Ronds-points embellis: la vitrine d’un Burkina résilient

De simples points de passage, les ronds-points embellis sont devenus aujourd’hui des espaces de valorisation urbaine et des symboles d’un Burkina Faso qui se réinvente malgré les défis. Ces transformations qui ont pris de l’ampleur depuis mai 2024, donnent un nouveau visage à plusieurs espaces publics du pays, notamment à Ouagadougou.

Les ronds-points au Burkina Faso. Des points de repère permettant aux usagers de s’orienter et de retrouver leur chemin dans les villes. Endroits autrefois délaissés, certains de ces espaces ont profondément changé de visage et de fonction.
Grâce aux différents aménagements dans plusieurs villes du Burkina Faso, notamment à Ouagadougou, ces carrefours d’antan ordinaires deviennent progressivement des lieux d’expression, de valorisation de l’identité nationale et d’attraction pour les populations. Ils attirent les regards, éveillent la curiosité des habitants et des visiteurs et constituent désormais des lieux de rassemblement où de nombreux jeunes viennent immortaliser des moments à travers des photos. Micknam Francis Ouédraogo, est de ceux-là.

Ce Ouagavillois estime que l’embellissement des ronds-points est une évolution importante dans la perception des espaces publics. Selon lui, ils sont devenus des cadres attractifs où les populations peuvent se retrouver et profiter de l’environnement. « Depuis que ces espaces ont connu un changement majeur, les habitants les perçoivent autrement. Certains visiteurs viennent pour faire des photos, tandis que d’autres, simplement pour profiter du cadre », déclare-t-il.

La marque de la verdure

Il dit être particulièrement marqué par la présence de la verdure et des éléments décoratifs qui donnent une nouvelle image aux ronds-points. « Tout, dans ces espaces m’impressionne. Au-delà de l’embellissement, c’est aussi le signe que notre cadre de vie bénéficie d’une attention particulière », souligne-t-il. Les week-ends, à partir de 16 heures, ces ronds-points connaissent une forte affluence. Hommes, femmes, jeunes et personnes de toutes catégories sociales s’y rendent pour une découverte. « Actuellement, quand tu passes, tu as envie de t’arrêter et de regarder », témoigne Nabangsida Tapsoba, un autre Ouagavillois. Pour lui, cette initiative contribue à valoriser l’image du Burkina Faso.

« Cela honore vraiment notre pays, cela donne une belle image à notre pays », affirme-t-il. Au-delà de simples aménagements urbains, il y voit le symbole d’un Burkina Faso qui se reconstruit et qui aspire à un meilleur cadre de vie. Il invite ainsi les populations à fréquenter ces espaces afin d’encourager la poursuite des efforts dans le domaine de l’urbanisation. Le visiteur, Ram Soudré, explique son attachement à ces lieux : « Ce qui m’attire pour venir faire des photos ici, c’est qu’on a mis les moyens pour aménager les lieux.

Les premiers responsables du pays ont investi pour rendre beau notre cadre de vie, il est donc normal que nous le mettions en valeur », indique-t-il. Selon lui, ces réalisations permettent également de changer la perception du pays.
« Quand nous faisons les photos, certaines personnes peuvent même croire que ce n’est pas au Burkina, et pourtant c’est bien au Burkina », dit-il dans un large sourire.

Une résilience nationale

Ce rond-point réaménagé à Bobo-Dioulasso, illustre la volonté d’embellir la ville et d’offrir aux citoyens des espaces qui reflètent l’identité et la créativité burkinabè.

Plus que de simples espaces embellis, les ronds-points traduisent la résilience d’un Burkina Faso qui, malgré les épreuves, continue de se réinventer et de valoriser son identité à travers des initiatives porteuses d’espoir. Assétou Zongo est étudiante en génie civil. Elle voit dans l’embellissement des espaces publics plus qu’une simple opération esthétique. Ces aménagements traduisent, selon elle, la capacité du Burkina Faso à poursuivre sa transformation malgré les difficultés liées notamment à la crise sécuritaire.

