Le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso: « Nous travaillons à faire du Burkina un pays développé dans quelques années »

A l’occasion de l’an 3 de son accession à la magistrature suprême, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a accordé un grand entretien de 90 minutes à la presse nationale et internationale. Un entretien animé par une dizaine de journalistes de médias publics et privés (télévision, radio, presse en ligne et presse écrite) et segmenté en cinq thématiques : défense et sécurité ; politique et société ; économie et développement ; diplomatie et AES ; géopolitique régionale et internationale.

Lire l’intégralité de l’entretien en cliquant sur le lien ci-dessous:

Entretien à la presse nationale et internationale

Trois ans d’engagement

Le Burkina Faso souffle, demain mardi 30 septembre 2025, les bougies du troisième anniversaire de l’avènement du MPSR2 au pouvoir. C’est un bilan fondé sur des résultats et des acquis, qui illustre un bond qualitatif et quantitatif sur le double front de la lutte contre le terro-risme et du développement socio-économique. Trois ans d’engagement, trois ans de progrès. Sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a entrepris avec sérénité une marche vers une fierté retrouvée à tous les niveaux.

Il est difficile de passer sous silence l’incroyable résilience dont a fait preuve la population burkinabè. En dépit des attaques et des tentatives de déstabilisation, le pays n’a cessé d’exprimer sa détermination sans faille à tenir la dragée haute à l’adversité. Le MPSR 2 a non seulement renforcé la sécurité mais il a aussi su instaurer un réel dynamisme sur tous les plans.

L’Armée a connu une profonde transformation en plus d’une dotation régulière et conséquente en armement et équipements de pointe. Ce choix opéré au sommet de l’Etat, dès les premières heures, a permis de contrer les velléités meurtrières des terroristes. Le recrutement massif de combattants et le renforcement des capacités militaires ont permis de regagner du terrain, là où l’adversité a semblé, à un moment, tout emporter et semer le désespoir.

La lutte est certes nationale mais elle ne s’arrête pas aux frontières de la défense. Dans un élan collectif, le pays tout entier s’est mis en marche pour amorcer un véritable changement. La mise en place d’Initiatives présidentielles a trouvé un écho enthousiaste au sein de la population. Elles servent à jeter les bases d’un développement véritablement endogène, porteur d’avenir. Le Fonds de soutien patriotique (FSP) et le rôle des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) illustrent l’unité nationale et la mobilisation autour d’une vision commune.

Le peuple burkinabè, même dans la tourmente, garde la tête haute.
L’un des plus grands acquis reste les réformes ambitieuses et audacieuses entreprises pour assainir les finances publiques. Depuis trois ans, une lutte sans merci contre les prédateurs des deniers publics a été lancée. Le Burkina Faso a aussi choisi de renouer avec une culture d’intégrité, de patriotisme et de responsabilité. L’Immersion patriotique obligatoire pour les lauréats du baccalauréat et les camps vacances Faso Mêbo pour les enfants témoignent de cet esprit de renouveau.

Dans tous les secteurs vitaux tels l’éducation, la justice, l’agriculture, l’économie, la défense, la culture, les infrastructures, des progrès indéniables ont été réalisés. Le Burkina Faso a résolument repris le contrôle de son destin. Il s’affirme sur la scène internationale, notamment le choix de ses partenaires et en tant que membre fondateur de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Les engagements pris au niveau diplomatique s’inscrivent dans cette nouvelle dynamique géopolitique.

La terre des Hommes intègres est désormais une voix forte du Sahel, déterminée à ne plus être spectateur de son avenir. Il reste certes encore beaucoup à accomplir mais au regard du chemin parcouru en trois ans, sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a amorcé un tournant historique. L’indépendance réelle est en marche et la souveraineté, un combat commun.

Chaque Burkinabè est conscient de cette nouvelle donne dans laquelle son pays s’inscrit afin de se frayer une place honorable et respectable dans le concert des nations. D’année en année, le pays s’affiche et s’affirme plus uni, plus déterminé, plus solidaire. Le 30 septembre marque alors trois ans d’actions, de sacrifices et de progrès, trois ans de bataille d’une nation qui n’a jamais cessé de croire en elle-même. Dans la perspective des grands chantiers, les Burkinabè doivent s’unir davantage dans une vision commune : celle d’œuvrer à l’émergence d’un pays fort, autonome, fier de ses choix et résolument tourné vers un avenir radieux.

