Exposition SITHO 2025: de riches patrimoines culturels, touristique à découvrir

La 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) a officiellement ouvert ses portes, vendredi 25 septembre 2025 à Ouagadougou, par une coupure de ruban suivie de la visite des stands.

Vitrine de la culture, du riche patrimoine touristique et hôtelier, le Salon inter-
national du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou SITHO s’est tenu du 25 au 28 septembre 2025. L’une des grandes attractions de ce Salon est incontestablement l’exposition des potentialités hôtelières et touristiques du Burkina Faso, du Mali, du Niger et des pays invités. A l’issue de la cérémonie d’ouverture, la coupure de ruban a marqué l’ouverture officielle des stands.

Du premier pavillon abritant les expositions des domaines professionnels du tourisme et de l’hôtellerie. Les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Burkina, Mali, Niger, ainsi que le pays invité d’honneur, la République du Ghana, y sont majestueusement représentés. Au pavillon du Soleil levant, les différentes potentialités des régions, selon leurs spécificités, rivalisent d’ingéniosité au regard des expositions.

Un biotope, témoin de la richesse des espèces fauniques du Sahel, y est également installé. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette 15ᵉ édition du SITHO est une édition inédite :
« l’an 2025 peut être considérée comme l’année du tourisme au Burkina Faso et le couronnement, l’apothéose, c’est vraiment ce SITHO-là ».

A l’en croire la grande saison du tourisme interne, qui s’est déroulée de juillet à septembre, a été un succès. D’où l’occasion d’inviter la population à découvrir les merveilleux sites touristiques. « Nous avons en miniature la représentation quasi complète des sites touristiques. Donc, venez au SIAO à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche », a-t-il soutenu. Le chef de cabinet du ministre chargé de la Culture du Mali, Salia Emmanuel, pour sa part a déclaré : « le SITHO est un événement extraordinaire, qui a une dimension sociale, économique qui promeut le vivre-ensemble entre nos peuples.

De ce point de vue, pour une 15ᵉ édition, je pense que la maturité est atteinte et il faut que nous continuions de conjuguer nos efforts ». La ministre de l’Artisanat et du Tourisme du Niger, Guichen Agaichata Atta, a salué l’ingéniosité, la recherche et la créativité des artisans. Selon elle, le SITHO gagne en notoriété et en maturité, ce qui fait partie des politiques de promotion et de protection menées par les gouvernements des pays de l’AES. Elle a souligné que le SITHO s’impose désormais comme un cadre incontournable pour le tourisme et l’hôtellerie.

Emmanuel BICABA
Soukriya NARO
(Stagiaire)

 

Lutte contre la sécheresse et le changement climatique: vers la création du Centre régional africain de l’eau

Le forum de haut niveau sur la lutte contre la sécheresse en Afrique de l’Ouest organisée par la Banque mondiale s’est ouvert, lundi 29 septembre 2025, à Ouagadougou.

La sécheresse s’aggrave sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique et de la dégradation des terres dans la région sahélienne en Afrique. Face à ces conséquences qui vont bien au-delà de l’environnement, pour concerner notamment l’insécurité alimentaire, la fragilisation des agriculteurs et éleveurs, la pression sur les finances publiques sans oublier les migrations, la Banque mondiale (BM) mobilise ses forces pour trouver des solutions.

A cet effet, elle réunit, durant deux jours dans la capitale burkinabè, des diplomates, des ministres, des experts et des chercheurs venus de plusieurs pays de la sous-région pour échanger sur la question. L’ouverture des travaux a eu lieu, lundi 29 septembre 2025, à Ouagadougou. En effet, le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, représentant le Premier ministre, a rappelé que la région sahélienne vit depuis longtemps sous la rigueur de la sécheresse.

Plus qu’un défi environnemental, selon lui, la sécheresse est une menace pour la stabilité économique et sociale. Elle remet en cause la capacité collective à garantir le droit le plus fondamental, celui de vivre dignement, avec de l’eau et de la nourriture. « Plus de 85 % des victimes vivent dans des pays à faible revenu, dont une large part en Afrique de l’Ouest.

