Ouagadougou: fermeture de débits de boisssons

Les 17 et 18 août 2026, la Direction Générale de la Police Municipale de Ouagadougou, à travers la Direction de la Police de la Salubrité et de la Tranquillité Urbaine (DPSTU) a procédé à la fermeture de deux (02) débits de boissons dans la ville pour absence d’autorisation d’ouverture.

La Police Municipale rappelle aux promoteurs qu’avant toute exploitation :

  • L’obtention d’une AUTORISATION PRÉALABLE du Président de la Délégation Spéciale d’Arrondissement est obligatoire ;

  • La licence d’exploitation est personnelle;

  • La licence est valable pour un seul établissement et un seul emplacement;

  • Une seule licence est accordée par personne physique ou morale.

Toute personne désirant obtenir une autorisation d’ouverture d’un débit de boissons est priée de prendre attache avec les services des mairies d’arrondissements.

La Police Municipale invite la population au respect strict de la loi n° 09-79/AN du 7 juin 1979 régissant les débits de boissons au Burkina Faso et du décret n°79-358/IS/DGI du 17 septembre 1979 fixant les conditions d’ouverture de débits de boissons au Burkina Faso afin d’éviter tout désagrément.

Direction Générale de la Police Municipale de Ouagadougou/Service de l’Information et de la Communication. Contacts: Ligne verte: 80.00.11.03 / Plateforme WhatsApp: 70 00 83 41.

Succès historique de la fusée Zhuque-3 : la Chine réussit sa première récupération au sol du premier étage d’une fusée



La Chine vient de franchir une nouvelle étape majeure dans le domaine des lanceurs spatiaux réutilisables. Le lanceur Zhuque-3, développé par l’entreprise spatiale privée Landspace, a réalisé avec succès la toute première récupération terrestre du premier étage d’un lanceur orbital sur le territoire chinois. Ce succès intervient exactement 40 jours après la récupération en mer réussie du lanceur Longue Marche 10B. Grâce à ces deux exploits, la Chine devient le premier pays après les États-Unis à disposer de deux entités maîtrisant la technologie de récupération de lanceurs orbitaux.
Le lancement s’est déroulé le 19 août sur le site d’essais spatiaux commerciaux de Dongfeng. Après son décollage, le second étage de la fusée a placé avec précision un satellite dans son orbite prévue. Pendant ce temps, le premier étage a accompli une séquence complexe : rentrée dans l’atmosphère, ajustement de trajectoire grâce aux gouvernails en grille, rallumage des moteurs fusées et atterrissage en douceur sur un site d’atterrissage terrestre dans la province du Gansu, soutenu par ses quatre pieds d’atterrissage.

Ce succès est d’autant plus remarquable que seulement 40 jours séparent la récupération maritime de la Longue Marche 10B et cette récupération terrestre de Zhuque-3. En très peu de temps, la Chine a validé deux techniques totalement distinctes de récupération d’un premier étage : la capture par filet sur une plateforme maritime, et l’atterrissage vertical sur terre ferme avec des pieds d’atterrissage, la même méthode utilisée par le lanceur Falcon 9. Auparavant, plusieurs essais avaient permis d’accumuler des données précieuses, et les ingénieurs ont corrigé les points faibles relevés lors du premier vol orbital de la fusée Zhuque-3 en décembre 2025.
Le lanceur Zhuque‑3 utilise du propergol méthalox (oxygène liquide et méthane) et adopte une structure principale en acier inoxydable. En 2025, Elon Musk, fondateur de SpaceX, a reconnu que cette combinaison offrait à la fusée Zhuque‑3 un potentiel de performance supérieur au Falcon 9. Ce choix technique permet de réduire considérablement les coûts de fabrication et de maintenance, tout en garantissant une excellente résistance lors de la rentrée atmosphérique et une réutilisation multiple du premier étage. Une fois mature, cette technologie abaissera drastiquement le coût des lancements spatiaux et soutiendra le déploiement massif des constellations de satellites en orbite basse.
Grâce à cette mission, la Chine rejoint le petit groupe des nations capables de réaliser l’atterrissage vertical terrestre d’un premier étage de lanceur orbital. La rapidité avec laquelle les deux modes de récupération, maritime puis terrestre, ont été validés montre la dynamique forte de l’industrie spatiale commerciale chinoise. Les prochaines étapes consisteront à tester la réutilisation effective de cet étage récupéré, pour tendre vers des lancements commerciaux réguliers à bas coût.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

Contrôle des prix et de la qualité à Bobo-Dioulasso: Une alimentation scellée, son propriétaire réquisitionné pour des travaux d’intérêt général

Une mission conjointe de contrôle des prix et de la qualité des produits a été menée, le mardi 18 août 2026 dans la ville de Bobo-Dioulasso. Elle a mobilisé la Direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (DRICA) du Guiriko, l’Agence burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM) et la Brigade Laabal. La mission a notamment permis de constater la présence de produits alimentaires périmés dans une alimentation et de procéder à des contrôles métrologiques sur des sacs de farine de blé.

« Boutique scellée par le service de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes du Guiriko (SCRF-GRK) pour vente de produits périmés et défaut de publicité des prix ce jour 18 août 2026 ». C’est l’inscription que l’on pouvait lire sur la porte d’une alimentation de Bobo-Dioulasso après le passage des agents du ministre de commerce. En effet, face à la hausse des prix des produits de grandes consommations, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat à travers ses services régionaux est passé à l’offensive. C’est dans cette optique qu’une mission conjointe de contrôle conduite par la direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (DRICA) du Guiriko a fait une descente sur le terrain pour vérifier le respect de la règlementation à la matière. Désormais, c’est tolérance zéro pour les commerçant véreux. Après avoir constaté plusieurs infractions dans l’alimentation, la mission de contrôle composé également de l’Agence burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM) et la Brigade Laabal a scellé la boutique et réquisitionné le responsable et le gérant pour des travaux d’intérêt général. Les agents y ont constaté la présence de produits alimentaires périmés, dont certains destinés aux nourrissons. Pour Médard Levin Sib, cette situation constitue un manquement grave. L’établissement a été mis sous scellés à la suite de ces constatations et d’autres infractions relevées sur place.

Selon le directeur régional de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat du Guiriko, Médard Levin Sib, cette opération fait suite aux instructions du ministre en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda. Elle intervient dans un contexte marqué, selon les services de contrôle, par une hausse des prix de certains produits sur les marchés. « Nous sommes sortis ce matin pour visiter un certain nombre d’industries et de lieux de commerce pour vérifier si les prix appliqués sont réglementaires », a expliqué Médard Levin Sib.

Vérifier la disponibilité de la farine de blé

La première étape de la mission a conduit les contrôleurs aux Moulins du Sahel, une unité de production de farine de blé. La délégation a vérifié la disponibilité de la matière première, le fonctionnement de l’unité de production ainsi que les stocks de produits finis. La direction de l’usine a indiqué que la production se poursuit. L’unité dispose d’une capacité de production annoncée de 240 tonnes de farine par jour et fonctionne en continu. Les services de contrôle ont invité les responsables de l’usine à prendre des dispositions afin de sécuriser davantage l’approvisionnement. La mission s’est ensuite intéressée aux poids des sacs de farine. Avec l’appui de l’ABNORM, des mesures ont été effectuées sur les sacs de 25 et 50 kilogrammes. Le directeur régional de l’ABNORM du Guiriko, Moubarack Sidnoma Prosper Ouédraogo, a indiqué que les premiers résultats sont « un peu mitigés ».

Il a toutefois précisé qu’aucune conclusion définitive ne pouvait être tirée avant le traitement des données recueillies. « Il faut forcément qu’on introduise les données pour pouvoir avoir les résultats avant de statuer », a-t-il expliqué. Selon lui, le contrôle prend notamment en compte la moyenne des poids ainsi que le nombre de produits présentant un éventuel écart. La mission a également effectué un contrôle dans une boulangerie de Bobo-Dioulasso. Les poids du pain ont été contrôlé. Mais pas de conclusion avant le traitement des données. A en croire Moubarack Sidnoma Prosper Ouédraogo si toutefois des manquements sont constatés, des sanctions seront prise conformément aux orientations du ministère en charge du commerce. Pour Médard Levin Sib, les opérations de contrôle ne constituent pas une action ponctuelle. Elles doivent se poursuivre afin de veiller au respect de la réglementation dans les secteurs du commerce et de la production. Il a appelé les opérateurs économiques à se conformer aux textes en vigueur, sous peine de sanctions. Aux consommateurs, il a demandé davantage de vigilance et les a invités à signaler aux structures compétentes les cas de hausse suspecte des prix ou de commercialisation de produits non conformes. « Lorsque les structures de contrôle sont alertées, elles pourront intervenir sur le terrain pour appliquer la réglementation », a-t-il déclaré.

Noufou NEBIE

Perthiou DIARRA

(Stagiaire)

Issaka Krismtoe Kafando, jeune concepteur : « Kibaré centralise toutes les informations pour donner la vraie actualité du Burkina »

Etudiant en deuxième année en analyse statistique à l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), Issaka Krismtoe Kafando, a conçu Kibaré, une application d’agrégation d’actualités qui centralise les informations issues de sources fiables telles que Sidwaya, Lefaso.net, Burkina24, etc. Son ambition est d’offrir aux citoyens un outil simple, rapide et crédible pour accéder à l’actualité nationale, tout en contribuant à endiguer le flot de fakenews qui polluent l’espace public. Avec Kibaré, l’information vérifiée est désormais à portée de main, chaque cinq minutes, sur smartphone ou via le web.

Sidwaya (S) : Comment vous est née l’idée de développer l’application Kibaré ?

Issaka Krismtoe Kafando (IKF) : L’idée de la création de cette nouvelle application est née quand le Président Ibrahim Traoré a censuré certains médias au Burkina Faso. J’ai constaté que beaucoup de fausses informations circulent à propos du Burkina Faso depuis le début de la Révolution progressiste populaire et de l’AES en général. Il était compliqué d’avoir les vraies informations, à part le journal de 13h et celui de 20h de la RTB et aussi quelques sites web, comme Sidwaya, Lefaso.net… Je me suis dit pourquoi ne pas créer une application qui centralise toutes ces informations en un seul endroit pour donner la vraie actualité du Burkina Faso. Et aussi, si on a une application qui donne la vraie actualité concernant le Burkina Faso, cela va faire reculer les fausses informations. D’où la naissance de Kibaré qui regroupe les vraies informations issues de vraies sources au Bur-kina Faso.

S : Comment marche Kibaré ?

IKF : Kibaré est un agrégateur d’actualités qui fonctionne sous forme de scrapping c’est-à-dire une récupération automatique de données sur un site web. L’application fait une requête vers une Interface de programmation d’application (API) que j’ai créée. Pour le moment, des sites d’actualités que l’API prend en compte sont Sidwaya, Burkina 24, Lefaso.net etc. Ces sites ont un flux RSS qui facilite toute plateforme qui veut récupérer ces actualités. Kibaré qui fonctionne sur cette base récupère ces flux d’informations et les affiche dans l’application.

S : Quelle est la plus-value de Kibaré par rapport aux médias en ligne ?

L’application Kibaré regroupe l’ensemble de l’actualité publiée par les médias crédibles.

IKF : Kibaré scanne dans les médias l’actualité toutes les 5 minutes pour ne
rater aucune information. Lorsqu’une nouvelle actualité paraît, l’utilisateur reçoit une notification et peut directement cliquer pour être redirigé vers l’article. Chaque 5 minutes, s’il y a une information, vous recevrez une notification. Et les notifications, si vous trouvez plus tard que c’est assez dérangeant, vous pouvez aller dans les paramètres et les désactiver. Il y a aussi la possibi-lité de laisser un commentaire. Si vous trouvez qu’une information est un sujet à débattre, vous pouvez laisser votre commentaire. Mais pour laisser un commentaire, il va falloir créer un compte pour laisser une trace de votre part, parce ce que vous êtes le garant de ce que vous allez dire. Donc si votre commentaire porte préjudice à quelqu’un ou à quelque chose, vos coordonnées sont là et vous devez répondre à vos actes. En plus sur Kibaré Il n’y a pas de limite ni de censure non plus.

S : Comment accéder à Kibaré ?

IKF : Kibaré est totalement gratuit. Il est accessible via le site web, kibaré.info, mais nous travaillons à le rendre disponible sur les différents stores. Il suffit juste d’ouvrir le lien kibari.info dans votre navigateur et vous aurez
accès au site vitrine. Ensuite vous cliquez sur télécharger l’application pour avoir la version APK pour Android et l’installer. Pour ceux qui n’ont pas d’Android, ils peuvent utiliser l’application en version web qui a de la même fonctionnalité que la version Android.

S : Quels sont les médias référencés pour collecter les informations ?

IKF :Pour l’instant c’est Sidwaya, le Faso.net, Burkina 24, Minute.bf, 3TV et AIB qui sont référencés.

S : Envisagez-vous d’en ajouter d’autres ?

IKF : Oui, j’envisage d’ajouter d’autres médias. Mais pour le moment je projette de sillonner ces différents médias que j’ai déjà ajoutés pour demander leur autorisation si c’est possible. Etant donné que l’application n’est pas encore ouverte au grand public, j’envisage de demander leur permission pour afficher leurs différentes actualités dans l’application Kibaré.

S : Comment comptez-vous tirer de revenus, vu que l’application est gratuite ?

IKF : Pour le moment, je ne pense pas déjà à monétiser l’application. Mais dans un futur proche, je pense à intégrer des publicités, mais pas des publicités intrusives qui vont empêcher les utilisateurs d’accéder à l’actualité.
Ce seront des publicités locales des différentes entreprises burkinabè ou peut-être africaines qui voudront plus de visibilité. eIles auront peut-être à passer à la caisse pour afficher leur contenu dans l’application. Mais pour le moment, ce n’est pas encore d’actualité.

Assami TIENDREBEOGO
(Stagiaire)

Financement de la transition numérique par la BOAD : le Burkina Faso à l’école du Fonds de transformation digitale

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD), en collaboration avec le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques et l’ambassade d’Allemagne au Burkina Faso, organise un atelier pays de présentation du Fonds de transformation digitale (FTD) aux administrations publiques burkinabè, les 18 et 19 août 2026, à Ouagadougou.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le gouvernement allemand, à travers la KfW, veulent soutenir les dynamiques de transition numérique dans les huit pays de l’UEMOA, à travers le Fonds de transformation digitale (FTD). Dans le but de permettre aux ministères sectoriels du Burkina Faso de mieux cerner les modalités de fonctionnement du FTD, les projets éligibles et les conditions d’accès au fonds, la BOAD, en collaboration avec le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques et l‘ambassade d’Allemagne au Burkina Faso, organise un atelier pays de présentation du FTD.

Initiative conjointe portée par la BOAD et la KfW, et dotée d’une enveloppe de 71 milliards F CFA, le FTD répond au besoin de financement de projets de modernisation numérique des administrations publiques et va permettre aux Etats bénéficiaires de disposer d’un mécanisme dédié pour faire émerger et structurer des projets numériques. Il couvre les domaines comme la dématérialisation des procédures administratives, la modernisation des services publics, les infrastructures numériques publiques, la cybersécurité et la gouvernance des données, les plateformes numériques d’intérêt public et les usages de l’intelligence artificielle. Pour le secrétaire général du département en charge de la transition digitale, Borlli Michel Jonas Somé, cette initiative traduit également la volonté commune des acteurs de faire du numérique, un levier concret d’accélération du développement économique et social. Il constitue, selon lui, un cadre privilégié d’information, de dialogue et de maturation des projets numériques publics.
« Les champs d’intervention du FTD sont en parfaite cohérence avec les 12 chantiers majeurs de la transition digitale du Burkina Faso mais dont la réussite implique des investissements structurants et cohérents, le développement d’infrastructures résilientes, le renforcement des compétences, le soutien à l’innovation et aux talents nationaux », a-t-il indiqué.

Une contribution de 35 millions d’euros de la KfW

Durant ces 48 heures, les participants vont s’approprier le mécanisme et des modalités d’accès et des conditions de soumission des projets au FTD.

Le chef de la Coopération allemande, Christopher Wenzel, s’est réjoui de ce partenariat gagnant-gagnant entre l’Allemagne et la BOAD, à travers le FDT dont la mise en œuvre va in fine contribuer à améliorer le quotidien des citoyens de l’Union. « En matière de
digitalisation, le Burkina Faso est déjà très avancé. Le défi majeur pour le pays est de pouvoir présenter des projets viables et finançables, afin que la BOAD puisse mettre à sa disposition des fonds », a renchéri le directeur bureau Burkina Faso de la KfW Banque de développement, Marcellin Kakpa. Et d’ajouter que la contribution de la KfW est de 35 millions d’euros dont 22 millions d’euros sous forme de dons et 13 millions d’euros en prêts. Ce soutien financier vise à faciliter l’accès à travers la réduction du taux d’intérêt qui se situe actuellement à 2,77%.

Le chef de la délégation de la BOAD, Daouda Berté, a salué ce fructueux partenariat historique et stratégique avec la KfW pour le financement du développement des Etats de l’UEMOA, en général, et pour l’accélération de la transformation digitale dans l’espace communautaire, en particulier. « La digitalisation est désormais un vecteur incontournable de développement économique et social dans notre région. Elle transforme profondément nos modes de travail, de gouvernance, d’échanges et d’inclusion. A travers le Fonds de transformation digitale, nous avons l’occasion d’accompagner cette mutation majeure, en finançant des projets qui répondent aux réalités et aux priorités de chaque pays de l’UEMOA », a-t-il souligné. Il a réaffirmé l’engagement de la BOAD et de la KfW à soutenir les efforts des Etats dans leur transformation numérique.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Système d’urbanisation au Burkina Faso : le nouveau référentiel de programmation présenté à Dédougou

Le haut-commissaire de la province du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, représentant le ministre de la Construction de la Patrie, a présidé l’ouverture de la session de vulgarisation du référentiel de programmation urbaine au Burkina Faso dans la commune de Dédougou, le vendredi 14 août 2026.

Le Ministère de la Construction de la Patrie (MCP), à travers sa Direction générale de l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie (DGUVT), s’est doté d’un référentiel de programmation urbaine au Burkina Faso en 2024. Ce document, adopté par décret n°2024-0900/PRES/PM/MUAFH/MATDS/MEF du 31 juillet 2024, constitue dorénavant le cadre commun d’orientation et d’aide à la décision pour les acteurs intervenant dans la planification, l’aménagement et la gestion des terres urbaines. D’où l’intérêt stratégique de faire connaître ce référentiel, de susciter sa compréhension, sa maîtrise, son appropriation et surtout plaider pour sa mise en application par les acteurs chargés de la gestion du foncier urbain.

L’objectif de ce référentiel, c’est de promouvoir les bonnes actions programmatives de l’espace urbain de sorte à pouvoir satisfaire les besoins des populations citadines en équipements et services de base. Il s’agit aussi de garantir une utilisation rationnelle du foncier pour un fonctionnement harmonieux des villes.

La tenue de la session de vulgarisation répond ainsi à un but de large diffusion du référentiel qui va servir désormais de guide pour une urbanisation maîtrisée et contrôlée.
Cette nouvelle politique de l’urbanisation tient compte des caractéristiquesdémographiques, socio-écono-miques et spatiales, des besoins en équipements d’éducation, de santé, de commerce, de sport et loisirs, de cultes et cultures et de services administratifs. Le directeur général chargé de l’urbanisme au ministère de la Construction de la Partie, Solimane Hamed Ouattara, a expliqué que l’adoption de ce nouveau référentiel est une réponse au phénomène d’urbanisation galopante qui fait courir le risque de se retrouver face à une raréfaction du foncier.

Gage de fonctionnement harmonieux des centres urbains

C’est pourquoi le nouveau texte prévoit l’implication de la population pour déterminer les équipements à servir en milieu urbain. « Ce référentiel permet de rationaliser l’occupation de l’espace. Il sert de boussole pour les collectivités et les services techniques pour pouvoir statuer sur les différentes demandes de terrain », a-t-il précisé. Le président de la délégation spéciale de Dédougou, Dieudonné Tougfo, a fait remarquer que l’appropriation et la mise en œuvre des orientations du nouveau référentiel va permettre de booster le développement des collectivités.

« Pour qu’une collectivité se développe efficacement, il faut que l’urbanisation puisse être maîtrisée », a-t-il déclaré. La chargée de mission du ministre de la Construction de la Patrie, Raymonde Nanema, a rappelé qu’une urbanisation maîtrisée est source de progrès harmonieux des zones urbaines. Représentant le ministre de la Construction de la Patrie, Bassouleymane Ouattara, par ailleurs, haut-commissaire de la province du Mouhoun, a salué l’adoption du nouveau référentiel dont la vision rime avec une urbanisation « mieux maîtrisée, inclusive et durable ».

Il a ajouté que le document mérite d’être porté à la connaissance de tous. Le référentiel, à ses dires, est une réponse adéquate à la croissance urbaine rapide que connait le Burkina Faso à l’instar d’autres pays africains. Le PDS est ainsi persuadé que sa mise en œuvre va donner lieu de faire baisser la pression sur les infrastructures, le foncier urbain, les services sociaux de base et la qualité de vie dans les villes, a-t-il conclu.

Yacouba BELEM

Parc urbain Bangr-Wéogo: la réhabilitation a démarré

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Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a posé la première pierre des travaux de réhabilitation du parc urbain Bangr-Wéogo, mardi 18 août 2026, au sein dudit parc, à Ouagadougou.

Soucieux de la protection de l’environnement et du bien-être des Burkinabè, le gouvernement s’est engagé à réhabiliter le parc urbain Bangr-Wéogo, l’un des espaces naturels les plus « importants » du pays. C’est dans cette dynamique que le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a présidé, mardi 18 août 2026, la cérémonie solennelle de pose de la première pierre de réhabilitation dudit parc, marquant ainsi le lancement officiel des travaux. D’entrée de jeu, ce projet « ambitieux », d’une valeur de 75 milliards FCFA a été présenté par l’urbaniste, Bénéwendé Clovis Kaboré,
représentant le Directeur général (DG) de l’Agence Cauri, l’entreprise chargée de la conception, du suivi et du contrôle des travaux.

En effet, il a fait savoir que cette première étape d’un coût de cinq milliards F CFA est composée de 18 sous-projets portant sur la reconstruction des portiques d’entrée plus modernes et de la ménagerie. Il y a, également, a-t-il ajouté, le renouvellement de la clôture du parc dotée d’un dispositif de surveillance, la réalisation d’une salle polyvalente ultra-moderne de 750 places. Bénéwendé Clovis Kaboré a souligné que cette première phase doit être finalisée au plus tard fin décembre 2026.

Selon le ministre de la Sécurité, ce premier volet du projet est financé sur fonds propres et constitue le top départ officiel des travaux de la réhabilitation de la forêt classée du barrage de Ouagadougou, encore appelé parc urbain Bangr-Wéogo, dans sa partie aménagée. Mahamoudou Sana a soutenu que c’est aussi un gage de la contribution du département en charge des forêts à la concrétisation de la vision présentée le 20 juin 2026, à l’occasion de la « Nuit de l’arbre » au peuple burkinabè. Il a indiqué que la réalisation de cette initiative vient en droite ligne dans l’exécution des instructions données par les « plus hautes autorités », notamment le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Faire des forêts des havres d’épanouissement

« En janvier 2026, j’ai reçu des instructions de faire des forêts des havres d’épanouissement, des lieux de bon vivre, des écosystèmes où on peut éduquer nos enfants en matière d’environnement », a-t-il renchéri. Mahamadou Sana a indiqué que la réalisation de cette infrastructure n’est plus une option, elle demeure ainsi une obligation, parce qu’elle est attendue par les populations. Aussi, il a promis de faire de ce parc, non seulement, un site d’attraction touristique mais aussi un espace où chaque Burkinabè peut venir passer du temps, faire de l’éducation environnementale et surtout profiter du bon vivre.

Le ministre de la Sécurité a invité tous les acteurs à s’impliquer fortement pour faire avancer le projet. « En cours d’exécution, si on sent qu’il y a une entreprise qui traîne les pas, nous n’allons pas hésiter à résilier le contrat et avancer avec une autre entreprise », a-t-il conclu. Pour le DG des Eaux et forêts, le colonel Barnabé Kaboré, cette réhabilitation du parc urbain Bangr-Wéogo vient répondre à des besoins et attentes notamment de la préservation du poumon vert de la capitale du Burkina Faso. Il a expliqué que cette décision « innovante » et « futuriste » incarne la vision de l’Etat burkinabè.

Le colonel Kaboré a, par ailleurs, salué les actions de l’Etat, en termes d’orientation et d’accompagnement dans la réalisation du « nouveau Bangr-Wéogo ». Après avoir retracé l’histoire de 1917 à nos jours de ce parc s’étalant sur 240 hectares, le DG des Eaux et forêts a rappelé l’importance de cet espace naturel, en plein centre-ville de Ouagadougou. « Il constitue un poumon vert pour la ville et assure essentiellement des fonctions écosystémiques, d’éducation environnementale, de détente au profit des élèves, des étudiants et de la population citadine de façon générale », a-t-il affirmé. Ce projet de réhabilitation a reçu les bénédictions du chef coutumier, Toukin Naaba, qui a salué l’initiative à sa juste valeur. Pour lui, la réalisation du projet donnera un nouveau visage au parc dans quatre mois.

Boukary BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

2e région militaire: Le CEMGA remobilise les FDS et VDP

Le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le général de division Moussa Diallo, a rendu visite aux blessés de guerre à l’hôpital militaire colonel-major Yorian Tanguy Ouattara de Bobo-Dioulasso au camp Ouezzin Coulibaly, avant de s’entretenir avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la garnison de Bobo-Dioulasso, le mardi 18 août 2026. Une visite placée sous le signe du soutien, de l’écoute et du renforcement de l’engagement patriotique dans la lutte contre le terrorisme.

A l’hôpital militaire colonel-major Yorian Tanguy Ouattara, la matinée du mardi 18 août 2026, a commencé par un moment empreint de solidarité. Le Chef d’Etat-major de l’armée (CEMGA), le général de division Moussa Diallo, s’est rendu au chevet des militaires blessés afin de s’enquérir de leur état de santé et leur transmettre un message de soutien du Président du Faso, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour le chef du département de chirurgie de l’hôpital militaire de Bobo-Dioulasso, le médecin-colonel Dahourou Ibrahim, cette visite du CEMGA est encourageant aussi bien pour les patients que pour le personnel soignant.

« La présence du chef d’Etat-major à nos côtés contribue à remonter le moral des blessés et à encourager les équipes médicales à poursuivre leurs efforts. L’hôpital entretient une collaboration étroite avec le CHU Souro Sanou, notamment pour la prise en charge de certains cas complexes », a laissé entendre le médecin colonel Dahourou. Après l’hôpital, c’est à la Place du Réduit que le CEMGA a retrouvé les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la garnison de Bobo-Dioulasso. Face aux hommes engagés pour la défense du territoire, le général de division Moussa Diallo a tenu un discours de reconnaissance et de remobilisation.

Cette sortie, a-t-il expliqué, s’inscrit dans une tournée effectuée sur instruction du président du Faso auprès des différents groupements de forces. Elle vise à faire le point sur les opérations, à identifier les difficultés rencontrées et à ajuster l’organisation des forces, notamment pendant la saison des pluies. L’objectif est également de préparer la conduite des opérations à la sortie de cette période afin de renforcer l’action contre les groupes armés terroristes. Dans la garnison de Bobo-Dioulasso, le CEMGA dit avoir trouvé une équipe « très soudée », volontaire et déterminée à accomplir sa mission.

Travailler dans la cohésion

Un constat qui, selon lui, doit servir de socle à la poursuite des efforts de sécurisation. Il a également salué les résultats obtenus malgré les contraintes matérielles. « Rien n’est impossible », a-t-il martelé en substance, appelant les forces à travailler dans la cohésion et la complémentarité. Pour lui, la défense du Burkina Faso est une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous. Le général a également assuré que des efforts vont être poursuivis pour améliorer les moyens et les capacités opérationnelles de la 2e région militaire, présentée comme la plus vaste du Burkina Faso.

Au sein de la troupe, le message a trouvé un écho favorable. Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a indiqué que cette visite opérationnelle a permis de faire le point sur les missions en cours et de recevoir les directives de la hiérarchie. Il a réaffirmé, au nom des FDS et des VDP, l’engagement à poursuivre les efforts pour la restauration et la stabilisation de la région et,
au-delà, de l’ensemble du Burkina Faso.

De l’hôpital militaire à la Place du
Réduit, la visite du CEMGA aura ainsi été plus qu’une simple tournée de terrain.
Elle a permis de rapprocher la hiérarchie des hommes engagés dans la bataille, qu’ils soient au front, dans les unités ou en convalescence. En quittant la garnison, le général de division Moussa Diallo a renouvelé son appel à la persévérance et à l’unité. Pour lui, la victoire contre le terrorisme repose sur l’action conjuguée des différents maillons de la chaîne sécuritaire. Un message que les FDS et les VDP de la garnison de Bobo-Dioulasso sont appelés à traduire en actes sur le terrain.

Kamélé FAYAMA

Infrastructures routières : Le pont de Bama officiellement rouvert à la circulation

Le ministre de la Construction et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, accompagné du ministre, Secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara, a procédé, le mardi 18 août 2026, à Bama, dans la province du Houet, à la mise en circulation officielle du nouvel ouvrage de franchissement de la RN9. D’un coût de plus d’un milliard F CFA, l’infrastructure vient mettre fin aux difficultés de mobilité engendrées par les importantes dégradations de l’ancien ouvrage lors des intempéries de juillet 2024.

C’est dans une ambiance empreinte de soulagement et de satisfaction que les populations de Bama ont accueilli la réouverture du pont, le mardi 18 août 2026. Après plusieurs mois de travaux, la circulation est désormais rétablie sur cet axe stratégique. Les fortes pluies enregistrées en juillet 2024 avaient fortement endommagé l’ancien ouvrage, perturbant la circulation et exposant les usagers à d’importants risques. Selon le président de la délégation spéciale de Bama, Félix Bayé, ces intempéries avaient fait environ 517 sinistrés et causé de nombreux dégâts, notamment dans les champs.

Une déviation et un pont métallique provisoire avaient alors été aménagés afin d’assurer la continuité du trafic. Mais cette solution provisoire ne pouvait constituer une réponse durable. A la suite des instructions du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, les autorités en charge des infrastructures routières ont entrepris la reconstruction de l’ouvrage. « Nous avons donné des instructions pour que l’on ne regarde pas le délai d’exécution inscrit au marché, mais qu’on achève l’ouvrage avant véritablement l’installation de la saison des pluies », a expliqué le ministre Mikaïlou Sidibé.

Réalisés en huit mois sous le contrôle d’une mission spécialisée, les travaux ont nécessité un investissement de 1 milliard 32 millions F CFA, entièrement financé sur le budget de l’Etat. Sur le plan technique, le nouvel ouvrage est un dalot multicellulaire de 14 cellules. Chaque cellule présente une largeur de 4 mètres et une hauteur de 5 mètres. L’ensemble s’étend sur une longueur totale de 63 mètres, avec une largeur roulable de 10 mètres. Les travaux ont également porté sur la réalisation d’une déviation, la protection de l’ouvrage de décharge par la reconstitution du talus et des perrés maçonnés, ainsi que le démontage du pont métallique provisoire.

Préserver l’investissement public

Le chantier a comporté aussi la reprise du revêtement de la chaussée sur 400 mètres, la réalisation d’enrochements et de gabions contre les affouillements, l’aménagement des parties amont et aval, la signalisation et les dispositifs de sécurité routière. Des arbres ont également été plantés dans le cadre des travaux. Pour le premier responsable de la commune de Bama, la mise en circulation du nouvel ouvrage constitue un véritable motif de satisfaction. Il a salué la diligence du gouvernement et exprimé la reconnaissance des populations au président du Faso.

La préservation de l’infrastructure constitue désormais une priorité. Les autorités locales entendent sensibiliser les populations au respect des consignes d’utilisation et à la protection du pont. Des mesures de sécurité vont être également prises pour prévenir les actes de vanda-lisme. Des radars acquis pour contrôler la vitesse des véhicules seront mis à contribution. Le ministre Mikaïlou Sidibé a, pour sa part, appelé les usagers à la prudence et au civisme. Il a invité les populations à surveiller l’ouvrage et à signaler rapidement tout acte susceptible de le dégrader. La RN9 revêt, en effet, une importance stratégique. Elle dessert le Mali, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ainsi que plusieurs zones agricoles majeures, notamment le bassin de Samendéni, Dandé et Kourouma.

La réouverture du pont de Bama marque ainsi une étape importante dans l’amélioration de la mobilité et la sécurisation des échanges dans cette partie du Burkina Faso. Pour le ministre, cet investissement devra être préservé afin que l’ouvrage puisse servir les générations futures pendant plusieurs décennies. « Nous n’avons pas assez de ressources. Il faut que ce qu’on fait soit bien géré », a insisté l’autorité communale.

Kamélé FAYAMA

2e région militaire : 30 blessés de guerre outillés en aviculture

Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a lancé une formation en aviculture au profit de 30 blessés de guerre, le lundi 17 août 2026 à Bobo-Dioulasso. Organisée en collaboration avec la ferme « NEEMA BALO », cette session de formation vise à renforcer les capacités des bénéficiaires afin de leur permettre de développer des activités génératrices de revenus et de poursuivre leur contribution à la construction du Burkina Faso.

Trente blessés de guerre prennent part, du 17 au 21 août 2026, à une formation en aviculture au camp Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Le lancement de ladite formation a été effectué par le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, le lundi 17 août 2026. Cette initiative, portée par l’entreprise « NEEMA BALO » en collaboration avec la 2e région militaire, vise à offrir des perspectives concrètes de réinsertion et d’autonomie à ceux qui se sont sacrifiés au front.

Pour le lieutenant-colonel Lassané Porgo, cette formation s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement des militaires blessés au cours des opérations. Selon lui, l’apprentissage constitue un moyen de renforcer les capacités des bénéficiaires afin qu’ils puissent développer des activités après leur passage sur les théâtres d’opérations. « Il faut leur donner des outils pour être encore utiles à leur nation, pour les autonomiser, pour qu’ils puissent s’installer », a-t-il déclaré. Le commandant de la 2e région militaire a également établi un lien entre cette initiative et la vision des autorités en matière de production nationale.

A l’en croire, l’initiative s’inscrit également dans la vision des plus hautes autorités, dont le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Pour ce faire, il a salué la contribution de l’entreprise « NEEMA BALO » ainsi que celle du président des aviculteurs du Guiriko, pour leur accompagnement. Pour lui, la solidarité et l’accompagnement des initiatives permettant aux bénéficiaires de développer des activités constituent des moyens de participer à la construction nationale.

« C’est comme ça qu’on construit une nation, on construit une famille pour que chacun puisse se produire », a-t-il soutenu.
Pour le responsable de « NEEMA BALO », Dramane Traoré, l’initiative constitue une manière pour son entreprise d’apporter sa contribution au soutien des blessés de guerre.

« Nous ne sommes pas délaissés »

« Nous avons bien voulu apporter avec fierté notre contribution pour soutenir les blessés de guerre, qui apportent au quotidien, jour comme nuit, leur contribution pour que le Burkina Faso reste debout », a-t-il expliqué. Selon lui, la formation doit permettre aux participants d’acquérir des connaissances pratiques dans le domaine de l’élevage de volaille afin qu’eux, au-delà de leur mission de défense de la Patrie, puissent avoir d’autres possibilités pour améliorer la suite de leur vie.

Durant les cinq jours de formation, plusieurs modules sont prévus. Ils portent notamment sur les techniques de construction des poulaillers, l’alimentation de la volaille, les soins à apporter aux animaux ainsi que la valorisation et la commercialisation des produits issus de l’aviculture. Du côté des bénéficiaires, l’initiative est accueillie favorablement. L’adjudant Alassane Sanou a salué l’attention accordée aux blessés de guerre et l’accompagnement dont ils bénéficient. « Il faut dire que c’est une initiative énorme que nous accueillons à bras ouverts.

Ça montre à quel point la hiérarchie est proche des blessés de guerre. Nous ne sommes pas délaissés », a-t-il déclaré. Pour le militaire, cette formation constitue également une occasion d’envisager d’autres perspectives professionnelles et de mieux préparer la suite de son parcours. « Je pense que cette initiative va nous permettre d’avoir un autre parcours et également de pouvoir bien nous organiser dans notre pays », a-t-il ajouté.

Noufou NEBIE
Bénèdicte Eudocsie TOE
(Stagiaire)