Camp vacances Faso Mêbo à Fada N’Gourma : Une délégation gouvernementale rend visite aux jeunes campeurs de la Sixième Région militaire

Les jeunes campeurs du site de Fada N’Gourma ont reçu, le dimanche 16 août 2026, la visite du camarade ministre de la Santé, le Docteur Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU. Il était accompagné du ministre délégué chargé des Ressources animales, Dr Amadou Dicko, et du gouverneur de la région du Goulmou. Une visite qui s’inscrit pleinement dans l’esprit de l’initiative : aller à la rencontre des jeunes campeurs pour les encourager, leur prodiguer des conseils, et partager avec eux un moment convivial autour d’un repas.

La cérémonie a été ouverte par un commandement assuré par la jeune campeuse Podjiama OUALI, 2ème Compagnie, 3ème section, qui a assuré avec brio le cérémonial de commandement, sous le regard attentif des autorités présentes.
Porteur d’un message du Chef de l’État, le Camarade ministre de la Santé s’est dit agréablement surpris de constater tout ce que les campeurs avaient déjà pu apprendre en seulement trois jours de camp. Il a saisi l’occasion pour inviter les jeunes à devenir de véritables ambassadeurs de la santé, non seulement au sein du camp, mais aussi et surtout au sein de leur famille.

Le ministre de la Santé a notamment insisté sur la lutte contre le paludisme et la dengue, rappelant que celle-ci commence d’abord par l’hygiène et l’assainissement du cadre de vie. Un message que les jeunes campeurs sont désormais invités à porter et à relayer autour d’eux.

Cette visite illustre une nouvelle fois l’engagement des autorités à accompagner de près la jeunesse burkinabè, en phase avec les valeurs portées par le camp vacances Faso Mêbo.

Direction des Affaires juridiques et de la communication de l’Agence Faso Mêbo (DAJC/AFM)

Immersion patriotique obligatoire 2026 : Les appelés invités à cultiver l’esprit patriotique pour la souveraineté nationale

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a rendu visite, le lundi 17 août 2026 à Ouahigouya, aux jeunes appelés à l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) de la région du Yatenga. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée gouvernementale sur les différents sites d’immersion à travers le Burkina Faso.

Faire de chaque nouveau bachelier un citoyen conscient de ses responsabilités et pleinement engagé dans la construction de la Nation : c’est l’ambition affichée par les autorités burkinabè à travers l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) au profit des nouveaux bacheliers. En visite sur les sites des appelés de la région du Yatenga, le lundi 17 août 2026 à Ouahigouya, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a invité les jeunes à tirer le meilleur profit de cette expérience. La montée des couleurs nationales, première étape de cette visite, a constitué un moment solennel pour les nouveaux bacheliers, désormais plongés dans une expérience destinée à renforcer leur patriotisme.

Mandaté par les plus hautes autorités pour aller à la rencontre des appelés sur les différents sites d’immersion de la région du Yatenga, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a d’abord félicité les jeunes pour leur succès au baccalauréat et pour leur engagement dans cette expérience patriotique.

Selon lui, cette transformation de la jeunesse s’inscrit pleinement dans la vision du Camarade capitaine Ibrahim Traoré et des autorités burkinabè. « Il nous faut véritablement une jeunesse qui incarne un certain nombre de valeurs. Et parmi ces valeurs, la première, c’est d’abord aimer son pays », a-t-il déclaré.

Former des citoyens patriotes

Le ministre a cité notamment le patriotisme, la probité, la dignité, l’union et la solidarité comme des valeurs devant guider les futurs étudiants. Il s’est particulièrement réjoui de la prestation des appelés lors de la montée des couleurs et de l’exécution de l’hymne national. « Quand on a écouté la façon dont ces appelés ont entonné l’hymne national, cela donne des motifs de fierté d’être Burkinabè », a-t-il affirmé.

Pour le Pr Thiombiano, cette expérience ne doit toutefois pas s’arrêter à la fin du séjour. Une fois retournés dans leurs différentes localités et surtout dans les universités, les jeunes devront continuer à incarner les valeurs acquises durant l’immersion. « Ces enfants, une fois repartis chacun dans sa destination, doivent pouvoir prolonger ces valeurs, donner tout ce qu’ils peuvent donner à ce pays pour que nous puissions véritablement avoir ce développement endogène et souverain tant prôné par les plus hautes autorités », a-t-il insisté.

Le ministre a également salué la qualité de l’organisation de l’édition 2026 de l’Immersion patriotique obligatoire. Il a relevé l’harmonisation des modules dispensés sur les différents sites du pays, ainsi que la formation préalable des formateurs. « D’un site à l’autre, d’une région à l’autre, ce sont les mêmes modules. Et cette année, cela a été tellement bien organisé que même les formateurs ont d’abord été formés », a-t-il souligné.

Le Pr Thiombiano a surtout rendu un hommage appuyé aux encadreurs, aux instructeurs, à la coordination régionale et à l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’encadrement des jeunes. « Aucun salaire ne peut véritablement payer l’engagement dont chacun d’eux a fait montre dans cette transformation des enfants », a-t-il déclaré, exprimant la profonde gratitude du gouvernement à leur endroit.

Le ministre a encouragé les participants à rester attentifs aux enseignements dispensés sur les sites et à faire de cette expérience un véritable acquis pour leur parcours universitaire et professionnel.

Une belle expérience qui leur servira

Du côté des appelés, la visite du ministre a été accueillie avec enthousiasme. Pour les jeunes, l’IPO constitue une expérience nouvelle qui leur permet de découvrir d’autres dimensions de la citoyenneté. Wendnongma Grâce Elodie Zongo, prenant la parole au nom des appelés, a exprimé sa fierté d’avoir pris part à cette initiative. « Nous sommes fiers de participer à cette immersion. Elle nous permet de mieux comprendre notre responsabilité en tant que jeunes et futurs cadres du pays. Nous avons appris que le Burkina Faso attend beaucoup de sa jeunesse », a-t-elle confié.

Elle estime que les enseignements reçus constituent une base importante pour la suite de son parcours. « Nous allons repartir chez nous avec une autre vision de notre rôle. Nous voulons mettre nos connaissances au service de notre pays et contribuer, chacun à son niveau, à son développement », a-t-elle ajouté.

À travers cette tournée gouvernementale, les autorités entendent s’imprégner des conditions de déroulement de l’immersion patriotique et échanger directement avec les nouveaux bacheliers et les encadreurs pour l’atteinte des résultats escomptés. En rappel, pour l’IPO 2026, ce sont plus de 3 000 bacheliers de la région du Yatenga, répartis sur quatre sites, qui participent à la formation civique et patriotique selon la vision de la refondation.

Bassirou BADINI

 

Gouvernance minière : Une forte mobilisation citoyenne autour du rapport ITIE 2024 à Sapouy, Léo et Orodara

Une délégation du Secrétariat permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE), conduite par le camarade Guira Seydou, était du 2 au 14 août 2026 au contact des acteurs de Sapouy, Léo et Orodara, pour présenter les chiffres clés du Rapport ITIE 2024, promouvoir le contenu local et échanger avec les populations locales.

Le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE) poursuit ses campagnes de dissémination de son rapport 2024, auprès des acteurs de Sapouy, Léo et Orodara. Pour garantir une diffusion pérenne de l’information extractive, la mission a remis des copies du rapport ITIE 2024 (simplifié et détaillé) aux autorités administratives provinciales et communales, à la direction provinciale de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique du Kénédougou ainsi qu’aux radios de proximité : Radio Loudon (à Sapouy), Radio Tampani (à Léo), Radio Kénédougou, Orodara TV, Calao TV et Timbanews.net (tous à Orodara).

Avec les professionnels de ces médias, des propositions ont été faites pour pérenniser la culture de la transparence. Il s’agit de la mise en place prochaine de conventions de partenariat, l’institution d’un Prix ITIE-BF pour récompenser les meilleures productions journalistiques et l’organisation de sessions de renforcement de capacités pour les points focaux médias qui seront désignés à cet effet.

A Sapouy, dans la province du Ziro : si certains participants ont voulu des explications sur la clé de répartition des fonds, d’autres ont souhaité une augmentation de la part réservée aux communes. Il y a aussi, selon eux, la nécessité d’un suivi-évaluation rigoureux de l’État des réalisations faites. Quant au « litige sur la mine de Netiama Mining » entre le Ziro et le Nahouri, les recommandations seront transmises aux plus hautes instances compétentes, pour traiter préventivement le différend coutumier et administratif avant toute reprise d’exploitation.

A Léo dans la province de la Sissili, les retombées économiques réelles et les mécanismes de recrutement ont retenu l’attention des participants. Les communicateurs ont indiqué qu’il y a une orientation vers des recrutements nationaux ouverts avec un quota réservé à la commune hôte. La répartition des taxes superficiaire est équitable certes ; mais la gestion locale relève de la responsabilité des communes. Au demeurant, il appartient à l’Etat d’assurer l’application stricte du nouveau Code minier pour la réhabilitation des sites après les excavations abandonnées sur les sites artisanaux. En plus de la volonté affichée par les hautes autorités d’adapter l’ITIE aux réalités nationales, une révision du cadre institutionnel est par ailleurs à l’étude, renseigne la délégation.

A Orodara dans le Kénédougou, il y a eu des propositions de financer des projets structurants plutôt qu’un partage équitable entre communes. Certains ont exprimé leurs inquiétudes liées à la suspension du Fonds minier de développement local. La vision du Gouvernement, explique les communicateurs du jour, rejoint la volonté de financer des projets structurants via une cagnotte commune. L’équipe de l’ITIE-BF a rappelé les exigences d’assainissement et de présentation de projets viables avant tout déblocage. En rappel, la commune de Orodara a perçu 285 millions de F CFA, investis dans le marché central et l’éducation.

L’étape d’Orodara a bénéficié d’une visibilité numérique et audiovisuelle exceptionnelle grâce à la synergie entre les professionnels des médias (Orodara TV, Radio Kénédougou, Calao TV, Timbanews.net). Cela témoigne de l’intérêt grandissant des citoyens pour la souveraineté et la gestion des ressources minières du Burkina.

La mission de la délégation du SP ITIE-BF s’est achevée sur une note satisfaisante. Par cette sortie terrain, le SP-ITIE réaffirme son engagement à rapprocher l’information financière et extractive des populations à la base pour un développement local inclusif et souverain.

Karim Dianda

#Sidwaya.info

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Immersion patriotique obligatoire Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, ministre de la santé : « Camarades appelés de Fada N’Gourma, vous êtes la cohorte de la résilience »

Une délégation gouvernementale, conduite par le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou, a rendu visite, hier dimanche 16 août 2026, à Fada N’Gourma, aux appelés de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) et aux jeunes campeurs de l’initiative présidentielle « Camp vacances Faso Mêbo », en pleine formation civique et patriotique.

A quelques jours de la clôture de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO), une délégation gouvernementale, conduite par le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou et accompagnée des autorités administratives, militaires et paramilitaires régionales, a rendu visite, le dimanche 16 août 2026, aux appelés de Fada N’Gourma. De l’Institut national de formation du personnel de l’éducation (INFPE) au Lycée Diaba Lompo (LDL) en passant par le Lycée professionnel régional Yendabili (LPRY), le camarade Kargougou, qui avait à ses côtés le ministre délégué chargé des ressources animales, Dr Amadou Dicko, était porteur d’un message de félicitations et d’encouragement du gouvernement aux immergés. « Les camarades Président du Faso et Premier ministre nous ont mandatés de venir ici à Fada pour vous transmettre toutes leurs admirations et saluer cette mobilisation exceptionnelle », a-t-il déclaré.

La délégation a visité également le « Camp vacances Faso Mêbo ».
La délégation a visité également le « Camp vacances Faso Mêbo ».

Selon lui, l’IPO s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat de « forger des citoyens nouveaux », pleinement conscients de leurs responsabilités et des enjeux du moment. Il a souligné que cette formation vise notamment à inculquer aux jeunes les valeurs de patriotisme, de discipline, d’intégrité, de souveraineté nationale, de développement endogène et de cohésion sociale. Au terme de la visite des trois sites, marquée notamment par un repas communautaire qu’il a partagé avec les immergés au LDL, le ministre a affirmé que cette formation civique et patriotique d’un mois a commencé déjà à porter fruit. « En effet, nous avons constaté que les appelés ont d’ores et déjà intégré ces valeurs cardinales tant prônées dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP). Nous repartons véritablement très satisfaits de ce que nous avons vu et entendu », a-t-il apprécié. A ce propos, l’appelée de l’IPO Prisca Balma a témoigné que cette expérience lui a permis de mieux comprendre le sens du patriotisme et du vivre-ensemble. « Durant mon séjour au LDL, j’ai appris que la patrie passe avant tout. J’ai également compris le sens du vivre-ensemble, de la solidarité et l’importance de l’activité sportive », a-t-elle dit.

 « Soyez des ambassadeurs de la santé »

Le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou a exhorté les appelés à demeurer des citoyens responsables et conscients des enjeux du moment.
Le ministre de la santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou a exhorté les appelés à demeurer des citoyens responsables et conscients des enjeux du moment.

Pour Dr Kargougou, l’enjeu de l’IPO va au-delà de l’acquisition de connaissances théoriques et pratiques. Il s’agit, surtout, de préparer une jeunesse consciente, disciplinée et prête à assumer progressivement des responsabilités majeures dans l’édification de la nation. « Une jeunesse consciente et résolument engagée constitue une force motrice », a-t-il soutenu. Aussi, le camarade Kargougou a souligné que si les appelés de l’IPO sont en passe de devenir des citoyens nouveaux, c’est grâce à des encadreurs professionnels, dévoués et attentifs qui les accompagnent. « Je voudrais féliciter les encadreurs pour le travail professionnel et remarquable abattu », a-t-il salué.

Par ailleurs, en sa qualité de ministre de la Santé, Dr Kargougou a exhorté les jeunes à devenir de véritables « ambassadeurs de la santé ». Il les a invités, notamment, à faire de l’hygiène et de l’assainissement des réflexes quotidiens, en veillant à la propreté de leur cadre de vie et en sensibilisant leur entourage sur les bonnes pratiques d’hygiène. Du côté des appelés qui ont entonné fièrement le Ditanyè et l’hymne de la Conféderation des Etats du Sahel dénommée « Sahel Benkan », à chaque étape, l’ambiance était chaleureuse, ce dimanche bien arrosé par une pluie matinale. Au nom de ses camarades, l’appelée Prisca Balma a salué cette démarche des autorités et les a remerciées pour les messages de félicitations et d’encouragement. « Nous sommes conscients des attentes des autorités vis-à-vis de nous. Nous tacherons de demeurer des citoyens exemplaires au-delà de l’immersion », a-t-elle promis.

Après les trois sites de l’IPO, où sont répartis les 1 773 appelés de Fada N’Gourma, la délégation ministérielle a mis le cap sur le « Camp vacances Faso Mêbo ». Là également, le ministre Kargougou a invité les jeunes campeurs, en formation civique et patriotique depuis le 13 août dernier, à cultiver le patriotisme, la discipline, le civisme, la solidarité et le sens de la responsabilité, afin de contribuer, chacun à son niveau, à l’édification d’un Burkina Faso plus résilient et souverain.

Joanny SOW

Pouvoir d’achat : les propositions de la Ligue des consommateurs

La Ligue des consommateurs du Burkina a animé une conférence de presse, le samedi 15 août 2026 à Ouagadougou pour exiger une régulation plus efficace du marché.

Entre réajustement des prix des hydrocarbures, coût des produits de première nécessité et préparation de la rentrée scolaire, les citoyens se retrouvent pris en étau. C’est fort de
ce constat que la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) a animé une conférence de presse, samedi 15 août 2026, afin d’exposer ses préoccupations et de présenter des propositions pour une régulation plus efficace du marché.

​Relativement à la question du carburant, le président de la LCB, Marcel Kouraogo, a souligné que la hausse du prix du gasoil ne les a pas surpris, à cause des pratiques frauduleuses et des réseaux d’exportation illicite qui asséchaient les cuves locales. Afin de juguler cette crise, il a suggeré une interdiction stricte de l’approvisionnement suspect par des camions citernes étrangers et a préconisé un moratoire sur les tarifs de transport en commun et de fret. De plus, il a sollicité une réinjection des surplus fiscaux pour protéger
le pouvoir d’achat. ​Il a également denoncé la flambée des prix de certains produits de grande consommation

La LCB satisfait du plafonnement des frais de scolarité

A cet effet, il a formulé plusieurs propositions à savoir l’intensifica-tion des contrôles, l’approvisionne- ment des boutiques Faso-yaar, la poursuite de leur déploiement et la dynamisation de la concertation tripartite. Il a salué la décision du gouvernement de plafonner les frais de scolarité dans les établissements privés. « L’objectivité commande que nous fassions appelle à la raison et comprendre le bienfondé de cette décision gouvernementale », a-t-il soutenu.

Marcel Kouraogo a déploré la persistance des prix exorbitants dans certains établissements privés. C’est pourquoi, il a suggéré au gouvernement de mettre en place des dispositifs de contrôle pour s’assurer du respect de la mesure. « Les partenaires sociaux sont également invités accompagner la réforme et les parents d’élèves sont encouragés à dénoncer toute pratique illicite », a-t-il souhaité.

Fleur BIRBA
Emmanuella Yameogo
(Stagiaire)

4e région militaire: le général Célestin Simporé transmet les félicitations du chef de l’Etat aux forces combattantes

En séjour à Dori, chef-lieu de la région du Liptako, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé s’est entretenu avec les forces combattantes de la partie septentrionale du Burkina, le jeudi 13 août 2026.

C’est le carré d’armes du 41e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dori basé à la 4e région militaire qui a servi de cadre d’échanges entre le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé et les forces combattantes du Liptako, le jeudi 13 août 2026. Pour la circonstance, les responsables militaires et paramilitaires accompagnés de leurs collaborateurs ainsi que les
Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) se sont mobilisés.

D’emblée, il a salué la bravoure des vaillantes Forces de défense et de sécurité (FDS), des VDP et la population qui mènent une lutte sans merci contre l’hydre terroriste. Il a saisi l’occasion pour transmettre les félicitations et les encouragements du chef de l’Etat, chef suprême des forces armées nationales, le capitaine Ibrahim Traoré et celle du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

« Recevez donc toutes les vives félicitations pour le travail que vous abattez tout le temps, pour que les populations de la région puissent vaquer sereinement à leurs occupations, pour l’espoir que vous donnez à toute une région, à toute une population, les vieilles personnes, les jeunes, et surtout les enfants, qui constituent l’avenir de ce pays »,
a-t-il lancé. Et de préciser que pour mener à bien cette lutte, il est nécessaire et fondamental d’en connaître les causes qui ont mis le Burkina dans cette situation, qu’il n’a ni souhaité ni provoqué.

C’est pourquoi, le général de division a affirmé que c’est une guerre qui a été imposée, pour laquelle le pays des Hommes intègres lutte de façon souveraine pour s’en sortir. « La guerre que nous subissons est purement économique et géopolitique. C’est pour d’abord nous empêcher de nous développer, de sorte que nos richesses, qui sont enfouies dans nos sous-sols, soient toujours à leur disposition, qu’ils puissent venir les exploiter quand ils veulent, comme ils veulent, et dans les conditions qu’ils auront voulues », a expliqué le ministre de la Guerre.

Les engagements de la RPP

En outre, il a expliqué aux FDS et aux VDP que c’est une lutte pour l’autodétermination et l’indépendance véritable du peuple burkinabè afin que l’impérialisme ne vienne pas lui imposer quoi ce soit, surtout l’exploitation de ses minéraux.
Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a rappelé quelques engagements pour la réussite de la Révolution progressiste populaire (RPP) tant prônés par le président du Faso. Premièrement, pour être révolutionnaire, a avisé le général de division, il faut d’abord que les citoyens soient disciplinés.

A ce sujet, il a confié que la discipline commence d’abord par les hommes de tenue. « Nous devons aussi travailler à ce que cette discipline concerne l’ensemble de la population. Une fois que nous apparaissons quelque part, la population doit être rassurée de notre présence, parce que c’est elle qui paye les impôts pour qu’on puisse nous habiller, nous entretenir, et nous doter en armes pour que nous puissions la protéger. C’est ce que nous appelons le lien armée-nation », a-t-il fait savoir à ses interlocuteurs.

Dans un second temps, il a déclaré que la révolution exige que les citoyens soient instruits.
« On ne peut pas faire la révolution quand on ne connaît pas l’histoire de son pays et des autres nations. Les Américains et les Chinois ont fait leur révolution pour être des grandes nations aujourd’hui. Donc, cette révolution est l’affaire de tout le monde. Et, c’est par cette révolution que nous allons avancer, conscientiser les esprits, instruire la population », a indiqué le ministre d’Etat. Enfin, pour être révolutionnaire, il a évoqué le patriotisme de la population qui consiste à aimer et défendre sa Patrie. Pour terminer, il a exhorté l’ensemble des FDS et des VDP à se procurer le Manifeste de la révolution en vue d’être édifiés sur ses orientations pour la conduire à bon bord.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

 

Coopération sanitaire dans l’espace AES : Vers une souveraineté médicale décisive d’ici novembre 2026

Des experts du secteur de la santé de l’Alliance des Etats du Sahel se sont réunis à Ouagadougou pour élaborer trois livrables, à savoir la surveillance des maladies, la réglementation pharmaceutique et l’achat groupé de médicaments. Débutée le mardi 11 août, cette rencontre a pris fin, le vendredi 14 août 2026, à Ouagadougou.

Face aux défis humanitaires et sécuritaires interconnectés du Sahel, les réponses fragmentées appartiennent désormais au passé. Du 11 au 14 août 2026, à Ouagadougou, des experts de la santé du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis en vue de matérialiser la vision commune de la Confédération des Etats du Sahel (AES) à travers trois chantiers prioritaires que sont la surveillance épidémiologique, la régulation pharmaceutique et l’approvisionnement groupé en médicaments.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a qualifié cette rencontre d’opportunité historique. Pour lui, faire face aux risques d’épidémies et aux pénuries récurrentes de médicaments impose une refonte profonde du modèle d’approvisionnement des trois Etats.

Il a souligné la nécessité de s’affranchir des chaînes logistiques extérieures tout en renforçant les exigences en matière de contrôle de la qualité au niveau communautaire. Le ministre de la Santé a indiqué aux experts que la finalisation de ces livrables est un impératif. « Nous devons absolument et impérativement avoir une politique d’achat groupé pour pouvoir mutualiser nos efforts », a-t-il martelé.

Se réjouissant de l’état d’avancement des travaux, Robert Lucien Jean-Claude a assuré que les engagements pris seront tenus et que les délais de novembre vont être respectés.
Pour la ministre malienne de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré, cette réunion est la preuve tangible que l’AES est désormais une entité solide qui « marche et parle d’une seule voix ».

L’AES, une alliance qui parle d’une seule voix

Elle a rappelé que cette initiative découle des orientations fixées lors du sommet fondateur de la Confédération, puis confirmées par le Conseil des ministres de février 2026. Pour le colonel-major Assa Badiallo Touré, la santé ne constitue pas seulement un service public indispensable, mais s’impose comme un pilier fondamental de la souveraineté nationale et du développement socio-économique des trois nations. Elle a de ce fait indiqué qu’il s’agit de bâtir une architecture sanitaire solidaire capable d’anticiper les crises épidémiques plutôt que de les subir.

Le directeur général de la santé publique du Burkina Faso, Joseph Soubeiga, a expliqué le travail technique accompli durant ces quatre jours. L’exercice a consisté à réaliser une cartographie précise des dispositifs nationaux existants afin d’en extraire les synergies et de combler les divergences. Il a affirmé que les analyses conduites révèlent en effet, des disparités institutionnelles et techniques.

Si les trois pays disposent déjà de cadres de surveillance épidémiologique, leurs équipes d’intervention rapide affichent des degrés d’opérationnalité inégaux. De même, a-t-il souligné, la régulation pharmaceutique et les statuts juridiques des centrales d’achat diffèrent. Joseph Soubeiga a enfin confié que la rencontre a permis de jeter les bases juridiques et organisationnelles nécessaires à une véritable politique d’achat groupé, incluant la définition claire des mécanismes de paiement et de gouvernance.

Wamini Micheline OUEDRAOGO
Inoussa SONDE
(Stagiaire)

 

La traque à la fraude

Les jours se suivent et se ressemblent pour les fraudeurs et les contrefacteurs qui tombent les uns après les autres dans les mailles du filet de la Douane burkinabè. Pour preuve, le 23 juillet 2026 à Tenkodogo, un car transportant de faux billets de banque d’une valeur de 60 millions F CFA et des marchandises prohibées a été intercepté. Les exemples récents ne manquent pas. A Koudougou, des marchandises frauduleuses ont été dissimulées dans un corbillard, tandis qu’à Pouytenga, les services de contrôle ont mis au jour d’importantes cargaisons de produits prohibés.

Médicaments, cigarettes, produits chimiques, denrées alimentaires, textiles et produits contrefaits sont autant de secteurs investis par les fraudeurs, à travers des réseaux spécialisés dans le trafic et le stockage frauduleux.

Cette réalité montre que la lutte contre la fraude ne peut plus être statique. Elle exige du renseignement, de l’anticipation, de la coordination et surtout des agents intègres, courageux et patriotes. La Douane, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), la Brigade mobile de contrôle et de répression de la fraude (BMCRF), la Brigade Laabal et toutes les structures spécialisées conjuguent leurs efforts avec les autres forces de sécurité intérieure pour assainir les échanges commerciaux et protéger l’économie nationale. Cette bataille se joue également sur le terrain de la probité. Aucun dispositif de contrôle ne saurait être efficace si ceux qui sont à la manette ne font pas preuve d’intégrité.

La probité des agents constitue donc une frontière aussi importante que les postes de contrôle eux-mêmes. En la matière, la Douane s’est déjà brillamment illustrée dans le refus de pots de vin lorsque des gabelous ont préféré servir l’Etat que sacrifier ses recettes et leur honneur en refusant 100 millions F CFA pour leurs propres poches. Derrière chaque fraude stoppée, ce sont des recettes publiques préservées.

En 2025, la Douane a mobilisé environ 1 231 milliards F CFA, confirmant son rôle majeur dans le financement de l’action publique. Pour 2026, l’objectif s’établit à plus de 1 360 milliards de nos francs. Cette progression traduit l’importance croissante, mais surtout l’efficacité de cette régie financière dans la mobilisation des ressources nationales.

Dans un Burkina Faso en guerre, chaque franc compte. L’argent soustrait au Trésor public est autant de moyens perdus pour financer la sécurité, la santé, l’éducation, les infrastructures et les autres priorités nationales. La fraude changera encore de méthodes. Elle se réinventera et empruntera des chemins toujours plus insolites pour contourner les dispositifs de contrôle.

Mais cette imagination débordante des hors la loi va devoir affronter une administration douanière vigilante, offensive et résolument engagée dans la défense de l’intérêt général. Il faut donc compter avec ces hommes et ces femmes qui, sur les routes, dans les marchés et aux frontières, veillent au grain. Parce que combattre la fraude aujourd’hui, c’est défendre la souveraineté, assainir l’économie, protéger la santé des populations et contribuer à la quiétude de toute une Nation.

Par Assetou BADOH

Immersion patriotique pour les journalistes : les appelés saluent une expérience enrichissante

A l’issue de la première édition de l’immersion patriotique organisée à l’Académie de police de Pabré du 9 au 14 août 2026, au profit des journalistes par le ministère de la Sécurité, les participants confient leurs impressions.

Crépin Somda, l’Economiste du Faso : « Je retourne très satisfait de cette formation »

« Du 9 au 14 août 2026, 44 journalistes burkinabè ont pris part à une immersion initiée par le ministère de la Sécurité, en collaboration avec le ministère chargé de la Communication. Tout d’abord, au titre de cette participation, il faut savoir que c’est sur la base du volontariat que les journalistes ont été retenus. Durant les cinq jours de formation, nous avons été soumis au code militaire, c’est-à-dire la formation militaire de base qui consistait au garde à vous, repos, marche, comment tenir une arme. Nous avons eu droit aussi à des cours sur le patriotisme et le civisme, le secourisme de premier niveau et le secourisme tactique. Nous avons aussi eu droit à un partage d’expériences avec Liradan Philippe Ada, par rapport au reportage de guerre. Nous avons fini par une autre immersion au niveau du groupe d’intervention spéciale de la Police nationale à Baadnogo. Là-bas nous avons eu droit aux séances de tirs, après avoir découvert tout ce qu’il y a comme armement. Je retourne à Ouagadougou très satisfait de cette formation. Qui dit Révolution progressiste populaire parle de changement de mentalité et les journalistes ne sauraient rester en marge de cette dynamique. Cette immersion, nous a permis de mieux comprendre comment les FDS sont formées, dotées et mènent le combat sur le terrain. De retour dans nos rédactions, je suis sûr que la manière de relater les hauts faits des FDS va changer ».

David Zalando Bangba, SIG : « Nous avons surtout touché du doigt le professionnalisme des formateurs »

« J’ai eu le privilège de participer à l’immersion des professionnels des médias. Elle nous a permis de nous découvrir autrement et de beaucoup apprendre. Nous avons surtout touché du doigt le professionnalisme des formateurs, leur rigueur et leur quête permanente d’excellence. Dans un contexte marqué par l’insécurité, cette expérience nous rappelle l’importance de la discipline, de l’engagement, du sacrifice à la Nation et de la résilience ».

Alice Thiombiano, Faso 7 : « Nous ne restons pas fermés à l’idée de repartir de temps en temps pour des révisions »

« Je retiens d’abord que nos Forces combattantes sont des héros. Nous avons acquis plein de connaissances à travers l’école du soldat, notamment l’ordre serré, la marche, le montage et remontage de l’arme à feu (PA et kalachanikov), l’utilisation de l’arme elle-même. Nous avons aussi appris à gérer notre stress, ainsi que des notions sur le secourisme de premier niveau et le secourisme en environnement hostile. Cette formation nous a permis de nous éloigner de nos téléphones auxquels nous sommes très accrochés. Nous avons aussi compris le vrai sens de la phrase, « seul on va vite mais ensemble on va loin ». Tout se fait de façon coordonnée et ensemble. Le denier jour a été une séance de tir et aussi mise en situation réelle. C’est ce qui nous a permis de comprendre comment nos braves soldats travaillent sur le terrain malgré les intempéries dont la pluie. Après cette immersion, je comprends davantage leur travail et leur bravoure et je suis capable d’être sur le même terrain avec eux pour filmer leurs actions, afin d’informer les populations. Cette formation a aussi renforcé nos liens entre confrères. Ce que nous avons vécu ensemble nous rend désormais comme les membres d’une même famille, prêts à lutter pour le pays. Le temps ne nous a pas suffi. On espère que ce genre d’immersion continuera pour nos confrères et que les autorités augmenteront le nombre de jours la prochaine fois. Nous ne restons pas fermés à l’idée de repartir de temps en temps pour des révisions ».

Mamourou Benao, Globe infos.net :« une expérience pleinement voulue et consentie »

« L’immersion patriotique des professionnels des médias a été, pour moi, une expérience pleinement voulue et consentie. Personne n’a été forcé, ni à s’inscrire, ni à participer aux différents exercices proposés au sein de l’Académie de police. Cette immersion m’a permis de toucher du doigt le quotidien des policiers en général et particulièrement celui des moniteurs, communément appelés « monos ». Je tiens donc à encourager mes autres confrères à saisir les prochaines opportunités qui leur seront offertes, car, en réalité, le premier bénéficiaire de cette formation, c’est l’appelé lui-même.
Nous avons notamment été initiés au self-défense à travers les arts martiaux, à l’endurance à travers les marches et les différentes manœuvres, ainsi qu’au maniement de plusieurs armes à feu, notamment la Kalachnikov, le pistolet, la PKMS, le calibre 12, entre autres. Nous avons également été confrontés aux tactiques de combat et d’assaut ainsi qu’aux exercices de tir sur cibles, que nous avons exécutés avec détermination et application, notamment à Baadnogo. Vers la fin de notre séjour, une véritable familiarité s’était installée entre les appelés en immersion et le personnel de l’Académie. Au terme de cette expérience, je tiens à adresser mes sincères remerciements au gouvernement, particulièrement aux deux ministères impliqués. Cette immersion restera,
pour moi, une expérience humaine, patriotique et professionnelle qui dépasse largement le simple cadre d’une formation ».

Gloria Balo, Fadima Web tv : « Un grand merci à l’autorité qui a mis en place cette initiative »

« Nous avons eu l’occasion de faire partie de la première promotion des immergés. Durant cinq jours, nous avons eu l’occasion de vivre un tant soit peu les réalités de nos FDS. Nous avons appris plusieurs modules, notamment sur le patriotisme, le secourisme, comment monter et démonter une arme et comment tirer… La formation a été bénéfique pour nous. Nous profitons pour tirer notre chapeau à ces forces de défense et de sécurité qui œuvrent nuit et jour pour que la paix revienne au pays. Nous promettons, à partir de notre plume, d’apporter notre pierre à l’édifice pour que le pays retrouve totalement sa paix. Un grand merci à l’autorité qui a mis en place cette initiative. Si c’était à refaire, je suis prête à revivre cette immersion ».

Marcus Kouaman, Latribunedufaso.net, par ailleurs, président du comité technique de délivrance de la carte de presse et du laissez-passer : « en tant que responsable de médias, nous devons montrer le bon exemple »

« L’immersion patriotique pour les professionnels des médias est une bonne chose. J’y suis allé de plein gré car en tant que responsable de médias nous devons montrer le bon exemple. On nous a mis dans les conditions de formation des Forces de défense et de sécurité (FDS). Il s’agit principalement des exercices physiques (il faut être apte physiquement), le maniement des armes de guerre (arme individuelle et collective), le secourisme en milieu ordinaire et hostile, les techniques de self défense, le civisme et le patriotisme, l’éthique et la déontologie journalistique, le reportage de guerre et surtout la gestion du stress en milieu ordinaire et hostile. Nous avons pu allier la théorie et la pratique qui vont non seulement nous permettre de nous protéger et protéger nos proches dans un contexte sécuritaire difficile, mais aussi savoir nous comporter sur le théâtre des opérations lorsque nous serons en reportage avec nos FDS ».

Djétawendé Elie Ramdé, cadreur à l’AIB : « je suis apte pour accompagner la dynamique de la RPP »

« J’ai eu le plaisir de vivre une expérience inoubliable auprès de nos forces combattantes. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte de guerre imposé par les impérialistes, pour cela nous devons avoir des aptitudes physiques et mentales pour accompagner nos FDS sur les théâtres d’opérations. Par conséquent, cette initiative salutaire et louable m’a permis de me familiariser avec les outils de combats. Ce fut également un immense plaisir pour moi de renforcer les valeurs de professionnalisme, de patriotisme et surtout de l’engagement pour accompagner la dynamique de la reconquête de notre territoire national. Avec les aptitudes acquises durant ces cinq jours, je suis un journaliste apte pour accompagner la dynamique de la RPP engagée par nos autorités. Nous, journalistes participants, nous devenons des ambassadeurs de la vision du capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, qui veut un Burkina libre et prospère. C’est le lieu pour moi de féliciter l’ensemble des participants pour leur engagement et leur patriotisme. Je saisis également l’occasion pour remercier tous nos encadreurs pour leur accompagnement. Enfin, du fond du cœur une mention spéciale aux autorités pour cette initiative qui permet aux journalistes d’aider nos FDS pour écrire les belles pages de notre histoire. Nous ne devrons plus laisser des journalistes de salon manipuler la conscience de nos peuples à travers des balivernes ».

Barkissa Sawadogo, radio Munyu de Banfora : « Nous saluons positivement cette initiative »
« Cette immersion fut une expérience enrichissante pour moi, parce que j’ai appris beaucoup de choses à savoir l’école du soldat, le secourisme, le maniement des armes et surtout comment s’y prendre si jamais on entend des coups de feu. La situation actuelle du pays l’oblige, nous devons être des journalistes engagés et patriotes afin de contribuer au retour de la paix dans notre cher pays le Burkina Faso. Je remercie les initiateurs de cette immersion à savoir le ministère de la Sécurité et le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Nous saluons positivement à sa juste valeur cette initiative et nous espérons qu’elle va se poursuivre les années à venir ».

Serge Bado, Fil info : « C’était une expérience enrichissante »

« D’abord il faut retenir que l’immersion s’inscrit dans une démarche de compréhension des réalités sécuritaires, l’appréhension de l’environnement opérationnel des forces engagées sur le terrain et aussi rendre compte des enjeux de défense et de sécurité avec davantage de précisions. Nos journées étaient faites de séances de sport, de conférences, d’exercices pratiques, des modules de secourisme, de maniement des armes de sécurité en milieu hostile et surtout d’une formation sur l’école du soldat. C’était une expérience enrichissante qui nous a permis de toucher du doigt les réalités vécues par nos forces de défense et de sécurité en milieu hostile. Contrairement à ce que certains médias occidentaux tentent de faire croire l’immersion a été volontaire. Aujourd’hui, nous sommes outillés et prêts à défendre notre nation. Sans prétention aucune, les quelques jours passés à l’Académie de police ont été bénéfiques. Je tiens à dire merci au ministère de la Sécurité et aussi à notre ministère de tutelle pour cette opportunité qui nous a été offerte ».

Roukiétou Soma, L’Observateur Paalga :« C’est une fierté pour moi de faire partie de la première cohorte »

« J’ai eu la chance de participer à plusieurs immersions, notamment une avec la Gendarmerie en 2022, du côté de Laongo et une autre, cette fois-ci, dans les zones reconquises en février de cette année. Chacune d’elles m’a permis d’acquérir de belles expériences. Cependant, la présente immersion, initiée par le ministère de la Sécurité en collaboration avec le département en charge de la communication se veut particulière. Il convient de noter qu’il s’agit d’une immersion patriotique, la première du genre, destinée aux professionnels des médias. C’est une fierté pour moi de faire partie de la première cohorte des appelés à l’immersion patriotique, composée de 44 journalistes venus des quatre coins du Burkina. Ma fierté est d’autant plus grande que j’ai dépassé mes limites pour réussir les différents exercices qui nous ont été proposés durant cette immersion. Celle-ci a nécessité un véritable engagement de notre part pour aller jusqu’au bout. Ce fut un moment d’apprentissage que j’ai particulièrement apprécié aux côtés des FDS. Nous évoluons dans un contexte sécuritaire particulier, ce qui exige davantage de rigueur dans le traitement de l’information. Grâce à cette immersion patriotique, je me sens apte à intervenir sur le terrain avec les FDS, afin qu’ensemble, chacun à sa manière, nous contribuons à la restauration de la paix dans notre cher Faso. Etant satisfaite de cette expérience, je souhaite qu’il y ait d’autres promotions, car l’objectif final est de renforcer le civisme, le patriotisme et l’engagement des acteurs des médias en faveur des idéaux de la Nation »

SoumailaBONKOUNGOU
Nadège YE

Immersion patriotique obligatoire: le ministre de la Guerre galvanise les appelés de Dori

Dans le cadre de la tournée gouvernementale sur les sites de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO), le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a effectué une visite aux appelés de Dori, chef-lieu de la région du Liptako, le jeudi 13 août 2026.

Dans le but de s’imprégner des conditions de déroule- ment de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) des nouveaux bacheliers de Dori, le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé, les a rendus visite, le jeudi 13 août 2026. Installés au lycée provincial de Dori depuis le début de l’immersion, les jeunes bacheliers ont accueilli leur hôte du jour dans la tradition militaire. A l’endroit de ses interlocuteurs, il a de prime abord, au nom du Président du Faso, le chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré, traduit ses vives félicitations pour leur succès au baccalauréat.

Ensuite, il les a encouragés et les a rappelés que l’mmersion n’est ni une sanction ni une simple formalité administrative mais plutôt, une véritable école de citoyenneté, de discipline, de responsabilité et d’engagement au service de la Nation. Et d’ajouter que le gouvernement entend à travers cette initiative, contribuer à la construction d’une nouvelle génération de Burkinabè capables de porter avec dignité, courage et responsabilité l’avenir du Burkina.

A propos des objectifs poursuivis par l’IPO, le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a précisé qu’elle vise à former des citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs, renforcer le patriotisme et l’amour de la Patrie, développer la discipline, la rigueur et le sens de la responsabilité. En plus, il a évoqué le renforcement de la cohésion nationale et le vivre-ensemble, la préparation d’une jeunesse résiliente et capable de faire face aux
défis de son époque et surtout susciter l’engagement citoyen et la participation au développement.

Faire émerger des citoyens modèles

Concernant les résultats attendus de l’immersion, l’hôte des jeunes bacheliers de Dori a révélé qu’elle ambitionne de faire émerger des citoyens modèles pour un Burkina prospère et de paix. « A la fin de votre immersion, nous voulons que vous soyez des jeunes patriotes, des citoyens disciplinés, responsables, intègres, solidaires et respectueux de la diversité. Nous voulons également que vous soyez des citoyens qui respectent les lois et les institutions, protègent le bien public et refusent la division et la haine.

Autrement dit, des jeunes engagés pour le développement national et capables de défendre les intérêts de la Nation », a-t-il fait savoir aux appelés. Le général de division Celestin Simporé a terminé sa visite en adressant un message particulier aux jeunes filles. Il les a informées qu’elles ont les mêmes responsabilités que les garçons dans la construction du Burkina. De ce fait, a-t-il dit, l’avenir du Pays des Hommes intègres se construira avec les hommes et les femmes dans la complémentarité. Pour cela, il a encouragé les jeunes filles à être disciplinées, courageuses, ambitieuses et engagées, car, la Nation compte sur elles pour son développement socioéconomique.

De l’avis du directeur régional de l’enseignant secondaire, de la formation professionnelle et technique du Liptako, Salifou Porgo, l’immersion se tient sur trois sites répartis entre Dori, chef-lieu du Séno, à Gorom-Gorom dans la province de l’Oudalan et à Djibo dans le Djelgodji dans la région du Soum. Pour les effectifs, il a souligné que Djibo a enregistré 27 appelés dont 13 filles, 362 à Dori dont 178 filles et 45 à Gorom-Gorom dont 29 filles.
Pour l’IPO session de 2026, M. Porgo a déclaré que les régions du Liptako et du Soum ont un effectif total de 474 appelés dont 220 filles.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr