UACO 2025: Le Ministre de la Communication reçoit des invités de marque de la 14e édition
Prix d’Excellence 2025 de la DGI: Boukaré Sawadogo, de la direction provinciale du Mouhoun, décroche le Super prix Agent
La Direction générale des impôts (DGI) a organisé, dans la nuit du vendredi 26 septembre 2025 à Ouagadougou, la Ve édition de son prix d’Excellence (PRIEX/DGI).
La Direction générale des impôts (DGI) organise chaque année une cérémonie de récompense des meilleurs contribuables et du personnel de l’administration fiscale qui se sont particulièrement distingués au cours des douze mois écoulés. C’est dans ce cadre qu’elle a tenu, dans la nuit du vendredi 26 septembre 2025, à Ouagadougou, la Ve édition de son Prix de l’Excellence (PRIEX/DGI). La cérémonie a été placée sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.
41 prix répartis dans les catégories comme le prix d’honneur de la DGI, le prix des contribuables, le prix des managers, le prix des agents et les prix spéciaux, ont été décernés à 60 lauréats. Parmi eux, Boukaré Sawadogo, agent à la Direction provinciale des impôts du Mouhoun, dans la région de Bankui, a décroché le Super Prix Agent. A cet effet, il a reçu une somme de 2 millions F CFA, accompagnée d’une attestation de reconnaissance, d’un trophée et de gadgets. M. Sawadogo a exprimé sa gratitude et son engagement à poursuivre ses efforts dans l’accomplissement de ses obligations professionnelles.
« Cette récompense représente beaucoup pour moi. Elle consacre l’unité et l’engagement. Dans mon service, je m’efforce toujours de rester droit et de servir les contribuables, quelles que soient les difficultés », a-t-il confié. L’agent a cependant reconnu que son travail n’est pas exempt d’obstacles. Il a évoqué les coupures d’électricité récurrentes et les problèmes de connexion qui ralentissent le traitement des dossiers. Malgré ces contraintes, Boukaré voit dans cette distinction une motivation à faire plus. « Elle m’encourage à mieux faire et à continuer d’honorer mes engagements vis-à-vis des contribuables », a-t-il indiqué.
Le coordonnateur du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR), Martial Wilfred Bassolé et lauréat du Super prix des contribuables, a salué cette distinction décernée à sa structure. « C’est à la fois une surprise et un honneur. Cela montre que les projets et programmes peuvent, au-delà de leurs objectifs initiaux, contribuer significativement à la mobilisation des recettes fiscales », a-t-il déclaré.
Une administration fiscale performante malgré un contexte difficile
Placé sous la double tutelle technique et financière du ministère de l’Economie et des Finances, le projet a pour ambition de renforcer le développement territorial tout en intégrant les enjeux de genre et de la résilience. « Mobiliser les recettes fiscales reste un défi majeur pour le développement local.
Cette reconnaissance est une invitation à redoubler d’efforts, tant pour notre projet que pour l’ensemble des programmes, afin d’optimiser nos contributions », a ajouté Martial Bassolé. La Directrice générale des impôts, Talato Eliane Djiguemdé, a insisté sur le
rôle central de son institution dans le recouvrement des recettes destinées à financer le développement de l’Etat.
Selon elle, cette mission repose sur l’engagement des hommes et des femmes de l’administration fiscale, mais aussi sur la responsabilité des contribuables et des entreprises qui acceptent de s’acquitter de leurs obligations fiscales. « Il faut des agents capables d’élaborer et d’appliquer la loi fiscale, d’assurer le contrôle et le recouvrement, afin que l’impôt entre dans les caisses de l’Etat et serve à des actions de développement »,
a-t-elle déclaré.
Pour la directrice générale, l’événement est l’occasion de mettre en lumière le civisme fiscal, élément essentiel au bon fonctionnement de l’administration. Elle a rappelé qu’en dépit du contexte économique difficile, la DGI a réalisé en 2024 une performance remarquable, en mobilisant 1 480 milliards F CFA, tous budgets confondus, contre 1 368 milliards F CFA en 2023, soit une hausse de 113 milliards F CFA.