Par Assétou BADOH

Désenclavement de l’hôpital de Tengandogo: la voie sud bientôt praticable

L’Initiative présidentielle Faso Mêbo poursuit sa mission de désenclavement et d’aménagement des infrastructures routières. A Tengandogo, les travaux de terrassement de la voie longeant le côté sud de l’hôpital, sur une distance de 1,2 km, affichent déjà un taux d’exécution de 90%, selon le commandant de la 2e brigade routière, le capitaine Yasser Traoré.

Déployée depuis plus de six mois sur le terrain, l’initiative Faso Mêbo enregistre des acquis notables dans l’exécution de sa mission : désenclaver, aménager, embellir et renforcer les infrastructures publiques dans les villes et villages du Burkina Faso. A Tengandogo, la 2e brigade routière s’est investie dans la construction de la voie longeant le côté sud de l’hôpital. Selon le commandant de la 2e brigade routière, le capitaine Yasser Traoré, les travaux ont consisté en un décapage du terrain naturel, un apport en terre latéritique compte tenu du caractère marécageux du site, suivi de compactage et de nivelage, aux dires du capitaine Traoré.

« Des travaux d’assainissement sont également prévus pour faciliter l’évacuation des eaux de pluie », a-t-il ajouté. Le capitaine Traoré a annoncé que les travaux sont déjà exécutés à 90%, à la fin de ce mois de septembre 2025, malgré plusieurs difficultés. « A chaque décapement, nous étions confrontés à des remontées d’eau, ce qui a nécessité un terrassement approfondi sur 1,2 km », a-t-il expliqué. Selon lui, l’atteinte de ce taux d’exécution est le fruit des moyens mobilisés et du travail d’une équipe réduite d’une quinzaine de personnes, appuyée par des ingénieurs, pendant près de trois mois.

L’ingénieur en génie civil et membre de l’équipe, Jean Baptiste Kohio, à la fin des travaux, l’accès aux locaux annexes de l’hôpital, notamment le service de cancérologie et d’autres infrastructures va être facilité. Prévu au départ sur 600 m, le chantier a finalement été prolongé à 1,74 km, avec l’autorisation de la hiérarchie, a précisé le capitaine Traoré.

 

Boukary BONKOUNGOU
Joël Patrick KOALA
(Stagiaire)

Clôture de la 7e SAMAO: des recommandations pour une exploitation minière durable

Après deux jours de réflexions autour du thème : « Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ? », la VIIe édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), a pris fin, vendredi 26 septembre 2025, à Ouagadougou.

« Mettre en place un référentiel des coûts en matière de réhabilitation et de fermeture des mines », « renforcer la synergie d’actions entre les acteurs chargés de la réhabilitation et la fermeture des mines », sont, entre autres, les recommandations formulées à l’endroit des gouvernants, à la clôture de la 7e Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), intervenue, vendredi 26 septembre 2025, à Ouagadougou. Et cela à l’issue de deux jours d’expositions, de rencontres d’affaires, d’échanges et de réflexions autour du thème central : « Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ? ».

A l’endroit du pouvoir Exécutif, les participants ont également recommandé de renforcer le cadre juridique notamment sur la diversification des formes de compensation foncière, d’accompagnement des communautés dans les négociations et de mettre en place une structure dédiée spécifiquement à la gestion des questions de réhabilitation et fermeture des mines. Ils ont préconisé également de créer des cadres de concertations entre pays de l’AES en vue d’une amélioration et harmonisation des politiques minières au sein de la Confédération, de former des experts en réhabilitation et fermeture des mines et d’impliquer davantage la recherche scientifique dans la mise en place des solutions innovantes en matière d’extraction, réhabilitation et fermeture.

La cérémonie de clôture a servi de cadre pour la nation de traduire sa reconnaissance à des personnalités pour leur contribution au développement du secteur minier et à l’organisation des différentes SAMAO.

A l’égard du secteur privé, recommandation a été faite de rendre disponible les informations sur les modalités d’estimations des coûts de réhabilitation et de fermeture des différentes sociétés minières. C’est donc un bilan satisfaisant que participants et organisateurs ont dressé à l’issue de ce rendez-vous international du secteur minier africain. « A cet instant solennel marquant la clôture de la 7e édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest, je voudrais vous féliciter pour le succès éclatant de cette édition.