Et lorsqu’une sécheresse extrême frappe, le PIB par habitant chute d’un point. Voilà pourquoi nous devons appréhender cette question comme un enjeu de sécurité nationale et régionale », a-t-il soutenu. Face à ce péril, ce Forum, a fait savoir le ministre chargé de l’Economie, doit être une plateforme pour mobiliser une coalition régionale solide, partager les savoirs endogènes, les innovations et les meilleures pratiques.

Le Centre régional africain de l’eau, un pôle d’excellence

Il est aussi une tribune pour les participants d’adopter des stratégies intégrées qui embrassent les dimensions environnementales, sociales, économiques et institutionnelles. Le ministre Nacanabo a invité les participants à transformer cette rencontre en un acte de volonté collective et un signal politique fort en faveur de la résilience des générations futures.

Pour le vice-président de la BM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, l’urgence est réelle. Il est donc impératif d’agir sans délai, pour protéger les vies et les moyens de subsistance de millions de personnes, à ses dires.

Avec le soutien de son institution, il a indiqué que des projets sont mis en œuvre dans les pays du Sahel. A titre d’exemple, M. Diagana a cité le projet de sécurité de l’eau au Burkina Faso, le projet d’appui à la sécurité de l’eau au Mali, la gestion des nappes et l’accès à l’eau dans les zones rurales en Mauritanie et d’autres initiatives similaires au Niger, au Sénégal et au Tchad. « Notre portefeuille actuel dans le secteur de l’eau en Afrique de l’Ouest s’élève à 2,4 milliards de dollars américain.

Mais, face à l’intensification des sécheresses et la croissance rapide de la demande en eau, en irrigation, en assainissement et en infrastructures résilientes, davantage de ressources seront nécessaires », a-t-il appuyé. En outre, ce Forum va donner l’occasion au gouvernement burkinabè, la BM et l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE) de signer un mémorandum pour la création du Centre régional africain de l’eau (CREA), qui sera hébergé dans l’enceinte de 2IE.

Pour le Directeur général (DG) de 2IE, El hadji Bamba Diaw, ce centre ambitionne d’être un pôle d’excellence, de recherches et d’innovation, véritable moteur de résilience climatique et de transformation sociale. A son avis, le centre se veut un cadre pour favoriser l’innovation et le transfert de connaissances, à travers des programmes de formation et de recherche de haut niveau.

Il va aussi renforcer les capacités techniques et humaines des administrations, de la société civile et du secteur privé africains, a soutenu M. Diaw.A l’issue de la cérémonie d’ouverture, une délégation du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement et celle de la BM s’est rendue sur le site du bosquet des Partenaires techniques et financiers (PTF), situé au quartier Nagrin pour mettre en terre, plus de 200 arbres.

Oumarou RABO

Excellence scolaire: les meilleurs élèves et enseignants du Kadiogo récompensés

La Direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DRPPENF) du Kadiogo a organisé une Journée de l’excellence régionale à l’école primaire (JEREP) sur le thème : « Culture de l’Excellence à l’école primaire, tremplin pour une éducation inclusive, résiliente et patriotique », jeudi 25 septembre 2025 à Ouagadougou.

Chaque année, le ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN), à travers la Direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DRPPENF) de la région du Kadiogo, récompense les meilleurs enseignants et élèves pour leur dévouement dans le travail abattu.

Le jeudi 25 septembre 2025 à Ouagadougou, la DRPPENF a organisé une Journée de l’excellence régionale à l’école primaire (JEREP) sur le thème :
« Culture de l’Excellence à l’école primaire, tremplin pour une éducation inclusive, résiliente et patriotique ». 23 élèves et 29 enseignants ont été récompensés pour leur labeur. Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a félicité les bénéficiaires pour les efforts fournis.

Il a indiqué qu’une nouvelle mission est alors assignée aux éducateurs afin de former ses véritables révolutionnaires pour qu’ils soient prêts à défendre la nation et incarner la devise du Burkina. « Cette vision a été matérialisée par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat à travers l’immersion patriotique des bacheliers et les camps vacances Faso Mêbo », a-t-il souligné. M. Bassinga a précisé que la pierre angulaire du développement de toute nation est sans conteste l’éducation.

Selon lui, les acteurs de l’éducation de la région du Kadiogo incarnent ces valeurs et leur sacrifice pour la construction d’une nation souveraine et prospère les a motivés à battre tous les records pour se hisser au premier rang des régions avec le taux jamais réalisé de 92 ,70 % au CEP session 2025.

Un taux en progression

Aurelle Ouoba fait partie des lauréats du prix de l’excellence régionale à l’école primaire de la région du kadiogo. Elle a expliqué que pour être la meilleure lauréate de la région du Kadiogo, elle a suivi les conseils de ses enseignants et parents. « J’apprenais toujours mes leçons, en m’exerçant sur des sujets que je traitais chaque jour. Je ne passais pas tout le temps sur les écrans », a-t-elle avoué.

La directrice régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kadiogo, Adiarata Sawadogo, a précisé que l’école primaire est le socle de toute éducation. Elle a ajouté que l’école est le terreau idéal pour la culture de l’excellence. Mme Sawadogo s’est réjouie des taux de réussite croissants dans la région du Kadiogo. « De 61,71 % en 2021 nous sommes passés à 66,31% en 2022 puis à 75,22 en 2023. Ce taux a évolué de 85,68 % en 2024 pour atteindre 92,70% en 2025 », a-t-elle souligné.

Abdoulaye BALBONE
Mohamed LY
(Stagiaire)

Journées des préparateurs d’Etat en pharmacie: les acteurs renforcent leurs connaissances

L’Association des préparateurs d’Etat en pharmacie organise la Ire édition des journées des préparateurs d’Etat en pharmacie du Burkina Faso, les 25 et 26 septembre 2025 à Ouagadougou.

Dans la mise en œuvre de sa mission, l’Association des préparateurs d’Etat en pharmacie (APEP) organise la Ire édition des journées dédiées à ces acteurs du système de santé les 25 et 26 septembre 2025 à Ouagadougou.

Durant deux jours, des préparateurs d’Etat en pharmacie, des pharmaciens, des médecins, des infirmiers, des étudiants vont échanger au cours d’ateliers et de conférences autour du thème : « Le métier de préparateur d’Etat en pharmacie : contribution à la souveraineté sanitaire et opportunités de valorisation des savoirs endogènes dans le domaine de la santé ».

Le chargé de mission du ministre de la Santé, Dr Julien Kouldiati, a invité les acteurs à participer activement aux échanges et proposer des recommandations réalistes et innovantes.

Le président de l’association des préparateurs d’Etat en pharmacie, Madi Simporé, a confié que le préparateur d’Etat en pharmacie est un professionnel du domaine de la pharmacie, qui accompagne le système de santé pour améliorer l’accessibilité des médicaments de qualité aux populations. « Nous sommes dans un contexte où nous voulons une souveraineté sanitaire et le préparateur d’Etat en Pharmacie à cette capacité de contribuer fortement à la mise en œuvre de cette politique », a-t-il affirmé.

M. Simporé a expliqué qu’il est temps de faire connaître leur métier à la population mais aussi aux autorités. Pour Madi Simporé, ces journées visent aussi à renforcer les connaissances et le partage d’expériences. Le représentant du ministre de la Santé, Dr Julien Kouldiati, a soutenu que les journées des préparateurs d’Etat en pharmacie répond à un besoin réel de créer un cadre d’échanges et d’expériences.

Il a invité les acteurs à participer activement aux échanges et proposer des recommandations réalistes et innovantes. Le co-parrain de la cérémonie, Dr Oumarou Traoré, pharmacien spécialiste et l’un des pionniers des préparateurs d’Etat en pharmacie, s’est réjoui de l’évolution de la profession. Il s’est dit prêt à apporter son expertise pour le renforcement de la mission des préparateurs d’Etat en pharmacie.

Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Burkina: Des Motards africains réaffirment leur soutien au Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience, le lundi  29 septembre 2025 dans la matinée, une forte délégation de Motards venus de 10 pays africains.

S’adressant aux Motards, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ souligne l’importance de l’unité entre les Africains et de l’intégration régionale. Le Chef de l’État met en relief la fraternité, la libre circulation des Africains sur le continent.

« À travers votre passion, vous avez réussi à relier l’Afrique de l’Ouest et bien au-delà. Vous avez contribué à rapprocher les Africains, à nous unir. Nous sommes partants pour vous accompagner autant que nous pouvons », soutient le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Il leur rappelle encore sa vision selon laquelle « nous voulons que les Africains puissent circuler librement, sans être inquiétés, sur les terres de leurs ancêtres ».

Présents dans la capitale burkinabè à l’occasion des 72 heures des Motards du Burkina Faso, organisées du 26 au 28 septembre 2025, les hôtes du Président du Faso lui ont exprimé leur gratitude et ont réaffirmé leur rôle, en tant que citoyens, dans la lutte pour la sécurité.

Selon le président du club des Motards du Faso Abdel Aziz KONATÉ, par ailleurs président du Comité d’Organisation des 72 heures, leur objectif est atteint. « Nous avons voulu contribuer à votre combat en montrant au reste du monde que le Burkina Faso n’est pas une destination rouge. Les participants sont venus au Burkina par la route et c’est ce message qu’on voulait envoyer », dit-il au Président du Faso.

Le doyen des Motards, l’ivoirien Marc Antoine TAHOU, s’exprimant au nom des délégations étrangères, se réjouit de son séjour au Burkina Faso et exprime déjà l’envie de revenir par la route.

Plus de 500 Motards ont pris part à cette 3e édition des 72 heures des Motards du Burkina Faso célébrée sous le thème : « Motos et citoyens responsables : résilience, souveraineté, intégration et sécurité routière ».

Les délégations sont venues du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria, de la Guinée, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Tchad.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

L’initiative pour la gouvernance mondiale : Insuffler une dynamique inclusive dans la coopération internationale

Le débat général de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est ouvert au siège de l’ONU à New York le 23 septembre. Mais pendant des débats intenses, des termes comme « divergence » et « différend » sont fréquemment apparus dans l’opinion publique. Dans son discours, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré sans détour que le multilatéralisme était « attaqué », soulignant que « la coopération internationale n’est pas naïve ». Derrière ces divergences, se cachent le déficit de gouvernance mondiale et l’urgente nécessité de réformer et d’améliorer cette gouvernance.

L’Initiative pour la gouvernance mondiale arrive à point nommé. L’Initiative pour la gouvernance mondiale, mise en avant lors du dernier sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) début septembre, souligne les principes suivants : respecter l’égalité souveraine, se conformer à l’état de droit international, pratiquer le multilatéralisme, préconiser une approche centrée sur les personnes et se concentrer sur les prises de mesures concrètes, a déclaré vendredi le Premier ministre chinois Li Qiang lors du débat de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies, soulignant que cette initiative offre une voie importante pour la mise en place d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable.

Lancée dans le sillage du 80e anniversaire de la création des Nations Unies et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Initiative pour la gouvernance mondiale se présente comme un symbole de promotion de la paix à travers le monde. Certes, le monde reste marqué par des menaces multiformes avec des relents d’hégémonisme et de repli sur soi, mais la paix demeure un idéal à promouvoir vaille que vaille. Il importe comme le suggère le premier principe du concept de reconnaître et de respecter la souveraineté de toutes les nations du monde. Les voix de tous les pays, petits ou grands, riches ou pauvres, méritent d’être prises en compte. Chaque pays devrait être à mesure de s’autodéterminer, de tracer sa propre voie sans être sous le joug d’une puissance quelconque. C’est dans cet élan de respect de la souveraineté de chacun que la gouvernance mondiale sera inclusive et au service de tous. Dans ce registre, les pays du Sud global devraient être mieux écoutés d’autant plus qu’ils ont longtemps été victimes d’une vision unilatérale du monde. Absent des cercles de décisions, il est temps d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le Sud global dans le contexte actuel du monde.

L’Initiative pour la gouvernance mondiale prône la conformité à l’état de droit international. Le constat est établi que le Sud global est sous-représenté dans les instances internationales. Comment la gouvernance mondiale peut-elle être juste dans une configuration où bon nombre de pays n’ont pas de voix au chapitre ?  L’Afrique est absente des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU alors que la plupart des décisions qui y sont prises la concernent. Ces injustices méritent d’être réparées pour améliorer significativement la gouvernance mondiale. De nouvelles économies émergentes ont vu le jour, mais restent encore défavorisées sur le marché international. Il faut en finir avec ces anachronismes qui défavorisent de nombreux pays dans les échanges économiques et commerciaux. La gouvernance mondiale doit ouvrir les passerelles pour tous les pays.