Pour le Fonds de soutien patriotique, 112 milliards ont été collectés, traduisant une progression spectaculaire de 220 % par rapport à l’année 2023. Elle a aussi indiqué que cette édition, a introduit un règlement révisé pour renforcer la compétitivité. Le nombre de catégories du prix des managers est passé de 12 à 9, tandis que celui des agents a été réduit de 10 à 8. Selon elle, ce nouveau dispositif a accordé également plus de poids à l’examen des dossiers individuels des candidats qu’aux notes attribuées par les comités de sélection, afin de garantir un processus plus rigoureux et plus juste.
Mahamadi SEBOGO
Abibata KARA
(Stagiaire)
Palmarès
- Prix d’honneur de la DGI : Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.
- Super prix contribuable : Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR).
- Super prix agent : Sawadogo Boukaré, de la Direction régionale des impôts (DRI) de la Boucle du Mouhoun.
- Des prix spéciaux : Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Confédération nationale des entreprises du Faso (COGEF), Mutuelle des travailleurs du fisc (MUTRAF).
Source : DGI
Grossesse abdominale: le CHR de Ziniaré sauve une mère et son bébé
Après une grossesse éprouvante, survenue en dehors de l’utérus, F.C., originaire de la commune de Pouytenga, a mis au monde un petit garçon, lundi 22 septembre 2025, grâce à l’intervention d’une équipe de gynécologues du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-Z).
Vendredi 26 septembre 2025. F. C. peut désormais sourire. Dans la salle 32 « Hospitalisation 2, 4 lits. Post-opérés » du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-Z), F.C. affiche un large sourire, le visage apaisé, l’air léger. Entourée d’autres patientes et de leurs accompagnantes, elle semble revivre, quelques jours seulement après une opération à haut risque. « Je suis très heureuse d’être mère », confie-t-elle, visiblement soulagée. Pourtant, quelques jours plus tôt, sa vie ne tenait qu’à un fil.
Entre les mains d’une équipe médicale dévouée, elle a affronté l’un des combats les plus délicats de sa vie. En voulant justement donner la vie, elle a failli perdre la sienne. Après trois grossesses interrompues par des complications, F.C. a porté en silence, un nouvel espoir. Lorsqu’elle a appris, en février 2025, qu’un fœtus grandissait en elle, elle y a vu un miracle, une bénédiction : enfin, l’occasion de serrer dans ses bras le fruit tant attendu de ses entrailles. Pour multiplier ses chances, la native de la commune de Pouytenga respecte les visites prénatales au CSPS de Pouytenga, dans la région du Nakambé.
Trois grossesses interrompues
Lors d’une d’elles, F.C. se plaint de vives douleurs au bas-ventre. Le 4 juillet 2025, alors qu’elle entame son cinquième mois de grossesse, elle est transférée d’urgence au Centre hospitalier régional de Ziniaré. Le diagnostic tombe : « F.C. est porteuse d’une grossesse en dehors de l’utérus, ce qu’on appelle une grossesse abdominale », explique Dr Dieudonné Lompo, gynécologue au CHR-Z. Une pathologie qu’il qualifie de « très rare ».
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la grossesse abdominale représente moins d’un cas sur 10 000. « Cette grossesse avait la particularité d’être avancée. De façon générale, nous recevons les cas très tôt avec des saignements et des complications mais là nous étions déjà à cinq mois de grossesse », ajoute Dr Lompo.
Membre de l’équipe médicale et médecin généraliste en service à la maternité du CHR-Z, Dr Oumarou Rouamba précise que les échographies ont révélé une grossesse extra-utérine « évolutive ». En clair, elle ne présentait pas, à ce stade, de risque immédiat
nécessitant une interruption.
« Nous nous sommes entretenus avec elle, nous lui avons expliqué la situation, la nécessité de la garder, la surveiller et aussi surveiller le fœtus et la préparer pour d’éventuelles complications », fait savoir Dr Rouamba.
Le défi de donner vie
Admise en observation à la maternité, F.C. traverse des nuits blanches rythmées par des douleurs, des incertitudes et des larmes. « C’était difficile, très difficile. J’avais mal en permanence. Je souffrais énormément. Je ne pensais pas pouvoir mener cette grossesse à terme. Chaque jour, je craignais pour ma vie », confie-t-elle, en sanglotant.
En parallèle, le CHR-Z mobilise une équipe pluridisciplinaire composée de gynécologues, urologues, chirurgiens, médecins généralistes, laborantins, sages-femmes et infirmiers. L’objectif : assurer un suivi rigoureux de cette grossesse hors du commun. « F.C. avait déjà connu des grossesses qui n’ont pas abouti. Donc c’était un défi de donner la vie à un enfant. Nous voulions que cette grossesse marche.
Nous avons tout mis en œuvre pour qu’elle aille à terme », insiste Dr Dieudonné Lompo. Entre début juillet et la mi-septembre 2025, la patiente bénéficie d’un suivi médical rapproché. En l’espace de trois mois et demi, une vingtaine d’échographies, d’analyses sanguines et d’autres examens sont effectués. « Chaque jour, nous étions préparés à intervenir en cas de complication. Tous les produits nécessaires, y compris le sang, étaient disponibles. Dès qu’elle signalait un malaise, nous procédions à un contrôle complet pour nous assurer qu’elle et le bébé vont bien », affirme Dr Lompo.
« Maman et bébé vont bien »
Selon le gynécologue, ces précautions visaient à préserver la santé de la mère tout en s’assurant que l’enfant était apte à survivre en dehors de l’utérus. Une fois toutes les conditions réunies, l’équipe médicale est intervenue, lundi 22 septembre 2025, pour procéder à l’extraction du bébé. « Il ne fallait surtout pas qu’elle entre en travail, car ce processus repose sur les contractions de l’utérus pour expulser le fœtus.
Or, dans ce cas, l’enfant ne se trouvait pas dans l’utérus mais dans la cavité abdominale. Il appartenait donc à l’équipe médicale de déterminer le moment de l’extraction », explique le gynécologue. « En bonne santé », selon Dr Dieudonné Lompo, le garçonnet est en « soins » au service de néonatalogie. La mère, F.C., quant à elle, est « stabilisée en hospitalisation », toujours selon le spécialiste.
La nouvelle mère dit se porter « très bien » par la grâce de Dieu et grâce aux médecins.
« Aujourd’hui, F.C. va bien. Le bébé aussi va bien. Nous les surveillons de façon très
rapprochée pour nous assurer que tout se passe bien après l’accouchement », rassure le gynécologue. Les craintes de F.C. résident, désormais, dans sa capacité à enfanter à nouveau. Les médecins se veulent rassurant : « Oui, c’est possible dans des conditions
normales ». En attendant, la primipare savoure, la présence de son garçonnet.
Djakaridia SIRIBIE
Education: le SNESS se penche sur les défis du moment
Le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) a tenu, les 26 et 27 Septembre, à Ouagadougou, son 26e congrès ordinaire sur le thème « le SNESS dans un contexte de mutation du système éducatif : défis et perspectives ».
A cause de la crise sécuritaire que vit le Burkina Faso depuis 2015, le secteur de l’éducation a connu d’énormes mutations afin de s’adapter au contexte. Il s’agit de la mise en place surtout d’un système éducatif plus cohérent, fonctionnel et adapté aux besoins du pays. Comment le réussir ? Le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) propose des solutions.
Ainsi, les 26 et 27 Septembre 2025, à Ouagadougou, au cours du 26e congrès ordinaire, les membres ont réfléchi sur le thème : « le SNESS dans un contexte de mutation du système éducatif : défis et perspectives ».