Par votre mobilisation, vos contributions et vos échanges fructueux lors de ces deux jours d’intenses travaux, vous avez prouvé une fois de plus que la SAMAO reste le cadre par excellence d’échanges et de partage d’expériences pour les acteurs du domaine minier », s’est réjoui le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba.

Il a traduit sa reconnaissance aux acteurs de cette réussite, à savoir le Comité national d’organisation, les pané-listes, les communicateurs, les invités et personnes-ressources, les participants, les partenaires techniques et financiers, la presse, les acteurs du secteur minier et les Orga-nisations de la société civile, pour leurs contributions multiples et multiformes qui ont permis à cette 7e SAMAO de tenir encore ses promesses.

La preuve de l’attractivité du secteur minier burkinabè

Le ministre chargé des Mines Yacouba Zabré Gouba : « en organisant cette VIIe édition, le Burkina Faso voudrait montrer aux yeux du monde entier, particulièrement aux investisseurs nationaux et internationaux, l’attractivité du secteur malgré le défi sécuritaire ».

A travers la tenue réussie de cette SAMAO, le Burkina Faso a montré une fois de
plus aux yeux du monde entier, parti-culièrement aux investisseurs nationaux et internationaux, l’attractivité du secteur malgré le défi sécuritaire.

En choisissant d’axer les réflexions sur la problématique de la fermeture et de la réhabilitation des mines, a-t-il indiqué, l’ambition est de faire de la SAMAO un avant-gardiste sur les réflexions relatives à l’exploitation durable et responsable des ressources naturelles africaines et l’impact de ces exploitations minières sur le devenir des communautés locales. Le ministre Gouba a rassuré que les recommandations et résolutions issues des riches échanges ne resteront pas lettre morte.

Il s’est engagé à veiller à leur mise en œuvre intégrale. La cérémonie de clôture a été une occasion pour la nation d’exprimer sa reconnaissance à des personnalités, à travers des décorations, pour leur engagement et contribution au développement du secteur minier et à l’orga-nisation des différentes SAMAO. Il s’agit notamment du juriste minier, Antoine Karambiri, des géologues Salif Napon et Bangraogo Emile Kaboré. Ils ont été élevés au rang de chevalier de l’Ordre de mérite du commerce et de l’industrie, avec agrafe mines et carrières.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Initiative présidentielle Faso Mêbo: des voiries reconstruites à Ouagadougou

Des rues dégradées de la ville de Ouagadougou sont réfectionnées grâce à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Une équipe de Sidwaya est allée constater les travaux, dans la nuit du vendredi 26 septembre 2025.

Il est 22 heures à la Rue menant à « Guey Boongo », précisément au niveau du quartier Kaonghin dans l’arrondissement 9 de la commune de Ouagadougou. Et depuis des heures, des niveleuses passent et repassent sur des tas de latérite déversés par endroits par des camions de type benne.

« Nous sommes en train de refaire, sur une distance d’1km 300, la rue qui mène à « Guey Boongo », afin de soulager les usagers et les riverains car elle est complètement dégradée », annonce le chef du chantier, l’adjudant Moussa Amadou Maïga, par ailleurs, technicien supérieur en génie civil, de Faso Mêbo. Ce dernier explique que son équipe travaille particulièrement au cours de la nuit.

« Nous avons choisi de travailler dans la nuit afin d’éviter de causer plus de perturbations dans la mobilité des citoyens, car il n’y a pas des voies de déviation », a-t-il souligné. Avant d’ajouter que son équipe se sent au mieux en activité de nuit. Cependant il confie que la recherche de la latérite à près de 30 km de la ville et l’entretien des engins sont des activités effectuées dans la journée. Ce chantier dénommé V3 est le 3e après 2 autres (V1 et V2), déjà effectués dans le même arrondissement.

Des travaux exécutés à 70%

« Nous avons plus d’options à travailler dans la nuit sur ces voies qui ont peu de déviations », confie le chef du chantier, Moussa Amadou Maïga.

