2e région militaire: Le CEMGA remobilise les FDS et VDP

Le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le général de division Moussa Diallo, a rendu visite aux blessés de guerre à l’hôpital militaire colonel-major Yorian Tanguy Ouattara de Bobo-Dioulasso au camp Ouezzin Coulibaly, avant de s’entretenir avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la garnison de Bobo-Dioulasso, le mardi 18 août 2026. Une visite placée sous le signe du soutien, de l’écoute et du renforcement de l’engagement patriotique dans la lutte contre le terrorisme.

A l’hôpital militaire colonel-major Yorian Tanguy Ouattara, la matinée du mardi 18 août 2026, a commencé par un moment empreint de solidarité. Le Chef d’Etat-major de l’armée (CEMGA), le général de division Moussa Diallo, s’est rendu au chevet des militaires blessés afin de s’enquérir de leur état de santé et leur transmettre un message de soutien du Président du Faso, chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour le chef du département de chirurgie de l’hôpital militaire de Bobo-Dioulasso, le médecin-colonel Dahourou Ibrahim, cette visite du CEMGA est encourageant aussi bien pour les patients que pour le personnel soignant.

« La présence du chef d’Etat-major à nos côtés contribue à remonter le moral des blessés et à encourager les équipes médicales à poursuivre leurs efforts. L’hôpital entretient une collaboration étroite avec le CHU Souro Sanou, notamment pour la prise en charge de certains cas complexes », a laissé entendre le médecin colonel Dahourou. Après l’hôpital, c’est à la Place du Réduit que le CEMGA a retrouvé les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la garnison de Bobo-Dioulasso. Face aux hommes engagés pour la défense du territoire, le général de division Moussa Diallo a tenu un discours de reconnaissance et de remobilisation.

Cette sortie, a-t-il expliqué, s’inscrit dans une tournée effectuée sur instruction du président du Faso auprès des différents groupements de forces. Elle vise à faire le point sur les opérations, à identifier les difficultés rencontrées et à ajuster l’organisation des forces, notamment pendant la saison des pluies. L’objectif est également de préparer la conduite des opérations à la sortie de cette période afin de renforcer l’action contre les groupes armés terroristes. Dans la garnison de Bobo-Dioulasso, le CEMGA dit avoir trouvé une équipe « très soudée », volontaire et déterminée à accomplir sa mission.

Travailler dans la cohésion

Un constat qui, selon lui, doit servir de socle à la poursuite des efforts de sécurisation. Il a également salué les résultats obtenus malgré les contraintes matérielles. « Rien n’est impossible », a-t-il martelé en substance, appelant les forces à travailler dans la cohésion et la complémentarité. Pour lui, la défense du Burkina Faso est une responsabilité collective qui exige l’engagement de tous. Le général a également assuré que des efforts vont être poursuivis pour améliorer les moyens et les capacités opérationnelles de la 2e région militaire, présentée comme la plus vaste du Burkina Faso.

Au sein de la troupe, le message a trouvé un écho favorable. Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a indiqué que cette visite opérationnelle a permis de faire le point sur les missions en cours et de recevoir les directives de la hiérarchie. Il a réaffirmé, au nom des FDS et des VDP, l’engagement à poursuivre les efforts pour la restauration et la stabilisation de la région et,
au-delà, de l’ensemble du Burkina Faso.

De l’hôpital militaire à la Place du
Réduit, la visite du CEMGA aura ainsi été plus qu’une simple tournée de terrain.
Elle a permis de rapprocher la hiérarchie des hommes engagés dans la bataille, qu’ils soient au front, dans les unités ou en convalescence. En quittant la garnison, le général de division Moussa Diallo a renouvelé son appel à la persévérance et à l’unité. Pour lui, la victoire contre le terrorisme repose sur l’action conjuguée des différents maillons de la chaîne sécuritaire. Un message que les FDS et les VDP de la garnison de Bobo-Dioulasso sont appelés à traduire en actes sur le terrain.

