversaire à Bobo-Dioulasso
La section du Houet de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC) a tenu, le 30 septembre 2025 à Bobo-Dioulasso, un meeting pour célébrer le troisième anniversaire du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2). Un bilan des trois ans du Président Ibrahim Traoré à la tête de l’Etat burkinabè a été dressé au cours de ce rassemblement.
La place Tiefo Amoro de Bobo-Dioulasso a accueilli, le 30 septembre 2025, du beau monde venu célébrer, à l’initiative de la section du Houet de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC), les trois ans du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2). La CNAVC a saisi cette tribune pour présenter un bilan des actions du MPSR2 pendant les trois ans.
Ce bilan englobe entre autres, la sécurité et la défense nationale, la gouvernance et la justice, l’économie et la souveraineté financière. Les avancées significatives perceptibles dans ces domaines ont fait dire au président de la CNAVC du Houet, Sékou Oumar Pathé Dao, qu’aujourd’hui, le peuple burkinabè a repris confiance.
« Nos soldats engrangent les victoires. Nos terres se libèrent. Notre économie se reconstruit. Notre jeunesse se forme. Notre dignité se restaure. Le combat n’est pas fini, mais la victoire est en marche. Trois ans, ce n’est pas une fin, c’est un commencement. L’histoire retiendra que, sous le capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a choisi la souveraineté et l’honneur » a-t-il dit. Pour lui, le meeting doit être un acte de reconnaissance et de serment : celui de l’unité, de la responsabilité et de l’engagement.
Un 4e anniversaire et encore plus
Les différents groupes socio-professionnels et personnalités ont invité les populations à s’unir et à soutenir les forces de défense et de sécurité jusqu’au combat final. Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a salué ce soutien de la population et de l’administration. « Vous êtes notre énergie. Défendez les soldats afin qu’ils vous défendent », a-t-il lancé. Il a invité à l’ordre, à la discipline et à distinguer l’essentiel du superficiel.
« On ne peut pas gagner avec les mêmes habitudes. Il faut les changer. Le pays d’abord, c’est ce que prône le capitaine Ibrahim Traoré. Chacun a un rôle à jouer. Evitons les stratégies de démobilisation et restons concentrés », a appelé le lieutenant-colonel, qui a invité tout un chacun à privilégier l’intérêt de la nation. « Il n’y aura pas
d’arrêt. On ira au 4e anniversaire et encore plus.
On n’est pas contre quelqu’un, sauf les ennemis du pays. Trouvons des solutions et arrêtons les polémiques inutiles », a suggéré Lassané Porgo. Le secrétaire général de la région du Guiriko, Abraham Somdo, a également prôné l’ordre et la discipline et a invité la population à la solidarité, à refuser la manipulation, la corruption, la tentation de rentrer en coalition avec l’ennemi et à maintenir la mobilisation afin de recouvrer l’intégralité et l’intégrité du pays.
Adaman DRABO
Safiatou BOLY
(Stagiaire)
Bilan du MPSR2 présenté par la CNAVC du Houet
Sécurité et défense nationale
– Equipements modernes et continus : armes, véhicules blindés, systèmes de communication et d’appui.
– Recrutements massifs : 10 000 à 15 000 soldats supplémentaires chaque année.
– Valorisation des VDP : intégrés comme maillon essentiel de la défense populaire.
– Reconquête territoriale : en trois ans, le Burkina est passé de zones sous contrôle terroriste à 72,70 % du territoire libéré.
Gouvernance et justice
– Assainissement des finances publiques, traque des prédateurs de l’économie nationale.
– Réforme salariale exemplaire : baisse de 30 % des rémunérations des ministres et députés.
– Justice réappropriée : fin des perruques et robes héritées du colonialisme, retour aux tenues traditionnelles burkinabè.
Economie et souveraineté financière
– Refus des prêts du FMI et de la Banque mondiale, pour préserver notre indépendance.
– Remboursement de la dette locale, gage de confiance avec nos opérateurs économiques.
– Croissance du PIB : de 18,8 milliards de dollars en 2022 à 22,1 milliards de dollars aujourd’hui.
Agriculture et sécurité alimentaire
Distribution massive d’équipements agricoles : plus de 400 tracteurs, 239 motoculteurs, 710 motopompes et 714 motos.
– Accès aux intrants améliorés : semences, engrais, outils modernes.
– Tomates : 315 000 tonnes (2022) → 360 000 tonnes (2024).
– Mil : 907 000 tonnes → 1,1 million de tonnes.
– Riz : 280 000 tonnes → 326 000 tonnes.
– Unités de transformation : deux usines de tomates, une usine textile et un centre d’appui pour la transformation du coton.
Education, jeunesse et citoyenneté
– Immersion patriotique obligatoire pour les lauréats du baccalauréat.
– Camps vacances Faso-Mêbo : inculquer civisme, discipline et patriotisme dès l’enfance.
– Initiative présidentielle pour l’éducation de qualité : construction et réhabilitation d’infrastructures scolaires, dotation en manuels.
Santé et infrastructures
– Initiative présidentielle pour la santé : équipements hospitaliers, accès aux soins renforcé, nouveaux centres de santé.
– Initiative présidentielle Faso Mèbo : infrastructures routières, réhabilitation des routes dégradées, élargissements, nouveaux chantiers pour désenclaver nos régions, embellissement de nos villes.
– Culture, diplomatie et rayonnement international
– Expulsion des forces étrangères et fermeture des bases militaires françaises et américaines.
– Rupture avec les diktats médiatiques étrangers (fin de la diffusion de certains médias hostiles).
– Création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), avec le Mali et le Niger, pour défendre ensemble nos intérêts.
AD
Conférence publique sur l’engagement patriotique: le civisme et la cohésion sociale enseignés aux populations du Guiriko
L’Initiative présidentielle pour le développement communautaire, en collaboration avec le ministère de la Justice et des Droits humains, a organisé une conférence publique sur l’engagement patriotique, le civisme et la cohésion sociale, le vendredi 26 septembre 2025, à Bobo-Dioulasso. Cette conférence est la dernière d’une série de conférences à travers les différentes régions du pays.
Carton plein pour les conférences publiques sur l’engagement patriotique, le civisme et la cohésion sociale dans les différentes régions du Burkina Faso. En effet, la région du Guiriko a abrité la dernière étape de ces conférences publiques, le vendredi 26 septembre 2025, à Bobo-Dioulasso. Organisée par l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire (IPDC), en collaboration avec le ministère de la Justice et des Droits humains, la conférence a été présidée par le ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.
Trois communications en lien avec la thématique ont constitué le plat de résistance de cette conférence. Il s’agit d’une communication sur « civisme et citoyenneté », sur « engagement patriotique et participation citoyenne dans un contexte de crise » et sur
« culture de la paix et de la cohésion sociale ».
A l’issue des communications, les différentes couches socio-professionnelles représentées se sont engagées à cultiver la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale. Elles se sont engagées également à être civiques, patriotes et à transmettre les valeurs reçues dans leurs localités respectives. Selon le ministre Edasso Rodrigue Bayala, cette étape marque la fin de ces conférences dans les 13 régions administratives du pays.
A l’en croire, ces conférences s’inscrivent dans la volonté du gouvernement d’instaurer une citoyenneté modèle bâtie sur les valeurs sociales de paix, sur le patriotisme,
l’intégrité, le civisme et la solidarité. Elles visent à construire un Burkinabè nouveau, un citoyen nouveau.
Plus de deux millions de citoyens touchés
« Nous sommes satisfaits du bilan de cette première session, les objectifs ont été atteints à plus de cent pour cent », a-t-il déclaré. A l’entendre, sur 26 000 personnes prévues au départ, les différentes conférences ont touché directement et indirectement, plus de deux millions de citoyens. Selon le ministre, plusieurs recommandations ont été faites, notamment de décentraliser ces conférences dans les départements et dans les établissements afin de toucher plus de monde.
« Après ces conférences, il est attendu un changement de comportement des citoyens », a-t-il indiqué.Pour le coordonnateur technique de l’IPDC, Dominique Konombo, ces conférences ont eu lieu afin de faire la promotion des valeurs et des idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). Il a exprimé sa satisfaction au regard de la mobilisation des citoyens lors de cette première session des conférences. « Nous sommes doublement satisfaits de la tenue réelle de ces conférences dans l’ensemble des régions et aussi des engagements qui ont été pris par les populations », a-t-il laissé entendre.
Pour lui, dans chacune des régions, les populations ont adhéré aux idéaux du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Partout, la mobilisation des forces vives a été immense, et les échanges ont été francs, riches et courtois. En effet, chaque région a apporté sa touche d’authenticité, de sagesse et de valeurs sociétales pour contribuer à guérir notre société des maux qui l’assaillent », a expliqué le coordonnateur technique de l’IPDC.
Quant à la gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté, elle a invité les participants à véhiculer les valeurs reçues lors de cette conférence dans leurs localités respectives.
Noufou NEBIE
Littérature: Zakaria Guengané présente « Franc CFA-Eco : l’arme des crimes en Afrique »
L’écrivain Hounzou’ npanga Zakaria Guengané a dédicacé un essai intitulé « Franc CFA-Eco: l’arme des crimes en Afrique », samedi 27 septembre 2025 à Ouagadougou.
La question du franc CFA continue d’alimenter le débat. L’écrivain Hounzou’ npanga Zakaria Guengané a apporté sa contribution en publiant un essai intitulé : « Franc CFA-Eco : l’arme des crimes en Afrique ». La dédicace de l’œuvre a eu lieu, samedi 27 septembre 2025, à Ouagadougou. Paru en 2024 aux Editions Hector Adams, l’œuvre comporte 216 pages subdivisées en 19 chapitres, répartis en trois parties.
Elle est disponible à la librairie Jeunesse d’Afrique et à la librairie Mercury au prix de 7 500 F CFA. Hounzou’ npanga Zakaria Guengané, enseignant de profession, a confié avoir mené pendant 7 ans une réflexion et une analyse autour du franc CFA et de son
positionnement au niveau de l’Afrique et de l’Occident.
A l’entendre, l’essai offre une analyse approfondie de l’héritage néocolonial du franc CFA et de ses impacts sur le développement socio-économique des pays africains de la Zone franc CFA (PAZF). Pour lui, les mécanismes de cette monnaie enracinée dans un pacte colonial sont exposés dans l’essai pour démontrer comment la France maintient la dépendance et l’exploitation des nations africaines. M. Guengané a présenté l’œuvre comme un réquisitoire puissant contre les systèmes monétaires imposés à l’Afrique.
« L’œuvre dévoile le rôle joué par les valets locaux de l’impérialisme français dans le maintien de la pauvreté, l’alimentation du terrorisme au Sahel et le sabotage des efforts d’émancipation économique. Elle se penche également sur l’introduction de l’Eco, une nouvelle monnaie annoncée pour remplacer le franc CFA dans le PAZF », a-t-il poursuivi.
Selon l’auteur, cette initiative, loin d’être une véritable libération, sert les intérêts de la France et ses valets locaux. Pour pallier cette situation, Zakaria propose des pistes afin de sortir du piège monétaire tout en plaidant pour une rupture radicale qui permettrait aux pays africains de regagner leur souveraineté totale.
Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE
Collaborateur
Protection des données à caractère personnel: des membres du cabinet du ministère des Infrastructures renforcent leurs compétences
La Commission de l’informatique et des libertés a organisé une session de sensibilisation des membres du cabinet du ministère des Infrastructures et du Désenclavement à la protection des données à caractère personnel, mardi 30 septembre 2025, à Ouagadougou.
Derrière chaque chantier, chaque route construite, chaque projet de désenclavement, il y a des données d’entreprises adjudicataires, des travailleurs et des populations riveraines, qui sont collectées et méritent d’être traitées avec confidentialité et sécurité. Pour y arriver, les agents du ministère des Infrastructures et du Désenclavement ont besoin d’un renforcement de leurs compétences en matière de protection des données à caractère personnel.
C’est à ce besoin que la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a répondu à travers une session de sensibilisation initiée à l’égard des membres du cabinet de ce département ministériel, mardi 30 septembre 2025, à
Ouagadougou.
A travers deux communications, les participants ont reçu des conseils sur les bonnes pratiques en matière de géolocalisation, de gestion des bases de données et de numérisation des procédures. Le commissaire Boukary Tiemtoré, au nom de la présidente de la CIL, a remercié les premiers responsables du département des infrastructures pour avoir accepté cette activité dans l’agenda du ministère. Cela traduit, selon lui, leur intérêt pour la protection de la vie privée et la gouvernance des données à caractère personnel au Burkina. Il a souhaité que ces échanges posent les bases d’un partenariat durable entre son institution et le ministère des Infrastructures.
Pour une digitalisation responsable
« Votre venue traduit l’importance que vous accordez à l’accompagnement des acteurs publics dans le respect de la règlementation sur la protection des données à caractère personnel », a indiqué le Secrétaire général du ministère en charge des infrastructures, le capitaine Ollo Palenfo.
Pour lui, l’importance d’une telle session n’est plus à démontrer. « Notre ministère, par la nature de ses missions, est amené à collecter et à gérer un volume considérable de données qu’il s’agisse des dossiers de passation de marchés, de la gestion du personnel, du suivi des chantiers, ou encore de l’utilisation des outils numériques pour la planification et le suivi des infrastructures », a-t-il noté.
Si cette réalité constitue une richesse pour la modernisation de l’action publique, elle comporte également, selon lui, des défis importants en matière de protection et de sécurisation des informations. C’est pourquoi, il a salué l’expertise et l’accompagnement de la CIL, qui viennent renforcer leurs efforts pour une digitalisation responsable, respectueuse des droits et libertés des citoyens. « C’est en dialoguant et en levant ensemble les goulots d’étranglement que nous parviendrons à bâtir un système plus performant, sûr et respectueux des règles », s’est-il convaincu.
Nadège YAMEOGO
Coopération Burkina-Arabie saoudite: 3 836 élèves bénéficient de services éducatifs et sociaux
Le Royaume d’Arabie saoudite a lancé un programme dénommé « Projet de soutien à l’éducation de base », lundi 29 septembre 2025, à Ouagadougou.
Le Royaume d’Arabie saoudite, dans la cadre de la coopération avec le Burkina Faso a initié un programme dénommé « projet de soutien à l’éducation de base ». Le lancement du projet est intervenu, lundi 29 septembre 2025, dans la capitale burkinabè. L’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Fahad Bin Abdulrahman Aldosari, a expliqué que le programme intervient après la conférence des donateurs pour les Etats du Sahel et du Tchad qui a eu lieu à Djeddah en 2024.
Il est financé par le Centre d’aide humanitaire et de secours du Roi Salman, a-t-il poursuivi, dans le cadre de l’initiative du Royaume d’Arabie saoudite visant à améliorer les conditions éducatives et de vie des enfants et des familles les plus vulnérables dans les pays du Sahel.
Selon le président de l’ONG Association pour la bienveillance humanitaire, Almoubareck Ag Mohamed, partenaire exécutant du programme, le coût total du projet s’élève à plus d’1, 159 million de dollar américain.
Il vise à assurer le fonctionnement de six écoles publiques à Ouagadougou, à Koubri et à Saponé pendant une année scolaire entière en fournissant des services éducatifs et sociaux intégrés à 3 836 enfants, a-t-il précisé.
De son avis, la sélection des écoles et des bénéficiaires a été effectuée en coordination avec les autorités locales compétentes afin de garantir un impact réel et durable. Il a indiqué que le programme prend en compte le paiement des frais d’inscription et de scolarité des bénéficiaires ainsi que leurs repas scolaires quotidiens.
Le président de l’Association a aussi fait savoir que les élèves bénéficieront de cartables scolaires complets contenant les fournitures et matériels pédagogiques essentiels.
Des uniformes scolaires seront remis à chaque enfant bénéficiaire », a-t-il soutenu.
Le président de l’ONG a, en outre, soutenu que le projet intègre un volet d’autonomisation économique en faveur des familles pauvres afin d’améliorer leurs sources de revenus.
A ce propos, il a noté la distribution de 152 machines à coudre à des femmes en situation de précarité, accompagnée d’une formation en couture ainsi que la distribution de 609 moutons à 203 familles vulnérables, en raison de trois moutons par famille. Le directeur
de cabinet du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et
de la Promotion des langues nationales, Valentin Bouda, a salué l’initiative de l’ambassade d’Arabie saoudite au Burkina Faso.
Pour lui, elle vient en accompagnement aux efforts que le gouvernement déploie quotidiennement afin de soutenir les familles vulnérables dans un contexte d’insécurité surtout à l’orée de cette rentrée académique 2025-2026.
« Nous sommes aux cotés de l’ambassade pour que véritablement ces actions qui ont été décidées pour les enfants et les familles leur soient bénéfiques »,
a-t-il soutenu.
Abdoulay BALBONE
Bénédicte KAM
(Stagiaire)
Initiative First Foods Africa à Cotonou : Un engagement pour la nutrition infantile et l’autonomisation des communautés africaines
Cotonou, Bénin – 29 septembre 2025 – L’UNICEF, en collaboration avec l’Union Africaine, le gouvernement béninois, et de nombreux partenaires internationaux, a lancé, le dimanche 28 septembre 2025, à la place de l’Amazone, First Foods Africa, une initiative ambitieuse visant à combattre la malnutrition infantile en Afrique et à promouvoir des systèmes alimentaires résilients et durables sur le continent.
Joan Matji, Directrice de la nutrition à l’UNICEF : Un engagement pour les enfants d’Afrique

Dans son discours d’ouverture, Joan Matji, Directrice de la nutrition à l’UNICEF, a souligné l’urgence de lutter contre la malnutrition infantile qui reste un défi majeur en Afrique : « La malnutrition infantile persiste en Afrique. Bien que les taux de retard de croissance aient diminué, la croissance démographique a fait augmenter le nombre d’enfants touchés. Aujourd’hui, presque 11 millions d’enfants supplémentaires par rapport à l’an 2000 souffrent de retard de croissance », a-t-elle affirmé.
Elle a présenté les résultats d’une étude commandée par l’UNICEF, qui met en lumière l’ampleur de la pauvreté alimentaire infantile. Selon Joan Matji, « Sur 145 millions d’enfants vivant dans la pauvreté alimentaire, 59 millions souffrent d’une pauvreté alimentaire infantile sévère, ce qui signifie qu’ils consomment seulement deux groupes alimentaires ou moins. »
L’initiative First Foods Africa s’inscrit dans une vision locale et durable pour résoudre ce problème, avec un slogan fort : « Des aliments produits en Afrique, pour l’Afrique, par l’Afrique. » Suivant Mme Matji, cette initiative repose sur trois piliers essentiels : encourager la production locale, stimuler la consommation de premiers aliments nutritifs, et soutenir l’accès des enfants à une alimentation saine, sûre et abordable.
Professeur Julio Rakotonirina : Un engagement à long terme pour l’éradication de la malnutrition
Professeur Julio Rakotonirina, représentant de l’Union Africaine, qui est intervenu dans une vidéo enregistré, a pour sa part, salué le lancement de l’initiative First Foods Africa en soulignant l’importance de la nutrition infantile pour le développement socio-économique du continent. « Ce n’est pas un programme temporaire, mais une promesse faite aux enfants de l’Afrique. Nous affirmons aujourd’hui que bien se nourrir est un droit et que la malnutrition est un défi que nous pouvons et devons surmonter », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l’initiative s’aligne parfaitement avec les engagements de l’Union Africaine, notamment l’Agenda 2063 et la Déclaration de Malabo sur la nutrition. « Chaque dollar investi dans la nutrition infantile génère plusieurs fois plus en productivité, éducation et croissance économique. Nourrir nos enfants dès le premier jour est le meilleur investissement que l’Afrique puisse faire », a souligné Professeur Julio Rakotonirina.
Abdoulaye Bio Tchané : Un appel à l’action pour les gouvernements et les partenaires

De son côté, Abdoulaye Bio Tchané, Ministre d’État béninois chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, a réaffirmé l’engagement du Bénin dans la lutte contre la malnutrition et la promotion de l’autosuffisance alimentaire. Pour lui, « la nutrition est une priorité absolue. Nous devons renforcer nos initiatives pour sauver des vies et construire des communautés résilientes. First Foods Africa est une révolution douce, mais irréversible, qui stimule le développement rural, autonomise les femmes et brise le cycle de la malnutrition. »
Il a également rappelé l’importance d’une collaboration renforcée entre les gouvernements africains, les investisseurs privés, les chercheurs, et les partenaires techniques pour atteindre les objectifs de l’initiative. « Nous devons a-t-il exhorté, tous nous unir, pour nourrir l’Afrique avec des solutions africaines. Ce n’est pas un projet circonstanciel, mais un engagement fondamental. »
Omar Abdi : Une initiative transformant les systèmes alimentaires

Omar Abdi, Directeur Exécutif Adjoint de l’UNICEF, a exprimé sa gratitude envers tous les partenaires du projet et a souligné l’importance d’un effort coordonné pour transformer les systèmes alimentaires africains. « Aujourd’hui (NDLR : dimanche 28 septembre 2025), nous faisons un pas audacieux pour mettre fin à la pauvreté alimentaire infantile et à la malnutrition en Afrique. L’initiative First Foods Africa n’est pas une aide traditionnelle mais un modèle basé sur le marché qui attire des investissements, autonomise les producteurs locaux et construit des systèmes alimentaires solides », a-t-il développé.
Le Directeur Exécutif Adjoint de l’UNICEF, a en conséquence, souligné l’importance de l’implication de tous les secteurs. « Nous devons libérer le potentiel existant de l’Afrique, créer un système alimentaire durable, dirigé localement et construit en Afrique pour l’Afrique », a encouragé l’orateur.
Avec l’initiative First Foods Africa, l’UNICEF et ses partenaires engagent une transformation durable des systèmes alimentaires en Afrique. L’objectif est de garantir un avenir où chaque enfant africain est bien nourri, prêt à grandir et à réaliser son plein potentiel. Grâce à un partenariat multi-sectoriel, l’Afrique a l’opportunité de lutter efficacement contre la malnutrition infantile tout en renforçant ses capacités locales de production et de consommation.
REMAPSEN/UNICEF