Débutés il y a 2 semaines, les travaux sont estimés à 70%, à entendre Moussa Maïga. Mais, déjà des riverains saluent l’action. « Lorsque nous avons appris que Faso Mêbo est là, ce fut une surprise agréable pour nous. Nous sommes dans une zone inondable et cette voie était tellement dégradée qu’elle nous crée sans cesse des désagréments au long de la saison des pluies », s’est réjouie madame Kini, une riveraine. Autant que sa voisine, Naandabemba Sankara, fonctionnaire à la retraite, remercie le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré pour cette initiative salvatrice.

« Je suis compté parmi les premiers résidents de ce quartier, Kaonghuin et ce que Faso Mêbo est en train de faire est formidable. C’est avec fierté que je suis les travaux depuis ma porte. Il n’y a plus de flaques d’eau donc pas de moustiques et c’est avec assurance que la voie sera empruntée demain », s’est réjoui M. Sankara. Une expression de joie aussi exprimée par la jeunesse de ce quartier.

« L’aménagement de cette voie va limiter la souffrance que nous endurons en tant qu’usagers et riverains », s’exclame Yacouba Ouya. Pour l’heure, les travaux continuent et sans répit selon, le chef de chantier. Convaincu que le développement passe nécessairement par le développement de la route, Moussa Amadou Maïga, soutient qu’à l’issue des travaux de cet arrondissement, le cap sera mis sur d’autres quartiers avec le même dévouement.

Rémi ZOERINGRE

Tourisme dans l’espace AES: un véritable facteur d’intégration

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A la faveur de la 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le vice-président chargé du développement de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, Adama Siguiré, a animé une communication, vendredi 26 septembre 2025, à Ouagadougou. Cette conférence dont le thème est : « Tourisme et intégration des peuples du Sahel », a marqué le point de départ des panels dans le cadre du SITHO.

En plus des expositions, le Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) est aussi une vitrine de débats et de discussions pour la promotion des valeurs culturelles dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Vendredi 26 septembre 2025 à Ouaga-dougou, le vice-président chargé du développement de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, Adama Siguiré, a inauguré les panels à travers une communication sur le thème : « Tourisme et intégration des peuples du Sahel ».

Dans sa communication, M. Siguiré a invité les populations à une prise de conscience de la richesse de leur patrimoine culturel et naturel. Pour lui, le tourisme n’est pas seulement une affaire de culture ou de sociologie. Il constitue aussi un facteur d’intégration écologique et économique. C’est pourquoi, il a appelé les populations à dépasser le regard « néocolonial et impérialiste » du tourisme pour en faire un véritable outil d’acceptation, de diversité et de développement partagé.

Redonner de la valeur aux patrimoines locaux

Les participants ont salué la pertinence de la communication.

Le vice-président chargé du développement de la Commission nationale de l’AES a exprimé le vœu qu’à l’horizon de dix à quinze ans, le Burkina, le Mali et le Niger puissent accueillir des centaines de milliers de visiteurs chaque année. « Le tourisme occupe une place singulière dans l’espace confédéral, non seulement comme activité économique, mais aussi comme vecteur de rapprochement entre les peuples.

Il permet aux populations de mieux comprendre les réalités de leurs voisins, de découvrir la diversité culturelle et de renforcer les liens de fraternité entre communautés », a-t-il souligné. Adama Siguiré a indiqué aussi que l’un des apports majeurs du tourisme réside dans sa capacité à favoriser l’intégration culturelle. « En visitant un autre pays, une autre région ou un autre village, les visiteurs découvrent des pratiques, des savoir-faire et des traditions qui enrichissent leur propre expérience », foi de M. Siguiré.

Cette ouverture, a-t-il poursuivi, favorise une meilleure compréhension des différences, mais aussi des points communs qui unissent les peuples. Il a insisté sur le fait que les Africains eux-mêmes doivent apprendre à valoriser ce qui fait leur singularité.
« Trop souvent, il est observé que les citoyens dépensent des sommes importantes pour voyager et admirer des monuments ou des sites à l’étranger. Pourtant leur propre pays regorge de trésors uniques. Redonner de la valeur à ces patrimoines locaux est un acte de fierté, mais aussi une démarche stratégique pour le développement », a-t-il déclaré.