Kamélé FAYAMA

Infrastructures routières : Le pont de Bama officiellement rouvert à la circulation

Le ministre de la Construction et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, accompagné du ministre, Secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara, a procédé, le mardi 18 août 2026, à Bama, dans la province du Houet, à la mise en circulation officielle du nouvel ouvrage de franchissement de la RN9. D’un coût de plus d’un milliard F CFA, l’infrastructure vient mettre fin aux difficultés de mobilité engendrées par les importantes dégradations de l’ancien ouvrage lors des intempéries de juillet 2024.

C’est dans une ambiance empreinte de soulagement et de satisfaction que les populations de Bama ont accueilli la réouverture du pont, le mardi 18 août 2026. Après plusieurs mois de travaux, la circulation est désormais rétablie sur cet axe stratégique. Les fortes pluies enregistrées en juillet 2024 avaient fortement endommagé l’ancien ouvrage, perturbant la circulation et exposant les usagers à d’importants risques. Selon le président de la délégation spéciale de Bama, Félix Bayé, ces intempéries avaient fait environ 517 sinistrés et causé de nombreux dégâts, notamment dans les champs.

Une déviation et un pont métallique provisoire avaient alors été aménagés afin d’assurer la continuité du trafic. Mais cette solution provisoire ne pouvait constituer une réponse durable. A la suite des instructions du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, les autorités en charge des infrastructures routières ont entrepris la reconstruction de l’ouvrage. « Nous avons donné des instructions pour que l’on ne regarde pas le délai d’exécution inscrit au marché, mais qu’on achève l’ouvrage avant véritablement l’installation de la saison des pluies », a expliqué le ministre Mikaïlou Sidibé.

Réalisés en huit mois sous le contrôle d’une mission spécialisée, les travaux ont nécessité un investissement de 1 milliard 32 millions F CFA, entièrement financé sur le budget de l’Etat. Sur le plan technique, le nouvel ouvrage est un dalot multicellulaire de 14 cellules. Chaque cellule présente une largeur de 4 mètres et une hauteur de 5 mètres. L’ensemble s’étend sur une longueur totale de 63 mètres, avec une largeur roulable de 10 mètres. Les travaux ont également porté sur la réalisation d’une déviation, la protection de l’ouvrage de décharge par la reconstitution du talus et des perrés maçonnés, ainsi que le démontage du pont métallique provisoire.

Préserver l’investissement public

Le chantier a comporté aussi la reprise du revêtement de la chaussée sur 400 mètres, la réalisation d’enrochements et de gabions contre les affouillements, l’aménagement des parties amont et aval, la signalisation et les dispositifs de sécurité routière. Des arbres ont également été plantés dans le cadre des travaux. Pour le premier responsable de la commune de Bama, la mise en circulation du nouvel ouvrage constitue un véritable motif de satisfaction. Il a salué la diligence du gouvernement et exprimé la reconnaissance des populations au président du Faso.

La préservation de l’infrastructure constitue désormais une priorité. Les autorités locales entendent sensibiliser les populations au respect des consignes d’utilisation et à la protection du pont. Des mesures de sécurité vont être également prises pour prévenir les actes de vanda-lisme. Des radars acquis pour contrôler la vitesse des véhicules seront mis à contribution. Le ministre Mikaïlou Sidibé a, pour sa part, appelé les usagers à la prudence et au civisme. Il a invité les populations à surveiller l’ouvrage et à signaler rapidement tout acte susceptible de le dégrader. La RN9 revêt, en effet, une importance stratégique. Elle dessert le Mali, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ainsi que plusieurs zones agricoles majeures, notamment le bassin de Samendéni, Dandé et Kourouma.

La réouverture du pont de Bama marque ainsi une étape importante dans l’amélioration de la mobilité et la sécurisation des échanges dans cette partie du Burkina Faso. Pour le ministre, cet investissement devra être préservé afin que l’ouvrage puisse servir les générations futures pendant plusieurs décennies. « Nous n’avons pas assez de ressources. Il faut que ce qu’on fait soit bien géré », a insisté l’autorité communale.

Kamélé FAYAMA

2e région militaire : 30 blessés de guerre outillés en aviculture

Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a lancé une formation en aviculture au profit de 30 blessés de guerre, le lundi 17 août 2026 à Bobo-Dioulasso. Organisée en collaboration avec la ferme « NEEMA BALO », cette session de formation vise à renforcer les capacités des bénéficiaires afin de leur permettre de développer des activités génératrices de revenus et de poursuivre leur contribution à la construction du Burkina Faso.

Trente blessés de guerre prennent part, du 17 au 21 août 2026, à une formation en aviculture au camp Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso. Le lancement de ladite formation a été effectué par le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, le lundi 17 août 2026. Cette initiative, portée par l’entreprise « NEEMA BALO » en collaboration avec la 2e région militaire, vise à offrir des perspectives concrètes de réinsertion et d’autonomie à ceux qui se sont sacrifiés au front.

Pour le lieutenant-colonel Lassané Porgo, cette formation s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement des militaires blessés au cours des opérations. Selon lui, l’apprentissage constitue un moyen de renforcer les capacités des bénéficiaires afin qu’ils puissent développer des activités après leur passage sur les théâtres d’opérations. « Il faut leur donner des outils pour être encore utiles à leur nation, pour les autonomiser, pour qu’ils puissent s’installer », a-t-il déclaré. Le commandant de la 2e région militaire a également établi un lien entre cette initiative et la vision des autorités en matière de production nationale.

A l’en croire, l’initiative s’inscrit également dans la vision des plus hautes autorités, dont le camarade capitaine Ibrahim Traoré. Pour ce faire, il a salué la contribution de l’entreprise « NEEMA BALO » ainsi que celle du président des aviculteurs du Guiriko, pour leur accompagnement. Pour lui, la solidarité et l’accompagnement des initiatives permettant aux bénéficiaires de développer des activités constituent des moyens de participer à la construction nationale.

« C’est comme ça qu’on construit une nation, on construit une famille pour que chacun puisse se produire », a-t-il soutenu.
Pour le responsable de « NEEMA BALO », Dramane Traoré, l’initiative constitue une manière pour son entreprise d’apporter sa contribution au soutien des blessés de guerre.

« Nous ne sommes pas délaissés »

« Nous avons bien voulu apporter avec fierté notre contribution pour soutenir les blessés de guerre, qui apportent au quotidien, jour comme nuit, leur contribution pour que le Burkina Faso reste debout », a-t-il expliqué. Selon lui, la formation doit permettre aux participants d’acquérir des connaissances pratiques dans le domaine de l’élevage de volaille afin qu’eux, au-delà de leur mission de défense de la Patrie, puissent avoir d’autres possibilités pour améliorer la suite de leur vie.

Durant les cinq jours de formation, plusieurs modules sont prévus. Ils portent notamment sur les techniques de construction des poulaillers, l’alimentation de la volaille, les soins à apporter aux animaux ainsi que la valorisation et la commercialisation des produits issus de l’aviculture. Du côté des bénéficiaires, l’initiative est accueillie favorablement. L’adjudant Alassane Sanou a salué l’attention accordée aux blessés de guerre et l’accompagnement dont ils bénéficient. « Il faut dire que c’est une initiative énorme que nous accueillons à bras ouverts.

Ça montre à quel point la hiérarchie est proche des blessés de guerre. Nous ne sommes pas délaissés », a-t-il déclaré. Pour le militaire, cette formation constitue également une occasion d’envisager d’autres perspectives professionnelles et de mieux préparer la suite de son parcours. « Je pense que cette initiative va nous permettre d’avoir un autre parcours et également de pouvoir bien nous organiser dans notre pays », a-t-il ajouté.

Noufou NEBIE
Bénèdicte Eudocsie TOE
(Stagiaire)

Camp vacances Faso Mêbo : dans la 1re région militaire, les campeurs à la découverte des composantes des FDS

Dans le cadre de la deuxième édition du camp vacances Faso Mêbo, les jeunes campeurs ont eu l’occasion, ce mardi 18 août 2026 , dans la 1re région militaire, de découvrir les différentes composantes des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Une immersion destinée à permettre aux jeunes de mieux comprendre les missions, les capacités et les valeurs de ces différents corps au service de la Nation. L’activité s’est déroulée en présence du commandant de la 1re région militaire, le lieutenant-colonel Amado Bambara, le capitaine Benin Ulrich, coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo des Koulsé, le lieutenant Bambara Frédéric, directeur de camp vacances 1re RM 2026 ainsi que le Naaba Tigré, Trésor humain vivant, Souleymane Ouédraogo.

De l’armée de terre à l’armée de l’air, en passant par la brigade spéciale et d’intervention rapide, la Gendarmerie nationale, la brigade nationale de sapeurs-pompiers, la Police nationale et plusieurs unités spécialisées, les campeurs se sont succédé avec ordre et discipline pour découvrir les hommes, les équipements et les moyens mobilisés dans l’accomplissement de leurs missions. Le commandant de la 1re région militaire, lieutenant-colonel Amado Bambara, a échangé avec les campeurs sur la géopolitique. “Vous devez avoir des notions de géographie afin de pouvoir mieux comprendre votre environnement géographique et la place du Burkina Faso dans la sous-région et dans le monde. Que personne ne vous fasse douter de votre valeur ni de ce que vous valez”.

Il a également mis l’accent sur les notions à connaître impérativement en tant que Burkinabè. “Vous devez être fiers de votre pays et, pour cela, vous devez tout connaître sur votre pays : son nom, sa capitale, les pays limitrophes, sa superficie ainsi que les alliances que nous avons avec les différents pays”. Le lieutenant Bambara Frédéric, directeur du camp vacances 1re région 2026 dans la région des Koulsé, a pour sa part, énuméré les différentes activités menées durant le camp. ”Plusieurs modules ont été dispensés aux enfants, à savoir l’éducation civique et patriotique, la discipline militaire, des travaux pratiques et communautaires, notamment la confection et la pose des pavés. Nous avons également fait de l’art vivant et de l’art plastique afin que les enfants s’imprègnent de la culture et de l’art”. Il nous a également présenté les activités menées au cours de cette journée.

Un cadre d’apprentissage et d’épanouissement

“Aujourd’hui, le programme porte sur la connaissance des armes et des services. Il s’agit de leur présenter les différentes composantes des Forces armées nationales, les missions qui leur sont dévolues, ainsi qu’un aperçu du matériel utilisé par les forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions. Il s’agit de leur montrer concrètement ce que font les hommes de tenue”. Le lieutenant nourrit des attentes bien précises à l’issue de cette journée. “A la fin de ces démonstrations, il s’agit de susciter des vocations chez les enfants. Nous en sommes convaincus.

Ils représentent l’avenir de demain et pourront également apporter leur pierre à la construction de notre nation”, a-t-il dit. Naaba Tigré, Trésor humain vivant, le camarade Souleymane Ouédraogo, a eu le plaisir de parler de sa passion aux campeurs. « J’étais cultivateur, après je me suis reconverti en tisserand. Je fais partie de ceux qui ont commencé ce métier et j’ai tissé les pagnes de certaines autorités. Pour ce métier, il faut de la rigueur, de la concentration, mais surtout de la disciplin ».

En plus de ces démonstrations, plusieurs ateliers ont également été proposés aux campeurs, notamment des ateliers de peinture, de danse et de théâtre, ainsi que des activités de plantation d’arbres et d’initiation au pilotage de drones. A travers ces différentes activités, le camp vacances Faso Mêbo s’affirme comme un cadre d’apprentissage et d’épanouissement pour les jeunes. Entre éducation civique et patriotique, découverte des métiers, activités culturelles, travaux communautaires et initiation aux nouvelles technologies, les campeurs sont ainsi outillés pour devenir des citoyens responsables et engagés, capables de contribuer à la construction et au développement de leur nation.

DAJC/ AFM

Promotion du genre : la stratégie nationale 2026-2030 validée

Le ministère de la Famille et de la Solidarité, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population, a tenu, mardi 18 août 2026, à Ouagadougou, un atelier consacré à la validation de la stratégie nationale genre 2026-2030 et de son plan d’actions opérationnel 2026-2028.

Le ministère de la Famille et de la Soli- darité entend réduire les inégalités et les disparités entre les femmes et les hommes. C’est pourquoi, il a élaboré une stratégie nationale sur le genre qui couvre la période 2026-2030 assortie d’un plan d’actions opérationnel 2026-2028. Cette stratégie doit orienter les actions et coordonner les interventions en faveur de la promotion du genre et de l’autonomisation des femmes au Burkina Faso. Au cours d’un atelier tenu ce mardi 18 août 2026, les documents ont été amendés et validés. La stratégie nationale de promotion du genre 2026-2030 devrait servir de cadre de référence aux politiques publiques, aux programmes et aux projets mis en œuvre par les différents acteurs.

Le secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Emile Zabsonré, a indiqué que la stratégie a été élaborée selon une démarche participative et incluant les institutions, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les structures de recherche, les Organisations non gouvernementales (ONG), les organisations de la société civile. Cette implication, a-t-il expliqué, témoigne d’une volonté de construire un cadre stratégique de qualité, fondé sur la concertation et la recherche du consensus.
Cette nouvelle stratégie, a-t-il précisé, fait suite à l’évaluation de la précédente politique nationale en matière de promotion du genre qui a permis d’enregistrer des acquis importants, mais aussi de mettre en évidence des défis persistants. Pour Emile Zabsonré, les enseignements tirés de cette expérience doivent contribuer à améliorer la cohérence et l’efficacité des interventions publiques en faveur de l’égalité entre
les sexes.

Il a rappelé que la promotion du genre constitue un impératif social ainsi qu’un important levier de développement durable, de cohésion sociale, de paix et de stabilité. Selon lui,
l’égalité entre les femmes et les hommes ne saurait être dissociée des efforts visant à renforcer la participation de toutes et de tous à la vie économique, sociale et politique du Burkina.

La directrice générale de la promotion de la femme et du genre, Valérie Thérèse Sanou, a relevé que l’implication de tous les acteurs dans l’élaboration de la stratégie constitue un atout majeur. Cette approche, a-t-elle justifié, permet de prendre en compte les
réalités du terrain et de renforcer l’adhésion des différents acteurs à la mise en œuvre du plan d’actions opérationnel. Elle a, en outre, rassuré que la nouvelle stratégie répond aux difficultés actuelles, notamment à la situation des personnes déplacées internes et à l’augmentation des violences basées sur le genre.

La stratégie nationale genre 2026-2030 prévoit, a-t-elle ajouté, des mesures concrètes pour renforcer la résilience des femmes, telles que la mise en place d’activités génératrices de revenus, l’octroi d’unités de production et l’aménagement de sites maraîchers. « Elle vise également à améliorer l’accès aux services sociaux, judiciaires et de protection destinée aux victimes de violences basées sur le genre », a conclu Valérie Thérèse Sanou.

Adama SEDGO
Martin OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Loroum : Une vingtaine de terroristes neutralisés dont plusieurs chefs

Les Forces combattantes ont neutralisé une vingtaine de terroristes au cours d’une opération coordonnée menée, le 21 juillet 2026, dans la zone de Sollobo, commune de Titao. Parmi ces criminels figuraient trois de leurs chefs, dont Khalidou Tall, alias Yéro, alias Wahilou.

L’offensive des forces combattantes, conduite dans la matinée du 21 juillet 2026, visait un important groupe de terroristes établi dans la zone de Sollobo. Elle a permis, outre la neutralisation d’une vingtaine de malfaiteurs, de récupérer d’importants moyens logistiques, notamment des engins roulants, des armes, des munitions, du numéraire et divers matériels. Parmi les trois chefs neutralisés figure Khalidou Tall, alias Yéro, alias Wahilou, originaire de Sim, dans la commune de Thiou, province du Yatenga. Actif dans la région de Yaadga, Khalidou Tall était à la tête d’un groupe chargé notamment de conduire des attaques contre les Forces combattantes.