A son avis, ils modifient les perceptions négatives associées au Burkina Faso et montrent que le pays des Hommes intègres reste engagé dans une dynamique de construction et de développement. « L’embellissement des ronds-points est une initiative cruciale, car, il permet de déconstruire certains stéréotypes selon lesquels notre pays ne pourrait pas avancer à cause de la guerre », confie-t-elle. Pour l’étudiante en génie civil, ces réalisations témoignent également de la volonté des Burkinabè de ne pas se laisser emporter par les épreuves, mais de continuer à valoriser leur cadre de vie.

Au-delà de leur fonction décorative, les ronds-points embellis deviennent des lieux de rencontre et de rassemblement, particulièrement pour la jeunesse. Ils incarnent ainsi une dynamique de modernisation urbaine et reflètent l’image d’un Burkina Faso résilient, capable de poursuivre ses ambitions de développement tout en faisant face aux défis actuels. Aujourd’hui, ces ronds-points invitent les populations à venir les découvrir et à les valoriser par leur beauté. Les visiter et en prendre soin, c’est aussi une façon de montrer son attachement au Burkina Faso et de contribuer à préserver l’image d’une Nation fière de son identité.

Ange BONTOGO
(Stagiaire)

Jeux mondiaux des robots humanoïdes 2026 : un laboratoire de performance des êtres en carbone

Beijing, la capitale chinoise, accueille du 22 au 26 août 2026, la 2e édition des Jeux mondiaux des robots humanoïdes. La cérémonie d’ouverture de l’événement, intervenue dans la soirée du 22 août, dans l’enceinte de l’Anneau national de patinage de vitesse, a donné un aperçu des compétitions. Dans un décor de film de science-fiction, des robots humanoïdes bien entraînés, ont proposé un spectacle haut en couleur au public. Plus de 2 056 robots humanoïdes de 666 équipes issus de 16 pays s’affrontent dans plusieurs disciplines sportives comme le tennis de table, la boxe, des courses, le football, le saut à la corde ou encore le soulevé de poids…

Cette compétition illustre la fulgurance dans le développement du secteur de la robotique ces dernières années en Chine. De simples spécimens de robots qui servaient à des essais, l’on est passé à une étape de la robotique industrielle qui se déploie dans plusieurs secteurs d’activités avec des performances qui défient l’imagination. Désormais, en Chine, les robots humanoïdes prennent exclusivement en charge certains travaux. De la cuisine au service de nettoyage en passant par la livraison, il n’est de secret pour ces êtres en carbone. Les Jeux mondiaux des robots humanoïdes qui réunissent des entreprises chinoises et du monde entier sont le symbole que ces inventions peuvent embrasser tous les domaines de l’activité humaine. Ils sont aussi la traduction parfaite des initiatives innovantes dans le secteur.

En accueillant les Jeux mondiaux des robots humanoïdes, la Chine confirme son statut de leader en matière d’innovation et d’inventivité dans le secteur. Un rapport sectoriel publié récemment lors de la Conférence mondiale sur la robotique 2026, indique que la Chine a livré plus de 40 000 robots humanoïdes au premier semestre de cette année, portant sa part des livraisons mondiales à 97 %. Les applications concrètes dont font preuve les robots humanoïdes chinois dans divers secteurs d’activités prouvent une fois de plus que l’expertise des entreprises du pays est solide et convaincante.

La tenue des Jeux mondiaux des robots humanoïdes à Beijing confirme également l’émergence d’un écosystème « quatre-en-un » articulé autour de la normalisation, de la formation des talents, de la coopération internationale et des infrastructures d’innovation. L’organisation d’une telle compétition nécessite la disponibilité d’infrastructures appropriées et de ressources humaines qualifiées et une volonté de toujours aller de l’avant.