La conformité à l’état de droit international suppose que l’on se départisse d’une approche unilatérale sur l’échiquier mondial. L’Initiative pour la gouvernance mondiale appelle à une expression sans faille du multilatéralisme. C’est un principe fondamental pour que la gouvernance mondiale prenne en compte les intérêts de chaque partie. Il ne saurait y avoir de nations qui subissent le diktat des autres sous le prétexte qu’ils sont pauvres ou petits. Il est impératif de privilégier la concertation, la consultation et de prendre en compte les intérêts de tous. Dans cette perspective, il est important de renforcer le pouvoir d’une instance comme l’ONU, de la rendre plus démocratique afin que toutes les nations puissent prendre part aux décisions inhérentes à la gouvernance mondiale. Les organisations régionales et sous-régionales devraient également être mises à contribution pour promouvoir le multilatéralisme à l’échelle mondiale.

Que serait une gouvernance mondiale si l’homme n’est pas au cœur de ses priorités ? C’est pourquoi l’Initiative pour la gouvernance mondiale exhorte à la promotion d’une approche centrée sur les personnes. Les questions de santé, d’éducation, d’alimentation et de libre circulation des hommes méritent une attention particulière au sein de la gouvernance mondiale. Le bien-être des personnes doit être la priorité des priorités dans les instances décisionnelles à l’échelle de la planète. L’avenir de l’humanité repose sur les soins que l’on apporte aux personnes. L’on ne saurait parler de paix dans un monde où les hommes n’ont pas accès à une éducation de qualité, où ils ont du mal à se soigner, à se nourrir ou à se déplacer librement… La gouvernance mondiale doit être au service de l’humanité, à défaut, elle n’aura aucune résonance.

L’Initiative pour la gouvernance mondiale propose que l’on dépasse les vœux pieux pour promouvoir des actions concrètes. Aux grands maux, dit-on, il faut de grands remèdes. Les problèmes communs de l’humanité méritent une approche globale afin de trouver des solutions adéquates. Aux discours, il faut joindre les actes pour donner espoir, pour rassurer. L’humanité est confrontée à des défis colossaux que sont le changement climatique, les conflits meurtriers. Ensemble, dans un esprit de solidarité, l’on devrait y remédier. La gouvernance mondiale doit être une gouvernance de solutions aux problèmes de l’humanité tout entière. De ce fait, il y a lieu de renforcer les chaînes de solidarité entre nations pour bâtir la communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

L’Initiative pour la gouvernance mondiale est un concept au service de l’humanité. Il poursuit l’objectif d’apporter plus d’efficacité dans la résolution des problèmes de l’humanité et de servir les intérêts de tous les pays dans une dimension inclusive. Ce concept doit être particulièrement approprié par les pays en développement pour mieux se faire entendre. Il doit être promu pour insuffler une dynamique inclusive dans la coopération internationale. En ce 80e anniversaire de l’ONU, il faut changer de cap en privilégiant des relations empreintes de respect mutuel et d’inclusion. Chaque partie doit jouer sa partition dans le destin commun de l’humanité.

 

Karim BADOLO

CGTN Français

Le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo à la diaspora: « Nous ne sommes pas venus aux Etats-Unis pour quémander »

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a rencontré, la communauté burkinabè vivant aux Etats-Unis, le samedi 27 septembre, 2025 à New York. Divers sujets touchants la vie de la Nation burkinabè ont été abordés.

Le sacrifice des FDS, leur engagement et le sursaut d’ensemble du peuple a permis de réorganiser l’armée, de l’équiper, de faire en sorte d’avoir les effectifs nécessaires par la mobilisation des volontaires pour la défense de la patrie. Ce qui a permis d’enregistrer des succès sur le chantier prioritaire de la sécurisation du territoire ainsi que celui du développement et de l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè. C’est ce qu’a confirmé le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, lors de ses échanges avec la diaspora burkinabè vivant aux Etats-Unis. « Aujourd’hui sur le front sécuritaire, il y a de très grandes avancées. Nous assurons une victoire certaine et plutôt positive », a-t-il confirmé. Toujours au compte des efforts pour la souveraineté, le Premier ministre a expliqué que sur le plan agricole, des efforts colossaux sont déployés pour accompagner les vaillants producteurs, pour créer les conditions d’une meilleure maîtrise de l’eau, sans lesquelles « nous ne pourrons aujourd’hui prétendre atteindre la sécurité alimentaire ». Et, grâce à la vaillance de nos producteurs, des résultats extrêmement encourageant sont obtenus. «L’année dernière, rien que pour les céréales, nous avons produit 6 millions de tonnes. Cette année, nous tablons sur une augmentation de 15%. Cela veut dire que nous devrons dépasser de 7 millions de tonnes de céréales avec plus d’un million de tonnes de riz », a précisé le chef du gouvernement. Outre, le secteur agricole, de nombreuses initiatives sont prises selon M. Ouédraogo ont prises pour booster le secteur de l’élevage. A ce titre, la vaccination ovines, bovines…ont été subventionnées. Sur le plan de l’éducation, l’initiative présidentielle est en marche avec pour objectif la réorganisation de l’ensemble du système éducatif, avec un accent particulier sur la science et la technologie. « Il nous faut créer une masse critique de scientifiques, des conditions pour que les Burkinabè puissent innover, proposer des solutions pratiques aux problèmes du Burkina », a-t-il souhaité. Le chef du gouvernement n’a pas occulté le domaine de la santé. A la diaspora, il a dit que pratiquement 12% du budget national est consacré au secteur de la santé. Mieux, les efforts du Chef de l’Etat ont permis de réduire significativement les coûts de l’imaginaire, du scanner, de l’IRM, qui étaient des examens inaccessibles pour le commun des Burkinabè ont connu de fortes réductions. « La caution de 500 000 F CFA que devrait payer les dialysés a été abandonné », a-t-il lancé sous acclamations.

 

« Nous avons quitté la dynamique de tendre la main »

 

L’Initiative présidentielle Faso Mêbo a été aussi au cœur des échanges. Grâce à l’adhésion des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora, a soutenu le Premier ministre la transformation des villes, la construction des routes…est effective. « Les brigades se déploient dans les régions, au fur et à mesure, avec une mission de faire en sorte que dans toutes les régions soient désenclavés surtout que des zones de production vers les centres urbains, nous puissions sortir des récoltes », a-t-il confirmé. Selon ses dires, l’initiative Faso Mêbo se déploie également pour accompagner la reconquête du territoire. Pour lui, «il faut construire des routes pour accompagner l’action héroïque de nos combattants et faire en sorte que des zones entières du Burkina Faso, qui jusque-là étaient restées en marge du développement, puissent connaître des investissements dans le secteur des infrastructures ».

Parlant de Révolution progressiste populaire (RPP), a dit à ses interlocuteurs de tous se révolter contre les injustices, la domination, la pauvreté et l’insécurité. « Nous ne sommes pas venus aux Etats-Unis pour quémander. Nous avons quitté la dynamique de tendre la main. Nous ne sommes plus dans cette logique. La nature a béni le Burkina. Rien qu’en début septembre 2025, nous étions à plus de 36 tonnes d’or collectées pour cette année », a-t-il confié. Et de confier à ses compatriotes de la diaspora : « une fois j’ai reçu un diplomate français qui me disait qu’est-ce que nous attendons de la France aujourd’hui. Je l’ai dit, tout ce que nous voulons, c’est que vous laissez tranquille. Nous ne voulons rien. Nous ne voulons pas d’aide. Nous ne voulons rien de la France. Ils ont arrêté leur aide au développement.  Rien qu’en dénonçant les accords de non double imposition, ce que nous gagnons dépassent ce que la France nous donnait à travers l’aide au développement. Ils ont besoin de nos ressources sans nous et nous l’avons compris. Pourquoi, les procédures pour investir au Burkina traine ? A cette question, le Premier ministre a répondu qu’une nouvelle page du Burkina s’écrira autant par les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora. C’est pour cela, leur a-t-il dit qu’au niveau du ministère des Affaires étrangères, instruction a été donnée de travailler à faciliter beaucoup de procédures. Pourquoi avoir décidé de la gratuite des visas pour les ressortissants africains ? Jean Emmanuel Ouédraogo a expliqué que le Burkina est dans une vision panafricaniste, portée par le capitaine Ibrahim Traoré. Et, cette décision vise à montrer que le Burkina est une terre africaine, une terre rassurante. Quels sont les résultats de l’autopsie suite au décès de Alino Faso ? Il a rappelé que l’autopsie a été demandée par la justice burkinabè et l’affaire est en instruction. Il a dit avoir bon espoir que la vérité éclate. La diaspora a souhaité une bonne marche au RPP.

 

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr

(New York)