Immersion patriotique obligatoire : le ministre Mikaïlou Sidibé salue une école de la vie à Dédougou

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a rendu visite aux appelés de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) 2026, le vendredi 14 août, sur deux sites d’accueil de la ville de Dédougou dans la région de Bankui.

Cette visite du vendredi 14 août 2026, aux appelés de la deuxième édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) s’est inscrite dans le cadre des tournées gouvernementales initiées pour toucher du doigt le déroulement de l’opération sur l’ensemble du territoire national. La délégation ministérielle, venue dans la région de Bankui, s’est rendue au Lycée provincial polyvalent de Dédougou qui accueille des appelées filles puis au Lycée privé Bethel, l’un des sites de la ville accueillant des garçons.

Sur les deux sites, le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a tout d’abord félicité les appelés pour leur réussite au baccalauréat. L’autorité les a exhortés à faire de cette expérience une occasion de renforcement du patriotisme, de la discipline et de l’engagement en faveur de l’édification du pays. La visite ministérielle, c’est aussi l’exécution de l’hymne national, l’hommage rendu aux forces combattantes et des échanges avec les jeunes appelés à l’IPO.

« L’objectif global de cette immersion est de vous permettre d’acquérir, au-delà des connaissances théoriques emmagasinées à l’école, des aptitudes et des valeurs qui vont vous accompagner dans la vie pratique », s’est adressé le ministre à ses hôtes du jour. Il a souligné que le séjour sur les sites doit favoriser l’obtention de rudiments de la formation militaire, des valeurs de patriotisme, de solidarité, d’intégrité, de vivre-ensemble et de cohésion sociale. Le ministre a notamment insisté sur le brassage entre des jeunes issus de milieux et d’horizons différents. « C’est l’occasion pour eux de pouvoir se frotter. Tout ce qu’ils vont apprendre ici, ils vont naturellement le véhiculer au niveau de leurs familles respectives », a-t-il lâché.

Ils ont appris à aimer la nature

Le ministre Sidibé a également mis à profit cette rencontre pour évoquer avec les nouveaux bacheliers certains acquis enregistrés dans différents secteurs dans le cadre de la Révolution progressiste et populaire (RPP). Il a notamment cité les progrès dans les domaines de l’enseignement, de l’agriculture, de la santé et de la construction de la Patrie. S’agissant par exemple de l’enseignement supérieur, le ministre a invité les futurs étudiants à considérer les efforts entrepris pour la normalisation des années académiques. Il a insisté sur la mission de la relève de la construction du Burkina Faso qui incombe à ces jeunes appelés dans leur ensemble.

Partout où il est passé, le ministre a respectivement salué les sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) au vu de l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région de Bankui sans oublier les efforts du corps enseignant qui a contribué aux résultats enregistrés au baccalauréat de la session dernière. Mikaïlou Sidibé a souligné que l’enthousiasme affiché par les appelés et la qualité de leur encadrement montrent que l’IPO ne saurait être perçue comme une contrainte punitive.

« L’immersion patriotique est loin d’être une punition, c’est au contraire une véritable école de vie où beaucoup de valeurs vont être enseignées à nos jeunes frères pour les préparer à affronter la vie de demain », a-t-il martelé. Rassuré par l’engouement sur les différents sites et la mobilisation des encadreurs, des personnels de santé, des équipes chargées de la restauration et des enseignants, le ministre a soutenu que tout cela le réconforte que le temps qui reste va permettre de consolider déjà ce qu’ils ont appris. Avant de se retirer des sites, le ministre et l’équipe qui l’accompagnait ont été témoins de plantations d’arbres réalisées par les appelés. Confirmant alors qu’en plus des valeurs et autres connaissances intériorisées, ces jeunes bacheliers ont aussi appris à chérir l’environnement et leur cadre
de vie.

Yacouba BELEM

Flash

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Les usagers en attente d’enrôlement pour le permis de conduire sont confrontés à la lenteur du service. Même lorsqu’ils arrivent très tôt le matin, pour espérer figurer parmi les premières personnes à être servies du jour, certains n’obtiennent leur enrôlement que des heures après. Au regard de la foule souvent dans ce lieu, les demandeurs sont invités à respecter scrupuleusement la liste d’arrivée, pour éviter tout désordre dans la file d’attente. Les agents commis à cette tâche doivent faire davantage d’efforts pour que « les choses » avancent plus vite, sans nuire à la qualité du service. Il convient également de trouver des mécanismes permettant de servir les premiers arrivés pour l’intérêt de tous.