Pour cela, M. Siguiré a proposé d’entretenir et de valoriser les sites touristiques pour en faire de véritables moteurs économiques. Les Cascades de Banfora et d’autres sites naturels ou lieux historiques, selon lui, doivent être aménagés, protégés et rendus attrac-tifs. En s’inspirant d’exemples internationaux, il a rappelé que plusieurs pays se sont développés grâce à la valorisation de leur patrimoine touristique et culturel. Si les ressources culturelles sont bien exploitées, elles pourraient attirer des vi-siteurs d’Europe, d’Amérique ou d’Asie, générant ainsi des retombées financières consi-dérables pour les populations locales.

A la suite de sa communication, les participants ont exprimé leur satisfaction sur l’apport du tourisme dans le développement des pays et le rapprochement des peuples. Dans le même sens que le communicateur, la Directrice générale du tourisme, Monique Ouédraogo, a suggéré à l’Etat, acteur de premier plan, de jouer sa partition en facilitant l’acquisition des équipements de base pour permettre aux acteurs privés de booster les sites touristiques.

Oumarou RABO

Souveraineté et dignité

La voix du Burkina Faso et de la Confédération des Etats du Sahel a retenti à la 80e Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre 2025, à New York aux Etats-Unis. Portant le message du président du Faso, le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a d’abord dressé le bilan d’une ONU en décalage avec ses promesses initiales. Huit décennies après la Charte, l’organisation peine à incarner l’espérance des peuples : exclusions persistantes de l’Afrique du Conseil de sécurité, missions de paix inefficaces,
décisions minées par les rivalités des grandes puissances.

Le Burkina Faso a osé dire tout haut ce que beaucoup murmurent : l’ONU n’est crédible que si elle se réforme en profondeur et donne enfin à l’Afrique la place qu’elle mérite.
Au-delà du bilan clinique de l’Organisation, le chef du gouvernement a mis en avant la détermination d’un peuple à prendre son destin en main. Face au terrorisme « importé et entretenu », le Burkina Faso a choisi la résistance. Les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et la mobilisation citoyenne à travers le Fonds de soutien patriotique (FSP) constituent les piliers de cette lutte.

Les résultats sont concrets avec plus de 72% du territoire reconquis, plus de 1,6 millions de Personnes déplacées internes qui retrouvent leurs villages, des écoles qui rouvrent.
Sur le plan économique, le Premier ministre a insisté sur la rupture avec le cycle de dépendance. Le gouvernement privilégie désormais la transformation locale des ressources,
la souveraineté alimentaire et l’industrialisation. Les initiatives comme Faso Mêbo illustrent cette volonté d’autonomie et de résilience.

Aux côtés du Mali et du Niger au sein de la Confédération des Etats du Sahel, le Burkina Faso affirme une nouvelle dynamique panafricaniste. Loin d’un repli, cette union exprime la volonté des trois peuples d’écrire eux-mêmes leur avenir, dans la continuité du combat de figures comme Thomas Sankara ou Kwame Nkrumah.

En portant la voix de la souveraineté et de la dignité à la tribune des Nations unies, les pays de l’AES appellent à l’équité, non seulement pour l’Afrique, mais pour tous les peuples qui aspirent à vivre libres.

Jean-Marie TOE

Organisation des Nations unies: les Bobolais fiers du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a prononcé le discours du Burkina Faso, le samedi 27 septembre 2025 à la tribune de l’Organisation des Nations unies à l’occasion du 80e anniversaire de cette organisation. Nous avons tendu notre micro aux citoyens bobolais, le lendemain de ce discours qui se disent fiers et heureux du chef du gouvernement burkinabè.

Dramane Konaté, citoyen bobolais :
« j’ai aimé le franc parler de notre Premier ministre ».

« Le capitaine Thomas Isidore Sankara disait de son vivant que tuer un Sankara, ce sont des milliers qui naitront. On ne croyait pas, mais depuis l’avènement du MPSR2 (ndlr : Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration), avec à sa tête le capitaine Ibrahim Traoré, nous voyons les milliers de Sankara que le père de la Révolution d’août 87 parlait. Le discours du Premier ministre, le samedi dernier à la tribune de l’Organisation des Nations unies (ONU), vient nous réconforter dans cette conviction. J’ai aimé le franc parler de notre Premier ministre qui a dépeint la situation de l’ONU sans passer par quatre chemins. Si tous les dirigeants africains avaient cette franchise depuis les indépendances, ce continent n’allait pas être à la traine aujourd’hui. Mais ce n’est pas tard. Les Africains peuvent toujours se réveiller. Déjà dans l’espace AES (ndlr Alliance des Etats du sahel), nous avons décidé de prendre notre indépendance. Et ce n’est pas négociable, le Premier ministre l’a bien souligné dans son allocution. Et j’en suis vraiment fier ».

Adama Fayama, professeur vacataire d’Education physique et sportive (EPS) : « c’est un discours de vérité qui met cette organisation mondiale face à ses responsabilités ».

« Ce discours me va droit au cœur. Le Premier ministre Emmanuel Ouédraogo a fait le diagnostic de l’ONU sans complaisance. Il a dit haut ce que beaucoup de dirigeants pensent bas sans pouvoir le dire. C’est un discours de vérité qui met cette organisation mondiale face à ses responsabilités. Depuis 80 ans, les pays pauvres, notamment africains, n’ont pas senti la présence de l’ONU à leurs côtés. Pire, les injustices persistent ainsi que les conflits armés de par le monde. Depuis une décennie, les pays du Sahel sont confrontés au terrorisme. Mais qu’est-ce que l’ONU a fait concrètement pour stopper cette guerre qui nous est imposée sans raison ? Rien ! Et ce sont ces vérités que notre Premier ministre a mises sur la table le samedi ».

Roger Palenfo, agent de la SOFITEX à la retraite : « je suis débordé de joie après le discours de notre Premier ministre ».

« Je suis débordé de joie après le discours de notre Premier ministre à l’Assemblée des Nations unies, le samedi dernier. C’est un discours que j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt, un discours très riche. A travers ce discours, l’Afrique doit se réveiller maintenant. J’invite ainsi les autres pays africains à emboîter le pas des pays de l’AES qui ont décidé de prendre en main leur destin. Comme le disait feu Norbert Zongo, personne ne viendra nous donner la parole ou la liberté, c’est à nous de les arracher. Et le discours du Premier ministre qui a mis le doigt sur les différents maux de l’ONU, démontre à souhait que nous ne devons plus jouer à la politique de l’autruche ».

Jules Kam, enseignant : « ce discours était tellement clair et véridique, qu’on avait l’impression qu’il parlait à quelqu’un de la rue en face de lui ».

« C’est un discours très apprécié qui cadre avec le contexte du moment. Lorsqu’on parle de l’ONU, il s’agit seulement de l’occident et des autres continents nantis. L’Afrique, depuis la création de cette organisation, a toujours été mise en marge. Et le Premier ministre l’a clairement signifié, il faut que cette marginalisation cesse pour donner la place que ce continent mérite en lui accordant un siège permanent. J’ai vraiment aimé ce discours de vérité, digne d’un fils du pays de Thomas Sankara. Le Premier ministre a été sans langue de bois. Quand on prend la situation sécuritaire que le Mali, le Niger, et le Burkina Faso, vivent depuis dix ans, nous n’avons pas senti cette organisation faire quelque chose pour nous aider à lutter contre ces barbares. Et le Premier ministre l’a bien souligné en montrant son mécontentement face à cette fuite de responsabilité d’une organisation mondiale sensée protéger les faibles. Ce discours était tellement clair et véridique, qu’on avait l’impression qu’il parlait à quelqu’un de la rue en face de lui ».

Abdramane Traoré, constructeur métallique : « j’ai vu en Emmanuel Ouédraogo, un Thomas Sankara ».

« Je tiens à dire merci à notre Premier ministre qui a valablement représenté le Burkina Faso à cette Assemblée des Nations unies. Je suis fier d’être burkinabè. Ce discours vient réaffirmer la soif de souveraineté du Burkina Faso. Désormais nos partenaires doivent comprendre que ce sont des partenariats d’équité qui doivent prévaloir entre nous. J’ai vu en Emmanuel Ouédraogo, un Thomas Sankara ».

Dieudonné Sié Coulibaly, président de la CNAVC de l’arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso : « je m’inscris dans les propos du Premier ministre qui appelle à réformer l’ONU ».

« En ce qui concerne le discours du Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, à l’ONU, ce sont des faits réels qu’il a évoqués en ce sens que l’ONU n’existe pas dans nos pays. Pour ce faire, moi, je demande aux autorités du Burkina Faso, et à l’ensemble des pays de l’AES, de se retirer de cette organisation. Le retrait ne nous empêchera pas de nous développer. A mon sens, rester à l’ONU, c’est rester dans l’esclavage. Les dirigeants de l’institution n’ont pas de respect pour nous car, à chaque fois que nous tenons un discours, la salle est à moitié vide. L’ONU est une institution qui favorise les pays développés par rapport aux pays pauvres. Elle a complètement dévié de son objectif premier. Aujourd’hui, l’AES est en guerre contre le terrorisme. Quel a été le rôle de l’ONU ? Rien ! Je m’inscris dans les propos du Premier ministre qui appelle à réformer l’ONU, car pour moi, elle a échoué ».

Sayouba Mamboné, journaliste : « c’est un discours fort, impactant, et souverainiste ».

« C’est avec honneur, dignité et enthousiasme que nous avons suivi le Premier ministre à la tribune des Nations unies. Son discours était axé sur plusieurs points : le terrorisme et les enjeux de sa lutte, le diagnostic d’une ONU malade, et surtout la souveraineté de la Confédération de l’AES. Nous croyons que l’intervention de Son Excellence Jean Emmanuel Ouédraogo démontre à souhait la volonté manifeste du Burkina Faso, et partant de l’AES, de se départir des chaînes du néocolonialisme. C’est un discours fort, impactant, et souverainiste. Nous, en tant que populations, cela nous rassure, et nous sommes fières de continuer la lutte à leurs côtés avec, en tête, le camarade capitaine Ibrahim Traoré ».

Justin Dabiré, journaliste : « c’est un discours panafricaniste »

« C’est un discours panafricaniste, plein de sens dans un style direct empreint de vérité et de réalité.
Un discours qui plante un décor réaliste de l’ONU actuellement. Une organisation devenue l’ombre d’elle-même après plus de huit décennies. Le discours est également réaliste sur la gestion de la question sécuritaire dans certains pays, notamment au Sahel et particulièrement au Burkina Faso. Les chiffres donnés sur la reconquête du territoire et ceux du Fonds patriotique montrent la transparence et la volonté d’un pays qui se veut réellement souverain, un pays en marche pour un développement social et économique réel. Le discours du Premier ministre se veut aussi un peu plus clair par rapport aux agissements sibyllins de certains Etats, notamment le régime français du Président Emmanuel Macron sur qui il tire à boulets rouges pour son implication dans le terrorisme au Sahel. L’interpellation faite au secrétaire général de l’ONU
est une invite à repenser cette organisation jadis noble à sa création et à prendre ses responsabilités pour faire valoir la voix de certains pays qui vivent sous le poids dictatorial des pays dits puissants. En un mot, le discours du Premier ministre à l’ONU est clair, cohérent, véridique et réaliste par rapport aux aspirations actuelles des peuples du Sahel ».

Propos recueillis par
Kamélé FAYAMA
Noufou NEBIE

Initiative présidentielle pour le développement communautaire: des hommages aux FDS tombées pour la patrie au cimetière militaire de Ouezzin ville

L’Initiative présidentielle pour le développement communautaire a organisé, le samedi 27 septembre 2025, à Bobo-Dioulasso, une opération de nettoyage du cimetière militaire de Ouezzin-ville. Cette activité s’inscrit dans le cadre des conférences publiques sur l’engagement patriotique, et vise à honorer la mémoire des vaillants combattants tombés au front.

Les populations civiles et militaires se sont mobilisées tôt le matin du samedi 27 septembre 2025, au cimetière militaire de Ouezzin-ville, pour rendre les lieux propres. Munis de machettes, de dabas ou tout autre outil de nettoyage, femmes, hommes, autorités administratives, militaires ou coutumières ont débarrassé le cimetière de ses mauvaises herbes. Cette opération de salubrité est l’œuvre de l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire.

Pour son coordonnateur technique, Dominique Konombo, le nettoyage du cimetière militaire de Ouezzin ville s’inscrit dans le cadre des conférences publiques sur l’engagement patriotique, la cohésion sociale, le civisme et la paix, organisées dans les 13 régions du Burkina Faso, et dont la clôture est intervenue le vendredi 26 septembre 2025, à Bobo-Dioulasso. Au cours de ces conférences, les Burkinabè ont pris, selon
le coordonnateur technique, l’engagement vis-à-vis de l’Etat dans le sens du civisme et du patriotisme.

