7e forum sur la coopération des Médias Sino-Africains: le Burkina Faso est au rendez-vous
Immersion patriotique obligatoire à Gaoua : la religieuse Odette Kambou dans les rangs des appelés, à 40 ans
A 40 ans, Odette Kambou a choisi de se mettre en rang parmi les jeunes appelés de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) 2026 à Gaoua après l’obtention de son baccalauréat cette année. Religieuse, Franciscaine missionnaire de Marie à Diébougou, elle est la doyenne des appelés sur le site du CEG de Tielkan. Son âge, son statut et son parcours font d’elle l’une des figures singulières de cette immersion.
40 ans. Religieuse Franciscaine missionnaire de Marie à Diébougou. Fraîchement bachelière. Rien, dans le profil d’Odette Kambou, ne la prédestinait au rang de l’Immersion patriotique obligatoire à Gaoua. Elle y est pourtant devenue la doyenne et un « exemple ».
Dans un groupe essentiellement composé de jeunes, sa présence ne passe pas inaperçue. Mais Odette Kambou n’a pas choisi de rester en retrait. Elle a volontairement décidé de partager le quotidien des autres appelés, de suivre les mêmes exercices et de prendre part aux différents enseignements. Pour elle, l’IPO représente une occasion de découvrir et de vivre des valeurs qu’elle pourra ensuite mettre en pratique dans son milieu de vie.
« Je trouve que c’est une très bonne opportunité pour moi et pour tous ces jeunes. Je voulais vraiment découvrir les valeurs qu’on enseigne à ces jeunes-là, pour moi aussi vivre cela dans ma patrie », explique-t-elle. Depuis le début de l’immersion, Odette Kambou prend part aux activités prévues dans le cadre de la formation. Exercices d’ordre serré, défilés, activités collectives et différents modules rythment son quotidien aux côtés des autres appelés. La sécurité, la connaissance des Forces de défense et de sécurité ainsi que les valeurs patriotiques figurent parmi les enseignements qu’elle retient. Elle cite notamment l’amour de la patrie, la responsabilité et l’intégrité, qu’elle considère comme des valeurs à comprendre et à traduire dans les comportements quotidiens.
« On apprend les valeurs patriotiques comme l’amour de sa patrie. On apprend aussi à être responsable, intègre, en sachant ce que nous sommes et ce que le pays attend de nous », souligne-t-elle. Après plus de 20 jours d’immersion, la religieuse estime avoir acquis des connaissances qui ne relèvent pas du cadre scolaire classique. Cette expérience intervient d’ailleurs quelques mois seulement après l’obtention de son baccalauréat, une réussite qui témoigne de son attachement à l’apprentissage, quel que soit l’âge. « Ici, nous avons appris ce que nous n’avons pas appris à l’école », témoigne-t-elle.
L’ordre serré, les chants, les exercices et la vie collective constituent pour elle autant d’expériences qui invitent à respecter les consignes, à faire preuve de discipline et à apprendre à vivre avec les autres. La participation d’Odette Kambou relève d’abord d’un choix personnel. Elle ne voulait pas observer l’expérience à distance, mais la vivre pleinement avec les autres appelés. « Je trouve ça comme une très bonne chose et je ne voulais pas être à la marge pour mieux vivre désormais patriote dans mon milieu », soutient-elle.
La doyenne, mais aussi une camarade
Pour Odette Kambou, son statut de religieuse ne constitue pas un obstacle à la participation à une activité qui concerne la vie de la Nation. Cette expérience collective lui inspire un message simple : privilégier l’entente et le vivre-ensemble. « Si nous sommes ensemble, nous allons aller loin », conseille-t-elle. A travers cette vie en groupe, elle dit également découvrir l’importance de la cohésion et de la responsabilité individuelle dans une dynamique collective. Pour elle, les valeurs apprises pendant l’immersion
ne doivent pas rester limitées au cadre de la formation.
A ceux qui hésitent encore à participer à l’Immersion patriotique obligatoire ou qui la perçoivent comme une contrainte, Odette Kambou répond à partir de sa propre expérience. « L’immersion patriotique n’est pas une sanction. Au contraire, elle est une formation pour mieux vivre en Burkinabè », affirme-t-elle. La religieuse invite ainsi les jeunes à dépasser leurs appréhensions et à profiter des enseignements dispensés. A ceux qui ont peur de cette expérience, son message est direct : « Ne pas avoir peur ». Pour la religieuse, être patriote suppose notamment de mieux connaître son pays, de l’aimer et de prendre conscience de ce qu’il attend de ses citoyens.
Egalement, elle insiste sur la nécessité de mettre en pratique les valeurs apprises et de les faire vivre dans les différents milieux de vie. A quelques jours de la fin de l’immersion, prévue le 26 août, Odette Kambou porte un regard positif sur l’initiative, qu’elle considère comme « une très bonne action pour la jeunesse ». Pour Odette Kambou, la réussite de cette expérience ne se mesurera pas uniquement aux exercices réalisés ou aux enseignements reçus pendant les semaines de formation.
Elle dépendra surtout de la capacité des appelés à prolonger ces acquis une fois de retour dans leurs différents milieux. C’est également ce qu’elle entend faire. A 40 ans, religieuse, nouvelle bachelière et doyenne des appelés, Odette Kambou aura ainsi choisi de vivre l’Immersion patriotique obligatoire au-delà des différences d’âge et de parcours. Son engagement a retenu l’attention lors de la visite du ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, sur les différents sites de l’IPO à Gaoua. Au collège d’enseignement général de Tielkan, le ministre a relevé sa présence parmi les appelés et l’a présentée comme « un modèle d’engagement ».
Boudayinga J-M THIENON
Bama-Taxi : Carnet de voyage à bord de ces véhicules qui défient le temps
Sur l’axe Bobo-Dioulasso/Bama, défilent, tout au long de la journée, des véhicules aussi atypiques par leur état que par l’usage qui en est fait. Sur cette liaison, les vieux « breaks » sont devenus une sorte de paysage roulant. Ils font partie du décor de l’axe. Des véhicules que l’on croise encore ici alors qu’ils sont quasi absents sur d’autres axes. Marqués par le poids des années, ces engins continuent pourtant de sillonner la trentaine de kilomètres en aller-retour. Pour 500 F CFA, le passager et les marchandises embarquent à destination, dans des conditions de transport qu’il faut vivre pour apprécier. C’est à bord de l’un de ces vieux véhicules, communément appelés « Bama-taxi », que nous prenons place, ce jeudi 6 août 2026, pour une aventure d’une demi-heure, à la découverte du quotidien de ces chauffeurs et passagers qui ont fait de ces automobiles vétustes, leurs compagnons.
Midi approche à peine ! Les nuages commencent déjà à envelopper le ciel bobolais en cette fin de matinée du jeudi 6 août 2026. A la gare des véhicules en partance pour Bama, commune rurale de la province du Houet, région du Guiriko, l’animation ne faiblit pas. Des passagers arrivent avec leurs bagages. Des sacs de céréales et autres marchandises sont déposés çà et là au sol. Les rabatteurs lancent leurs appels. Dans cette agitation, une catégorie de véhicules attire particulièrement l’attention. Ils sont alignés les uns après les autres. Des modèles qui ont traversé au moins cinq décennies et qui, pourtant, s’apprêtent encore à prendre la route.
Comme tous les jours. Sur le flanc du véhicule, une inscription manuscrite attire notre attention : « L’aventurier n’a pas de choix ». En tout cas, la nôtre l’est. Mais, la phrase résume tout le sens de la mise en route de ces véhicules plus vieux que la plupart de leurs conducteurs et passagers.

C’est à bord de l’un de ces véhicules des années 70 que nous décidons de faire le voyage. De loin, la voiture semble avoir déjà beaucoup vécu. De près, le constat est encore plus saisissant. La peinture est écaillée. La carrosserie porte des traces de rouille. Les phares tout comme les clignotants ont perdu leur transparence ou sont inexistants. Le pare-brise n’est pas épargné par la longévité de l’engin. Le coffre, lui, ne tient plus fermé sans l’aide d’un dispositif de fortune.
Une corde fait office de verrou ou un bois, de cale pour le maintenir.
Nous regardons la voiture, puis notre montre. Le départ est imminent. « Bama ! Bama ! » L’appel du rabatteur retentit. Le prix annoncé est de 500 F CFA. Pas un franc de moins. Nous montons. Le premier contact avec l’intérieur du véhicule donne une autre
image de cette voiture qui, extérieurement, paraît déjà bien fatiguée. Les sièges sont affaissés, ils grincent lorsqu’on s’assoit. Nous nous installons et observons. Le conducteur
s’affaire autour du véhicule.
Il vérifie quelques éléments, ouvre puis referme le capot. Le moteur finit par démarrer après quelques gymnastiques. Le bruit mécanique annonce le départ. Dans le véhicule, chacun prend ses habitudes. Pour certains, ce trajet est une routine. Pour d’autres, il s’agit simplement du moyen le plus accessible pour rejoindre Bama. A côté de nous, un passager, Issouf Coulibaly. Orpailleur, il ne semble pas inquiet.
« J’ai choisi Bama-Taxi parce que c’est le plus facile d’accès, moins cher et une fois démarré on arrive rapidement », explique l’orpailleur.
Le véhicule commence à avancer. A peine avons-nous quitté la gare que l’impression d’être dans une voiture d’une autre époque s’installe véritablement. Le moteur ronronne. La carrosserie vibre. A chaque mouvement, les sièges grincent. Nous regardons autour de nous. Tout rappelle l’âge avancé du véhicule. Le tableau de bord ainsi que les portières témoignent du temps traversé et de l’usure qui va avec. La voiture continue son chemin. Dans l’habitacle, la séparation entre les passagers et les marchandises est parfois difficile à établir. Les sacs occupent l’espace disponible. Les colis sont placés là où il reste une place. Par moments, marchandises et voyageurs se bousculent.
Les bonbonnes de gaz, notamment, voyagent parfois à quelques centimètres des passagers. La scène peut surprendre. Mais pour les habitués, elle semble presque ordinaire. La raison est simple : le transporteur doit vivre de son activité. Ainsi, le passager doit arriver à destination, la marchandise aussi. Tout le monde trouve sa place dans ce désordre entretenu depuis des lustres. La surcharge peut parfois s’inviter dans le voyage. Nous comprenons alors que le véritable défi n’est pas seulement de faire rouler ces voitures anciennes. Il faut aussi les faire travailler suffisamment pour permettre à ceux qui en vivent de nourrir leurs familles.

Au volant, Issa Ouédraogo garde les yeux fixés sur la route. Il connaît parfaitement cette liaison. Il conduit depuis 20 ans. Pour lui, le véhicule représente avant tout un outil de travail. « C’est à travers ce travail que nous arrivons à subvenir à nos besoins et prendre en charge nos familles », confie-t-il. Nous découvrons alors une autre dimension de cette voiture cinquantenaire. Derrière sa carrosserie rouillée, il y a une économie. Derrière le volant, il y a un homme qui travaille. Derrière chaque départ, il y a une recette qui permettra de faire vivre une famille. Le véhicule est vieux, mais son utilité demeure intacte.
Le gaz pour maintenir le prix du trajet
Sur la route, Issa Ouédraogo explique également que son véhicule fonctionne au gaz. Le choix, précise-t-il, est d’abord économique. Le gaz coûte moins cher que l’essence et permet aux conducteurs de maintenir le tarif du trajet à 500 F CFA, l’une des raisons d’attractions des passagers.
« On nous dit que le gaz est interdit pour faire rouler les véhicules. Alors que si nous devons utiliser l’essence en lieu et place du gaz, il nous sera difficile de maintenir le prix du trajet à 500 F CFA », soutient-il. Nous regardons alors ce vieux véhicule autrement. Elle n’est pas seulement une relique automobile. Elle est aussi le résultat d’une adaptation permanente aux difficultés économiques. A mesure que nous avançons, une évidence s’impose : ces véhicules ont beaucoup servi.
Le temps a laissé ses marques. La carrosserie est fatiguée. Les éléments de sécurité sont loin des standards des véhicules modernes. Et les difficultés ne s’arrêtent pas à l’état mécanique. Ces véhicules ne disposent pas de documents en règle. « Nos véhicules, au regard de leur âge très avancé, ne peuvent plus avoir accès aux visites techniques. Lors des contrôles, par faute de documents, nous sommes contraints de tout faire pour éviter de nous faire épingler », confie le conducteur avec désolation.

Nous sommes toujours à bord. Le moteur continue de tourner. Nous approchons Bama. A l’intérieur du véhicule, les passagers commencent à se préparer. Certains récupèrent leurs affaires. L’arrivée se fait dans des conditions moins organisées qu’au départ de Bobo-Dioulasso. A Bama, les transporteurs ne disposent pas toujours d’un véritable espace de stationnement. Notre chauffeur raconte qu’ils sont parfois contraints de s’arrêter au bord des routes d’où les « autorités » viennent souvent les déloger. Le vieux véhicule ralentit. Puis s’arrête. Nous sommes arrivés.
Une voiture qui refuse de prendre sa retraite
Notre aventure s’achève. La première chose qui nous frappe, après cette courte traversée, est que le véhicule est encore prêt à repartir. Il n’a pas l’air de vouloir prendre sa retraite. Pourtant, il aurait des raisons de le faire. Son âge. Son état. Ses difficultés d’obtention de documents en règle. Les contraintes liées au transport des marchandises. Les risques liés à la surcharge. Mais il est toujours là. Et demain, probablement, il reprendra le même chemin. Bama-Bobo-Dioulasso/Bama. Encore et encore. Ce voyage laisse une impression particulière. D’un côté, il y a ces bus plus modernes, plus confortables, avec leurs sièges plus stables, leur climatisation et leurs équipements plus récents.
De l’autre, il y a ces vieux « breaks » sans document règlementaire requis. Ils sont moins
confortables. Ils sont marqués par le temps. Leur état technique soulève des interrogations. Mais ils ont un avantage, ils sont accessibles : 500 F CFA le trajet. Et ils ne font pas trainer les passagers. Une fois le véhicule rempli, il reprend la route. Cette

souplesse constitue l’un de leurs principaux atouts. Pour Issouf Coulibaly, le souhait est simple : arriver à destination. « J’ai emprunté ce taxi parce que je suis pressé de rejoindre ma destination. Son état ne m’inquiète pas, j’ai confiance que nous allons
arriver à bon port », nous disait-il tout confiant.
« J’ai choisi Bama-taxi parce que c’est le plus facile d’accès, moins chère et une fois démarré on arrive rapidement », renchérissait Ousséni Koutou. Des propos qui résument à eux seuls le rapport des usagers à ces véhicules. Ils voient leur état. Ils connaissent leurs limites. Mais ils montent quand-même. Le vieux véhicule repartira bientôt. D’autres passagers monteront. D’autres sacs seront chargés. D’autres marchandises prendront place. Le moteur sera remis en marche. Et la vieille Peugeot reprendra la route. Sur l’axe Bobo-Dioulasso/Bama, ces voitures semblent avoir trouvé une forme d’éternité. Elles appartiennent à une génération automobile révolue, mais continuent de participer pleinement à la vie quotidienne des populations.
Elles transportent ceux qui vont au marché, ceux qui se rendent à Bama ou à la capitale économique du Burkina Faso pour leurs activités, ceux qui n’ont pas les moyens de choisir un transport plus confortable. Elles transportent aussi les rêves modestes de ceux qui les conduisent. Car derrière chaque voiture fatiguée se trouve un chauffeur qui doit gagner sa journée. Derrière chaque trajet à 500 F CFA, une famille attend peut-être la recette du soir. Et derrière chaque passager, une destination à atteindre.
Le voyage à bord de ces véhicules d’un autre âge est plus qu’un déplacement entre Bobo-Dioulasso et Bama. C’est une plongée dans une réalité quotidienne où la nécessité économique maintient en circulation des voitures qui auraient, ailleurs, rejoint les cimetières automobiles, depuis longtemps. Le dernier regard que nous jetons sur la Peugeot est révélateur. La carrosserie est toujours aussi fatiguée. Les tôles portent les stigmates du temps. Le coffre tient grâce à son système de fortune. Mais le moteur tourne. Et tant qu’il tournera, le vieux véhicule continuera de prendre la route.
Direction Bama. Ou retour vers Bobo-Dioulasso. Toujours sur cette route où les voitures d’un autre âge ont décidé de défier le temps.
Kamélé FAYAMA
Cache-cache avec les forces de sécurité
Derrière le volant des « Bama-taxi », les conducteurs font face à de nombreuses difficultés. Le vieillissement des véhicules complique l’entretien et l’accès aux documents de la visite technique (CCVA). A cela s’ajoutent les problèmes liés aux documents réglementaires, qui les exposent lors des contrôles routiers. Certains sont contraints d’immobiliser leurs véhicules pour éviter les sanctions. Sans
documents règlementaires pour ces vieux breaks, les conducteurs, aux dires de Lassina Barro, un chauffeur, jouent au cache-cache avec les forces de sécurité lorsqu’ils ont des rumeurs de contrôle routier. Le manque d’espace de stationnement à Bama, précise-t-il, constitue également une préoccupation. Les chauffeurs doivent parfois s’arrêter au bord des routes avant d’être délogés par les
« autorités ». Malgré ces contraintes, ils continuent leur activité qui constitue leur principal moyen de subsistance et de prise en charge de leurs familles.
K.F
Des bus SOTRACO pour moderniser la mobilité
Face au vieillissement des véhicules qui assurent le transport sur l’axe Bobo-Dioulasso/Bama, l’arrivée des bus de la SOTRACO constitue une alternative appréciable pour les usagers. L’acquisition en nombre de ces bus par l’Etat traduit la volonté des pouvoirs publics d’améliorer les conditions de mobilité des populations et de proposer un transport collectif plus moderne, plus confortable et mieux adapté aux exigences actuelles. Sur cet axe, ces bus offrent ainsi une solution aux passagers qui doivent encore composer avec les vieux « Bama-taxi », dont certains véhicules ont traversé plusieurs décennies. En renforçant l’offre de transport collectif, les bus SOTRACO contribuent à faciliter les déplacements quotidiens entre Bobo-Dioulasso et Bama, tout en accompagnant progressivement la modernisation du parc automobile affecté au transport des personnes.
K.F
Remi Zoéringré, chef de service photojournalisme des Editions Sidwaya : « La photographie donne de la crédibilité à l’information rendue »
La communauté internationale a célébré, le 19 août 2026, la journée internationale de la photographie. Dans cette interview, le chef de service photojournalisme des Editions Sidwaya nous explique l’importance de la photo dans l’univers médiatique, son rôle dans la valorisation de la destination Burkina et surtout sa contribution à la paix au Faso.
Sidwaya (S.) : Le monde a célèbré hier la Journée internationale de la photographie. Que représente pour vous cette commémoration ?
Remi Zoéringré (R.Z.) : A l’image de toute date commémorative, elle est un moment de célébration, de bilan et de perspectives et la date du 19 août instituée en 2010, rend hommage à l’art, à l’histoire et à la science de la photographie. En rappel, c’est en 1839 que le brevet de création de la photographie a été octroyé à Louis Daguerre. Cette date me rappelle le premier procédé de capture d’image permanente. Elle est pour moi, une occasion de rendre hommage aux devanciers et de prendre conscience de la situation de notre profession et d’envisager l’avenir avec bien entendu les collègues et tous les amoureux de la photographie.
S. : Comment analysez-vous la contribution de la photo à l’information des lecteurs de Sidwaya ?
R.Z. : La photographie a toujours été au service de l’information et de la communication. En ce sens, elle joue un rôle dans le traitement de l’information. Dans le temps, l’information était plutôt constituée de photographies et de légendes bien avant que le Carrefour africain et Sidwaya ne naissent. De nos jours, la photographie joue le rôle d’illustration et d’information dans les colonnes du quotidien et des autres titres des Editions Sidwaya à savoir le Carrefour africain et Sidwaya Sport. Pour ma part, la photographie donne de l’assurance de la crédibilité de l’information rendue par Sidwaya, qui le lui rend très bien, en ayant le plus grand nombre de photographes professionnels à son service.
S. : A l’ère du tout numérique, quelle est la place de la photographie ?
R.Z. : Naturellement, cette question est sur toutes les lèvres et reste pour nous une préoccupation à quelques détails près. Surtout que l’IA vient réduire le temps de traitement et minimiser la frontière entre le réel et le virtuel. Il est essentiel de voir l’IA non pas comme une menace mais une chance d’évoluer. Elle permet d’explorer un autre monde et pour les photographies commerciales, l’IA offre une belle occasion de diversifier les productions pour les clients. Cependant, la photographie de presse a besoin de crédibilité, tandis que la photographie d’art, elle a besoin d’émotions. En somme, la sensibilité artistique et le savoir-faire du photographe professionnel, telles que la narration, l’émotion et l’interprétation artistique, ne peuvent pas être imités par une machine.
S. : Quels sont les défis pour les photoreporters en général et ceux de Sidwaya dans le contexte de reconquête du territoire ?
R.Z. : Le défi pour chacun de nous c’est de contribuer au retour de la paix. Suivant la déontologie de la profession et la ligne éditoriale de Sidwaya, le leitmotiv c’est de communiquer à travers les images pour une assurance dans ce contexte que nous vivons. A travers la rubrique «L’image de la cité», nous visons des faits de société à bannir et nous contribuons à la promotion du patrimoine culturel du Burkina.
S. : De plus en plus les autorités prônent la destination Burkina et la valorisation des sites touristiques du pays. Quelle peut-être la contribution des photographes à cette invite ?
R.Z. : Lorsque vous suivez les publicités sur les smartphones et autres portables androïd la photographie est de mise, c’est-à-dire que la qualité de l’image que peut rendre l’appareil est plus mise en vigueur. La réponse, elle est simple: la contribution incompressible de l’image dans la promotion d’un outil, d’une personne voire d’une Nation. D’ailleurs, ne dit-on pas qu’une photographie vaut mille mots. Nous saluons à cet effet, le concours organisé chaque année par Faso Tourisme, dont l’objectif est de valoriser la contribution de la photographie dans la promotion de la destination Burkina. Reconnue comme un art visuel à part entière, la photographie reste le miroir de la société et les photographes qui captent et diffusent les émotions et les sites sont un maillon essentiel dans la promotion du patrimoine culturel.
S. : Quelle anecdote vous a le plus marqué lors de vos reportages ?
R.Z. : Nous étions dans un hôtel de la place pour une cérémonie dont la photo de famille devait se faire au bord de la piscine. A force de vouloir faire une bonne composition, nous avons dû repêcher un collègue dans la piscine. Mais tenez-vous bien que l’appareil seul est resté dans sa main hors de l’eau.
S. : Quel message avez-vous pour tous les professionnels de l’image du pays ?
R.Z. : Bonne fête à toutes et à tous ! C’est toujours une occasion de partage, de connexion et de création. Nous avons le devoir de montrer un Burkina vivant, résilient à travers toutes ses couches sociales et en ce sens, il n’y a jamais une image de trop. A vos objectifs et clic : faite une photo et une histoire s’offre à vous !
Interview réalisée par Nadège YE
Journée internationale de la Jeunesse: les jeunes appelés à prendre leur destin en main
La direction provinciale de la jeunesse et de l’emploi du Kadiogo a organisé, mercredi 18 août 2026 à Ouagadougou la célébration en différé de la journée internationale de la Jeunesse 2026.
«Rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse burkinabè dans la construction d’un espace confédéral souverain », c’est autour de ce thème qu’est célébrée la Journée internationale de la jeunesse 2026 (JIJ) au Burkina Faso. Cette édition entend promouvoir le rôle des jeunes comme partenaires essentiels dans la construction de la Nation et de magnifier leur potentiel.
C’est pourquoi la direction provinciale de la jeunesse et de l’emploi du Kadiogo, en collaboration avec la direction régionale des sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kadiogo a célébré cette journée en différé le mercredi 18 août 2026 à Ouagadougou. La journée a été marquée par un panel sur le thème : « Une vie de révolutionnaire ». L’objectif étant, selon les organisateurs, d’inculquer aux jeunes les valeurs de la Révolution progressiste populaire.
Le représentant du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Maurice Konaté, par
ailleurs haut-commissaire du Kadiogo, a présenté la jeunesse comme une force essentielle dans l’histoire et la construction de la nation, qui a participé aux grandes luttes politiques et sociales et ayant toujours fait preuve de résilience face aux difficultés. Il a invité les jeunes à s’engager pour la paix et le développement et se porter garant en faveur de la paix, la cohésion sociale, la souveraineté.
Maurice Konaté les a aussi encouragés à se former, être responsables et prendre des initiatives utiles à la communauté.
« J’exhorte enfin les jeunes à toujours garder les valeurs d’honnêteté et de loyauté envers la patrie », a-t-il poursuivi.
Pour le directeur régional des sports, de la jeunesse et de l’emploi, Bêbê Arnaud Noufé, cette célébration vise à sensibiliser les jeunes aux valeurs de la Révolution progressiste populaire.
Quant au représentant des jeunes, Ousseni Simporé, il a indiqué que la jeunesse n’est pas seulement l’avenir, mais aussi le présent et le résultat de l’histoire passée. Face à la situation d’insécurité, il a appelé les jeunes à s’engager aux côtés des forces de défense et de sécurité pour défendre l’intégrité du territoire.
Adama SEDGO
Martin OUÉDRAOGO
(Stagiaire)
Le mandat de tous les défis
Le Président sortant de la Zambie, Hakainde Hichilema, a été réélu, mardi dernier, pour un deuxième mandat. Avec près de 60 % des suffrages, celui que ses proches appellent affectueusement « H.H. » conserve ainsi les rênes du pays pour les cinq prochaines années. Comme partout ailleurs, à la suite d’élection présidentielle, cette victoire ouvre un nouveau chapitre politique, mais dans un climat marqué par des contestations, des accusations d’intimidation et des interrogations sur la transparence du processus électoral. Son principal concurrent, Brian Mundubile, ancien ministre sous la présidence d’Edgar Lungu, a obtenu environ 38 % des suffrages.
Mais, au-delà, quelle orientation Hichilema donnera-t-il à son second mandat ? Car, une victoire électorale impose au pouvoir de répondre aux attentes de la population confrontée à des difficultés économiques et de restaurer la confiance entre les différentes composantes de la société. Lors de son premier mandat, Hichilema avait fait de la relance économique l’un de ses principaux arguments. La restructuration historique de la dette, le retour d’un programme du Fonds monétaire international et la reprise de la croissance ont permis à la Zambie de renouer avec la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs. Ces résultats constituent des acquis importants et témoignent d’une volonté de redresser une économie longtemps fragilisée.
Dans un pays d’environ 22 millions d’habitants, plus de 70 % des Zambiens vivent avec moins de trois dollars par jour, selon la Banque mondiale. Pour une grande partie de la population, les effets des réformes restent encore peu perceptibles dans la vie quotidienne. Le coût de la vie, l’accès aux services essentiels et la persistance de la pauvreté constituent autant de défis auxquels le nouveau mandat devra apporter des réponses concrètes. Et, c’est précisément sur ce terrain que Hichilema sera jugé. Les Zambiens attendent désormais que la croissance économique se transforme en emplois, en opportunités et en amélioration réelle de leurs conditions de vie.
La stabilité financière doit ainsi servir au développement humain et non rester cantonnée aux statistiques économiques. L’on se rappelle que le premier mandat de Hichilema a fait l’objet de critiques diverses de la part de plusieurs organisations qui ont dénoncé, à tort ou à raison, un rétrécissement de l’espace politique. Toutefois, ce qui est connu, c’est que la campagne électorale n’a pas échappé aux tensions. En effet, l’opposition a évoqué des conditions de compétition inégales, notamment dans l’accès aux médias publics. Plusieurs de ses figures ont également été arrêtées, sur la base d’accusations qu’elles ont fermement rejetées.
La suspension temporaire du dépouillement, officiellement justifiée par les autorités par des violences visant le personnel électoral, a également alimenté les interrogations sur la crédibilité du scrutin. « Il n’y a pas de vainqueur ici, il n’y a pas de perdant. Nous sommes tous gagnants. C’est la Zambie qui est gagnante », a déclaré Hichilema. Cette déclaration doit se traduire par des actes concrets en garantissant l’équité politique, en préservant la liberté d’expression, renforcer la confiance dans les institutions.
Au demeurant, c’est au pouvoir comme à l’opposition que revient la responsabilité dans la préservation de la paix et de la cohésion nationale. Autant dire que le second mandat de Hakainde Hichilema constitue, à la fois, une victoire et un défi. Un défi, parce que devant répondre aux attentes économiques, sociales du peuple zambien. C’est à cette condition que son succès électoral pourra alors devenir une étape vers une Zambie plus prospère, plus apaisée. Et ce sera dans l’intérêt du peuple zambien et du reste de cette partie de l’Afrique.
Soumaïla BONKOUNGOU
Clôture de la IIe édition du camp vacances Faso Mêbo : près de 1 500 campeurs initiés aux valeurs patriotiques et civiques
La IIe édition du camp vacances Faso Mêbo de Ouagadougou a refermé ses portes, mercredi 19 août 2026, à Ouagadougou.
La 3e région militaire, à l’instar des autres régions, a accueilli, du 10 au 19 août 2026, la IIe édition du camp vacances Faso Mêbo au profit des élèves venus de différentes communes de la région du Kadiogo. La cérémonie de clôture a été présidée par le commandant de la 3e région militaire, le lieutenant-colonel Armand Michel Ouédraogo, par ailleurs, parrain régional, représentant celui national, mercredi 19 août 2026, à Ouagadougou.
C’était en présence de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi,
Annick Pikbougoum, du ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, du gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, du Directeur général (DG) de l’Agence Faso Mêbo, le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, des invités et des parents des campeurs. Après avoir chanté l’hymne national lors de la montée des couleurs, les campeurs ont présenté leur savoir-faire en technique d’intervention « opération rapprochée », en pièce théâtrale et en ballet artistique sous la pluie. Ils ont reçu le nom de baptême « Promotion Toyiro » qui veut dire « l’avenir vous appartient, en langue Bwamu ».

Pour le lieutenant-colonel Armand Michel Ouédraogo, ce nom de promotion est unique et commun à toutes les promotions des six régions militaires du Burkina Faso. Le représentant des campeurs, Guidado Habdine Diallo, a fait le bilan de leur apprentissage au cours des 10 jours de camp. Il a confié avoir appris l’instruction militaire, le parcours d’obstacles, l’éducation civique, le vivre-ensemble et la solidarité entre les peuples. « Nous avons compris que la discipline n’est pas une punition, mais une école de caractère et de force mentale », a-t-il dit. Guidado Habdine Diallo a confié avoir pris connaissance du drapeau, symbole du sang versé par les aînés pour la liberté. « En apprenant notre vraie histoire, celle qu’on nous a toujours cachée, nous avons compris qu’un peuple qui ne décide pas pour lui-même n’est pas encore libre », a-t-il avoué. Il a ajouté avoir appris aussi à confectionner et poser des pavés, planter des arbres et embellir la ville.
Une formation commune dans les six régions militaires

Le représentant des campeurs a mentionné que lui et ses camarades ont pris l’engagement d’être disciplinés et solidaires à l’école, à la maison, comme dans la vie en société avec la même rigueur apprise sur le « parcours du combattant ». Le DG de l’Agence Faso Mêbo a révélé que cette IIe édition revêt une dimension historique particulière. « L’ordre a été donné par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour que le camp vacances Faso Mêbo se déroule au niveau des six régions militaires », a-t-il dit. Le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé a expliqué que les enfants des six régions militaires ont vécu la même expérience, reçu les mêmes enseignements fondamentaux et partagé les mêmes idéaux.
Il a demandé aux campeurs de porter avec fierté leur nom de promotion et d’en être des exemples parfaits. En remerciant les parents pour avoir accepté confier leurs enfants au camp vacances Faso Mêbo, il les a invités à respecter et à prendre en compte le patriotisme de leur enfant au quotidien. Après avoir conseillé ses filleuls, le lieutenant-colonel Armand Michel Ouédraogo, a mis en lumière la tenue du camp Faso Mêbo dans l’histoire de la Révolution progressiste populaire (RPP). Le représentant des parents des campeurs, Oumarou Guira, a salué l’Agence Faso Mêbo pour l’organisation du camp en faveur des enfants. « Nous formulons le vœu que cette belle initiative se poursuive et se renforce au fil des années au profit de nombreux enfants », a-t-il souhaité.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
Ouagadougou: fermeture de débits de boisssons
Les 17 et 18 août 2026, la Direction Générale de la Police Municipale de Ouagadougou, à travers la Direction de la Police de la Salubrité et de la Tranquillité Urbaine (DPSTU) a procédé à la fermeture de deux (02) débits de boissons dans la ville pour absence d’autorisation d’ouverture.
La Police Municipale rappelle aux promoteurs qu’avant toute exploitation :
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L’obtention d’une AUTORISATION PRÉALABLE du Président de la Délégation Spéciale d’Arrondissement est obligatoire ;
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La licence d’exploitation est personnelle;
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La licence est valable pour un seul établissement et un seul emplacement;
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Une seule licence est accordée par personne physique ou morale.
Toute personne désirant obtenir une autorisation d’ouverture d’un débit de boissons est priée de prendre attache avec les services des mairies d’arrondissements.
La Police Municipale invite la population au respect strict de la loi n° 09-79/AN du 7 juin 1979 régissant les débits de boissons au Burkina Faso et du décret n°79-358/IS/DGI du 17 septembre 1979 fixant les conditions d’ouverture de débits de boissons au Burkina Faso afin d’éviter tout désagrément.
Direction Générale de la Police Municipale de Ouagadougou/Service de l’Information et de la Communication. Contacts: Ligne verte: 80.00.11.03 / Plateforme WhatsApp: 70 00 83 41.
Succès historique de la fusée Zhuque-3 : la Chine réussit sa première récupération au sol du premier étage d’une fusée
La Chine vient de franchir une nouvelle étape majeure dans le domaine des lanceurs spatiaux réutilisables. Le lanceur Zhuque-3, développé par l’entreprise spatiale privée Landspace, a réalisé avec succès la toute première récupération terrestre du premier étage d’un lanceur orbital sur le territoire chinois. Ce succès intervient exactement 40 jours après la récupération en mer réussie du lanceur Longue Marche 10B. Grâce à ces deux exploits, la Chine devient le premier pays après les États-Unis à disposer de deux entités maîtrisant la technologie de récupération de lanceurs orbitaux.
Le lancement s’est déroulé le 19 août sur le site d’essais spatiaux commerciaux de Dongfeng. Après son décollage, le second étage de la fusée a placé avec précision un satellite dans son orbite prévue. Pendant ce temps, le premier étage a accompli une séquence complexe : rentrée dans l’atmosphère, ajustement de trajectoire grâce aux gouvernails en grille, rallumage des moteurs fusées et atterrissage en douceur sur un site d’atterrissage terrestre dans la province du Gansu, soutenu par ses quatre pieds d’atterrissage.
Ce succès est d’autant plus remarquable que seulement 40 jours séparent la récupération maritime de la Longue Marche 10B et cette récupération terrestre de Zhuque-3. En très peu de temps, la Chine a validé deux techniques totalement distinctes de récupération d’un premier étage : la capture par filet sur une plateforme maritime, et l’atterrissage vertical sur terre ferme avec des pieds d’atterrissage, la même méthode utilisée par le lanceur Falcon 9. Auparavant, plusieurs essais avaient permis d’accumuler des données précieuses, et les ingénieurs ont corrigé les points faibles relevés lors du premier vol orbital de la fusée Zhuque-3 en décembre 2025.
Le lanceur Zhuque‑3 utilise du propergol méthalox (oxygène liquide et méthane) et adopte une structure principale en acier inoxydable. En 2025, Elon Musk, fondateur de SpaceX, a reconnu que cette combinaison offrait à la fusée Zhuque‑3 un potentiel de performance supérieur au Falcon 9. Ce choix technique permet de réduire considérablement les coûts de fabrication et de maintenance, tout en garantissant une excellente résistance lors de la rentrée atmosphérique et une réutilisation multiple du premier étage. Une fois mature, cette technologie abaissera drastiquement le coût des lancements spatiaux et soutiendra le déploiement massif des constellations de satellites en orbite basse.
Grâce à cette mission, la Chine rejoint le petit groupe des nations capables de réaliser l’atterrissage vertical terrestre d’un premier étage de lanceur orbital. La rapidité avec laquelle les deux modes de récupération, maritime puis terrestre, ont été validés montre la dynamique forte de l’industrie spatiale commerciale chinoise. Les prochaines étapes consisteront à tester la réutilisation effective de cet étage récupéré, pour tendre vers des lancements commerciaux réguliers à bas coût.
Synthèse de Nadège YAMEOGO
Source : CGTN Français
Contrôle des prix et de la qualité à Bobo-Dioulasso: Une alimentation scellée, son propriétaire réquisitionné pour des travaux d’intérêt général
Une mission conjointe de contrôle des prix et de la qualité des produits a été menée, le mardi 18 août 2026 dans la ville de Bobo-Dioulasso. Elle a mobilisé la Direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (DRICA) du Guiriko, l’Agence burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM) et la Brigade Laabal. La mission a notamment permis de constater la présence de produits alimentaires périmés dans une alimentation et de procéder à des contrôles métrologiques sur des sacs de farine de blé.
« Boutique scellée par le service de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes du Guiriko (SCRF-GRK) pour vente de produits périmés et défaut de publicité des prix ce jour 18 août 2026 ». C’est l’inscription que l’on pouvait lire sur la porte d’une alimentation de Bobo-Dioulasso après le passage des agents du ministre de commerce. En effet, face à la hausse des prix des produits de grandes consommations, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat à travers ses services régionaux est passé à l’offensive. C’est dans cette optique qu’une mission conjointe de contrôle conduite par la direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (DRICA) du Guiriko a fait une descente sur le terrain pour vérifier le respect de la règlementation à la matière. Désormais, c’est tolérance zéro pour les commerçant véreux. Après avoir constaté plusieurs infractions dans l’alimentation, la mission de contrôle composé également de l’Agence burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM) et la Brigade Laabal a scellé la boutique et réquisitionné le responsable et le gérant pour des travaux d’intérêt général. Les agents y ont constaté la présence de produits alimentaires périmés, dont certains destinés aux nourrissons. Pour Médard Levin Sib, cette situation constitue un manquement grave. L’établissement a été mis sous scellés à la suite de ces constatations et d’autres infractions relevées sur place.

Selon le directeur régional de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat du Guiriko, Médard Levin Sib, cette opération fait suite aux instructions du ministre en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda. Elle intervient dans un contexte marqué, selon les services de contrôle, par une hausse des prix de certains produits sur les marchés. « Nous sommes sortis ce matin pour visiter un certain nombre d’industries et de lieux de commerce pour vérifier si les prix appliqués sont réglementaires », a expliqué Médard Levin Sib.
Vérifier la disponibilité de la farine de blé
La première étape de la mission a conduit les contrôleurs aux Moulins du Sahel, une unité de production de farine de blé. La délégation a vérifié la disponibilité de la matière première, le fonctionnement de l’unité de production ainsi que les stocks de produits finis. La direction de l’usine a indiqué que la production se poursuit. L’unité dispose d’une capacité de production annoncée de 240 tonnes de farine par jour et fonctionne en continu. Les services de contrôle ont invité les responsables de l’usine à prendre des dispositions afin de sécuriser davantage l’approvisionnement. La mission s’est ensuite intéressée aux poids des sacs de farine. Avec l’appui de l’ABNORM, des mesures ont été effectuées sur les sacs de 25 et 50 kilogrammes. Le directeur régional de l’ABNORM du Guiriko, Moubarack Sidnoma Prosper Ouédraogo, a indiqué que les premiers résultats sont « un peu mitigés ».

Il a toutefois précisé qu’aucune conclusion définitive ne pouvait être tirée avant le traitement des données recueillies. « Il faut forcément qu’on introduise les données pour pouvoir avoir les résultats avant de statuer », a-t-il expliqué. Selon lui, le contrôle prend notamment en compte la moyenne des poids ainsi que le nombre de produits présentant un éventuel écart. La mission a également effectué un contrôle dans une boulangerie de Bobo-Dioulasso. Les poids du pain ont été contrôlé. Mais pas de conclusion avant le traitement des données. A en croire Moubarack Sidnoma Prosper Ouédraogo si toutefois des manquements sont constatés, des sanctions seront prise conformément aux orientations du ministère en charge du commerce. Pour Médard Levin Sib, les opérations de contrôle ne constituent pas une action ponctuelle. Elles doivent se poursuivre afin de veiller au respect de la réglementation dans les secteurs du commerce et de la production. Il a appelé les opérateurs économiques à se conformer aux textes en vigueur, sous peine de sanctions. Aux consommateurs, il a demandé davantage de vigilance et les a invités à signaler aux structures compétentes les cas de hausse suspecte des prix ou de commercialisation de produits non conformes. « Lorsque les structures de contrôle sont alertées, elles pourront intervenir sur le terrain pour appliquer la réglementation », a-t-il déclaré.
Noufou NEBIE
Perthiou DIARRA
(Stagiaire)







