Camp vacances Faso Mêbo à Dori : les campeurs s’engagent à appliquer les valeurs de civisme et de patriotisme

Le camp vacances Faso Mêbo s’est achevé à Dori, chef-lieu de la région du Liptako par une démonstration de techniques de combat et une remise d’attestation de participation aux 445 campeurs, le samedi 22 août 2026.

«Pendant dix jours, nous avons vécu une expérience intense d’apprentissage, de fraternité et de patriotisme », a d’emblée fait savoir le représentant des campeurs de la première promotion du camp vacances Faso Mêbo des régions du Liptako et du Soum, Joël Ouédraogo, le samedi 22 août 2026 à la cérémonie de clôture des activités. Sur les sites de formation, a-t-il poursuivi, au milieu des marches et des cours d’instruction civique, ils ont découvert la vraie histoire du Burkina. En réalisant des travaux manuels, a-t-il renchérit, ils ont également appris que la discipline n’est pas une contrainte, mais la clé de la liberté et de la force mentale.

« Cette formation nous a permis de comprendre que l’éducation ne se limite pas aux salles de classe. Elle se construit aussi par l’effort, l’endurance, le respect et l’entraide », a-t-il confié. A l’adresse des parents, le jeune Ouédraogo a dit qu’ils rentrent à la maison plus « mûrs », disciplinés, solidaires et fiers d’être les enfants de cette Nation. C’est pourquoi, il a fait le serment d’appliquer chaque jour, à l’école comme à la maison, les valeurs de civisme et du patriotisme reçues.

A cet effet, il a au nom de ses autres campeurs, pris l’engagement de respecter les règles, d’œuvrer pour l’unité, de cultiver le respect et la responsabilité et de faire honneur à la formation qu’ils ont reçue. « Chers camarades campeurs, que notre souvenir de ce camp devienne une force et que nos actes d’aujourd’hui prouvent que cette formation n’a pas été vaine », a-t-il insisté.

Renforcer les valeurs cardinales

Selon le représentant des parents des campeurs, Boubacar Elhadji, le camp vacances Faso Mêbo a été pour les enfants dix jours d’appropriation, de réappropriation et de renforce-ment des valeurs cardinales de notre société par des démarches nouvelles et efficaces. « Le patriotisme, la solidarité, le partage, la discipline, le courage, le respect, la patience, la tolérance, l’amour du travail bien fait et le respect des symboles de l’État ont été au cœur de leur quotidien, nous laissent-ils entendre à leur arrivée chaque soir à la maison.

Durant ce séjour, ils ont appris à se connaître, mais aussi à découvrir leur pays », a-t-il renseigné. A l’en croire, les jeunes campeurs ont développé un amour profond pour la patrie, en se convaincant que plus que jamais, ce pays est unique. Autrement dit, a souligné Boubacar Elhadji, le Pays des Hommes intègres représente leur passé, leur présent et leur avenir. De ce fait, il a estimé que la patrie mérite pour cela tous les sacrifices.

De l’avis du représentant du commandant de la 4e région militaire, le chef de corps du 41e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dori, le chef de bataillon, le commandant Fayçal Ilboudo a souligné que les campeurs ont vécu une expérience riche en enseignements, en partage et en fraternité. Au-delà des activités organisées, a-t-il rappelé, ce camp a été une véritable école de la vie, où chacun a appris à mieux connaître son pays, à aimer sa patrie et à comprendre que l’avenir du Burkina repose aussi entre ses mains. « Pendant ce camp, les enfants ont appris que le patriotisme ne se limite pas aux paroles.

Il se traduit par le respect du drapeau, la protection des biens publics, l’amour du travail bien fait, la solidarité envers les autres et la volonté de servir son pays avec honnêteté. Ils ont également découvert l’importance du civisme et de la discipline. Être discipliné, c’est savoir respecter les règles, écouter les conseils ses parents et des anciens », a-t-il indiqué. Il a également soutenu que ce sont ces petites attitudes de chaque jour qui construisent les grands citoyens de demain.

Et de préciser que c’est ce que les jeunes campeurs ont, avec leurs mains d’enfants tenu une truelle, confectionné des pavés et les ont posés. Outre cela, il a affirmé qu’ils ont aussi peint, dessiné et planté des arbres. « Chers parents, Faso-Mébo a semé, les instructeurs et encadreurs ont arrosé. Il revient désormais aux parents, dans les familles, de veiller à ce que cette graine continue de grandir. Ne laissez pas ce que les enfants ont appris ici s’éteindre une fois rentrés à la maison », a-t-il conclu.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

Ressources humaines en santé : le Burkina classé 1er en Afrique francophone selon l’OMS

Le Burkina Faso s’illustre dans la gestion des Ressources humaines en santé (RHS). Le pays a reçu une attestation de reconnaissance du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique (OMS AFRO) pour ses performances en matière de disponibilité des données sur les personnels de santé.

Cette distinction est intervenue lors de la réunion technique annuelle de revue et de planification des RHS 2026, tenue du 17 au 21 août, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Le Burkina Faso y est représenté par le directeur des ressources humaines du ministère de la Santé, le camarade Mamadou Traoré. Selon les résultats présentés à cette occasion, le Burkina Faso occupe la première place en Afrique francophone, la deuxième en Afrique et la cinquième au niveau mondial. Son score de disponibilité des données est passé de 89 % à 93 %. Cette reconnaissance traduit les efforts consentis pour améliorer la collecte, la consolidation et la disponibilité des informations relatives aux personnels de santé.

Ces données constituent un outil stratégique pour mieux connaître les effectifs, leur répartition et les besoins du système sanitaire. Elles permettent notamment d’éclairer les décisions en matière de recrutement, de formation, de spécialisation, d’affectation et de mobilité des agents, afin de mieux adapter les ressources disponibles aux besoins des populations.

Au-delà de la reconnaissance, le défi consiste désormais à consolider les acquis, maintenir l’actualisation des données et renforcer leur utilisation dans la prise de décision. La rencontre de Johannesburg offre également au Burkina Faso l’occasion de partager son expérience avec les autres pays africains. Cette distinction encourage ainsi le ministère de la Santé à poursuivre la dynamique : disposer de données fiables pour mieux planifier les ressources humaines et améliorer durablement l’offre de soins.

DCRP/MS

Gestion de catastrophes et des crises: le dispositif national de réponse testé

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a oorganisé un exercice de simulation du plan national de l’Organisation des secours (ORSEC), le samedi 22 août 2026, à Ouagadougou.

Le gouvernement veut mieux se préparer pour faire face à d’éventuelles crises ou catastrophes qui pourraient survenir. A cet effet, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, à travers sa Direction générale de la protection civile (DGCP), a convié les hommes des médias pour une simulation du plan national de l’Organisation des secours (ORSEC). Cette activité a eu lieu le samedi 22 août 2026, à Ouagadougou. C’était en collaboration avec les polices nationale et municipale, la Brigade nationale des sapeurs pompiers (BNSP), le Secrétariat permanent du conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (SP/CONASUR), les Eaux et Forêts, la Croix rouge.

Des barrages 2, 3, à l’unité « RAMBO » de Kossodo, l’exercice a permis de tester la chaîne de commandement, la circulation de l’information, la prise de décision et la coordination des interventions sur le terrain. Aux barrages 2, 3, la simulation a été menée dans un contexte de pluie diluvienne, causant inondations et incendie. A l’entame, c’est la coordination entre les différents acteurs qui a été notée en vue de l’intervention. Des agents des polices nationale et municipale devaient réguler la circulation afin de garantir un accès rapide et facile aux zones d’intervention par la BNSP pour sécuriser les biens des personnes touchées.

Les victimes ont été retirées des eaux et remises aux agents de la Croix rouge pour les premiers soins et transportées par les ambulances vers un site d’accueil temporaire des personnes sinistrées du SP/CONASUR. Là, elles sont logées, écoutées, nourries et les blessés graves évacués vers des centres de santé pour des soins appropriés. Selon certains acteurs de la Croix rouge, la mission principale dans ce centre est l’écoute des victimes pour un travail psychologique.

Et, dans le cadre de l’exercice, Ouzaefatou Ouédraogo, blessée légèrement, a remercié les sauveteurs pour la bonne prise en charge.
Par la suite, l’équipe s’est déportée à Kossodo, où est survenue une explosion au sein de l’unité de production de produits chimiques, RAMBO (nom d’emprunt), provoquant un incendie. Sur les lieux, la BNSP s’est déployée à l’intérieur de l’entreprise pour secourir la centaine d’employés. Les blessés ont été placés sous la responsabilité des agents du Poste médical avancé (PMA) pour les premiers soins.

Tester la coordination entre les acteurs opérationnels

La simulation a permis de cerner l’efficacité du dispositif du plan ORSEC.

Après quoi, les cas graves ont été évacués vers d’autres centres compétents. A la suite de l’accomplissement de cette première mission de sauvetage du personnel, l’unité d’intervention s’est intéressée à la maitrise du feu en vue de le circonscrire. Après les différentes opérations, ce fut au tour des autorités de se rendre sur les différents sites, afin de s’imprégner des réalités de la situation.

Selon le directeur de la règlementation et la prévention, le capitaine Jean Charles Tapamga, cette simulation a mobilisé plus de 700 personnes. Il a indiqué que le bilan définitif de ces crises est de 167 personnes touchées dont une perte en vie humaine. « Par ailleurs, l’évaluation de l’exercice a permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration, notamment le renforcement de la circulation de l’information entre les différents acteurs, la réduction des délais de prise en charge des victimes, l’anticipation de l’accueil des sinistrés, le renforcement des moyens logistiques en cas de crise prolongée et la communication avec les populations », a poursuivi le capitaine Tapamga.

Le commandant de la BNSP, le colonel Daba Naon, s’est dit satisfait de cette simulation, car, elle a permis de tester la coordination entre les différents groupes opérationnels et de combler les vides. Il a invité l’ensemble des acteurs de la chaine de secours à consolider cette coopération pour relever les défis qui se présenteront dans la vraie vie. Le représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Sibiri de Issa Ouédraogo, s’est félicité de la réussite des différentes interventions de simulation faites selon lui, en un temps record. Il a salué la mobilisation des acteurs à relever ce défi national. « Les groupes opérationnels doivent veiller au grain, car, la catastrophe ne prévient pas. Il faut rester en alerte maximale pour répondre aux difficultés futures avec précision », a-t-il insisté.

Soumaïla BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Session inaugurale du Parlement de l’AES: Arrivée à Niamey des présidents des institutions soeurs du Burkina et du Mali

Le Président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a accueilli successivement, le samedi 22 août, les présidents des parlements du Mali et du Burkina Faso, en présence des ambassadeurs des deux pays au Niger.

Les présidents de ces deux institutions sont présents au Niger dans le cadre de l’inauguration de la première session confédérale des parlements de l’AES, prévue du 24 au 29 août 2026, à Niamey. Le premier à fouler le sol nigérien a été Son Excellence le général d’Armée Malick Diaw, Président du Conseil national de transition du Mali. Accueilli au tarmac de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, il a eu un tête-à-tête avec le président du CCR au salon présidentiel, avant de rejoindre son hôtel avec sa délégation.

…un accueil chalheureux.

Quelques heures plus tard, Son Excellence Dr Ousmane Bougouma, Président de l’Assemblée législative du peuple du Burkina Faso, est lui aussi arrivé à Niamey, où il a été accueilli par le président du CCR, en présence de plusieurs membres du Conseil ainsi que de l’ambassadeur du Burkina Faso au Niger. Un entretien en tête-à-tête s’est tenu entre les deux personnalités au salon présidentiel. Ces arrivées à Niamey traduisent la fraternité, la solidarité et la dynamique de coopération qui unissent les trois pays de l’AES, à la veille de cette importante session confédérale consacrée au renforcement de la coopération parlementaire et à la consolidation de la Confédération des Etats de l’AES, indique-t-on.

Agence nigerienne de presse

Camp militaro-culturel: la ministre Pikbougoum aux côtés des campeurs de l’AES

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a rendu visite, samedi 22 août 2026, à Loumbila, aux participants au Camp militaro-culturel des adolescents et des jeunes de la Confédération des Etats du Sahel (CMC-AJ). Elle les a encouragés à rester mobilisés et engagés pour la construction de l’espace AES.

Les campeurs de la Confédération des Etats du Sahel ont reçu une visite ministérielle, samedi 22 août 2026, à Loumbila. La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum était accompagnée du gouverneur de la région de Oubri, Sy Assetou Barry, du conseiller technique du ministre nigérien chargé de la Jeunesse, Bafade Adamou Mourtala, ainsi que de plusieurs autorités administratives et locales.

Sa visite s’inscrit dans une volonté de proximité avec les jeunes, dans le but de les galvaniser et les encourager dans leur engagement. Placé sur le thème : « Jeunesse résiliente et patriote engagée au service de la souveraineté de l’AES », le Camp militaro-culturel des adolescents et des jeunes de la Confédération des Etats du Sahel (CMC-AJ) se tient, du 20 au 27 août, à Loumbila.

