Camp Vacances Faso Mêbo : Julio Lucrèce Bazi galvanise les campeurs

Les campeurs de Ouagadougou ont reçu, le 17 août 2026, la visite du motard international burkinabè Julio Lucrèce Bazi, au huitième jour du Camp Vacances Faso Mêbo. Présent sur les deux sites regroupant les campeurs de la 3e région militaire, il a visité les différents ateliers avant de partager son expérience.

Fier de son pays, il a exhorté les jeunes au respect et à la promotion des valeurs républicaines, notamment le patriotisme, l’intégrité et le respect des symboles de l’État. Il les a également sensibilisés au respect du code de la route et aux comportements citoyens.

Julio Lucrèce Bazi a invité les campeurs à conserver et appliquer les valeurs acquises durant le camp. Partageant son parcours professionnel et ses aventures, il les a encouragés à faire preuve de courage, de persévérance et de détermination pour réaliser leurs rêves.

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Chine : Xi Jinping appelle à faire progresser le socialisme aux caractéristiques chinoises à l’occasion du centenaire de la naissance de l’ancien dirigeant Jiang Zemin

Le président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale, a prononcé un discours important lors d’un grand rassemblement organisé pour commémorer le centenaire de la naissance de l’ancien dirigeant Jiang Zemin au Grand Hall du Peuple à Pékin, capitale de la Chine, le 17 août 2026.

 

Environ 6 000 personnes étaient présentes à la cérémonie commémorative du centenaire de la naissance de l’ancien dirigeant Jiang Zemin au Grand Hall du Peuple à Pékin, capitale de la Chine, le 17 août 2026. Dans son discours, le président chinois Xi Jinping a salué les « contributions inoubliables » de l’ancien dirigeant Jiang Zemin et a exhorté l’ensemble du Parti communiste chinois (PCC) et le peuple chinois de toutes les ethnies à continuer de faire avancer la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises. « Nous rendons un hommage solennel à ses réalisations exceptionnelles et nous nous inspirons de sa noble conduite », a déclaré Xi, appelant à poursuivre les efforts pour offrir une vie meilleure au peuple chinois et écrire un chapitre encore plus brillant pour la nation chinoise.

Jiang est né en août 1926 à Yangzhou, dans la province du Jiangsu. En 1989, il a été élu secrétaire général du Comité central du PCC. Il est décédé en 2022 à l’âge de 96 ans.

Dans son hommage, Xi a décrit Jiang comme un combattant communiste aguerri et un dirigeant exceptionnel de la grande cause du socialisme aux caractéristiques chinoises. Jiang était la figure centrale de la troisième génération de la direction collective centrale du Parti et le principal fondateur de la théorie des «Trois Représentations».

La fermeté des convictions politiques

Jiang a apporté une contribution inoubliable à la sauvegarde de la grande cause du socialisme aux caractéristiques chinoises, en ouvrant de nouvelles voies dans tous les domaines de la réforme et de l’ouverture, en permettant au peuple d’atteindre une prospérité modérée globale et en faisant progresser avec succès la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises au XXIe siècle, a déclaré Xi.

Les dirigeants du Parti et de l’État Xi Jinping, Li Qiang, Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi et Han Zheng ont assisté à la cérémonie

Xi a salué l’attachement inébranlable de Jiang aux idéaux communistes ainsi que son dévouement envers le Parti et le peuple, appelant les membres du Parti à puiser de la force dans sa ferme conviction politique.

Il a mis en avant l’opinion de Jiang selon laquelle plus le pays avance sur la voie de la réforme et de l’ouverture et plus son économie se développe, plus il devient crucial de renforcer la direction du Parti et d’améliorer la construction du Parti.

Dans cette nouvelle étape, a souligné le président Xi, il est impératif de préserver la direction générale du Parti et la direction centralisée et unifiée du Comité central du PCC, de renforcer sans faiblir l’autogouvernance complète et rigoureuse du Parti, et de veiller à ce que le Parti reste le noyau de direction fort de la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises.

Jiang s’est toujours tenu aux côtés du peuple et s’est soucié de son bien-être, a déclaré Xi, appelant à s’inspirer du dévouement et de l’amour profond que le défunt dirigeant portait au peuple.

Jiang avait souligné que l’objectif fondamental du développement économique était d’améliorer le niveau de vie de la population. Il avait également mis l’accent sur la construction d’une société modérément prospère à un niveau supérieur, de manière globale, qui profiterait à plus d’un milliard de personnes, a précisé Xi.

Xi a souligné l’importance d’adhérer à une approche du développement centrée sur le peuple et a exigé que des mesures concrètes soient prises pour promouvoir le développement global du peuple et la prospérité commune pour tous dans cette nouvelle étape.

Esprit d’innovation, réflexion stratégique, courage et vision

Xi a salué les efforts déployés par Jiang pour faire progresser les innovations dans les domaines de la théorie, des institutions, des sciences et technologies, de la culture et dans d’autres secteurs, appelant à s’inspirer de son esprit d’innovation.

En rassemblant la sagesse de l’ensemble du Parti, Jiang a élaboré la théorie des «Trois Représentations», qui a apporté des réponses plus approfondies aux questions de savoir ce qu’est le socialisme et comment le construire, et a abordé de manière créative celles de savoir quel type de Parti construire et comment le construire, a déclaré Xi.

Xi a souligné le rôle de Jiang dans l’ouverture accrue de la Chine au monde, notamment en menant l’adhésion du pays à l’Organisation mondiale du commerce. « Dans cette nouvelle étape, nous devons répondre de manière appropriée aux questions auxquelles sont confrontés la Chine, le monde, le peuple et notre époque, et ne cesser d’innover pour adapter le marxisme au contexte chinois et aux besoins de notre époque », a déclaré Xi Jinping.

Xi a mis en avant la clairvoyance et la réflexion stratégique de Jiang. Fort d’une perspective internationale et d’une vision d’avenir, Jiang a fait progresser la cause du Parti et de l’État grâce à une série de décisions et de mesures majeures, a déclaré Xi.

Jiang a pris des dispositions visionnaires pour la construction d’une société modérément prospère à tous égards, et a formulé une série de réflexions sur les affaires étrangères et les stratégies internationales afin de faire progresser le développement d’un monde multipolaire et la mondialisation économique dans la bonne direction.

Cette grande cérémonie a été organisée au Grand Hall du Peuple à Pékin pour commémorer le centenaire de la naissance de l’ancien dirigeant Jiang Zemin, capitale de la Chine, le 17 août 2026

Pour l’avenir, il est essentiel d’appliquer pleinement et fidèlement la nouvelle philosophie de développement sur tous les fronts, d’accélérer les efforts visant à créer un nouveau modèle de développement et de réaliser des progrès concrets dans la promotion d’un développement de haute qualité, a déclaré Xi, appelant à redoubler d’efforts pour construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et apporter davantage d’énergie positive à la paix et au développement mondiaux.

Xi a également souligné le courage et la vision extraordinaires de Jiang. Jiang a pris des décisions résolues à des tournants historiques clés et à des moments critiques, et a réagi avec sang-froid face aux risques et aux défis, assurant ainsi la progression régulière de la réforme et de l’ouverture de la Chine ainsi que de la modernisation socialiste, a déclaré Xi.