Il a ainsi planifié et participé à plusieurs actions violentes dans les provinces du Lorum et du Yatenga. Son groupe était notamment impliqué dans l’embuscade tendue, le 21 juillet 2026, contre le convoi de ravitaillement de Sollé. Cette opération, savamment exécutée, prive les factions actives du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’un de leurs chefs opérationnels. Rappelons que le 25 juillet 2026, une quinzaine de terroristes et plusieurs de leurs chefs, dont Sangaré Barry Manga (32 ans), ont été neutralisés lors d’une offensive des patriotes dans la forêt de Kinséré, commune de Barani, province de Koosin. L’élimination en cascade des cerveaux terroristes permettra à coup sûr aux Forces combattantes, engagées sous le commandement du chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, de se rapprocher de leur objectif ultime : la restauration de la paix et de la sécurité partout au Burkina.

Agence d’information du Burkina

Enfin !

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C’est un combat de longue haleine, que le gouvernement burkinabè est en passe de
gagner, dans le contexte de la Révolution populaire progressiste (RPP). Après la phase de sensibilisation, le ministère de la Sécurité, dirigé par le commissaire divisionnaire de police, Mahamoudou Sana, est passé à la vitesse supérieure pour faire respecter la mesure
obligatoire du port du casque. Le temps des discours pour expliquer l’importance de cet équipement (notamment la protection contre les fractures faciales et du crâne en cas d’accident) est révolu. Place désormais aux contrôles stricts pour lutter contre l’insécurité routière. Il n’est plus question de laisser les usagers circuler sans casque au Burkina Faso, un comportement à risque.

Désormais, les citoyens, pris en circulation sans le casque, seront systématiquement refoulés chez eux par les agents de police. Quitte à ce que les intéressés aillent en chercher avant de reprendre la route. Le casque est une obligation et ceux qui continuent de le considérer comme une option pour diverses raisons (cherté du prix, inconfort…) vont devoir se conformer à la réglementation en vigueur. Reléguer le port du casque aux calendes grecques ne sera plus possible en terre burkinabè. Si l’exécutif burkinabè use de tous les moyens pour imposer le port du casque, mesure adoptée en 1978 et peinant à être appliquée, c’est que l’heure est grave sur nos routes.

Les statistiques des accidents de la circulation alertent sur de nombreux blessés et morts chaque année et les autorités, garantes de la sécurité des popu- lations, ne peuvent pas rester indifférentes à cette situation. De janvier à juin 2026, 11 143 accidents de la circulation ont été recensés par le ministère de la Sécurité, avec 649 morts et 8 997 blessés. Outre l’excès de vitesse, l’usage du téléphone au volant, le non-respect des feux tricolores et de la ceinture de sécurité, figure surtout le non port du casque par les usagers parmi les principales causes des accidents de la route.

Autant dire que le combat pour l’utilisation de cet équipement n’est pas à minimiser. Ce n’est pas une simple mesure administrative, mais une question de protection de la vie humaine, comme l’a souligné le ministre Sana. En obligeant dans un premier temps les vendeurs de moto à livrer un casque à chaque acheteur, le gouvernement a préparé le terrain à la vulgarisation du port de cet équipement de protection. Les efforts des gouvernants sont en train de payer d’ailleurs, à la vue du changement observé en circulation au fil des semaines. On voit de plus en plus de nombreuses têtes coiffées de casques dans les rues, que de par le passé.

Le ministre Sana en a donné l’illustration récemment, en indiquant que sur « 100 personnes en circulation actuellement, 90 ont mis le casque ». La sensibilisation est manifestement en train de produire des effets positifs. Dans le contexte de la RPP qui exige de l’ordre et de la discipline, les Burkinabè ont commencé à prendre véritablement conscience de la nécessité de porter le casque. On espère que la tendance va se poursuivre et se confirmer, pour qu’enfin, le port du casque, longtemps décrié par une frange de citoyens, entre définitivement dans les habitudes.

Le Burkina pourrait alors rejoindre le cercle des pays comme le Togo ou le Bénin, où porter un casque est devenu un acte quotidien. Les usagers doivent se montrer responsables, de sorte à ce que les autorités n’aient pas à exiger d’eux, le port du casque. Il y va de leur survie. Se munir d’un casque en circulation protège la vie. Ne pas en disposer peut malheureusement vous faire quitter le monde des vivants. Il vaut mieux se
mettre à l’abri des traumatismes crâniens, potentiellement mortels, en portant un casque.

Kader Patrick KARANTAO

Université Lédea Bernard Ouédraogo : Les travaux de réalisation du complexe pédagogique affichent un taux d’exécution de 84 %

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano a visité, le 17 août 2026, le chantier de réalisation d’infrastructures pédagogiques à l’Université Lédéa-Bernard-Ouédraogo (ULBO) , à Ouahigouya. Accompagné du gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, le Pr Adjima Thiombiano est allé constater l’évolution des travaux de chantier.

C’est un complexe pédagogique qui est en cons- truction dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), sous la houlette du camarade capitaine Ibrahim Traoré. Il est composé d’un amphithéâtre de 500 places et d’un bloc pédagogique de type R+2. A moins d’un mois du délai imparti, les travaux sont en cours d’achèvement avec un taux d’exécution physique d’environ 84%. Un niveau satisfaisant pour le Pr Adjima Thiombiano eu égard à la qualité du travail réalisé par l’entreprise commise aux travaux. Cependant, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur s’est voulu clair avec l’entreprise commise à la tâche.

Pour le Pr Adjima Thiombiano, l’infrastructure doit être achevée dans les délais impartis.

« Il y a des motifs de satisfaction, mais naturellement nous leur avons demandé d’accélérer pour permettre à l’autre équipe qui doit procéder à la pause des équipements de pouvoir faire le travail afin que ce complexe soit vraiment disponibilisé dès le 1er octobre prochain », a indiqué le ministre. Pour le Pr Adjima Thiombiano, il ny’a pas de choix à faire, l’infrastructure doit être achevée dans les délais impartis. « Une chose est de gagner le marché, l’autre est de montrer qu’on devrait leur faire confiance et je crois que le gouvernement a fait confiance à chacune de ces entreprises qui doivent forcément jouer leur partition », a-t-il souligné. L’entreprise, pour sa part, s’est engagée à respecter le délai du 31 août 2026 pour ce qui concerne la partie construction.
Ces infrastructures sont attendues dès la rentrée académique 2026-2027 afin d’accroitre la capacité d’accueil de l’université Lédéa-Bernard-Ouédraogo.

DCRP-MERI

Garango : interdiction de débarquer les passagers aux abords de la voie

Pour des raisons d’ordre sécuritaire, les points de stationnement irréguliers qui servaient de point d’embarquement aux transporteurs routiers, dans la commune de Garango sont désormais interdits. C’est du moins ce qu’a appris Kantigui. En effet, il lui a été rapporté que l’autorité communale invite les acteurs du transport routier, notamment les transporteurs, propriétaires de véhicules et autres usagers concernés à prendre toutes les dispositions pour l’intégration effective de la (…)

Retrouvez On murmure sur

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kantigui2000@gmail.com

𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐜̧𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐞 𝐒𝐨𝐮𝐬-𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐔𝐧𝐢𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐀𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́ 𝐝𝐮 𝐏𝐍𝐔𝐃

Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 18 août 2026 à Ouagadougou, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Administrateur associé du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Monsieur Haoliang Xu.
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‎En visite de travail au Burkina Faso après le Mali et le Niger, le responsable onusien a expliqué avoir tenu à effectuer ce déplacement pour apprécier directement les réalités du terrain, au-delà des rapports et analyses qui lui sont transmis, et échanger avec les autorités sur les perspectives de coopération. Une démarche saluée par le Chef du Gouvernement, qui a apprécié ce choix de parcourir les pays de l’Alliance des États du Sahel afin de mieux comprendre leurs réalités et leurs priorités.
‎Au cœur des échanges figurait le Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement du Burkina Faso, ainsi que la contribution que le PNUD pourrait apporter à sa mise en œuvre, dans le respect du leadership national et des choix souverains du pays.
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‎À l’issue de l’audience, M. Haoliang Xu a dit avoir eu « une très bonne discussion » avec le Premier ministre, notamment sur la souveraineté, les priorités nationales et l’évolution du rôle du système des Nations Unies. « Nous avons discuté de ce que pourrait être le rôle des Nations Unies et du PNUD dans la mise en œuvre du Plan RELANCE, sous le leadership du Gouvernement et dans le respect des principes de souveraineté », a-t-il expliqué.
‎Le Sous-Secrétaire général des Nations Unies a porté une appréciation positive sur le Plan RELANCE, dont il a souligné à la fois l’ambition, la clarté du diagnostic et la précision des objectifs et des indicateurs. Il a particulièrement relevé la volonté du Burkina Faso d’améliorer les conditions de vie des populations en fondant prioritairement son développement sur la mobilisation de ses propres ressources.
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‎Selon son analyse, environ 65 % des besoins de financement du Plan devraient être couverts par les ressources nationales, tandis que les 35 % restants constituent un espace pour le partenariat et la solidarité internationale. Il a, à ce titre, évoqué le Cadre national de financement intégré, sur lequel le PNUD travaille avec le département en charge des Finances, comme un instrument susceptible de contribuer à la mobilisation de ressources complémentaires.
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‎Mais dans un contexte international marqué par la raréfaction de l’aide au développement et la réduction de plusieurs financements, l’accompagnement du PNUD ne saurait, selon M. Haoliang Xu, se limiter à la mobilisation de ressources financières. « Le monde du développement est en train de changer et notre rôle en tant que PNUD doit aussi changer », a-t-il indiqué.
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‎Cette évolution pourrait notamment se traduire par un appui accru au renforcement des compétences des structures de l’État, la mise à disposition de l’expertise et des expériences acquises par le PNUD dans différents pays, ainsi que l’accompagnement de solutions adaptées aux priorités nationales. Le recours aux mécanismes d’acquisition du PNUD pour certains biens et équipements a également été évoqué comme une piste permettant de réaliser des économies d’échelle et de gagner en célérité.
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‎Les échanges ont aussi porté sur le passage à l’échelle, sur financement public, de certains projets autrefois accompagnés par le PNUD et ayant produit des résultats probants. Une perspective qui permettrait à l’État de capitaliser les expériences réussies et d’en assurer une appropriation durable.
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‎Face à la contraction des ressources extérieures, le Premier ministre a réaffirmé, pour sa part, la détermination du Burkina Faso à compter d’abord sur ses propres capacités pour financer son développement. Pour le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, les mutations actuelles de l’environnement international constituent également un moment de clarification dans les relations entre les États.
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‎Le Chef du Gouvernement a relevé que d’importantes ressources sont aujourd’hui mobilisées dans le monde à des fins qui ne concourent pas nécessairement à la paix et au développement. Cette évolution conforte, selon lui, le Burkina Faso dans son choix de souveraineté et de mobilisation endogène des ressources. « On ne peut pas revendiquer la souveraineté en tendant la main. C’est pourquoi nous comptons d’abord sur nos propres moyens. L’évolution de la situation internationale nous conforte dans notre position », a-t-il souligné.
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‎Cette orientation ne signifie toutefois pas un renoncement à la coopération. Le Premier ministre a réaffirmé l’importance du partenariat avec le PNUD et la disponibilité du Gouvernement à le poursuivre, tout en appelant à en redéfinir les modalités pour mieux les arrimer aux priorités nationales. Il s’agit notamment de privilégier l’efficacité, le transfert de compétences, le renforcement des capacités de l’État et des interventions produisant des résultats concrets au bénéfice des populations. « Nous refusons les financements qui nous conditionnent au diktat », a insisté le Chef du Gouvernement.
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‎Au-delà de la question des financements, l’audience a ainsi fait ressortir une évolution plus profonde de la conception de la coopération au développement. Pour le Burkina Faso, il ne s’agit plus de bâtir ses ambitions en fonction de l’aide disponible, mais de définir souverainement ses priorités, de mobiliser d’abord ses propres ressources et de rechercher auprès de ses partenaires les expertises, les instruments et les complémentarités susceptibles d’accélérer leur réalisation.
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‎Dans cette dynamique, le Plan RELANCE s’affirme à la fois comme le cadre de référence de l’action publique et comme le point d’ancrage d’une coopération appelée à se renouveler : une coopération qui accompagne les choix du Burkina Faso, renforce ses capacités d’action et contribue durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