Face aux campeurs, la ministre chargée de la Jeunesse les a invités à « rester concentrés » et à ne négliger aucun module de formation. Elle les a surtout exhortés à « ne pas laisser cette flamme s’éteindre », afin de préserver les liens créés durant le camp.
Selon Annick Pikbougoum, les jeunes rencontrés sont « très engagés et ont soif d’apprendre ». Elle les a appelés à redoubler d’ardeur pour obtenir des résultats probants et à devenir des acteurs de l’avenir de leurs pays.

Le conseiller technique du ministre nigérien chargé de la Jeunesse, Bafade Adamou Mourtala, a salué l’accueil et l’organisation du Burkina. Il a rappelé que cette initiative, décidée par les plus hautes autorités de l’AES, vise à renforcer le patriotisme et le civisme. « La jeunesse, c’est la relève de nos pays. Il faut les sensibiliser, les former, les inculquer l’amour de la Patrie », a-t-il souligné.

Pour le directeur du camp, Dr Somaïla Sawadogo, le CMC-AJ entend renforcer « le patriotisme, le civisme et l’intégration ». Activités sportives, culturelles et militaires, ateliers de métiers, communications et visites touristiques rythment le séjour des participants.

Au total, 120 jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger prennent part à cette rencontre. Pour Salissou Laouali, du Niger, le camp lui a permis d’acquérir des valeurs qu’il compte partager, à son retour, avec les jeunes de sa localité.

Le CMC-AJ constitue ainsi un cadre de brassage et de partage. Selon les organisateurs, il contribue à renforcer le sentiment d’ap-partenance à un espace commun et à promouvoir la solidarité, la fraternité et le patriotisme. Le camp prépare également le sommet des jeunes de l’AES, prévu le 28 août prochain.

Djakaridia SIRIBIE

Revue stratégique indépendante de l’UNOWAS : Sahle-Work Zewde échange avec Ousmane Bougouma

Le Président de l’Assemblée législative du Peuple, Ousmane Bougouma, a reçu en audience, l’ex-présidente de la République fédérale d’Ethiopie, Sahle-Work Zewde, vendredi 21 août 2026, à Ouagadougou. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la revue stratégique indépendante du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

L’ex-présidente de la République fédérale d’Ethiopie et experte indépendante, Sahle-Work Zewde, séjourne depuis le 19 août 2026, au Burkina Faso. Elle a échangé avec le président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), le vendredi 21 août 2026, lors d’une audience. Cette rencontre avec le chef du Parlement burkinabè, s’inscrit dans le cadre de ses consultations avec les différents acteurs politiques sur la revue stratégique indépendante du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

« Nous avons choisi plusieurs pays dans lesquels nous souhaitons nous entretenir avec les différents acteurs, afin d’évaluer le rôle du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et d’en tirer les conclusions nécessaires », a expliqué Sahle-Work Zewde, à sa sortie d’audience. Elle a ajouté que cette audience avec le président de l’ALP a été un cadre d’écoute et d’échanges sur les réalités du Burkina Faso, les enjeux régionaux, contribuant ainsi à la réflexion engagée dans le cadre de la revue stratégique de l’UNOWAS.

Sahle-Work Zewde a indiqué qu’au cours de sa visite à Ouagadougou, elle a déjà rencontré les différentes entités des Nations unies et des personnalités clés susceptibles d’apporter un éclairage sur ses évaluations. Cette démarche permettra de réaliser une
évaluation aussi complète que possible afin que l’UNOWAS puisse jouer pleinement ses différents rôles de prévention, de médiation, de bons offices et de coordination des partenaires.

Pascaline KALMOGO
Ina Mariama KINDA
(Stagiaire)

 

L’ONU face au miroir du Sahel

L’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies, Sahle-Work Zewde, a effectué le 20 août 2026, une visite de travail au Burkina Faso. Reçue par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, l’ancienne présidente éthiopienne est venue recueillir les appréciations des autorités burkinabè sur l’action du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Bien que la démarche soit accueillie favorablement par Ouagadougou, elle n’a pas empêché le chef de la diplomatie burkinabè de dire les choses franchement. « A défaut de nous féliciter, dites au moins ce qui est juste et vrai dans nos pays », a-t-il lancé. Un message qui traduit le sentiment d’un pays convaincu que les réalités vécues sur le terrain sont encore trop souvent mal comprises ou mal rapportées dans certaines instances internationales. La visite de travail de l’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations unies, a ainsi remis sur la table une question qui mérite d’être posée. Quel regard l’ONU porte-t-elle réellement sur les réalités du Sahel ?

Le Burkina Faso ne demande pas à être encensé. Il demande de l’objectivité. Car, un diagnostic établi à partir d’infor-mations inexactes, incomplètes ou sorties de leur contexte ne peut conduire qu’à des interprétations approximatives et par conséquent, produire des réponses inadaptées.

Cette mise au point intervient alors que le Sahel connaît une profonde recomposition politique et géopolitique. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, réunis au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES), revendiquent leur liberté de décision en matière de sécurité, de gouvernance et de développement. Pour l’AES, la sécurisation des territoires et la protection des populations constituent aujourd’hui la priorité absolue.

L’ONU peut naturellement avoir une lecture différente de ces choix. Mais elle ne peut faire abstraction des réalités qui les ont engendrés. Les changements politiques intervenus dans les trois pays sont aussi la conséquence de frustrations profondes et d’une crise sécuritaire qui a lourdement éprouvé les populations.

C’est là que se situe l’une des principales incongruités dénoncées par Ouaga-dougou. Il s’agit de vouloir appliquer les mêmes grilles de lecture à des pays confrontés à des situations différentes ou même des prises de décision à géométrie variable. La démocratie, la paix et les droits humains sont des valeurs universelles. Mais leur promotion gagne à tenir compte des contextes historiques, sociaux, politiques et sécuritaires propres à chaque Etat.

Le Burkina Faso appelle donc à une évolution des approches du système des Nations unies. Au-delà, il s’agit d’opérer des « réformes courageuses de l’ONU », comme l’a clamé à la tribune de la 80e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre 2025, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui dénonçait un « fiasco embarrassant » de l’ONU après huit décennies d’existence.

Dans cette perspective, l’UNOWAS peut jouer un rôle important. S’il devient réellement un outil de proximité et de diplomatie préventive, il pourrait contribuer à instaurer un dialogue plus direct, plus lucide et plus constructif entre les Etats sahéliens et le siège des Nations unies. L’Afrique a changé. Elle ne veut plus être seulement destinataire des décisions prises ailleurs. Elle entend participer pleinement à celles qui concernent son avenir.

L’ONU gagnerait à l’entendre. Le Sahel ne demande ni complaisance ni approbation. Il demande simplement que ses réalités soient traitées avec objectivité, que ses choix souverains soient respectés et que les faits soient rapportés avec justesse. Regarder le Sahel tel qu’il est, et non tel qu’on pense qu’il est, voilà le véritable défi qui se pose aujourd’hui à l’ONU.

Par Assetou BADOH

Sensibilisation à la salubrité : le ministre Kargougou félicite la brigade Laabal

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de ses collaborateurs, a rendu une visite de courtoisie à la brigade Laabal, vendredi 21 août 2026, à Ouagadougou.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, est reconnaissant du travail abattu par la brigade Laabal.
C’est pourquoi, accompagné de ses collaborateurs, il a rendu une visite de courtoisie à cette unité spéciale de police civique, en vue de saluer le travail effectué au bénéfice de la population, le vendredi 21 août 2026, à Ouagadougou.

Le commandant de la brigade Laabal, le lieutenant Wendpanga Frank Octave Kabré, s’est réjoui de cette visite. « Nous sommes galvanisés et nous nous engageons à mener plus de patrouilles dans nos quartiers et passer davantage des messages de sensibilisation auprès des populations et sur les réseaux sociaux », a-t-il promis. Il a annoncé que l’unité est en train de réfléchir sur une stratégie pour toucher davantage de personnes, en créant une sorte d’émulation. Il s’agira selon lui, d’inviter les populations à s’organiser et prendre du plaisir à assainir elles-mêmes leur cadre de vie.

A l’issue des échanges, les deux équipes se sont déportées sur le terrain pour constater le curage des caniveaux devant les commerces.
La Brigade Laabal est une unité spéciale de police civique créée en juin 2025. Le mot Laabal, issu de la langue fulfuldé, signifie « droiture, probité et honnêteté. Ses missions sont entre autres, lutter contre l’incivisme, traquer et corriger les comportements contraires à l’ordre public. Elle participe à la régulation sociale à travers des actions de proximité à caractère éducatif et correctif pour restaurer l’autorité de l’Etat et promouvoir les valeurs citoyennes.

Emmanuel BICABA

Initiative présidentielle pour le développement communautaire : le ministre Kargougou traduit sa gratitude à la coordination nationale

L’Initiative présidentielle pour le développement communautaire (IPDC) apporte son concours afin d’engager les populations locales dans l’amélioration de leur cadre de vie et la réalisation d’infrastructures de proximité. Pour y parvenir, elle coordonne, d’une part, les actions de développement endogènes menées par les citoyens et les donateurs, effectue des visites de terrain pour suivre les chantiers d’aménagement et de bitumage des voies et, d’autre part, mobilise les communautés pour la prise en charge de leurs projets locaux. En effet, au regard des résultats sur le terrain, qui participent à la lutte contre le paludisme, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, accompagné de ses collaborateurs, a rendu visite à la coordination nationale de l’IPDC, le vendredi 21 août 2026, à Ouagadougou. Il s’est agi pour lui de témoigner sa gratitude et d’ébaucher des pistes de partenariat. A l’issue des échanges, le coordinateur national de l’IPDC, le capitaine Marcel Meda a estimé que les échanges ont été fructueux, car elle a permis d’identifier des pistes pour une meilleure collaboration pour l’assainissement. « Récemment, il y a eu le lancement des journées de lutte anti-vectorielle, et dans ce cadre, il y a eu plusieurs actions qui ont été entreprises pour assainir le cadre de vie des populations. Toutes choses qui permettent d’éviter que nous soyons toujours assaillis par les moustiques », a-t-il relevé.

Emmanuel BICABA

Camp vacances Faso Mêbo à Dédougou : 495 jeunes engagés pour l’avenir du Burkina

Le camp vacances Faso Mêbo de la 5e région militaire a officiellement pris fin ce jeudi 20 août 2026 à Dédougou. Durant dix jours, 495 enfants, dont des pupilles de la Nation, âgés de 10 à 15 ans, ont été formés aux valeurs de patriotisme, de discipline, de civisme et de vivre-ensemble.

Placée sous le patronage régional du camarade gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, le parrainage régional du camarade lieutenant-colonel, Sosthène Coulibaly, commandant de la 5e région militaire, et sous la bénédiction de Sa Majesté le chef de canton de Dédougou, la cérémonie de clôture a marqué l’aboutissement de dix jours de formation et d’apprentissage. A cette occasion, la promotion a été baptisée
« Toyiro », qui signifie « l’avenir nous appartient», un nom commun aux promotions du camp vacances Faso Mêbo 2026 dans les différentes régions militaires.

Prenant la parole, le camarade commandant de la 5e région militaire a rappelé que « le Burkina Faso de demain ne se construira pas demain, mais se construira aujourd’hui ». Selon lui, l’initiative vise non seulement à transmettre des connaissances, mais également à former des consciences, forger des caractères et préparer une génération capable de contribuer au développement du pays. Il a invité les jeunes campeurs à rester dignes du nom « Toyiro », à respecter leurs parents, à approfondir leurs connaissances sur l’histoire du pays, à servir leurs communautés et à aimer profondément le Burkina Faso.

Dans son intervention, le camarade coordonnateur de Faso Mêbo des régions de Bankui et du Sourou, le lieutenant Oumarou Ouédraogo, a appelé les parents à assurer la continuité des enseignements reçus par leurs enfants. Il les a notamment exhortés à encourager la discipline, le respect du drapeau et de l’hymne national, ainsi que l’intérêt pour l’histoire du Burkina Faso.

« Faso Mêbo a semé, les encadreurs ont arrosé. Mais, c’est dans vos familles que cette semence doit continuer à grandir », a-t-il déclaré. Au cours du séjour, les campeurs ont participé à plusieurs activités, notamment la confection et la pose de pavés, la construction de banquettes, les activités artistiques, la plantation d’arbres et les travaux communautaires. Ils ont également été enseignés sur l’histoire vrai du Burkina Faso et à la géopolitique, notamment à l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Le camarade campeur Pascal Saboué, représentant des campeurs, a salué les enseignements reçus. Il a souligné que le camp leur a permis de développer la discipline, le sens du partage et l’esprit de groupe, tout en découvrant davantage l’histoire et les enjeux de leur pays. Au terme de ces dix jours d’apprentissage et de partage, les 495 campeurs regagnent leurs familles avec une mission : faire vivre au quotidien les valeurs de discipline, de patriotisme et de civisme acquises au camp vacances Faso Mêbo. Avec la promotion « Toyiro », l’espoir est désormais placé entre les mains de cette jeunesse appelée à construire le Burkina Faso de demain.

Direction des Affaires juridiques et de lacommunication de l’Agence Faso Mêbo (DAJC/AFM)