« C’est très important pour nous ce matin de concrétiser cet engagement par le nettoyage de ce cimetière. Et nous sommes doublement satisfaits. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les civils nous ont accompagnés afin de rendre ce cadre plus propre pour nos vaillants combattants qui ont payé de l’ultime sacrifice et qui ont donné leur vie pour ce pays. Nous sommes satisfaits pour la mobilisation et nous sommes sûrs que cela va se répéter et se perdurer dans le temps », a laissé entendre Dominique Konombo.

Se souvenir de nos héros

Le commandant de la deuxième région militaire, le lieutenant-colonel Lassana Porgo, a salué cet hommage rendu aux combattants tombées pour la patrie.

Le commandant de la deuxième région militaire de Bobo-Dioulasso, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a salué cet hommage rendu aux combattants morts pour la patrie. « Nous sommes ce matin au cimetière militaire de Ouezzin ville pour rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour que la population retrouve cette vie paisible. Nous sommes fiers que la population se retrouve dans ce cimetière pour le rendre propre parce que c’est notre maison commune et ceux qui s’y reposent sont des hommes qui ont combattu et tombés les armes à la main pour nous permettre d’être là aujourd’hui.

Cela nous donne encore plus de force et d’énergie pour nous FDS qui sommes encore sur le terrain », a-t-il laissé entendre. Au-delà de rendre ce lieu propre, a poursuivi le lieutenant-colonel, c’est aussi honorer la mémoire de ces vaillants combattants qui ont lutté pour libérer le grand Ouest et tout le Burkina Faso. Pour le secrétaire général de la région du Guiriko, Abraham Somdo, le nettoyage du cimetière est la concrétisation des engagements pris lors des conférences organisées par l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire.

« Nous sommes dans ce cimetière pour rendre hommage à ceux-là qui ont combattu, et donné de leur sang pour que nous puissions vivre. Plus que jamais nous rappelons leur mémoire en les rendant immortels. Chaque habitant de la région du Guiriko doit se souvenir permanemment de nos combattants devanciers et héros », a souligné Abraham Somdo. Le secrétaire général a remercié l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire et a rassuré que la population viendra au cimetière militaire de Ouezzin-ville chaque fois que ça sera nécessaire, pour que cet endroit soit le plus propre possible.

Adaman DRABO
Safiatou Boly
(Stagiaire)

SITHO 2025: la région du Nakambé dans toute sa splendeur

Au cour de la journée de la région invitée d’honneur à la 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a découvert les potentialités de la région du Nakambé, le 27 septembre 2025.

Région invitée d’honneur à la 15e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), le Nakambé expose ses richesses culturelles et touristiques. Il s’agit, entre autres, du Mausolée de Naaba Zoungrana à komtoèga, du mont Boulgou, du palais royal de Garango et celui de Tenkodogo. En plus, les tenues pour la chasse, les tongo (les gourdes en calebasse), le panier de mariage, le matériel de préparation des galettes à base de haricot (samsa), le corné (guitare), les mets et l’écotourisme de Bagré sont exposés dans le stand.

Ce 27 septembre 2025, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, est allé découvrir toutes ces potentialités touristiques. « Nous avons passé la journée avec l’ensemble des acteurs du secteur de l’hôtellerie et du tourisme du Nakambé. On a découvert quelques potentialités culturelles et gouté des mets traditionnels typiques
à la région », a souligné le ministre.

A l’entendre, la région du Nakambé a été conviée comme la région invitée d’honneur dans l’optique de faire un focus sur elle parce qu’elle a abrité au mois de juillet, le lancement de la grande saison du tourisme. « Le choix de la région vise également à apporter notre contribution en boostant le secteur du tourisme. Ce secteur est à cheval entre plusieurs activités économiques notamment l’hôtellerie et le commerce. C’est l’occasion pour les acteurs de se relancer et apporter la meilleure contribution qui soit à l’économie nationale », a-t-il indiqué.

De l’avis de l’agent à la direction régionale en charge du tourisme du Nakambé, Issoufou Nonni, c’est une grande fierté d’être la région invitée d’honneur et un honneur pour lui de recevoir le ministre dans le stand de la région. « Cela nous va droit au cœur » a-t-il ajouté. La région compte 125 sites et attraits touristiques et 4 sont classés sur la liste du patrimoine national.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com