Xi a notamment souligné que Jiang avait permis à la Chine de résister avec succès à l’impact de la crise financière asiatique et de remporter une victoire totale dans la lutte contre les graves inondations de 1998. « Sur cette nouvelle voie, nous devons nous tenir prêts à affronter les vents violents, les eaux agitées et même les tempêtes dangereuses, à défendre résolument la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts de développement, et à continuer d’écrire un nouveau chapitre des miracles que sont la croissance économique rapide et la stabilité sociale à long terme », a déclaré Xi.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : Xinhua

 

Inoussa Boundaoné, directeur général de la Banque postale du Burkina Faso : « L’ambition est de construire une institution financière solide qui va compter durablement dans le paysage bancaire burkinabè »

Fonctionnelle depuis le 3 avril 2023, et officiellement inaugurée le 7 octobre 2024 par le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, la Banque postale du Burkina Faso (BPBF), avec un capital majoritairement public, a été créée avec pour ambition de jouer un rôle de premier plan dans l’inclusion financière des Burkinabè. Après trois années de fonctionnement, la BPBF affiche des performances qui sont en phase avec la vision qui a sous-tendu sa création. Son encours de crédits accordés à l’économie nationale est passé de 97,6 milliards F CFA au 31 décembre 2025 à 134,6 milliards F CFA au 30 juin 2026, soit une progression de 37,9 %. Dans cette interview accordée au journal de tous les Burkinabè, le directeur général de la 16e née des Banques du Burkina Faso, Inoussa Boundaoné, revient sur la vision, les ambitions de la BPBF, son offre de produits bancaires. Il y aborde également les « performances exceptionnelles » réalisées au premier semestre 2026, les facteurs explicatifs, ainsi que la stratégie de maillage du territoire national de la banque pour être davantage plus proche des populations.

Sidwaya (S) : Pouvez-vous revenir sur la vision qui sous-tend la création de la Banque Postale du Burkina Faso (BPBF) ? Mais, avant, pouvez-vous présenter brièvement cette banque aux lecteurs du journal de tous les Burkinabè ?

Inoussa Boundaoné (I.B) : La Banque Postale du Burkina Faso est une banque à capitaux majoritairement publics, dont le projet de création a été porté par La Poste Burkina Faso, avec l’appui d’autres institutions publiques et privées.
La création de la BPBF répond à un besoin stratégique de l’économie burkinabè : rapprocher l’offre bancaire des populations. Ce rapprochement est rendu possible grâce à l’appui de La Poste Burkina Faso et de son réseau d’agences déployé sur l’ensemble du territoire national. La banque a ouvert ses portes au public le 3 avril 2023, avant d’être officiellement inaugurée par le chef de l’Etat, le camarade capitaine Ibrahim Traoré,
le 7 octobre 2024.

L’une de ses missions premières est de renforcer l’inclusion financière au Burkina Faso. En capitalisant sur le maillage territorial de La Poste BF, elle entend se rapprocher davantage des populations et proposer des solutions mieux adaptées aux ménages, aux PME et aux entreprises burkinabè. Notre ambition est de faire de la BPBF une banque moderne, performante et résolument ancrée dans les réalités des Burkinabè. Ce n’est pas une banque de plus : c’est une banque différente, par sa proximité, par son utilité économique et par sa capacité à répondre concrètement aux besoins des populations et des différents acteurs économiques de notre pays.

S : Quelle est l’offre de produits et services bancaires de la BPBF et quelle est sa particularité ?

I.B : Notre offre est construite autour des besoins réels de chaque segment de la clientèle, avec le souci constant de rester accessible et proche des populations.
Pour les salariés, nous proposons une gamme complète : une gamme diversifiée de produits d’épargne, des solutions de crédit adaptées à leurs besoins de financement, ainsi que des services monétiques et digitaux qui leur permettent de gérer leur compte au quotidien sans nécessairement se déplacer en agence.

Pour les PME, nous avons développé des comptes dédiés et des solutions de financement adaptées pour accompagner leur développement. A titre d’exemple, nous avons des offres spécifiques pour les très petites entreprises, un segment considéré généralement comme risqué, mais avec un accompagnement rigoureux et bien structuré, nous avons pu toucher une frange entière d’entrepreneurs qui n’avait jusque-là aucun accès au financement bancaire. Nous accompagnons également les PME à travers des financements de marché, l’import-export, des finan-cements d’investissement.

Pour les grandes entreprises, nous offrons des comptes, des solutions de financement, ainsi que des services liés au commerce international, pour accompagner les opérateurs économiques dans leurs activités à plus grande échelle.
Ce qui fait notre particularité, c’est notre manière de les offrir et d’atteindre les populations. Trois piliers nous distinguent : l’accessibilité, la proximité, la qualité de service.

En matière de proximité, nous sommes aujourd’hui présents dans des régions du pays où aucune banque n’était installée, grâce à nos cash-points logés au sein des agences de La Poste Burkina Faso. Ce maillage nous permet d’atteindre directement des populations de zones reculées, à qui aucune banque ne proposait jusque-là de services financiers. Sur le plan digital, alors que nous n’en sommes qu’à notre quatrième exercice, nous investissons pleinement dans la digitalisation de nos produits, afin de rendre nos services encore plus accessibles et de toucher nos populations plus facilement, où qu’elles se trouvent.

S : Après trois années de fonctionnement, comment la BPBF se porte-t-elle aujourd’hui ?

I.B : Nous sommes la 16e et dernière banque agréée du Burkina Faso. Nous avons bouclé trois exercices, et 2026 constitue notre quatrième exercice. Nos résultats sont encourageants : la banque s’inscrit dans une dynamique résolument positive, et nos indicateurs de performance témoignent d’une montée en puissance progressive.
La confiance renouvelée de nos clients, tout comme celle de nos différents partenaires, constitue à nos yeux un acquis précieux. D’année en année, l’organisation de la banque se structure davantage et nos méthodes de travail se consolident. Après deux premiers exercices déficitaires, comme c’est souvent le cas pour une jeune banque en phase de démarrage, la BPBF a renoué avec des résultats positifs au 31 décembre 2025, une tendance qui s’est confirmée et amplifiée au 30 juin 2026.

S : Quel bilan faites-vous de la contribution de la BPBF à l’économie nationale ?

Avec des produits adaptés à leurs réalités, la BPBF a fait le pari du financement des PME, qui constituent une
composante essentielle de l’économie burkinabè.

I.B : La BPBF joue son rôle dans la collecte de l’épargne et le financement de l’économie nationale, surtout des acteurs économiques traditionnellement exclus des
services bancaires. L’encours des crédits accordés à l’économie est passé de 97,6 milliards de FCFA au 31 décembre 2025 à 134,6 milliards de FCFA au 30 juin 2026, ce qui correspond à une progression de 37,9 %. Quant à l’encours
d’épargne collectée, il s’établit à 190,0 milliards F CFA au 30 juin 2026, contre 72,9 milliards F CFA de ressources collectées au 31 décembre 2025, soit une progression de plus de 115,7 %.

En termes d’impact, au-delà des chiffres, la Banque Postale du Burkina Faso a permis aux PME, au secteur informel, aux très petites entreprises d’avoir accès au financement, aux équipements, de fonctionner correctement à travers des crédits de fonctionnement, d’investissement. Nous avons également permis à beaucoup de particuliers, de ménages d’avoir accès au logement, de financer leur besoin de consommation.

S : Comment expliquez-vous les 92% de l’objectif annuel en termes de résultat net atteints dès le premier semestre 2026 ?

I.B : Pour une prévision de 1,6 milliard F CFA au titre de l’exercice 2026, nous affichons un résultat net de 1,5 milliard F CFA au 30 juin 2026, soit 92 % de notre objectif annuel déjà atteint à mi-parcours. A titre de comparaison, à la même période en 2025,
notre résultat s’établissait à 114,1 millions F CFA, et au
31 décembre 2024, nous enregistrions encore une perte de 818,5 millions F CFA. C’est dire qu’il s’agit là d’une performance exceptionnelle, qui confirme la pertinence des orientations stratégiques prises par la banque dès sa création.

Cette performance traduit d’abord la confiance croissante de nos clients et de nos différents partenaires. Elle repose également sur une gestion rigoureuse et une bonne maîtrise du risque de crédit, qui nous permettent de progresser sereinement vers les objectifs que nous nous sommes fixés. Un point important à souligner : nous avons veillé à ce que ces performances financières restent compatibles avec la maîtrise des risques et la pérennité de la banque sur le long terme. Une telle performance nous impose d’ailleurs davantage de responsabilités pour la suite.

Le management de la banque fonctionne sur la base d’objectifs clairement définis, d’une stratégie précise et d’un suivi permanent des performances. Au cours de ce semestre, notre démarche a consisté à nous aligner strictement sur les objectifs fixés, tout en plaçant la satisfaction de nos clients au cœur de nos priorités. C’est ce cumul de facteurs qui nous a permis de réaliser cette performance, que je tiens également à mettre à l’actif
du professionnalisme de nos collaborateurs. Je saisis d’ailleurs l’occasion pour leur tirer mon chapeau.

S : Comment analysez-vous votre trajectoire de croissance et votre distinction de personnalité de l’année 2025 par L’Economiste du Faso ?

I.B : Nous avons accueilli cette distinction avec honneur, mais aussi avec humilité. Je tiens à remercier L’Economiste du Faso pour cette reconnais-sance. La performance réalisée au premier semestre 2026 vient d’ailleurs confirmer cette distinction obtenue au titre de l’année 2025, et démontre que L’Economiste du Faso ne s’était pas trompé.
Nous dédions cette performance, tout comme cette distinction, à l’ensemble de nos collaborateurs dont le professionnalisme s’illustre chaque jour davantage.

Nous allons continuer à performer, pour montrer que les résultats de 2025 n’étaient pas ponctuels, mais qu’ils s’inscrivent en droite ligne avec le fonctionnement de la banque et les objectifs que nous nous sommes fixés. Le modèle que nous avons mis en place est solide et nous assure une bonne maîtrise des risques.
Et je tiens à le souligner : les résultats obtenus aujourd’hui ne sont pas le fait d’une seule personne. C’est toute une équipe qui, comme on le dit en football, “a mouillé le maillot”. Nous encourageons donc l’ensemble de nos collaborateurs à poursuivre dans cette dynamique.

S : Comptez-vous revoir vos ambitions à la hausse pour 2026, au vu des performances du premier semestre ?

I.B : Pour 2026, nous allons poursuivre le développement de notre portefeuille. Et pour ce faire, il nous faut des ressources : nous allons donc mettre l’accent sur la collecte de ressources, en nous appuyant sur notre réseau déployé à travers tout le pays. Ce maillage nous permettra de collecter suffisamment de ressources pour accompagner la croissance de notre portefeuille client, en particulier en matière de prêts. Pour cette année, nous avons déjà financé plusieurs projets d’envergure et d’autres financements sont en cours de finalisation.

Dans le cadre des six initiatives présidentielles majeures lancées par le camarade capitaine Ibrahim Traoré pour stimuler le développement endogène, renforcer la souveraineté économique et améliorer les conditions de vie des populations, la banque est engagée dans un certain nombre de chantiers structurants à travers le financement de projets prioritaires. Nous sommes également mobilisés sur plusieurs secteurs importants pour l’économie du Burkina Faso. La banque va donc poursuivre ces financements, tout en continuant à consolider ses fondamentaux. Car, pour continuer à financer dura-blement l’économie nationale, nous avons besoin de fonds propres, stables et solides.

S : La banque postale a-t-elle une offre spécifique dédiée aux femmes, visant à donc à soutenir l’entrepreneuriat féminin ?

I.B : Oui, tout à fait. Nous avons développé le compte Yennenga, spécifiquement dédié aux femmes. Ce produit leur permet de constituer une épargne qui peut ensuite servir de garantie pour accéder à un financement, une passerelle concrète entre l’épargne et le crédit, pensée pour lever l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin : l’accès aux garanties.

Mais nous ne comptons pas nous arrêter là. Alors que nous sommes à notre quatrième exercice, nous sommes en train de bâtir un véritable programme de produits sectoriels, conçu pour répondre aux besoins spécifiques de certains segments porteurs de notre économie. L’entrepreneuriat féminin y occupera naturel-lement une place de choix, aux côtés d’autres priorités que nous portons, comme le financement des énergies renouvelables, de l’environnement et de l’entrepreneuriat vert.
Notre ambition est claire : faire de la BPBF un véritable partenaire de l’autonomisation économique des femmes burkinabè, avec des produits qui répondent réellement à leurs réalités et à leurs ambitions entrepreneuriales.

S : Comment la BPBF compte-t-elle devenir le leader de l’inclusion financière au Burkina Faso ?

I.B : Pour nous, l’inclusion financière ne doit pas se limiter à un slogan : c’est une mission à part entière. Aujourd’hui, grâce à notre réseau d’agences et de cash-points présents dans des localités où aucune banque n’est établie hormis la Banque Postale, ainsi qu’à nos produits digitaux, que nous adaptons progressivement aux réalités locales (y compris bientôt en langues nationales), nous renforçons chaque jour notre proximité avec ces populations, afin d’y recruter le plus grand nombre de clients possible.

Selon le directeur général de la BPBF, Inoussa Boundaoné, cette performance exceptionnelle réalisée au premier semestre 2026 confirme la pertinence des orientations stratégiques prises par la banque dès sa création.

Nous travaillons également à simplifier l’accès à nos produits. Car, dans de nombreuses régions, le simple mot « banque » suscite encore une certaine réticence. Nous poursuivons donc un travail de sensibilisation, pour montrer que la banque n’est pas réservée aux populations urbaines, mais qu’elle est accessible à tous, en zone rurale comme en zone urbaine. Ce travail de rapprochement s’accompagne d’une réflexion sur une tarification adaptée aux réalités économiques de chaque population, afin que nos produits collent au plus près des besoins réels de nos clients.

Car, les réalités ne sont pas les mêmes partout : les produits proposés aux commerçants de Zabré (où nous avons un cash-point) ne peuvent pas être identiques à ceux destinés
aux populations de Bobo-Dioulasso. C’est pourquoi nous avons résolument investi dans le numérique, un levier qui nous permet d’atteindre des populations là où la banque physique n’est pas encore présente. Notre ambition, en définitive, est simple : aller vers le Burkinabè, là où il se trouve.

S : Pourquoi avoir fait le pari des PME ?

I.B : Aujourd’hui, les PME constituent une part très importante de notre portefeuille clientèle. C’est vrai que, comme vous le soulignez, c’est un segment que le secteur bancaire considère généra-lement comme risqué. Mais dans la mesure où les PME constituent une composante essentielle de l’économie burkinabè, nous avons délibérément fait le choix de miser sur elles, avec des financements adaptés à leurs réalités.
Depuis toujours, nous avons travaillé avec nos équipes à concevoir des types d’accompagnement répondant spécifiquement aux problèmes de garantie auxquels de nombreuses PME sont confrontées. C’est là, en réalité, le principal frein rencontré par les banques sur ce segment. Mais, nous nous efforçons, au cas par cas, de trouver la formule de financement qui permette à la fois de minimiser le risque pour la banque
et d’aller véritablement vers la PME.

S : La croissance rapide de la banque va-t-elle accélérer votre stratégie de déploiement territorial ?

I.B : Aujourd’hui, nous disposons de 45 cash-points logés au sein des bureaux de La Poste Burkina Faso, ainsi que de neuf agences proprement dites, dont six
à Ouagadougou, une à Koudougou, une à Bobo-Dioulasso et une à Kongoussi. Nous allons poursuivre notre déploiement sur l’ensemble du territoire national, en nous appuyant sur notre Maison-mère La Poste BF, qui dispose du plus grand réseau d’agences du Burkina Faso. Aujourd’hui, nous ne sommes pas encore présents partout où La Poste l’est, et c’est précisément notre marge de progression.Pour l’année 2026, nous allons continuer à dérouler ce partenariat, tout en transformant certains cash-points en agences à part entière. Dans plusieurs localités où nous avons ouvert des cash-points, nous avons en effet identifié un potentiel qui justifie l’ouverture d’agences.Notre déploiement se fera donc de manière progressive et maîtrisée, en combinant présence physique sur le terrain et solutions numériques. Dans les régions où nous ne sommes pas encore implantés physiquement, le digital nous permettra d’atteindre les populations avec nos produits, en attendant d’y consolider notre présence.

S : Que répondez-vous à ceux qui craignent les lourdeurs liées au caractère public de la Banque Postale ?

I.B : Le caractère public de notre actionnariat ne doit pas être confondu avec une gestion administrative de la banque ! Nous évoluons dans un secteur hautement réglementé et fortement concurrentiel. C’est vrai que notre capital est majori-tairement public, mais nous fonctionnons en tout point comme une banque privée. Nous devons nous adapter aux exigences du secteur et respecter les mêmes standards de profes-sionnalisme, de gouvernance, de contrôle et de performance que n’importe quel autre établissement bancaire. La culture de célérité et de responsabilité propre à l’industrie bancaire, nous l’avons pleinement intégrée.

Peu importe l’origine du capital, qu’il soit privé ou public, nous devons respecter les mêmes standards. Au départ, beaucoup pensaient que le caractère public de la BPBF constituerait un frein à sa performance, sans tenir compte du dynamisme des femmes et des hommes qui font vivre cette banque au quotidien. Nous sommesune banque à capitaux majoritairement publics, et nous sommes pourtant parvenus, aujourd’hui, à challenger les autres établissements de la place.

S : Quelle place l’éthique occupe-t-elle dans votre gouvernance ?

I.B : Pour moi, l’éthique doit être vécue à la fois comme une conviction personnelle et comme un principe de gouvernance. A la Banque Postale, l’intégrité est le premier capital sur lequel nous travaillons. Je le dis souvent à mes collaborateurs, l’éthique, tout comme
la conformité, constitue l’ADN de toute culture organisationnelle. Sans éthique, on ne crée pas de valeur durable. Pour paraphraser Warren Buffett, lorsqu’on recherche un collaborateur, trois qualités comptent : l’intégrité, l’intelligence et l’énergie. Mais s’il lui manque la première, les deux autres finissent par vous desservir. Autrement dit, sans éthique ni intégrité chez nos collaborateurs, il ne peut y avoir de véritable progrès. On peut afficher les meilleures performances du monde, mais lorsqu’un problème de réputation survient, tout peut s’effondrer d’une minute à l’autre. Pensez un instant à la faillite en 2001 de ENRON, ce géant américain du courtage et du négoce des matières premières ! La réputation se construit dans la durée, mais elle peut se détruire en un instant. C’est pourquoi, à la Banque Postale, nous avons choisi de bâtir notre culture d’entreprise sur des standards éthiques exigeants.

S : Quelles sont désormais les ambitions à court, moyen et long terme ?

I.B : A court terme, il s’agit de consolider nos performances, de renforcer la satisfaction de notre clientèle, de continuer à améliorer notre efficacité opérationnelle et de consolider notre maîtrise des risques. A moyen terme, nous voulons renforcer la présence de
la Banque Postale sur la place bancaire burkinabè, développer davantage nos services digitaux afin d’attein-dre les clients dans les zones où la banque n’est pas
encore physiquement présente, renforcer l’accompagnement des ménages et des PME
et consolider notre position-nement sur l’inclusion finan-cière.
A long terme, notre ambition est d’installer durablement la Banque Postale parmi les institutions financières de référence au Burkina Faso.
Il s’agit également de faire de la BPBF un acteur incontournable de l’inclusion financière et un partenaire durable du financement de l’économie nationale. Notre ambition, à moyen comme à long terme, n’est pas de grandir vite, mais de grandir bien : construire une institution financière solide, appelée à compter durablement dans le paysage bancaire burkinabè.

S : Où en êtes-vous, concer-nant le relèvement du capital minimum à 20 milliards de F CFA ?

I.B : En 2025, la banque a porté son capital social à 20 milliards de F CFA. Nous étions donc déjà en conformité avec cette exigence réglementaire. Mais, en 2026, nos actionnaires ont jugé nécessaire d’aller plus loin, en renforçant davantage les fonds propres de la banque, afin de lui donner les moyens d’accompagner plus largement l’économie nationale. C’est ainsi que le capital de la banque a été porté à 26 milliards de F CFA, à l’occasion de la dernière Assemblée générale extraor-dinaire tenue le 5 août 2026.

S : Quel message adressez-vous aux collaborateurs, clients, populations et autorités ?

I.B : D’abord, à mes collaborateurs : les résultats obtenus sont les leurs. Je salue l’engagement de chacun, le professionnalisme et les sacrifices consentis. Mais ces performances nous confèrent surtout une responsabilité, celle de continuer à faire mieux, car nous sommes désormais attendus pour les années à venir. A nos clients, nous exprimons toute notre gratitude pour la confiance qu’ils placent en nous. Nous savons que
cette confiance se mérite au quotidien, et nous continue-rons à travailler pour que la banque soit toujours plus proche d’eux, plus réactive et plus attentive à leurs besoins.

Aux populations et à nos futurs clients, je veux dire que la Banque Postale est une banque qui veut accompagner les Burkinabè dans leurs projets et contribuer à rendre les services financiers accessibles au plus grand nombre.
Enfin, aux autorités, à nos actionnaires et à nos partenaires, j’exprime toute notre reconnaissance pour la confiance et l’accompa-gnement dont la banque a toujours bénéficié. Notre responsabilité, désormais, est de transformer cette confiance en résultats tangibles et en contribution concrète au développement socio-économique du Burkina Faso.

Interview réalisée par
Mahamadi SEBOGO

Concours directs 2026 : un bilan globalement satisfaisant

Le ministère des Serviteurs du Peuple a dressé le bilan et les perspectives de la session 2026 des concours directs, lors d’une conférence de presse animée le lundi 17 août 2026 à Ouagadougou par son secrétaire général, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga.

Le ministère des Serviteurs du Peuple a présenté, lors d’une conférence de presse tenue le 17 août 2026 à Ouagadougou, le bilan de la session des concours directs organisée du 15 au 22 juillet sur l’ensemble du territoire national. Le secrétaire général du ministère, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a indiqué que 108 concours avaient été autorisés par le Conseil des ministres et qu’en tenant compte des options de l’enseignement secondaire, ce sont en réalité 155 concours qui ont été administrés. Il a assuré que la totalité des concours prévus s’est déroulée conformément au calendrier officiel, dans des conditions jugées globalement satisfaisantes.

Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a précisé que le scannage des copies, entamé dès le 19 juillet, s’est achevé le 1er août et que la correction électronique lancée le 29 juillet se poursuit. « A ce jour, une partie des concours a déjà été corrigée et plusieurs résultats d’admissibilité ont été publiés, tandis que d’autres sont en cours de délibération », a-t-il précisé.

Pour ce qui concerne l’état d’avancement du processus, le SG du ministère des Serviteurs du Peuple a signifié que sur les 155 concours administrés, 62 concours ont été intégralement corrigés ; 93 concours sont encore en cours de correction ; 40 concours ont déjà publié leurs résultats d’admissibilité ; 22 concours sont en phase de délibération ou de vérification des données.

Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a insisté sur le caractère dématérialisé du processus, rappelant que les informations fournies lors de l’inscription en ligne ne sont vérifiées qu’au stade du dépôt des dossiers physiques. Les candidats déclarés admissibles disposent de dix jours pour déposer leurs pièces, lesquelles sont examinées par un jury indépendant avant l’admission définitive.

Il a souligné l’ampleur des moyens humains mobilisés à travers le pays, saluant la contribution des forces de défense et de sécurité, des responsables d’établissements et des équipes engagées.

5 fraudeurs déférés à la MACO

La session des concours a mobilisé 9 645 agents de sécurité pour assurer la protection des sites, des sujets et des copies. Malgré ce dispositif impressionnant, plusieurs irrégularités ont été constatées. Certains candidats ont tenté d’emporter leurs épreuves après la composition, d’autres ont été surpris en train d’utiliser des téléphones portables, ce qui a conduit à l’arrestation des présumés coupables.

Par ailleurs, le non‑respect des consignes vestimentaires, notamment l’interdiction des voiles couvrant le visage, des foulards, des bonnets ou des casquettes, a également été relevé. Ces mesures visent à garantir l’identification des candidats et à prévenir toute tentative de fraude par dissimulation d’appareils électroniques. Tous les contrevenants ont été remis à la Police nationale pour suite à donner conformément aux textes en vigueur.
Selon le commissaire principal de police, Hamado Tassembedo, la région du Kadiogo a enregistré cinq cas de fraude et un cas d’expulsion au cours des concours. Parmi les fraudes constatées, deux concernaient l’usage de téléphones portables et deux relevaient du faux et usage de faux en écriture publique.

« Les cinq candidats impliqués ont été déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou. Les enquêtes se poursuivent, notamment pour identifier l’auteur du faux en écriture publique. La procédure judiciaire est toujours en cours. Quant au cas d’expulsion, il n’a pas donné lieu à un déferrement », a-t-il martelé.

Transparence et équité dans le processus

Il a également précisé que le port du voile n’est pas interdit, mais que la découverte du
visage est exigée à l’entrée des salles, au même titre que l’interdiction des casquettes et bonnets, afin de garantir l’identification et prévenir la fraude.

Guéonata Bandé, représentante des candidats, a pris part aux opérations de délibération. Elle a souligné le caractère crucial de cette étape et affirmé avoir constaté la transparence et l’équité qui ont prévalu tout au long du travail. Selon elle, chaque copie, chaque note et chaque rang ont été traités dans le strict respect du mérite. Elle reconnaît que ses doutes initiaux sur un éventuel favoritisme ou sur la capacité à corriger toutes les copies ont été dissipés par son expérience directe. Pour cela, elle a salué l’engagement des équipes mobilisées.

De son côté, Léonard Nikiema, également représentant des candidats, a assisté à l’étape du scannage. Il a remercié les organisateurs pour cette initiative qui, selon lui, a permis de comprendre concrètement le déroulement du processus. Il a assuré que toutes les copies ont été scannées dans la transparence et que cette étape a levé ses inquiétudes sur la prise en charge complète des épreuves.

Wamini Micheline OUEDRAOGO
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Lieutenant-colonel Salama Yabré, chirurgien-dentiste : « Seul un professionnel peut confirmer le diagnostic d’une mycose buccale »

La mycose buccale le plus souvent causée par le champignon Candida albicans, est un motif fréquent de consultation dentaire. Si cette affection reste le plus souvent bénigne lorsqu’elle est prise en charge à temps, elle traduit fréquemment un déséquilibre de l’écosystème buccal ou une fragilité immunitaire sous-jacente. Origines, symptômes caractéristiques et protocoles de soin, le lieutenant-colonel Dr Salama Yabré, chirurgien-dentiste, livre ses analyses et conseils pratiques.

Sidwaya (S.) : Qu’entend-on par mycose buccale ?

Salama Yabré (S. Y.) : La mycose buccale, aussi appelée candidose buccale, est une infection due à un champignon microscopique, le plus souvent causée par le champignon Candida albicans. Ce germe peut vivre normalement dans la bouche sans provoquer de problème. La maladie apparaît lorsqu’il se multiplie de façon excessive et déséquilibre la flore de la muqueuse buccale, c’est-à-dire le tissu qui tapisse l’intérieur de la bouche. On observe alors des plaques blanches, une rougeur ou une sensation de brûlure.

S. : Quels sont les facteurs qui déclenchent cette prolifération fongique ?

S. Y. : Plusieurs situations facilitent cette prolifération. Les antibiotiques, surtout lorsqu’ils sont pris sans indication ou pendant longtemps, peuvent supprimer des bactéries protectrices et laisser davantage de place aux champignons. Les corticoïdes inhalés contre l’asthme peuvent aussi rester sur la muqueuse si la bouche n’est pas rincée après l’utilisation.

Le risque augmente également en cas de diabète mal contrôlé, de bouche sèche, de tabagisme, de dénutrition ou de maladie diminuant les défenses immunitaires, comme une infection à VIH non traitée. Les prothèses dentaires insuffisamment nettoyées peuvent retenir l’humidité et les microbes. Chez le nourrisson, l’immaturité des défenses et le contact avec une tétine ou un biberon mal entretenu peuvent contribuer au problème en général sans danger. Tous ces facteurs ne prouvent pas, à eux seuls, qu’il s’agisse d’une mycose. Seul un professionnel peut confirmer le diagnostic.

S. : Comment le patient peut-il reconnaître les premiers symptômes ?

Un dépôt blanchâtre recouvrant la surface de la langue, signe révélateur d’une candidose buccale due à la prolifération du champignon Candida albicans.

S. Y. : Le signe le plus connu est l’apparition de dépôts ou plaques blanchâtres sur la langue, l’intérieur des joues, le palais ou les gencives. Ils peuvent parfois s’enlever doucement, en laissant une zone rouge, sensible ou qui saigne légèrement. Mais la mycose n’est pas toujours blanche. Certaines formes donnent surtout une langue rouge et lisse, une sensation de brûlure ou un goût inhabituel. Le patient peut ressentir une bouche pâteuse, une gêne pour manger, une douleur en avalant ou des fissures aux coins des lèvres. Chez le bébé, on peut voir des plaques qui persistent malgré le nettoyage et une irritabilité pendant les tétées.

S. : Y a-t-il des profils de personnes particulièrement vulnérables ?

S. Y. : Certaines personnes sont plus exposées. Les nouveau-nés, en particulier durant le premier mois de vie, ont des défenses encore immatures mais c’est sans danger. Les personnes âgées peuvent être concernées en raison d’une bouche sèche, la prise de plusieurs médicaments, d’une alimentation diminuée ou du port d’une prothèse. Les personnes vivant avec le VIH, surtout lorsque le traitement antirétroviral n’est pas suivi ou que l’immunité est très basse, présentent davantage de candidoses et de formes récidivantes. Le risque est aussi plus élevé chez les patients diabétiques, les personnes atteintes de cancer, les patients recevant une chimiothérapie ou des corticoïdes et après une cure d’antibiotiques. Une prothèse dentaire mal entretenue favorise également l’infection. Cela ne veut pas dire qu’une mycose prouve automatiquement un VIH ou une autre maladie grave.

S. : Des risques de confusion existent-ils avec d’autres pathologies buccales ?

S. Y. : On peut confondre la mycose buccale avec d’autres maladies de la bouche. Une plaque blanche n’est pas toujours une mycose. Elle peut correspondre à un dépôt alimentaire, à une irritation ou une brûlure après un aliment très chaud, à un lichen plan, à une leucoplasie (plaque blanche qui ne s’efface pas) ou à une infection virale appelée leucoplasie chevelue, surtout chez les personnes immunodéprimées. Une langue rouge et douloureuse peut aussi être liée à un manque de fer ou de vitamine B12, à une allergie, à une maladie générale ou à la prise de certains médicaments.
Chez le nourrisson, des résidus de lait peuvent être confondus avec un muguet. A l’inverse, une vraie candidose peut ne présenter que des zones rouges, sans dépôt visible. Il ne faut donc pas gratter fortement la lésion, ni appliquer au hasard du bicarbonate, du citron, des antibiotiques ou des produits traditionnels irritants.

S. : Quelle est la démarche médicale pour poser un diagnostic certain ?

S. Y. : Le diagnostic commence par un interrogatoire notamment sur la date
d’apparition, douleur, traitements récents, diabète, sécheresse buccale, port d’une prothèse, asthme, grossesse éventuelle et antécédents médicaux. Le professionnel examine ensuite la langue, les joues, le palais, les gencives et la gorge. Dans beaucoup de cas, l’aspect des lésions et leur évolution suffisent pour poser un diagnostic clinique.
Si la présentation est inhabituelle, si le traitement échoue ou si les épisodes se répètent, un prélèvement de la plaque peut être réalisé. Au laboratoire, on recherche les levures ou leurs filaments au microscope et, dans certaines situations, on fait une culture pour identifier l’espèce. Un bilan complémentaire peut être proposé comme la glycémie, la recherche d’une cause de sécheresse buccale, la vérification des médicaments ou le dépistage d’une fragilité immunitaire. Cela se fait toujours avec l’accord du patient et dans la confidentialité. Une douleur à la déglutition peut faire suspecter une atteinte de l’œsophage et justifier une prise en charge médicale plus rapide.

S. : Sur le plan thérapeutique, quelles sont les solutions et la durée de prise
en charge ?

S. Y. : Le traitement dépend de l’âge, de l’étendue de l’infection, de la cause
et des autres médicaments pris. Pour une forme limitée, le professionnel peut prescrire un antifongique local, par exemple la nystatine, le miconazole, sous forme de gel, de suspension ou de pastille adaptée. Il faut respecter la durée et la fréquence indiquées, même si les plaques disparaissent rapidement. Pour une atteinte plus étendue, des récidives ou une suspicion d’atteinte de la gorge, un antifongique par voie générale, souvent l’amphotéricine B (Fungizone), peut être nécessaire. Une amélioration est souvent ressentie en deux à trois jours, mais le traitement dure généralement 7 à 14 jours, selon la prescription. Si aucune amélioration n’apparaît après environ une semaine, il faut consulter à nouveau le médecin. Le diagnostic peut être différent, la cause peut persister ou le champignon résister.

S. : Quels conseils pratiques préconisez-vous pour éviter les rechutes ?

S. Y. : La prévention commence par une bonne hygiène de vie, surtout une bonne hygiène buccale. Il s’agit du brossage des dents deux fois par jour, du nettoyage de la langue sans la blesser et d’une visite de routine chez le chirurgien-dentiste. Les prothèses doivent être brossées, rincées, désinfectées, selon les conseils reçus. Il faut aussi nettoyer le verre ou la boîte de rangement et consulter si la prothèse irrite ou tient mal.

Après un corticoïde inhalé, rincer la bouche à l’eau. Les antibiotiques ne doivent être utilisés que sur prescription. Une bonne hydratation, l’arrêt du tabac, la prise en charge d’une bouche sèche et l’équilibre du diabète réduisent le risque. Chez le bébé, les tétines, biberons et objets portés à la bouche doivent être lavés soigneusement, les mamelons maternels douloureux ou fissurés doivent être signalés au professionnel. En cas de VIH, le traitement antirétroviral régulier protège aussi contre les récidives. Enfin, une candidose qui revient souvent impose de rechercher la cause plutôt que de répéter l’automédication.

Interview réalisée par
Wamini Micheline OUEDRAOGO

Pisciculture en cage flottante dans le Boulgou : « Wosso Gota » de Zonsé célèbre sa première récolte de plus de 2,5 tonnes de poissons

La société coopérative « Wosso Gota » de Zonsé, dans la province du Boulgou, a réalisé, dans la matinée du 15 août 2026, une première récolte de plus de 2,5 tonnes de poissons issue des cages flottantes installées sur le barrage de Bagré.

Pour un premier essai, ce fut un coup de maitre. 2 551 kg de poissons, c’est la première récolte, faite, le 15 août 2026, par la société coopérative simplifiée « Wosso Gota » du village de Zonsé. Cette production est issue des cages flottantes installées sur le barrage de Bagré et soutenue par le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) de l’ambassade du Canada au Burkina. Selon le président de la coopérative « Wosso Gota », Drissa Bancé, son organisation s’inscrit dans une optique de renforcement des capacités dans le domaine de la production piscicole et à favoriser une meilleure valorisation des ressources halieutiques locales.

Il s’est réjoui du résultat auquel sa coopérative est parvenue. « Nous sommes une coopérative de production et de transformation du poisson. Le 19 février 2026, nous avons procédé à l’empoissonnement. Dès lors, ce fut le début d’un rêve collectif et aujourd’hui, nous sommes satisfaits du résultat. C’est précisément 2 551 kg de poissons que nous avons récoltés dans une des cages flottantes », a-t-il indiqué.

Une initiative très prometteuse

Le président de la coopérative, Drissa Bancé : « aujourd’hui, nous sommes satisfaits du résultat ».

Toujours pour le premier responsable de la coopérative, l’initiative est très prometteuse, car, elle permet de créer des emplois. Sous le regard de commerçants grossistes et détaillants ainsi que de touristes, la coopérative « Wosso Gota » a procédé à la vente, sur place, du poisson. « Je suis venu chercher du poisson ce matin car, ça ne suffit pas. C’est le meilleur poisson puisque c’est de chez nous. Je le revends aux femmes et le reste, j’en fait du poisson à la braise », a laissé entendre le revendeur, Vincent Maré.

Suivant le même ordre d’idées, Mme Sawadogo, venue en tourisme interne à Bagré, a dit préférer ce poisson à celui importé pour la consommation familiale, car, il n’y a point de doute sur la qualité. La cérémonie s’est clôturée dans l’enceinte de la mairie de Zonsé. « Depuis ma prise de fonction, je n’ai jamais assisté à une telle activité », a déclaré le président de la délégation spéciale de la commune de Zonsé, Wendinmi Frédéric Ouédraogo. Il a félicité la coopérative pour ces premiers résultats tout en l’invitant à une
gestion transparente des ressources engrangées pour la poursuite des activités.

Au nom des femmes bénéficiaires, Odette Kaboré a estimé que le projet leur
permet de travailler, d’avoir des revenus pour mieux soutenir leurs familles et ce qui, à son avis, renforce leur autonomie.
Le chargé d’appui technique du projet destiné à 40 personnes, dont 16 femmes de la commune rurale de Zonsé, Bassory Ouattara, a estimé que le résultat est satisfaisant. Sur le plan économique, il a relevé l’intérêt de la commercialisation sans stockage. « La vente immédiate constitue un gage de rentabilité et de trésorerie pour la coopérative », a-t-il souligné, expliquant l’intérêt des recettes engrangées pour 40 membres de la coopérative, dont 16 femmes.

Anselme KAMBIRE

Du journalisme de salon

Le traitement réservé à l’immersion patriotique des professionnels des médias au Burkina Faso par certains médias occidentaux, notamment Le Figaro et RFI, révèle une dérive préoccupante : celle d’un journalisme qui prétend raconter l’Afrique tout en refusant d’écouter ceux qui y vivent. Les articles consacrés à cette initiative burkinabè donnent surtout l’impression que le récit était construit avant même que la réalité du terrain ne soit observée. Pendant que des journalistes burkinabè participaient à l’immersion et vivaient directement l’expérience, ces médias étrangers préféraient parler à leur place.

A Paris, un récit est ainsi présenté : celui de journalistes « contraints », d’une formation militaire imposée et d’un pouvoir cherchant à mettre les médias au pas. Mais où sont les témoignages des participants ? Où sont les journalistes envoyés sur le terrain pour observer, interroger et confronter les versions ? C’est là que le problème se pose.
Le journalisme ne consiste pas à fabriquer une réalité depuis un bureau situé à des milliers de kilomètres du lieu où se déroulent les faits. Il repose sur l’observation, la vérification, le recoupement et la confrontation des sources.

Lorsqu’un événement se déroule à Pabré, la première obligation est d’aller à Pabré, de rencontrer les participants et d’écouter les organisateurs comme les autres acteurs concernés. Sinon, ce n’est plus du reportage : c’est du récit inventé à distance. Plus grave encore, cette manière de traiter l’actualité burkinabè s’inscrit dans un schéma devenu récurrent. Toute initiative de Ouagadougou est suspectée. Toute participation à une activité nationale est interprétée comme une contrainte. Le Burkina Faso est systématiquement présenté sous son jour le plus sombre, au mépris parfois de la complexité des réalités vécues.

Cette grille de lecture traduit les relents d’un regard que l’on peut légitimement
qualifier d’impérialiste : celui qui considère que l’information crédible doit nécessairement venir de l’extérieur et qu’un journaliste étranger serait mieux placé qu’un professionnel burkinabè pour raconter ce que celui-ci a vécu. Or, le Burkina Faso de 2026 n’est plus disposé à accepter que son histoire soit écrite ailleurs.

Les journalistes burkinabè ne sont pas les spectateurs passifs de la guerre imposée à leur pays que certains voudraient décrire. Ils sont des professionnels. Ils sont des citoyens responsables, conscients des enjeux de leurs pays, désireux de comprendre les réalités vécues par les forces engagées sur le terrain et capables de participer volontairement à une initiative nationale sans pour autant déposer sa plume à la porte. Leur engagement ne signifie pas qu’ils ont renoncé à leur devoir d’informer. C’est justement cette réalité que certains récits médiatiques refusent de reconnaître. Ce qui est en cause ici, ce n’est donc pas le droit de critiquer le Burkina Faso.

C’est le droit du public à une information honnête et vraie. Le Burkina Faso n’exige pas que les médias étrangers le présentent comme un pays parfait. Il exige simplement qu’ils rapportent les faits avec rigueur, qu’ils écoutent ses citoyens et qu’ils cessent de parler systématiquement à leur place. Au Figaro, à RFI et à tous ceux qui prétendent raconter le Burkina Faso depuis Paris ou ailleurs, le message est clair : venez sur le terrain.

Ecoutez les Burkinabè. Vérifiez les faits. L’époque où l’on pouvait fabriquer à distance l’image d’un pays africain sans que ses propres citoyens ne répondent est révolue. Le Burkina Faso veut désormais être raconté à partir de sa réalité, et non à travers les lunettes de ceux qui ont déjà décidé ce qu’ils veulent y voir. Le récit de notre histoire nous appartient.

Kamélé FAYAMA

Programme des Nations unies pour le développement: l’administrateur adjoint en visite au Burkina pour mieux comprendre les priorités nationales

Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, ce lundi 17 août 2026, l’administrateur adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Haoliang Xu, en visite de travail au Burkina Faso.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre l’agence des Nations unies et le Burkina Faso. La rencontre entre les deux personnalités a permis d’échanger sur les perspectives de la coopération, articulée autour du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso. « Je suis ici pour examiner avec les autorités, comment nous pouvons davantage appuyer le gouvernement dans la réalisation des objectifs clairement définis dans le plan Relance et contribuer à la réalisation des aspirations du peuple », a déclaré l’émissaire onusien.

Pour Haoliang Xu, le plan Relance conçu par le gouvernement traduit une politique et une vision stratégiques, claires et réalistes, mettant en évidence les nombreuses opportunités qui existent, tout en prenant en compte les défis auxquels le pays doit faire face. « Notre objectif est donc de voir concrètement comment nous pouvons apporter notre contribution à la mise en œuvre de ce plan de Relance. Le plus important c’est de travailler collectivement sous la direction du gouvernement et conformément à la vision claire qu’il a définie pour le développement du pays », a-t-il soutenu. Le diplomate onusien a surtout salué la vision et la détermination du gouvernement et la population en faveur de la souveraineté et du développement endogène.

Le camarade ministre des Affaires étrangères a dit sa satisfaction de recevoir la visite de l’Administrateur adjoint du PNUD, car, dit-il, « le contact avec le terrain permet de faire une appréciation plus réaliste sur le contexte et de faire le discernement entre la réalité du terrain et ce qui est contenu dans les rapports ; cela permet aussi de réadapter les approches et de mieux formuler les réponses ». Le chef de la diplomatie burkinabè a, par ailleurs, salué la présence et les actions du PNUD, un partenaire historique et stratégique du Burkina Faso.

Il a insisté sur la nécessité de poursuivre la collaboration dans un esprit d’écoute, de dialogue et de sincérité, afin que les interventions du PNUD s’alignent sur les priorités nationales, conformément au plan Relance. Faire équipe dans le cadre de la mobilisation des ressources, c’est aussi l’un des défis à relever dans le partenariat entre le PNUD et le gouvernement burkinabè, sans oublier la nécessité d’assurer une bonne communication autour des différentes actions menées et leur impact sur le terrain. A noter qu’avant le Burkina Faso, l’administrateur adjoint du PNUD s’est rendu au Mali et au Niger.

Une démarche également saluée par le ministre des Affaires étrangères, en ce sens qu’elle lui permettra d’avoir une idée plus globale des défis communs que les trois pays de la Confédération AES ont à relever en matière de développement. Le ministre des Affaires étrangères a, cependant, souhaité que le PNUD revoit les concepts et les mécanismes de classement des pays, en prenant en compte leurs potentialités, au lieu de procéder selon des standards dont les résultats ne reflètent pas toujours la réalité.

DCRP/MAE

Lycées professionnels spécialisés: bientôt des manuels aux métiers disponibles

Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Moumouni Zoungrana, a présidé, le lundi 17 août 2026, à Kaya, un atelier d’élaboration des manuels de formation aux métiers professionnels et techniques.

Le ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle veut désormais allier la théorie à la pratique tout en spécifiant les formations des apprenants en fonction des régions. Pour ce faire, l’Initiative présidentielle pour l’éducation de qualité (IPEQ) pour tous entend ouvrir des lycées professionnels des niveaux BEP aux bords des barrages de Samandéni, Bagré, Gomponsom (Yako). Ces trois lycées seront spécialisés dans le domaine agricole, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire et la pisciculture. Celui de Kaya sera spécialisé en cuirs et peaux tels que la maroquinerie
et la tannerie.

Deux autres lycées professionnels et techniques sont en « gestation » à Dédougou dans le domaine de la construction, des matériaux de construction et à Orodara pour la transformation des fruits et légumes. Ainsi, pour opérationnaliser ces temples de savoir, des manuels de formation aux métiers professionnels et techniques sont en élaboration depuis avril 2026. Pour finaliser ces documents scolaires, des acteurs de l’éducation et des professionnels dans les différents métiers sont en conclave, le lundi 17 août 2026, à Kaya, à travers un atelier présidé par leur ministre de tutelle, Moumouni Zoungrana. « Cet atelier est une des nombreuses étapes du processus d’élaboration des curricula.

C’est un travail préalable de diagnostic et d’observation qui a déjà été fait, qui a permis d’identifier les différents métiers qu’il faut sortir de ces lycées professionnels et techniques. Et, ce travail nous a conduits aujourd’hui à l’écriture des curricula, à la formalisation des manuels », a fait savoir le coordonnateur national de l’IPEQ, Zakaria Soré. Pour lui, il s’agit de la traduction de façon concrète l’idée et la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Et dans notre conception, les lycées sont à implanter où se trouve donc la matière, où se trouvent les opportunités. Et à Kaya, nous allons avoir un lycée de transformation de cuirs et peaux.

Pour le coordonnateur national de l’IPEQ, Zakaria Soré, ces manuels scolaires traduiront de façon concrète l’idée et la vision du Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré.

C’est déjà donc d’arriver à transformer de façon locale, de façon scientifique et industrielle ce que nous avons comme produit. Et pour arriver à cet objectif, il faut déjà avoir la compétence, il faut avoir les professionnels à la matière », a-t-il insisté. Pour M. Soré, l’objectif est de former des compétences dotées de patriotisme capables de pouvoir prendre ces matières premières et de faire sortir des produits finis, prêts à la consommation et respectant toutes les normes de santé et d’eau.

A l’entendre, ces lycées seront bientôt opérationnels pour les années scolaires à venir. Pour le ministre Zoungrana, avec la Révolution progressiste populaire (RPP), le gouvernement a pris la ferme résolution d’opérer un changement en profondeur des systèmes éducatifs. « Et cette étape constitue un pilier important de cette mutation. Cette année, ce que nous avons en ligne de mire, c’est d’achever la construction de ces quatre lycées spécialisés dans des domaines où il y a beaucoup de potentialités dans les régions », a indiqué Moumouni Zoungrana.

Pour lui, toutes ces réflexions seront menées lors de cet atelier pour qu’on ait des manuels qui vont orienter ces enseignements. « Nous parlons de la renaissance du système éducatif burkinabé avec 60% des sortants soient de la formation professionnelle technique. Il s’agit désormais d’aligner diplômes et compétences, pour que ces enfants ne soient pas seulement des enfants qui apprennent la théorie, et qui malheureusement, ne peuvent pas être utiles à eux-mêmes et à la société », a souligné

Moumouni Zoungrana

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Audience du Président du Faso / Sacre à l’UFOA-B : Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ félicite les Étalons U20 et promet une nouvelle dynamique pour le sport national

Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé une audience le matin du lundi 17 août, aux Étalons U20, fraîchement couronnés Champions du Tournoi de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines de football (UFOA-B). Cette victoire décrochée le 9 août dernier à Yamoussoukro face aux Flying Eagles du Nigéria, qualifie directement la sélection nationale pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U20 prévue en 2027 au Ghana.
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‎Le Chef de l’État a salué la brillante prestation des jeunes joueurs ainsi que le travail remarquable du staff technique, soulignant que cette victoire fait la fierté de toute la Nation. « Soyez salués, soyez félicités pour le travail qui a été abattu, vous, les joueurs sur le terrain, l’encadrement technique et tous les soutiens. Le Peuple est fier de vous. Quand les Étalons jouent, c’est la Patrie ; tout le monde suit et attend des résultats », a déclaré le Président du Faso.
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‎Tout en les exhortant à maintenir la discipline et à « rester concentrés » pour les échéances futures, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ s’est montré attentif aux conditions de travail de l’équipe en rassurant d’y apporter les améliorations adéquates.
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‎Une nouvelle approche pour accompagner la jeunesse
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‎Bien décidé à soutenir cette cuvée prometteuse, le Président du Faso a annoncé une réorganisation dans le suivi des sélections nationales : « Je peux vous assurer qu’à partir de maintenant, nous allons tout faire pour changer la méthode afin de mieux accompagner cette nouvelle génération ».
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‎Pour la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, la Camarade Annick PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, les jeunes Étalons ont fait une participation honorable à cette compétition à Yamoussoukro. Quatre victoires, un match nul, quatre fois le titre d’homme de match, la palme du meilleur gardien de la compétition et une qualification à la prochaine CAN de leur catégorie en 2027 sont, entre autres, les résultats engrangés par les Étalons U20 à ce Tournoi UFOA-B.
Au nom du groupe, le Capitaine des Étalons U20, Chérif Badra Ali BARRO, a exprimé sa profonde gratitude au Chef de l’État pour son soutien constant et réaffirmé l’engagement de l’équipe à se battre au Ghana pour porter haut les couleurs du Burkina Faso.
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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso