Construction d’un espace AES souverain : la jeunesse de la confédération invitée à s’engager

La Journée internationale de la jeunesse (JIJ), a été célébrée, mercredi 12 août 2026, à Manga, dans la province du Zoundwéogo. Elle a été marquée par un panel autour du thème : « Une vie de révolutionnaire » et une marche de soutien à la Révolution progressiste populaire (RPP).

La province du Zoundwéogo, dans le Nazinon, n’est pas restée en marge de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août de chaque année par la communauté internationale. Elle l’a commémorée à travers un panel autour du thème :
« Une vie de révolutionnaire » et une marche de soutien à la Révolution progressiste populaire (RPP). Présidée par le haut-commissaire du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, cette célébration, tenue le mercredi 12 août 2026, à Manga, a réuni un parterre de jeunes venus de plusieurs localités de la province.

La journée, débutée par le panel, a permis de mettre en lumière les fondements d’une vie de révolutionnaire, la jeunesse face à sa responsabilité et le rôle que doit jouer les jeunes dans la consolidation de la souveraineté nationale et de l’espace confédéral de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Dans son exposé, Dominique Dipama, inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, a défini la révolution comme étant un changement profond dans la conduite des affaires de l’Etat. Selon lui, un révolutionnaire doit avoir le sens du sacrifice et incarner les valeurs d’intégrité, de patriotisme, de solidarité et d’intransigeance lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de sa nation.

Il a également ajouté que le révolutionnaire doit respecter les règles édictées par les autorités de son pays, participer aux activités, contribuer volontairement pour la construction de sa patrie, encourager les forces combattantes et s’engager dans les organisations de veilles citoyennes. M. Dipama a par ailleurs invité la jeunesse à se positionner comme acteur de premier plan pour accompagner le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, car, à son avis, celui-ci est venu pour redonner une véritable indépendance au pays des Hommes intègres.

A son tour, Miguel Kouama, écrivain et enseignant de philosophie, a abordé le sujet sur le rôle que doit jouer les jeunes dans la consolidation de la souveraineté nationale et de l’espace confédéral de l’AES. A cet effet, il a précisé que la jeunesse doit s’occuper de la mobilisation. Il a aussi indiqué qu’elle doit être à l’avant-garde et une force de proposition et de réflexion. Selon M. Kouama, pour que le pays soit indépendant et souverain, il faut que la jeunesse se forme et conquière l’univers technologique. Elle doit bannir, d’après lui, un certain nombre de comportements tels que la lâcheté et développer ses compétences techniques pour être une véritable force de transformation sociale.

« Garantir la cohésion sociale »

Emmanuel Gnoumou, participant, a salué l’initiative du panel. « J’ai été édifié à travers les échanges », s’est-il réjoui avant d’être persuadé que la jeunesse sortira grandi de ce rendez-vous. M. Gnoumou a appelé ses concitoyens à participer à écrire l’histoire du pays en apportant leur soutien à la RPP. Le haut-commissaire du Zoundwéogo, Julien Ouédraogo, a rappelé que la JIJ, instituée en 1999, vise à marquer un arrêt pour magnifier la jeunesse et organiser des activités promotionnelles et d’appels de fonds pour soutenir les initiatives en faveur des jeunes.

A l’écouter, cette année, l’esprit de la journée tranche avec les précédentes. Il est empreint, a-t-il dit, d’espoir, de positivité et d’assurance en la RPP, au regard de l’engagement des jeunes et des victoires d’étapes engrangées sur les plans économique, sécuritaire et humanitaire. M. Ouédraogo a également fait savoir que la célébration de la JIJ cadre avec les grandes orientations révolutionnaires. A ce titre, il a soutenu qu’elle magnifie l’engagement de toute une jeunesse pour la consolidation d’un
espace confédéral.

La journée a aussi été mise à profit pour une marche de soutien à la RPP en hommage aux héros de la révolution du Burkina Faso. Pour le directeur provincial chargé de la jeunesse du Zoundwéogo, Sékou Sabo, cette marche qui a impliqué toutes les couches socioprofessionnelles vise à garantir la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Toute chose, selon lui, qui concourt à bâtir un pays prospère. La JIJ est célébrée cette année sur le thème : « Rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse burkinabè dans la construction d’un espace confédéral souverain ».

Noufou SAWADOGO

Projet de relèvement et de stabilisation du sahel-Burkina : un bilan à mi-parcours de 54,17%

Le comité de pilotage du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel-Burkina Faso a tenu sa première session ordinaire 2026, jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou.

Après plusieurs mois d’activités sur le terrain, le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel (PCRSS) a marqué une halte pour examiner le chemin parcouru et ajuster sa feuille de route. En effet, son comité de pilotage a tenu sa première session ordinaire 2026 le jeudi 13 août à Ouagadougou, pour faire le bilan à mi-parcours des activités de 2026. La représentante du président du Comité de pilotage (COPIL) du PCRSS Burkina, Céline Josiane Ouédraogo, a souligné que l’année 2026 constitue la cinquième année consécutive du PCRSS-Burkina qui marque un tournant décisif où rationalisation, efficacité opérationnelle et impact direct doivent guider les réflexions et les actions.

Elle a rappelé que lors de la dernière session tenue le 28 novembre 2025, un Plan de travail et budget annuel (PTBA) initial de 40,67 milliards de francs CFA avait été adopté, comportant 176 activités. « Au terme du premier semestre, les bilans établis au 30 juin 2026 font ressortir un taux d’exécution physique de 54,17 % pour un taux financier de 17,48 % », a-t-elle indiqué. Céline Josiane Ouédraogo a mis en avant plusieurs acquis qui ont transformé le quotidien des populations touchées par la crise sécuritaire. Dans le secteur agricole, elle a précisé que le PCRSS a accompagné les producteurs déplacés internes à travers la mise à disposition d’intrants agricoles, telles que des semences améliorées, ainsi que la récupération des terres dégradées à Boussouma, Korsimoro et
Gourcy.

Les progrès salués

Dans le volet de l’éducation, Céline Josiane Ouédraogo a noté la scolarisation des
enfants à travers la construction de salles de classe, la distribution de kits
scolaires et l’aménagement d’espaces temporaires d’apprentissage. « Au niveau des infrastructures hydrauliques, le PCRSS a réalisé la construction de réseaux d’adduction d’eau potable simplifié, des postes d’eau autonomes, ainsi que des forages équipés de pompes à motricité humaine », a-t-elle ajouté. Tout en saluant ces progrès, Céline
Ouédraogo a relevé les difficultés qui demeurent. Elle a cité le problème d’approvisionnement en ciment, la situation sécuritaire toujours complexe dans certaines localités et la profondeur de la nappe phréatique imposant de nombreux changements de sites pour les forations.

Pour le second semestre, la représentante du président du COPIL du PRCSS a confié que les priorités portent sur l’accélération et l’achèvement des 174 activités retenues, le respect des normes environnementales et sociales, ainsi que l’amélioration de la qualité des ouvrages. Quant au coordonnateur du PCRSS, Boulaye Sanogo, il a indiqué que ce projet a été initié par le gouvernement du Burkina Faso avec l’appui de la Banque mondiale pour soutenir les populations affectées par la crise sécuritaire et environnementale, en vue de leur relèvement et de la stabilisation des territoires.

« Globalement, nous sommes à plus de 82 % du niveau d’atteinte de la cible finale de l’indicateur composite du projet, qui sera atteint d’ici le terme de la mise en œuvre prévue pour fin 2026 », a-t-il rassuré.

Kadi RABO

Assami TIENDREBEOGO
(Stagiaire)

Accréditation SOAC dans l’espace UEMOA : contribuer à la mise œuvre des programmes de développement

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité a organisé un atelier national de réflexion et de sensibilisation sur le thème « Contribution de l’accréditation SOAC au plan national de développement (PND) 2026-2030 (RELANCE) du Burkina Faso et à l’Agenda Impact 2030 de la commission de l’UEMOA », jeudi 13 aout 2026, à Ouagadougou.

Les résolutions de VIe assemblée générale du Système Ouest-africain d’Accréditation (SOAC) tenue, le 6 décembre 2024, à Cotonou recommandent l’organisation de sessions d’information et de sensibilisation sur les activités du SOAC dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). C’est dans ce sens que l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a organisé un atelier national de réflexion et de sensibilisation sur le thème : « Contribution de l’accréditation SOAC au plan national de développement (PND) 2026-2030 (RELANCE) du Burkina Faso et à l’Agenda Impact 2030 de la commission de l’UEMOA », jeudi 13 aout 2026, à Ouagadougou.

Le Président du conseil d’administration (PCA) du SOAC, Aboubacry Baro, a indiqué que l’objectif de cette rencontre est d’informer et sensibiliser les parties
prenantes nationales sur l’accréditation en général et les acquis du SOAC en particulier et créer un cadre d’échanges pour renforcer la contribution de l’accréditation à la mise en œuvre du PND du Burkina Faso et de l’Agenda Impact 2030 de l’UEMOA. « Il va s’agir de faire le bilan des 20 ans du SOAC sur le plan institutionnel et réglementaire, des résultats engrangés et de définir des perspectives », a-t-il ajouté.

Aboubacry Baro a souligné que le SOAC, créé par règlement de l’UEMOA, est l’organisme régional en charge de l’accréditation des Organismes d’Evaluation de la Conformité (OEC) dans les huit Etats membres. « Il compte à ce jour plus de 130 OEC accrédités et bénéficie d’une reconnaissance internationale et africaine. Il est membre signataire de la Coopération africaine d’Accréditation, des accords de reconnaissance mutuelle de l’ILAC, une organisation mondiale de coopération pour l’accréditation des laboratoires d’essais international et de l’IAF (Forum international de l’accréditation). Il est aussi membre signataire de GLOBAL AC, depuis le 16 mai 2026 », a-t-il relevé.

Renforcer la compétitivité des économies

Il a soutenu que le SOAC élargit continuellement ses programmes d’accréditation, à travers l’inspection ISO/IEC 17020, la certification de personnes ISO/IEC 17024, les
essais d’aptitude ISO/IEC 17043, la vérification/validation ISO/IEC 17029, pour répondre aux besoins évolutifs des Etats membres en matière de santé, d’environnement et de commerce.

« L’accréditation détermine la compétence technique et l’intégrité des organismes,
offrant des services d’évaluation de la conformité (essais, certification, inspection, vérification, étalonnage) sur la base de normes internationales. Elle garantit des résultats crédibles et dignes de confiance et concerne tous les secteurs de la vie socioéconomique. Elle contribue à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et, de façon
spécifique, aux objectifs des politiques nationales de développement en garantissant la compétitivité des économies, l’utilisation efficace des ressources, la sécurité sanitaire des aliments, la protection de la santé et de l’environnement, information sûre et crédible », a-t-il insisté.

Le représentant du ministère de l’Economie et des Finances, Issaka Yaméogo, a déclaré que l’accréditation est importante pour le développement de l’industrie et le commerce.
« Ce sont deux secteurs stratégiques du plan RELANCE. La normalisation dans domaine de la santé est également nécessaire, parce qu’elle contribue au développement du capital humain », a-t-il affirmé.

Issaka Yaméogo a dit espérer qu’au sortir de cet atelier, les acteurs présents seront davantage sensibilisés sur les questions d’accréditation de telle sorte qu’ils puissent renforcer la compétitivité de leurs économies. Après le lancement des travaux, une attestation de reconnaissance a été remise un organisme burkinabè d’évaluation de conformité accréditées, en l’occurrence le Laboratoire national de référence mycobactéries (LNR-MB).

Adama SAWADOGO
Inoussa SONDE
(Stagiaire)

Mali : le Français Yann Vézilier gracié par le président Assimi Goïta

Le président malien Assimi Goïta a accordé sa grâce présidentielle au ressortissant français Yann Vézilier. La nouvelle a été rendue publique à travers un communiqué diffusé sur l’ORTM ce 13 août 2026.
Cette mesure de clémence fait suite à d’intenses démarches diplomatiques menées dans la plus grande discrétion par un « pays ami » du Mali, intervenu comme médiateur entre les parties afin de dénouer cette affaire sensible.
Yann Vézilier avait été arrêté en août 2025 au Mali. Il lui était principalement reproché des faits qualifiés d’« atteinte à la sûreté intérieure de l’État », ainsi que des soupçons d’espionnage et des liens non clarifiés avec des services de renseignement étrangers.
Il avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, à 20 ans d’interdiction de séjour au Mali et à une amende de 3,6 millions de FCFA pour « atteinte à la sûreté de l’État ».
Sidwaya.info

Installation des ponts mobiles : Le ministère forme des techniciens pour parer aux urgences

Le ministre de la construction de la patrie, le camarade Mikaïlou SIDIBÉ s’est rendu dans l’enceinte de l’Ecole nationale des travaux publics où des techniciens de son département prennent part à une formation pratique dédiée aux techniques de montage des ponts métalliques mobiles de type « unibridge ».

Axée sur l’opérationnalité immédiate des équipes techniques, cette initiative vise à renforcer les capacités techniques des acteurs nationaux en matière de montage, de démontage, d’entretien et de déploiement opérationnel desdits ponts afin d’améliorer la capacité d’intervention rapide de l’État en cas de rupture de circulation.

Au cours de sa visite, le camarade Mikaïlou SIDIBÉ a souligné l’importance capitale du transfert de savoir-faire aux cadres burkinabè qui permettra, selon lui, d’allier la théorie à la pratique, conformément à la vision du président du Faso.

S’adressant aux formateurs et aux participants, le ministre a salué et encouragé la rigueur des modules qui seront dispensés. Il a aussi réitéré la volonté du gouvernement de privilégier des solutions techniques fiables, durables et rapidement déployables sur le terrain.

Au total, ce sont cent vingt (120) agents issus du ministère de la construction de la patrie, du génie militaire et de l’agence Faso Mêbo qui seront formés à cette technique.

DCRP/MCP

 

Un signal fort

Le 25 juillet dernier, dans la forêt de Kinséré, à Barani, les Forces de défense et de sécurité, appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont frappé fort. Quinze terroristes ont été neutralisés. Parmi eux figure, un chef des groupes armés opérant dans la Koosin et le Sourou, Sangaré Barry Manga. Une prise de taille, qui vient rappeler que la guerre contre le terrorisme se gagne aussi par la capacité à aller chercher l’ennemi là où il pense être en sécurité.

Cette nouvelle en provenance de la Koosin, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a de quoi réjouir. Elle ne constitue pas seulement un bilan militaire de plus dans la longue et douloureuse guerre imposée au Burkina Faso. Elle porte un message fort : ceux qui ont longtemps semé la terreur dans nos campagnes, endeuillé des familles et contraint des milliers de compatriotes à abandonner leurs villages ne peuvent plus se croire à l’abri dans leurs sanctuaires.

Pendant longtemps donc, les populations ont vécu avec la peur au ventre. Des hommes armés surgissaient, attaquaient, tuaient, menaçaient, pillaient et disparaissaient dans la nature. Les forêts constituaient pour eux des refuges, des bases arrières et parfois de véritables zones interdites aux forces combattantes et aux populations. Aujourd’hui, le rapport de force a changé, la peur a aussi changé de camp. C’est là toute la portée de l’opération de Kinséré. Les vaillants combattants ne sont plus uniquement dans une posture de réaction. Ils prennent l’initiative, traquent les groupes armés, remontent leurs réseaux et frappent leurs bases.

Et, c’est précisément ce que les Burkinabè attendent : que ceux qui ont fait de la terreur leur mode d’action comprennent qu’aucun maquis, aucune forêt et aucun sanctuaire ne saurait constituer une garantie d’impunité. La neutralisation de Sangaré Barry Manga revêt, à cet égard, une dimension particulière. Celui qui est présenté comme un acteur important des attaques dans la zone de Barani, Bomborokui et Nouna ne pourra plus coordonner ses hommes ni planifier de nouvelles attaques. Avec lui, ce sont des capacités opérationnelles et une partie de la chaîne de commandement terroriste qui viennent d’être amputées.
Mais, il ne faut surtout pas dormir sur ses lauriers.

Dans cette guerre, chaque victoire doit être consolidée. L’ennemi affaibli demeure dangereux. Il peut chercher à se réorganiser, à recruter, à se déplacer ou à changer de méthode. C’est pourquoi, la pression doit rester constante. Les Forces combattantes doivent continuer à fouiller les zones suspectes, à exploiter le renseignement et à empêcher toute reconstitution des réseaux démantelés. Car, l’objectif ne saurait être simplement de multiplier les bilans. Il s’agit de reconquérir le Burkina Faso, parcelle après parcelle, village après village, commune après commune, et de rendre définitivement aux populations leur droit à la sécurité, à la liberté de circuler et de cultiver leurs terres.

Kinséré est ainsi plus qu’un simple point sur la carte. C’est un signal. Un signal adressé aux groupes armés : le Burkina Faso ne vous abandonnera aucun territoire. Chaque terroriste neutralisé, chaque base démantelée et chaque village récupéré constitue une pierre de plus dans l’édifice de la reconquête nationale. La route est encore longue, certes. Mais, elle est désormais balisée par des victoires. L’ennemi bat en retraite. Il reste à l’assommer définitivement pour rendre à Cézard ce qui est à Cézard. Et dans cette guerre de longue haleine, une conviction doit demeurer intacte : le Burkina Faso finira par reprendre la totalité de son territoire. La détermination des forces engagées au front, le courage des populations et la volonté de ne rien céder à l’ennemi doivent être les ressorts de cette reconquête. Kinséré est une bonne pêche. Il faut maintenant poursuivre la chasse.

Kamélé FAYAMA

Embellissement des murs et façades des bâtiments: le coup de pinceau du ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a lancé les travaux d’embellissement des murs et des façades des bâtiments situés sur « l’avenue Burkina », mercredi 12 août 2026, à Ouagadougou.

A travers le programme d’embellissement des villes, le ministère de la Commu-nication, de la Culture, des Arts et du Tourisme entend accompagner l’initiative présidentielle pour
le dévelop-pement communautaire dans l’amélioration du cadre de vie en lui donnant une identité culturelle.

C’est ainsi qu’il organise la phase pilote des travaux d’embellissement des murs et des façades des bâtiments situés sur « l’avenue Burkina ». Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a donné le coup de pinceau du lancement des travaux, mercredi 12 août 2026, en face du Mémorial Thomas-Sankara en présence des acteurs culturels et artistiques.

L’artiste peintre chargé du projet, Sié décor, alias Sié Palenfo, a expliqué que la fresque murale s’étendra sur environ 1,5 km de longueur avec une hauteur moyenne de 2,50 m représentant près de 3 750 m2 de surface artistique. « Le tracé débute à partir du rond-point situé en face du siège du secrétariat permanent de Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles jusqu’à l’archevêché », a-t-il souligné. Mais pour la phase pilote, l’artiste a signifié que les travaux vont se limiter en face de la Présidence du Faso, au niveau de l’ex-rond-point du coq avec une note d’humour. Il a relevé que le choix de l’avenue Burkina n’est pas anodin.

Ensemble pour embellir les villes et campagnes à travers des identités culturelles.

« La fresque est scindée pour représenter les 17 régions du Burkina Faso, avec des couleurs et motifs spécifiques affectés à chacune d’elles, en parfaite adéquation avec les identités de chaque terroir, leurs réalités culturelles, touristiques et environnementales »,
a-t-il justifié.

Sié décor a annoncé la réalisation d’un mur d’hommage dédié aux figures pana-fricanistes et aux leaders inspirants, une estrade mémorielle et un espace photo aménagé permettant aux officiels et visiteurs d’immortaliser leur passage. Il a confié que la conception s’inspire des motifs Kassena de Tiébélé et des motifs africains reconnus au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pour le ministre chargé de la Culture, ces motifs ne sont pas de simples éléments décoratifs. « Ils portent des significations liées à la force, à la protection, à l’équilibre, à la cohésion sociale, à la transmission et notre rapport à notre histoire et à notre environnement », a-t-il expliqué.
C’est pourquoi, il a lancé un appel à l’ensemble des révolutionnaires à s’engager pour embellir leur cadre de vie pour que les villes et campagnes deviennent une identité culturelle et artistique.

« La révolution, c’est l’engagement pour l’excellence, pour le bien-être des masses populaires et le développement durable de la Nation », a-t-il indiqué.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

République du Tchad : Tchadiens et Burkinabè célèbrent le 66e anniversaire de l’indépendance

Dans une ambiance conviviale et fraternelle, Burkinabè et Tchadiens ont célébré la fête nationale tchadienne, le mardi 11 août à Ouagadougou.

Le gouvernement burkinabè était repré-senté à cette cérémo-nie par la camarade ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré. Ensemble, ils ont salué la mémoire et l’engagement du peuple tchadien qui, au prix de courage, de sacrifice et de détermination a accédé à l’indépendance, le 11 août 1960. Une détermination qui reste toujours vivace, une lutte continue pour l’indépendance totale, l’émergence et la modernisation de la nation tchadienne. L’ambassadeur du Tchad au Burkina, Mahamat Saleh Adoum Ahmat, a surtout salué les immenses chantiers de développement engagés par le Président tchadien, le maréchal Mahamat Idriss Debi Itno, pour le progrès du pays.

Cette cérémonie commémo-rative a aussi été l’occasion de célébrer la coopération exemplaire entre la Répu-blique du Tchad et le Burkina Faso. Dans son allocution, le diplomate tchadien a salué les excellentes relations de fraternité entre les peuples tchadiens et burkinabè et une coopération économique dynamique entre les deux pays. « Les profondes muta-tions mondiales, géopo-litiques, et économiques imposent une réflexion nouvelle sur la nature des relations de coopération. C’est pourquoi les deux Répu-bliques sœurs se doivent de renforcer leur coopération stratégique afin de relever ensemble les défis et de promouvoir une vision sur la paix, la stabilité et le développement de leurs peuples », a déclaré l’ambas-sadeur, Mahamat Saleh Adoum Ahmat.

Dans son discours, la camarade ministre déléguée a, au nom du président du Faso, traduit les vives félicitations aux autorités et au peuple du tchadien. Elle a rendu hommage aux devanciers et salué la résilience du vaillant peule qui poursuit la lutte en vue de consolider la souveraineté et de promou-voir le dévelop-pement endogène. « Cette commé-moration est un moment de grande fierté nationale mais également un motif de satisfaction pour les pays frères d’Afrique en particulier pour le Burkina Faso qui a toujours partagé avec le Tchad des valeurs de solidarité de fraternité, de dignité et de courage », a-t-elle indiqué. A cette cérémonie, le ministre Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré a soulevé la nécessité pour les deux pays de renforcer leur coopération, de préserver la souveraineté des deux Etats, de renforcer leur autonomie stratégique et de promouvoir des partenariats fondés sur le respect mutuel et la défense des intérêts des peuples.

DCRP/MAE

 

« Relais-cité » de Komsilga : démarrage des travaux de bitumage et d’assainissement

Le ministère de la Construction de la Patrie a lancé officiellement les travaux de bitumage et d’assainissement pluvial du « Relais-cité » de Komsilga, mercredi 12 août 2026, dans ladite commune.

Le ministère de la Construction de la Patrie est passé à une autre étape dans le projet de réalisation du « Relais-cité » de Komsilga, situé à quelques encablures de la ville de Ouagadougou. En effet, à la suite de l’« Opération relais-cité » initiée en avril 2025, ayant permis de disponibiliser 3000 parcelles au profit des attributaires, le département a lancé mercredi 12 août 2026, les travaux de bitumage et d’assainissement pluvial du
« Relais-cité » de Komsilga.

Selon le directeur général de l’urbanisme, de la viabilisation et de la topographie (DGUVT), Solimane Hamed Ouattara, cette première phase du programme consiste en la réalisation de voiries conformes aux normes et à un assainissement pluvial, en vue de permettre aux bénéficiaires de s’installer en toute sécurité. Il a précisé que la viabilisation va permettre d’aménager 5,5 kilomètres de voies bitumées en 2X2, avec terre pleine centrale. 13 kilomètres de canaux pour un drainage efficace seront également construits.

« Il y aura à certains endroits, des canaux avec des emprises qui vont jusqu’à 9 mètres », a fait savoir Solimane Hamed Ouattara. Il a également révélé que le bitume et l’éclairage public ont été pris en compte. Le représentant du ministre de la Construction de la Patrie, Amadé Bagaya, a souligné que cette première phase prioritaire constitue une étape déterminante dans la mise en œuvre progressive du projet global qui prévoit à terme la réalisation de 10,4 kilomètres de voiries modernes et 33,8 kilomètres d’ouvrages d’assainissement pluvial.

6,1millards F CFA pour l’exécution des travaux

Il a annoncé que le coût global des travaux se chiffre à 6,1millards F CFA, pour un délai d’exécution de 10 mois. A terme le « Relais-cité » de Komsilga comprendra, entre autres commodités, un centre commercial et hôtelier, un marché moderne, une gare routière, un espace culturel, un plateau multisport… Amadé Bagaya a confié que ce chantier est le symbole d’une ambition nationale qui est de transformer durablement les villes, d’améliorer les conditions de vie des populations…

Pour lui, le Relais-cité de Komsilga est conçu comme un pôle urbain structurant devant offrir aux populations un cadre de vie moderne, sécurisé et fonctionnel. Le représentant du ministre de la Construction de la Patrie a poursuivi que la Révolution progressiste populaire (RPP) commande de rompre avec les improvisations et les ouvrages éphémères. Il a invité l’Entreprise de bâtiment et de travaux publics (EBATP) et les acteurs chargés de l’exécution des travaux à la rigueur, au professionnalisme et au patriotisme.

Selon lui, chaque franc investi est une ressource de la Nation et doit produire des ouvrages conformes aux normes de qualité. Il a appelé les populations bénéficiaires à préserver les ouvrages, éviter les occupations anarchiques etc. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Komsilga, Antarest Batiana, a rassuré de sa disponibilité à accompagner le gouvernement, ainsi que l’entreprise en charge des travaux. Il a traduit sa gratitude aux plus hautes autorités pour le choix de sa commune pour abriter le site. « Il contribuera à faire de Komsilga une ville moderne, mieux structurée, attractive et pleinement intégrée à la dynamique de développement du Grand Ouaga », a reconnu le PDS.

Aly SAWADOGO
Martin OUEDRAOGO
(Stagiaire)