Mariama Ina KINDA
(Stagiaire)

Wassa Bondo: le directeur de cabinet du Premier ministre au contact des réalités du Fonds

Le directeur de cabinet du Premier ministre, le camarade Mamadou Dembélé, a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite de travail au Fonds d’appui au sport et à la presse privée (Wassa Bondo). Cette immersion lui a permis de mieux appréhender le fonctionnement de la structure, ses acquis et ses contraintes, mais aussi d’échanger avec le personnel sur les exigences de cohésion, d’innovation et de performance dans l’administration publique. Il a, à cette occasion, transmis les encouragements du Premier ministre à l’ensemble des travailleurs.

Au cours de cette visite, le directeur de cabinet du Premier ministre s’est imprégné des réalités de fonctionnement du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (Wassa Bondo). Une visite-guidée des locaux lui a permis de découvrir les différents services, avant une séance d’échanges directs avec les responsables du Fonds. Ceux-ci lui ont présenté l’organisation de la structure, ses principales activités ainsi que les mécanismes mis en œuvre pour soutenir le sport et la presse privée.

Les échanges ont également permis d’aborder les contraintes qui pèsent sur l’accomplissement des missions du Fonds et les pistes susceptibles d’améliorer durablement ses performances. Face aux difficultés évoquées, le camarade Mamadou Dembélé a encouragé les responsables et les agents à privilégier le dialogue, la recherche de solutions et la responsabilité collective. Le directeur de cabinet a particulièrement insisté sur la cohésion au sein des équipes et sur la nécessité, pour chaque agent, de dépasser la seule exécution de ses attributions pour contribuer pleinement à l’atteinte des objectifs communs.

Pour lui, la performance d’une institution repose sur la capacité de ses agents à conjuguer leurs compétences, à assumer leurs responsabilités et à placer l’intérêt collectif au-dessus des logiques individuelles. « Si nous réussissons, ce n’est pas uniquement une direction qui réussit : c’est toute l’équipe qui réussit. Et si nous échouons, c’est toute l’équipe qui doit tirer les leçons de cet échec », a-t-il souligné. Cette recherche de performance passe également, selon le camarade Mamadou Dembélé, par une capacité permanente d’innovations. Il a ainsi invité le personnel à faire preuve de créativité et à éviter de s’enfermer dans les habitudes administratives ou dans la logique du « on a toujours fait comme ça ».

L’enjeu, a-t-il indiqué, est d’interroger constamment les méthodes de travail afin d’identifier des solutions plus efficaces, adaptées aux réalités et aux ressources disponibles. Le directeur de cabinet a, par ailleurs, mis l’accent sur la loyauté, la confiance et le respect mutuel, des valeurs qu’il juge indispensables au bon fonctionnement de l’administration. Il a exhorté les responsables et les collaborateurs à entretenir un climat de travail fondé sur le dialogue, la solidarité et la recherche permanente de résultats.

Au terme des échanges, le camarade Mamadou Dembélé a transmis au personnel de Wassa Bondo les salutations et les encouragements du camarade Premier ministre, chef du gouvernement. Il a salué les efforts consentis par la direction générale et l’ensemble des travailleurs, tout en les invitant à poursuivre la dynamique engagée afin de renforcer la visibilité, l’efficacité et la performance du Fonds dans l’accomplissement de ses missions. Cette visite traduit ainsi une démarche de proximité et d’écoute visant à mieux appréhender les réalités de fonctionnement des structures rattachées à la Primature et à renforcer leur contribution à la mise en œuvre des politiques publiques.

DCRP/Primature

Participation citoyenne : la population de Dédougou invitée à s’approprier les orientations de la RPP

La Direction générale de la promotion de la citoyenneté et de la paix (DGPCP) du ministère de la Justice a organisé un séminaire de sensibilisation sur la participation citoyenne au profit des populations de la commune de Dédougou, le mardi 18 août 2026.

Le séminaire s’est déroulé, le mardi 18 août 2026, sous la présidence du chef du service social communal de Dédougou, Jean de Dieu Neya, représentant le préfet-président de la délégation spéciale de la commune. Elle a réuni des jeunes, des personnes du troisième âge, des femmes, la veille citoyenne, des organisations de la société civile, des personnes déplacées internes et des leaders coutumiers et religieux de la ville de Dédougou. En organisant cette activité, il s’est agi de faire de chacun des participants, un citoyen burkinabè modèle et un pilier essentiel dans la mise en œuvre de la Révolution progressiste populaire (RPP), a laissé entendre le directeur général de la promotion de la citoyenneté et de la paix, Benjamin Sow.

« Il est question de susciter, à travers les échanges, une participation active des populations à la dynamique et surtout dans la mise en œuvre de la vision impulsée par les plus hautes autorités du Burkina Faso », a-t-il appuyé.
Dans le contexte révolutionnaire du Burkina Faso, a-t-il poursuivi, il est particulièrement important que les populations soient informées sur les contenus, les idéaux et les objectifs de cette Révolution.

M. Sow a précisé qu’il est tout aussi important pour les Burkinabè de s’approprier les enjeux de la RPP en définissant des pistes d’actions concrètes pour traduire en engagement les idéaux défendus. « La reconquête de la souveraineté de notre pays ne se joue pas seulement sur le terrain militaire. Elle se joue également dans l’engagement citoyen au quotidien », a-t-il expliqué. C’est pourquoi, le gouvernement, par la voix du ministère de la Justice, invite l’ensemble des populations à une mobilisation massive autour de ces activités, prévues dans plusieurs localités du pays, pour faire de la citoyenneté responsable, de l’engagement patriotique et de la participation citoyenne des axes
essentiels pour bâtir le pays.

Insuffler les valeurs de la RRP aux participants

Le porte-parole des jeunes à cette rencontre, Madou Banao, est fier de leur association à cette activité de conscientisation. « Quand on parle de révolution, il y a les décideurs pour donner les orientations et les directives et la population qui doit adhérer à cette vision pour que la révolution aboutisse », a-t-il apprécié.

Le représentant du président de la délégation spéciale de Dédougou, Jean de Dieu Neya, a salué le choix de sa commune pour abriter une telle activité de mobilisation autour des idéaux de la Révolution. « Cette sensibilisation permettra de renforcer la citoyenneté des populations à l’échelle de notre commune », s’est-il réjoui. En somme, cette activité a visé l’outillage des participants en valeurs prônées par la Révolution afin qu’ils portent et insufflent le développement digne de la RPP dans leurs localités respectives, a avoué le directeur général de la promotion de la citoyenneté et de la paix.

Yacouba BELEM

Camp vacances Faso Mêbo à Fada N’Gourma : La promotion « Toyiro» s’engage à demeurer une graine d’espérance

La première cohorte du Camp vacances Faso Mêbo pour le compte de la 6e Région militaire a effectué, samedi 22 août 2026, sa sortie officielle. Baptisée « Toyiro», qui signifie « l’avenir vous appartient » en langue nationale Bwamu, elle s’est engagée à demeurer une graine d’espérance.

Après dix jours de formation civique et patriotique, la première cohorte de l’initiative présidentielle « Camp vacances Faso Mêbo » pour le compte de la 6e Région militaire a effectué sa sortie officielle, samedi 22 août 2026, à Fada N’Gourma. Au nombre de 525 et âgés de 10 à 15 ans, les jeunes campeurs ont été formés, durant leur séjour, au civisme, au patriotisme, à la discipline, à la solidarité et au vivre ensemble, sans oublier les exercices d’éducation physique, militaire et sportive. Leur quotidien était rythmé également par les travaux de Faso Mêbo, notamment la confection de pavés, mais aussi par des séances de plantation d’arbres.

Le lieutenant-colonel Aboubacar Dadijan, commandant la 6e Région militaire et parrain régional de l’évènement, a félicité les encadreurs et les formateurs pour le travail « titanesque » accompli.

Le lieutenant-colonel Aboubacar Dadijan, commandant la 6e Région militaire, commandant d’armes de la place de Fada N’Gourma et parrain régional de l’évènement, a félicité ses filleuls pour le courage et la discipline dont ils ont fait preuve durant leur séjour au camp. Un séjour fructueux qui, selon lui, a permis aux enfants de se ressourcer et de grandir. En sa qualité de parrain, le lieutenant-colonel Dadijan a prodigué quelques conseils à la promotion « Toyiro ». « La discipline a été votre boussole durant ce séjour, qu’elle demeure désormais le fil conducteur de toute votre vie », a-t-il formulé. Il a ajouté que chaque campeur doit, en tout temps et en tout lieu, se souvenir de la devise du camp : « Je m’instruis et je participe à la construction de ma nation. La Patrie où la Mort nous Vaincrons !». Se tenant avec fière allure devant l’assistance, la représentante des campeurs, Ladifatou Tandamba, a rassuré leur parrain que ses camarades et elle ont compris le message.

Chaque jeune campeur a reçu une attestation de participation.

Une véritable école

« Nous repartons plus forts et plus conscients. Nous sommes prêts à participer à la construction de notre chère patrie », a-t-elle promis. Elle a confié également que le Camp vacances Faso Mebo a été une véritable école. « Il nous a donnés des outils pour être des acteurs du changement, des modèles de civisme, de solidarité et de paix dans nos communautés respectives. Durant notre séjour, nous avons compris qu’il faut aimer son pays, le respecter, le servir et contribuer à son développement », a témoigné la petite Ladifatou. En retour, elle a exprimé, au nom de ses camarades, sa gratitude aux encadreurs, aux formateurs, ainsi qu’au Président du Faso pour cette opportunité inédite.

 

Le gouverneur de l’ex-région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a félicité les jeunes campeurs.

S’adressant aux parents des campeurs, le représentant du directeur général de Faso Mêbo, le sous-lieutenant Inoussa Koutou, les a exhortés à poursuivre la mission. « Chers parents, les valeurs que vos enfants ont apprises ici ne doivent pas rester au Camp. Faso Mebô a semé, les encadreurs ont arrosé. A vous de faire pousser et grandir cette semence », a-t-il lancé. Lors de la cérémonie de clôture du Camp vacances Faso Mêbo, les jeunes campeurs ont présenté une pièce théâtrale, un slam et une dance traditionnelle sur la cohésion sociale avant de faire une démonstration sportive et une parade.

Joanny SOW

Coopération bilatérale : le Burkina Faso et la Chine affinent les axes de coopération médiatique

En marge du 7e Forum sur la Coopération des médias Sino-Africains qui s’est tenu du 19 au 21 août 2026 à Pékin, le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO s’est entretenu avec le Vice-ministre de l’Administration Nationale de la Radio et de la Télévision de Chine, Liu JIANGUO. Au menu des échanges, les principaux axes de coopération médiatique entre nos deux pays. Les deux parties entendent renforcer ce partenariat dans les partages de contenus, le transfert de technologie et la formation.

En effet, dans cette dynamique, les deux hommes se sont accordés sur les possibilités de diffusion de programmes documentaires et des productions cinématographiques et audiovisuelles majeures entre la RTB et l’une des télévisions publiques de Chine, favorisant la découverte des cultures. Une convention viendra sceller ce premier volet du partenariat.


Ensuite, le Burkina Faso profitera de l’expérience technologique chinoise pour mettre à niveau les équipements audiovisuels dans le but de moderniser ses infrastructures médiatiques.

Enfin, les deux parties ont réitéré la poursuite des sessions de formation et de partages d’expériences entre professionnels de l’information et de la communication, qu’ils soient du public ou du privé.

Au sortir de l’audience, le Ministre Pingdwendé s’est réjoui de la posture chinoise qui s’inscrit dans un partenariat stratégique qui permette aux deux peuples de se découvrir par le biais de la coopération culturelle et médiatique.

DCRP-MCCAT

Opération « Zéro poulailler vide » : des kits jusqu’à 2,14 millions de FCFA pour relancer la production avicole