Selon le secrétaire général du SNESS, Souleymane Compaoré, c’est un moment pour eux de dresser le bilan et dessiner des perspectives meilleures.
« C’est donc un cadre d’échanges et de partages mutuels », a-t-il renchéri. Et de poursuivre que le choix du thème se justifie au regard de la dynamique actuelle du système éducatif burkinabè et des personnels qui l’animent. En effet, « les reformes enclenchées visent à former des citoyens responsables, créatifs et productifs, capables de contribuer au développement socioéconomique et culturel du Burkina Faso.
C’est pourquoi nous interpellons les autorités à avoir dans le viseur, l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de l’éducation », a-t-il souligné. Pour lui, les échanges issus de ce congrès ont permis de dégager des pistes à même d’orienter le syndicat dans ses actions en lien avec les mutations, surtout améliorer les conditions de vie et de travail du personnel.
De l’avis du représentant du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Yaya Bonkoungou, le rôle du syndicat est important car, il est un partenaire de l’Etat, une force de soutien et de proposition de solutions pour une école de qualité.
« Certes, notre pays traverse une période de transformation dictée par les défis sécuritaires mais je reste convaincu que les recommandations contribueront à l’amélioration du secteur », a-t-il indiqué. A ce congrès ordinaire, des organisations syndicales sœurs comme la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-SYNTER) et la Coalition nationale pour l’éducation pour tous (CN-EPT) étaient présentes pour soutenir le SNESS.
Fleur BIRBA
La souveraineté, reforme après reforme
Ce 30 septembre 2025 marque les trois ans d’une nouvelle dynamique impulsée à la tête du Burkina Faso. Dans un contexte sécuritaire où des pans entiers du pays étaient sous contrôle terroriste avec à la clé un déplacement massif des populations vers des zones plus sécurisées, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a opéré un recadrage de l’action gouvernementale afin de replacer notre pays sur le chemin de la sécurité, d’affirmer sa souveraineté dans tous les domaines et de jeter les bases d’un développement socio-économique basé sur les ressources et valeurs endogènes.
Cette orientation qui combine lutte contre le terrorisme et développement a nécessité des décisions courageuses pour libérer le Burkina Faso de l’emprise terroriste, préserver les intérêts supérieurs du peuple et remettre les Burkinabè au travail, dans l’ordre et la discipline, conformément aux idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP) proclamé en avril 2025. De la défense à la sécurité, de la politique à la diplomatie, de l’environnement à l’agriculture, de l’éducation à la formation professionnelle, de l’économie aux mines, de la culture au sport, tous les secteurs connaissent des réformes majeures avec une méthode bien connue aux révolutionnaires.
Il s’agit de la réorganisation de l’armée et de son maillage territorial, du recrutement massif, la formation et l’équipement des Forces combattantes, de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025, de la création d’unités industrielles, des initiatives présidentielles pour la sécurité alimentaire, pour une éducation de qualité et pour la santé. Il faut noter également les réformes du Conseil supérieur de la magistrature, du Code des personnes et de la famille et récemment, le redécoupage du territoire.
En trois ans, les signaux sont au vert dans bien de domaines avec pour baromètre, la reconquête de 72,70 % du territoire national à la date du 31 juillet 2025, le retour de plus de 1,6 million de Populations déplacées internes dans leurs localités d’origine et une croissance économique qui passe de 1,8 % en 2022 à 4,9% en 2024.
Cette marche résolue vers une souveraineté totale est charriée par la mise en œuvre de réformes dans un contexte national marqué par l’amélioration de la situation sécuritaire qui porte en elle de bonnes perspectives agricoles dues à des réformes structurelles et la dotation du monde agricole en équipements et intrants. Plus que jamais, cela nécessite des Burkinabè l’ordre, la discipline et l’engagement sans faille. Rendez-vous donc sur les chantiers de la reconquête totale du territoire et développement endogène.
Assetou BADOH
L’ONU à la croisée des chemins
La 80e session de l’Assemblée générale (AG) de l’Organisation des Nations unies (ONU) a ravivé le débat sur la nécessité de réformer l’institution pour l’adapter aux réalités géopolitiques et aux défis du moment. Si cette institution, fondée après la Seconde Guerre mondiale en vue du maintien de la paix et la sécurité internationale, compte huit décennies d’existence cette année, l’heure n’est pas véritablement à la célébration de cet anniversaire.
Plutôt que de fêter les acquis du multilatéralisme, le débat général de la 80e session de l’AG de l’ONU, tenue, du 23 au 29 septembre 2025, a plutôt donné à voir
des récriminations contre l’organisation, invitée à mener des réformes structurelles pour assurer plus de représentativité et d’opérationnalité. Plusieurs dirigeants occidentaux, asiatiques et africains ont fait le procès de l’ONU, pointant du doigt son inaction et son inefficacité à éteindre les foyers de tension.
Ils ne font pas fausse route. Alors que la guerre dans l’Est de la RDC, la crise israélo-palestinienne, le combat des généraux au Soudan, pour ne citer que ces conflits, perdurent, l’ONU peine à trouver des solutions pour ramener la paix.
Entre autres, les présidents des Etats-Unis, Donald Trump, du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, de l’Afrique du Sud, Cyril Matamela Ramaphosa et les représentants de leurs homologues du Niger et du Burkina Faso, respectivement les premiers ministres, Ali Lamine Zeine et Jean-Emmanuel Ouédraogo n’ont pas fait dans la langue de bois, au sujet de la gouvernance et de l’action de l’ONU dans le monde.
Le chef du gouvernement burkinabè a particulièrement regretté, que le tableau global de l’organisation, en dépit des acquis, reste négativement marqué par « huit décennies d’optimisme durement éprouvé, huit décennies d’espoirs déçus, huit décennies de rêves brisés, bref… huit décennies de rendez-vous cruciaux manqués ». Dans l’ensemble, les dirigeants appellent de leurs vœux à des innovations dans la gestion de l’ONU, pour sortir du schéma post-guerre de 1945 où les vainqueurs imposent leur volonté aux vaincus, où les plus forts continuent de dicter leur loi aux plus faibles.
Les réformes évoquées se résument, parmi tant d’autres, au renforcement de la gouvernance des technologies émergentes, à l’amélioration de l’efficacité des
opérations de maintien de la paix et au financement durable des activités onusiennes et surtout à la réforme du Conseil de sécurité. Si la réforme du Conseil de sécurité fait débat depuis plusieurs années, elle a fait l’objet d’un tir groupé à la Tribune des Nations unies, à cette 80e AG.
Une tendance se dégage, l’idée que les grandes puissances d’Asie, d’Amérique latine et l’Afrique doivent être mieux représentées au Conseil de sécurité de l’ONU, pour refléter la diversité du monde et corriger un déséquilibre entretenu depuis des années dans les instances décisionnelles de l’institution. L’Afrique revendique des sièges permanents avec droit de veto, au lieu de sièges permanents sans droit de veto, comme le propose le pays de l’Oncle Sam.
Elle n’entend plus se contenter de sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité de l’ONU, où les 5 sièges de membres permanents avec droit de veto sont inamovibles. Le continent africain, qui abrite de nombreux conflits et a franchi la barre du milliard d’habitants, est marginalisé au sein de l’ONU.
La voix de l’Afrique compte très peu et il va falloir qu’on sorte de ce carcan. Réformer le conseil de sécurité de l’ONU, pour le rendre plus pluraliste est une nécessité stratégique, dans la mesure où cette instance doit refléter la réalité géopolitique du 21e siècle. Les temps ont changé, comme on le dit. Tout doit être mis en œuvre, pour que l’ONU ne subisse pas le même sort que la Société des nations (SDN), qui a échoué, à cause de son incapacité à maintenir la paix mondiale et à résoudre ses contradictions internes…
Kader Patrick KARANTAO
Campagne agricole humide 2025-2026: de l’espoir dans la région du Guiriko
Le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, était dans les champs et rizières de la région, le mercredi 24 septembre 2025 pour s’assurer du bon déroulement de la campagne agricole 2025-2026. La physionomie des cultures présage de bonnes récoltes et à l’atteinte des prévisions de la région.
Les autorités régionales nourrissent l’espoir d’atteindre la prévision des 979 595 tonnes de céréales, dont 6 790 110 tonnes de maïs et 121 901 tonnes de riz. C’est le sentiment qui se dégage après une sortie de suivi de la campagne agricole humide 2025-2026 du gouverneur du Guiriko, Mariama Konaté, dans les champs et bas-fonds de la région, le mercredi 24 septembre 2025.
« J’adresse mes félicitations et encouragements à tous les producteurs de la région. Les résultats que nous avons vus sur le terrain donnent de l’espoir quant à l’atteinte des objectifs qui sont fixés », s’est félicitée Mariama Konaté. Ce sont les mêmes sentiments de satisfaction qui ont animé le Directeur régional (DR) de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Eric Pascal Adanabou qui est confiant quant à l’atteinte des prévisions de la région.
Pour ce faire, les techniciens, en plus de l’appui conséquent du gouvernement en matériel, intrants agricoles et en labours, ont toujours été aux côtés des producteurs afin de donner toutes les chances de réussite de la campagne, aux dires de M. Adanabou. Cette sortie a débuté par la visite du champ de la direction régionale de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques du Guiriko, situé à Samendéni.
Sur une superficie de 34 hectares (ha), les agents de la direction ont donné le bon exemple en matière de techniques culturales en appliquant les bonnes pratiques de production de maïs. Et c’est du maïs au stade de maturation qui force l’admiration, que Mme Konaté a constaté à son passage dans la matinée du mercredi 24 septembre 2025.
Du champ de la direction régionale de l’agriculture, Mariama Konaté s’est rendue à la ferme semencière de
Kourouma. A cette ferme, la première responsable administrative du Guiriko a rencontré des producteurs déterminés et dévoués à la production de qualité des semences. Bien que déterminés, Lassina Traoré et ses camarades sont confrontés au manque d’équipements tels que les charrues, les semoirs, les batteuses, la vétusté des magasins de stockage, et surtout le retard de paiement de leur production.
Des semences en quantité et en qualité
Mais ces difficultés n’entachent en rien la volonté des 41 semenciers de
Kourouma dont 23 femmes, de jouer leur rôle afin de mettre à la disposition des producteurs des semences en quantité et en qualité. Sur les 17 hectares (ha) emblavés, c’est une prévision de 68 tonnes de maïs attendues et 16,5 tonnes de soja prévues sur 11 ha mis en valeur. « La campagne se présente bien cette année, nous comptons atteindre, voire dépasser les prévisions.
Certes, nous sommes confrontés à des difficultés, notamment le retard de paiement et l’état de dégradation des magasins, mais nous travaillons à mettre à la disposition des paysans une semence en quantité et en qualité, car sans une bonne semence, il ne peut y avoir de bonnes productions », a rassuré Lassina Traoré. De la ferme semencière, le gouverneur Konaté a visité la plaine rizicole de Dionkélé de N’Dorola, dans la province du Kénédougou. D’une superficie de 1 460 ha, la plaine rizicole de Dionkélé est la plus grande plaine de la région, selon le directeur régional Eric Pascal Adanabou.
Si le riz, au stade de maturation, présente une bonne physionomie, les riziculteurs disent faire face aux inondations de leur périmètre, et de la toxicité ferreuse des sols. Pour parer à la question de l’inondation du bas-fond de Dionkélé, un aménagement de la plaine, selon les confidences du DR est en vue afin de permettre une maitrise totale de l’eau sur ce périmètre. A la question de la toxicité ferreuse, Eric Pascal Adanabou a conseillé aux riziculteurs l’utilisation de la fumure organique qui va pouvoir au fur et à mesure permettre de résoudre le problème.
Awa Tanou, productrice à la plaine de Dionkélé s’est réjouie du passage du gouverneur du Guiriko et se félicite déjà de l’apparence de la rizière qui présage de la bonne moisson au grand bonheur des producteurs. « Je suis très contente de cette visite qui vient nous donner du courage à travailler encore plus pour une bonne récolte. Déjà cette année nous avons mis en valeur toute la superficie du périmètre labouré. Et nous nous attendons à de bonnes récoltes au regard de la physionomie du riz », s’est-elle rassurée.
Kamélé FAYAMA
Semaine nationale de la Culture 2026: les compétitions régionales du Kadiogo lancées
La région du Kadiogo organise sa Semaine régionale de la culture, du 28 au 30 septembre 2025 à Ouagadougou, pour présélectionner ses ambassadeurs à la SNC 2026.
En prélude de la Semaine nationale de la Culture (SNC) Bobo 2026, se tiennent les semaines régionales de la culture. A cet effet, la région du Kadiogo organise, du 28 au 30 septembre 2025, sa SRC à Ouagadougou afin de présélectionner les artistes et sportifs qui la représenteront à cette biennale de la culture. Selon le président du comité d’organisation, par ailleurs gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, cette semaine régionale du Kadiogo met en compétition 530 artistes talentueux toutes disciplines confondues.
« Sachez que vos talents, performances et créations éblouissent et renforcent notre attachement à nos traditions », a signifié M. Bassinga aux artistes en compétition. Il a indiqué que la culture incarne la beauté de la pluralité et l’esprit d’unité qui fait la grandeur de la nation. « Le Burkina Faso a toujours tenu à sauvegarder, valoriser et promouvoir notre diversité culturelle à travers plusieurs activités dont la SNC qui a connu sa première édition en 1983 », a-t-il soutenu.
Le gouverneur de la région du Kadiogo a, par ailleurs, fait comprendre que la SNC est la tribune par excellence de valorisation et de promotion des savoir-faire endogènes du pays des Hommes intègres. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, par ailleurs patron de la cérémonie d’ouverture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que le train de la 22e édition du SNC a démarré depuis le 6 septembre avec le lancement officiel des semaines régionales de la culture dans la région de Kuilsé et est prévu prendre fin le 25 avril 2026 dans le Guiriko.
Pour le ministre Ouédraogo, à travers l’organisation des semaines régionale de la culture, il ne s’agit pas de mettre des cultures en compétition, car elles sont un tremplin pour que les régions montrent leur savoir-faire et fassent la promotion de leur diversité culturelle. La directrice générale de la SNC, Christiane Carole Sanon, a appuyé que la SNC est une véritable tribune d’expression et de valorisation du patrimoine culturel des différentes communautés du Burkina Faso. Elle a soutenu que la SNC 2026 se tiendra, du 28 avril au 02 mai 2026, à Bobo-Dioulasso sur le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».
A l’entendre quatre innovations majeures ont été introduites à la SNC 2026. Il s’agit notamment du lancement anticipé des présélections en septembre au lieu d’octobre afin de permettre aux candidats retenus de mieux se préparer. La diaspora burkinabè va désormais participer à la compétition dans 5 au lieu de 3 disciplines. L’introduction d’un nouveau système de repêchage permet de retenir le meilleur deuxième avec une moyenne supérieure ou égale à 14/20 pour la phase finale.
« Le temps de préparation en art culinaire a été harmonisé : plats lourds en 4 heures, ceux légers en 3 heures, les desserts en 2 heures 30 minutes et la boisson en 2 heures de temps », a-t-elle ajouté. Aussi, Mme Sanon a souligné la participation pour la première fois de la diaspora burkinabè du Niger. La directrice générale a soutenu que l’ensemble de ces innovations vise à rehausser la qualité artistique, garantir l’équité entre les participants et favoriser l’excellence.
Kadi RABO
Soukriya NACRO
(Stagiaire)