Les Jeux mondiaux des robots humanoïdes se présentent pour la Chine comme un laboratoire d’expériences des différents spécimens créés par les entreprises. À titre illustratif, un robot humanoïde chinois a établi un nouveau record du 100 mètres avec 9,39 secondes, pulvérisant celui de l’athlète jamaïcain Usain Bolt, qui était de 9,58 secondes. C’est la preuve que l’innovation technologique chinoise innerve à un rythme flamboyant le secteur de la robotique. Plus qu’un divertissement, les Jeux mondiaux des robots humanoïdes dessinent les contours d’un avenir où les humains et les robots humanoïdes devront cohabiter et apprendre à travailler ensemble. Au-delà de la compétition, l’événement, organisé par le gouvernement municipal de Beijing, China Media Group (CMG), l’Organisation mondiale de coopération sur la robotique (WRCO), et le Conseil international de la RoboCup Asie-Pacifique (RCAP), met en avant les échanges technologiques et offre une plate-forme mondiale de partage d’expériences dans le secteur de la robotique.

Karim BADOLO

CGTN Français

 

𝐒𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 : A 𝐘𝐚𝐜𝐨𝐮𝐭𝐚, 𝐥𝐞 𝐒𝐚𝐡𝐞𝐥 𝐫𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐭𝐞 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐬𝐬𝐨𝐧𝐬

Dans la commune de Dori, une nouvelle page s’écrit pour la production halieutique dans la région du Liptako. Ce lundi 24 août 2026, la récolte des poissons élevés dans les cages flottantes installées sur le barrage de Yacouta a été officiellement lancée par le Camarade Abdoul Karim ZONGO, Gouverneur de la région du Liptako.
Cette étape marque l’aboutissement d’une ambition engagée six mois plus tôt avec le lancement de l’empoissonnement des cages flottantes du barrage, présidé par le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Aujourd’hui, l’initiative franchit une nouvelle étape avec les premières récoltes, confirmant la capacité du Sahel à développer sa propre production de poisson.
Au total, les 18 cages flottantes seront récoltées pour une production attendue de 15 tonnes. Cette offre locale contribuera à améliorer la disponibilité du poisson, à soutenir l’économie et à créer de nouvelles opportunités pour les populations de Dori et des villages environnants.
Au-delà des chiffres, cette première récolte illustre le chemin parcouru en seulement six mois. De l’empoissonnement à la production, l’expérience de Yacouta démontre qu’une vision portée avec détermination peut rapidement produire des résultats concrets, malgré les nombreux défis du contexte.
Cette avancée s’inscrit dans la vision du Camarade Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, qui fait de la souveraineté alimentaire une priorité et encourage la valorisation des ressources nationales et le développement de la production locale.
À Yacouta, le poisson n’est désormais plus seulement attendu : il est produit. Une concrétisation de l’ambition de faire du potentiel du Sahel une source de richesse et de prospérité au service de ses populations.
Source : 𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

Une première dans les hôpitaux publics du Burkina Faso :le CHU de Bogodogo lance la chirurgie de la cataracte par phacoémulsification (Phaco-E)

Le Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) a officiellement lancé, le lundi 24 août 2026, les activités de chirurgie de la cataracte par phacoémulsification (Phaco-E). Cette avancée technologique majeure marque une nouvelle étape dans l’amélioration de l’offre de soins oculaires au Burkina Faso et ouvre de nouvelles perspectives pour la prise en charge des patients.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du Directeur général du CHU de Bogodogo, des directeurs techniques et des responsables médico-techniques, du personnel du service d’ophtalmologie et d’exploration visuelle ainsi que des invités.
Prenant la parole, le Directeur général du CHU de Bogodogo le camarade Seydou NOMBRE a salué le démarrage de cette activité qu’il a qualifiée d’étape importante dans la vie de l’établissement. Selon lui, la mise en œuvre de cette technique moderne de prise en charge de la cataracte traduit la volonté constante du CHU-B d’améliorer la qualité de son offre de soins et de mettre à la disposition des populations des prestations répondant aux exigences de la médecine moderne.
La phacoémulsification est une technique moderne et moins invasive de chirurgie de la cataracte. Elle consiste à fragmenter et à aspirer le cristallin opacifié à l’aide d’ultrasons, avant son remplacement par un cristallin artificiel à travers une micro-incision de quelques millimètres. Cette méthode permet une prise en charge plus précise et favorise une récupération visuelle plus rapide des patients.
Le chef du service d’ophtalmologie et d’exploration visuelle du CHU de Bogodogo le camarade Pr Ag Pierre Windinmanégdé DJIGUIMDE a pour sa part, souligné l’importance de cette innovation pour l’amélioration de l’offre de soins au CHU de Bogodogo. La cataracte étant l’une des principales causes de baisse de la vision et de cécité évitable, l’introduction de la phacoémulsification constitue un espoir important pour de nombreux patients.
Jusqu’à présent, cette technique moderne, en raison notamment du coût élevé des équipements et des exigences liées à leur maintenance, demeurait peu accessible dans les structures publiques. Le lancement de la Phaco-E au CHU de Bogodogo constitue ainsi une avancée majeure pour le système hospitalier public burkinabè.
Au-delà de la chirurgie de la cataracte, cette nouvelle étape ouvre également des perspectives pour le développement d’autres activités spécialisées en ophtalmologie, notamment la chirurgie vitréo-rétinienne. Celle-ci pourrait contribuer à une meilleure prise en charge de certaines pathologies complexes, telles que les décollements de rétine, et à la réduction des évacuations sanitaires.
Le Directeur général a félicité l’ensemble des acteurs ayant contribué à rendre possible le démarrage de ces activités, en particulier les responsables et le personnel du service d’ophtalmologie et d’exploration visuelle. Il a également exprimé sa reconnaissance aux autorités sanitaires pour leur accompagnement dans l’amélioration continue de l’offre de soins.
Il a enfin invité les équipes à veiller à la bonne utilisation et à la maintenance des équipements, tout en plaçant la sécurité, la qualité des soins et la satisfaction des patients au cœur de leurs actions.
Avec le lancement de la chirurgie de la cataracte par phacoémulsification, le CHU de Bogodogo franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son plateau technique et de ses compétences. Une avancée qui s’inscrit dans la dynamique du projet d’établissement hospitalier 2026-2030 et dans la vision de faire du CHU-B une structure de référence en matière de soins spécialisés.
Source : Centre hospitalier universitaire de Bogodogo

Face aux Burkinabè vivant au Niger, le Président de l’Assemblée législative du Peuple appelle à l’unité et au patriotisme

En marge de son séjour à Niamey, le Président de l’Assemblée législative du Peuple, le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, a rencontré ce dimanche 23 août la communauté Burkinabè vivant au Niger réunie à l’occasion de son assemblée générale.
En présence de l’Ambassadeur du Burkina Faso au Niger, le Colonel-major Abdou DIALLO et du Président de l’Association des ressortissants Burkinabè au Niger, Ali Koka TINDANO, le Président de l’Assemblée législative du Peuple a tenu à saluer ses compatriotes et à leur souhaiter une bonne tenue de leur assemblée générale. Revenant sur sa présence à Niamey, le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA a expliqué que la délégation parlementaire Burkinabè est présente pour prendre part à l’installation et à la première session des Sessions confédérales des Parlements de l’AES.
Une étape qui doit permettre de parachever la mise en place des institutions de la Confédération des États du Sahel. Le Chef du Parlement a rappelé que la Confédération repose sur trois principales instances à savoir le Collège des Chefs d’État, le Conseil des ministres et les Sessions confédérales des Parlements. Les deux premières étant déjà en place, les travaux de Niamey doivent permettre de mettre en place la troisième.
Pour le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, le Parlement confédéral doit avant tout porter la voix des peuples de l’AES. Il doit également contribuer à permettre aux populations de l’espace confédéral de vivre et d’exercer librement leurs activités dans les trois pays. S’adressant ensuite aux Burkinabè vivant au Niger, le Président de l’Assemblée législative du Peuple les a invités à rester dignes, intègres et patriotes, tout en respectant les lois du pays d’accueil.
Il les a également encouragés à accompagner l’action de l’Ambassadeur du Burkina Faso au Niger et à préserver les liens qui unissent les compatriotes établis dans le pays. « Vous tous, sans exception, vous êtes des ambassadeurs du Burkina Faso au Niger », leur a-t-il rappelé avant d’insister sur la nécessité de l’union, de l’engagement et du patriotisme.
Pour le Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, cette solidarité doit également s’inscrire dans une vision plus large, celle d’une communauté de peuples liés par un même espace confédéral. « Nous sommes une même famille », a-t-il déclaré, appelant ses compatriotes à se soutenir et à rester attachés à la mère patrie.
Source : L’Assemblée législative du Peuple

Chimio-prévention du paludisme saisonnier : une mosaïque d’actions pour vaincre le paludisme

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de partenaires techniques et financiers, a effectué une sortie sur le terrain pour apprécier le déroulement du deuxième passage de la campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS) 2026, vendredi 21 août 2026, à Saponé.

La stratégie nationale de lutte contre le paludisme vise l’éli-mination de la maladie d’ici 2030. Elle combine la Chimio-prévention saisonnière (CPS), la vaccination à grande échelle, la prise en charge communautaire et la distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Ainsi, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de partenaires techniques et financiers, a effectué une sortie sur le terrain pour apprécier le déroulement de la deuxième phase de la campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier 2026, vendredi 21 août 2026, à Saponé.

Dans ce district sanitaire, le premier responsable du département en charge de la santé s’est imprégné de la qualité du travail abattu au profit de la population. Maillon important pour la réussite de la campagne, les Agents de santé à base communautaire (ASBC) ont reçu les encouragements du ministre de la Santé. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a rappelé que la priorité absolue, au cours de la deuxième phase de la campagne nationale
de chimio-prévention du paludisme saisonnier, est de faire en sorte qu’aucun enfant éligible ne soit mis de côté dans le cadre de la prévention contre le paludisme.
« Nous avons vu des ASBC qui sont mobilisés, qui ont très bien intégré ce qu’il faut passer comme message aux populations et comment il faut admi-nistrer les médicaments
aux enfants. Et cela est extrêmement important », a-t-il apprécié.

Détruire les gîtes larvaires

Et de préciser que sur toute l’étendue du territoire, la campagne en cours concerne un peu plus de 5 millions d’enfants, dont autour de 4,8 millions d’enfants de 3 mois à 59 mois et un peu plus de 300 000 enfants de 5 ans à 9 ans. Le ministre de la Santé a souligné qu’au-delà de l’administration de ces médicaments, dans le cadre de la CPS+, il est aussi recommandé la destruction des gîtes larvaires.

« Le camarade président du Faso, lors de ses prises de parole à l’occasion de la fête nationale et de la fête de fin d’année, avait insisté que les Burkinabè travaillent à assainir leur cadre de vie, à détruire les gîtes larvaires », a-t-il rappelé. Quant au médecin-chef de district sanitaire de Saponé, Dr Liliane Bambara, elle a salué les efforts qui ont permis de baisser le taux du paludisme ces trois dernières années. « En 2023, on avait 63 000 cas de paludisme. En 2024, on a eu une baisse d’environ 7,2 % des cas. De 2023 à 2025, environ une baisse de 29 % », a-t-elle détaillé.

Emmanuel BICABA

Port obligatoire du casque à Koudougou: les usagers non en règle refoulés par la police

Le service régional de la circulation et de la sécurité routière de Nando, le commissariat central de police de Koudougou et la police municipale ont mené, le vendredi 21 août 2026, une opération conjointe de contrôle du port du casque dénommée : « Bouclier tête ». L’objectif est d’amener les usagers des engins à deux et trois roues à adopter définitivement le port du casque comme un geste quotidien de sécurité routière.

Dans la matinée du vendredi 21 août 2026, dès les premières heures, des agents de la Police nationale et municipale ont investi les principales artères de la ville de Koudougou ainsi bouclée pour un contrôle du port obligatoire du casque par les usagers de la route notamment les motocyclettes et les tricycles. Au total, 11 postes de contrôle ont été installés pour vérifier le respect de la mesure avec la consigne suivante : tout usager circulant sans casque doit être systématiquement refoulé ou s’en procurer sur place avec les vendeurs avant de poursuivre son trajet.

A l’entrée de Koudougou sur l’axe Koudougou-Réo, ceux qui se rendaient au centre-ville, y compris des usagers en provenance de Réo, ont ainsi été contraints de se conformer à la mesure. Sur le terrain, certains usagers ont dû modifier leur programme. Les personnes qui ne disposaient pas de casque avaient le choix entre retourner le chercher ou s’en procurer auprès des vendeurs présents à proximité des points de contrôle. Des usagers ont expliqué avoir oublié leur casque. D’autres, après avoir été refoulés, sont retournés à leur domicile pour le récupérer. Cette situation traduit les difficultés qui subsistent dans l’application d’une mesure pourtant présentée comme obligatoire.

Certains motocyclistes disposent d’un casque, mais ne l’utilisent pas systématiquement. L’assistant de police municipale Armel Yaméogo a relevé cette situation lors de l’opération, tout en constatant une adhésion importante des usagers au dispositif. Pour les forces de sécurité, il ne s’agit donc plus seulement de rappeler la règle, mais de favoriser son application effective. Le chef du service régional de la circulation et de la sécurité routière de Nando, le capitaine de police Henri Yamyaogo, a indiqué que le taux de port du casque constaté au cours de l’opération était d’environ 80 %. Un résultat jugé encourageant, mais qui reste en deçà de l’objectif de 100 %.

Le message des agents reste centré sur la prévention et la protection des usagers.
« Nous invitons tous les usagers de la route au respect du Code de la route et à faire également du port du casque un geste quotidien », a déclaré le capitaine Henri Yamyaogo.

« Intégrer le casque dans les habitudes »

A Koudougou, l’opération « Bouclier tête » entend ainsi transformer progressivement les habitudes. Au-delà de la présence des agents sur les axes routiers, les autorités misent sur la sensibilisation pour faire du casque un équipement systématique. L’objectif reste clair : parvenir à 100 % de port du casque et faire de la sécurité routière une responsabilité partagée par tous les usagers. Cette opération a été une occasion pour les vendeurs de casques de se frotter les mains. Ouattara Wenanato propose plusieurs modèles de casques dont les prix varient entre 6 500 et 17 500 F CFA.

Il a fait savoir que son équipe commerciale, composée d’une douzaine d’agents postés aux différents carrefours de la cité du Cavalier rouge écoule parfois plus d’une centaine de casques par jour, toutes catégories confondues. D’ailleurs, il a enregistré des ruptures de stocks pour certains modèles. Abdoulaye Ouédraogo est venu acheter un autre casque en remplacement de l’ancien jugé moins protecteur.

Pour lui, le port obligatoire institué par les autorités vise à protéger les usagers et les citoyens devraient le comprendre ainsi. « C’est dans notre intérêt parce qu’avec le casque en cas d’accident, il évite les blessures graves à la tête pouvant conduire à la mort », a-t-il précisé. Il a salué la mesure et appelé les motocyclistes à intégrer le port du casque dans les habitudes en circulation pour préserver leur vie. Interceptée et stoppée à son retour du marché, Lucienne Zagré, a reconnu l’importance du casque mais a affirmé avoir oublié le sien à la maison.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com