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques lance l’opération « 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 », une initiative destinée à donner un nouvel élan à la filière avicole et à accroître durablement la production nationale. Le Directeur général des productions animales (DGPA), le camarade Emmanuel Ulrich Yisso BAKONÉ, a présenté les contours de cette opération au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi 21 août 2026 à Ouagadougou.
𝐑𝐞𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞
Fortement affectée par les différentes crises, la filière avicole doit retrouver sa pleine capacité de production. Elle joue en effet un rôle majeur dans l’économie nationale à travers la création d’emplois, l’amélioration des revenus des producteurs et l’approvisionnement des populations en protéines animales.
Pourtant, plusieurs contraintes continuent de freiner son développement : insuffisance de poussins de qualité, coût élevé des aliments, accès limité au financement et persistance des maladies aviaires.
L’opération « 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 » apporte une réponse concrète à ces difficultés. Elle vise notamment à remettre en activité les exploitations à l’arrêt, renforcer celles qui sont opérationnelles et accompagner de nouvelles initiatives, afin d’augmenter l’offre de produits avicoles sur le marché national et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire.
𝟓𝟎𝟎 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬, 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐭𝐲𝐩𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐤𝐢𝐭𝐬
L’opération permettra d’accompagner 500 promoteurs disposant déjà d’infrastructures adaptées, à travers la mise à disposition de kits d’élevage avicole.
Deux modèles sont prévus :
Pour l’élevage moderne de reproduction, le kit est évalué à 2 140 000 FCFA et comprend :
✅️1 000 poussins de race ou de souche locale améliorée, d’une valeur de 750 000 FCFA ;
✅️3 350 kg d’aliments, couvrant l’ensemble de la phase d’élevage, pour 1 240 000 FCFA ;
✅️des produits vétérinaires et des prestations de suivi sanitaire, évalués à 150 000 FCFA.
Pour l’élevage traditionnel de reproduction, le kit est évalué à 1 335 000 FCFA et comprend :
✅️100 volailles adultes, dont 10 coqs et 90 poules, pour une valeur de 600 000 FCFA ;
✅️2 000 kg d’aliments, couvrant six mois d’élevage, pour 720 000 FCFA.
𝐃𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬
L’opération cible prioritairement les exploitations avicoles modernes ou traditionnelles, qu’elles soient en activité, à l’arrêt ou nouvellement créées, à condition qu’elles disposent des infrastructures et équipements requis.
Pour l’élevage moderne, les promoteurs devront notamment disposer d’un bâtiment d’une capacité minimale de 1 000 poussins par cycle, exercer dans la production de poulets de chair et satisfaire aux exigences techniques définies par les services compétents.
Pour l’élevage traditionnel, les exploitations devront disposer d’un site adapté à l’accueil d’au moins 100 volailles adultes, ainsi que du matériel nécessaire à la conduite de l’élevage.
Dans les deux cas, les bénéficiaires devront être techniquement aptes à conduire l’activité et s’engager à respecter les recommandations des services techniques.
𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐠𝐢𝐭𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞
Le processus de sélection repose sur plusieurs étapes clairement définies :
👍L’inscription des promoteurs sur la plateforme numérique débutera le 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝟐𝟒 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔, à travers le lien suivant : Https://ozpv.agriculture.bf
👍Présélection des dossiers sur la base des critères établis ;
👍Inspection des exploitations présélectionnées pour vérifier les informations déclarées ainsi que la disponibilité et la conformité des infrastructures, équipements et matériels ;
👍Établissement de la liste définitive des bénéficiaires ;
👍Signature d’un engagement par les promoteurs retenus ;
👍Formation des bénéficiaires ;
👍Mise à disposition des sujets et des intrants nécessaires au démarrage de la production ;
👍Suivi technique des exploitations par les services compétents.
𝐔𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞́𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬
« 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 » se distingue par plusieurs innovations. La digitalisation du processus permettra d’améliorer la transparence et la traçabilité de l’opération. Il s’agit également d’une première initiative de cette ampleur spécifiquement consacrée à la relance de l’élevage avicole.
Autre particularité : chaque bénéficiaire devra signer un engagement à poursuivre l’activité au-delà de la période couverte par le kit, sous peine, en cas de manquement, de s’exposer aux procédures prévues par les textes en vigueur.
Enfin, à l’exception des produits vétérinaires, les différents éléments des kits seront acquis auprès d’opérateurs locaux, notamment pour les poussins et les aliments. Une approche qui permettra de soutenir simultanément la production avicole et les acteurs nationaux intervenant dans ses différentes chaînes de valeur.
À travers « 𝐙𝐞́𝐫𝐨 𝐩𝐨𝐮𝐥𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐝𝐞 », le Ministère entend ainsi passer d’une logique de soutien ponctuel à une relance structurée de la production avicole, avec un objectif clair : remettre les poulaillers en activité, accroître l’offre nationale et renforcer la disponibilité des protéines animales au profit des populations.
𝗗𝗖𝗥𝗣/𝗠𝗔𝗘𝗥𝗔𝗛

Le terrorisme passif : Quand la guerre économique et administrative sabote la souveraineté de nos peuples

Dans cette tribune que nous vous proposons en intégralité, le Dr Béidé, essayiste, lève un coin de voile sur le « terrorisme passif » mené par des acteurs économiques et des agents de la Fonction publique et propose des solutions à son éradication.

Le combat pour la libération totale de nos nations ne se joue pas uniquement sur les lignes de front, face aux hordes terroristes armées. Il existe une autre guerre, plus sournoise, plus vicieuse, qui se mène à l’intérieur même de nos villes et de nos
campagnes. C’est le terrorisme passif. Ce concept, développé dans mon dernier ouvrage, trouve un écho direct dans la vision de rupture radicale portée par le camarade
capitaine Ibrahim Traoré : celle d’une lutte implacable contre tous les saboteurs de la Patrie, qu’ils portent des armes ou qu’ils se cachent derrière des complets-vestons dans des bureaux climatisés.

Le terrorisme passif est une entreprise délibérée de déstabilisation psychologique, économique et sociale. Ses armes ne sont pas les kalachnikovs, mais la spéculation sur les prix, la rétention stratégique des produits de première nécessité et le blocage bureaucratique des services publics. Son objectif ? Maintenir la population dans un état de traumatisme permanent, d’incertitude et de survie au jour le jour, afin de briser l’élan de solidarité nationale et de saper la confiance envers l’Etat
révolutionnaire.

L’asphyxie économique : le complot des spéculateurs

Comme le rappelle fermement le camarade capitaine Ibrahim Traoré dans ses adresses mémorables aux forces vives de la Nation, la Patrie ne peut tolérer les commerçants véreux et les importateurs
apatrides qui s’enrichissent sur le dos du peuple en lutte. La hausse artificielle des prix du riz, de l’huile ou du ciment n’est pas le simple fait d’une conjoncture internationale
défaillante ; c’est un chantage au ventre.
En dissimulant des stocks pour créer des pénuries artificielles, ces spéculateurs organisent l’humiliation de nos mères et de nos jeunes dans des files d’attente interminables. C’est une stratégie de sabotage économique visant à faire douter le peuple de sa capacité à être souverain. Face à ce terrorisme en col blanc, la vision du camarade capitaine Ibrahim Traoré est claire : la traque de ces profiteurs de crise doit être aussi rigoureuse que celle menée dans les forêts et les brousses.

Le sabotage institutionnel ou la trahison des bureaux

L’autre visage de cet ennemi invisible se tapit dans les couloirs de l’administration. Le terrorisme passif se manifeste par une bureaucratie barrière, où la corruption systémique et le laisser-aller transforment le service public en un parcours du combattant pour le citoyen ordinaire.
Rendre l’eau, l’électricité, les soins de santé ou l’éducation inaccessibles au peuple est une forme de complicité passive avec l’impérialisme.
Le capitaine Ibrahim Traoré a maintes fois dénoncé cette léthargie et ces lourdeurs
administratives qui s’apparentent à une trahison interne. Lorsque des fonctionnaires refusent de servir le peuple avec diligence, ils nourrissent le traumatisme collectif et maintiennent la population dans l’incertitude. La révolution en cours exige un assainissement des institutions : le service public doit redevenir l’armure du peuple, et non l’arme de son découragement.

L’arme absolue : l’éveil des consciences et la souveraineté civile

Le terrorisme passif ne prospère que grâce à notre propre accoutumance et au réflexe de l’individualisme. Face à cette agression psychologique, la réponse ne peut pas être passive. Elle réside dans l’éveil des consciences et l’organisation patriotique des populations, des principes chers au camarade capitaine Traoré. Pour vaincre ce monstre invisible, nous devons :
– Nommer l’ennemi : refuser les termes mous de « crise » et dénoncer haut et fort le sabotage économique ;
– Bâtir des structures alternatives : promouvoir les circuits courts, consommer local, et soutenir les coopératives communautaires pour court-circuiter les cartels ;
– Exiger la reddition des comptes : surveiller la gestion de nos services publics au niveau local et rejeter fermement toute forme de corruption et de favoritisme.
La libération de nos territoires est globale. La résistance se joue au front, mais la victoire se consolide dans nos marchés, dans nos administrations et dans nos esprits. En opposant la solidarité populaire à l’individualisme de survie, et la
vigilance citoyenne à la manipulation économique, nous
dissiperons définitivement l’ombre pour faire briller la lumière d’une souveraineté retrouvée. La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !

Dr Jacob Harmeu BÉIDÉ
Auteur, Essayiste

 

Quand le Burkina s’éveillera … !

Où sont les Burkinabè qui jetaient la pierre à l’idée même de l’immersion patriotique en 2025 ? Où sont-ils ceux qui criaient au loup en pointant du doigt des méfaits cousus de toutes pièces ? Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu, vu et lu sur les réseaux sociaux, dans les gargotes et autres couloirs de nos services ? Des Burkinabè ont versé dans l’excès de jugement hâtif, dans le déni et le mensonge. Dès la sortie de la première cuvée, ils sont restés bouche bée face aux acquis du coup d’essai.

Cette année, l’immersion patriotique a porté des galons avec une organisation plus améliorée. De l’engagement des parents à l’enthousiasme des enfants, c’est une véritable « bombe » générationnelle que la Révolution progressiste populaire est en train de larguer dans le futur proche de notre pays. Ces enfants sont entrés dans un camp initiatique, au cœur de l’amour de la patrie. Il suffit de voir les images de ces jeunes exécuter à l’unisson et presqu’à la perfection les bonnes pratiques citoyennes pour se rendre compte que la pépinière se porte bien.

Ils ont même bravé et défié la pluie et le vent pour assister de bout en bout à la cérémonie de clôture. Ils sont restés stoïques sous cette pluie sans broncher, le regard vif et conquérant. Ils ont même chanté et danser sous cette pluie battante au son de tam-tam dont le cuir mouillé résonnait de force, au rythme des cœurs emballés.
L’immersion patriotique, en deux éditions, est en train de susciter l’espoir escompté et il appartiendra à chaque Burkinabè de travailler à la prolonger dans sa famille. Chaque parent devra prendre le relais d’arroser la graine patriotique semée en son rejeton.

Chaque immergé devra être la flamme du renouveau en transmettant aux autres les bonnes pratiques acquises. Quand tout le monde fera son baptême patriotique, nous serons fiers de proclamer notre intégrité comme on brandit un trophée. Mais hélas, pendant que nos enfants sont en train d’apprendre à être dignes dans les camps d’immersion, certains parents ou adultes continuent de « bruler » les feux tricolores en ville.

Malgré les caméras au regards hagards, d’autres continuent leur course folle aux allures d’un rallye suicidaire. Pendant que ces enfants sont en train d’apprendre à aimer leur pays, des bambins de leur âge sont catapultés sur les pistes sinueuses du mal avec la casquette de guetteur terroriste. Pendant que l’immersion patriotique bat son plein, il y en a qui se battent pour faire le plein de leur poche entre surenchère et concussion sur le dos du citoyen lambda ou de l’Etat en combat.

Pendant que ces jeunes sont en immersion, certains séniors sont capables de détourner ce qui est à César pour remplir leurs poches de tocards et sortir entonner l’hymne national sous le drapeau national. Il paraît que tout ce qui brille n’est pas de l’or !
Nous pouvons tous vivre l’immersion patriotique en nous efforçant d’être à la hauteur de nos défis civiques au quotidien. Travaillons à changer nos propres tares en qualités qui honorent le sens de notre révolution.

Nous pouvons tous être des patriotes pour peu que nous sacrifiions les caprices de notre égo. De toute façon, nul ne peut ruser avec le changement, parce que la dynamique enclenchée est irréversible. Les résultats sont là et même ceux qui souffraient de cécité dans leur appréciation finissent progressivement par se rendre à l’évidence ; cette révolution avance comme un rouleau compresseur sur un chantier au délai pressant.

Elle n’a le choix que de réussir, parce que les grandes transformations s’opèrent parfois dans la douleur et les grandes victoires se bâtissent sur le marbre de la détermination. Il n’y a pas de spectateurs de la révolution ; chacun doit jouer son rôle dans la lutte et poser des actes concrets au quotidien. Parce que, c’est parfois dans la discrétion que
l’efficacité génère les résultats les plus éloquents.

Arrêtons donc de nous plaindre au pied du mur des lamentations, oublions le passé sans gloire et les réflexes de victimes sempiternelles. Mettons-nous au travail jusqu’à ce que les fruits mûrs de nos labeurs nous tombent sur la tête. Et laissons ceux dont le travail est de vendre vainement du vent à contre courant de nos souffles de titans enragés. Quand le Burkina s’éveillera… !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr