Coopération sanitaire dans l’espace AES : Vers une souveraineté médicale décisive d’ici novembre 2026

Des experts du secteurs de la santé de l’Alliances des États du Sahel se sont réunis à Ouagadougou pour élaborer trois livrables pour l’AES : la surveillance des maladies et ripostes, la réglementation pharmaceutique et l’achat groupé de médicaments. Cette rencontre a pris fin le vendredi 14 août 2026 à Ouagadougou.

Face aux défis humanitaires et sécuritaires interconnectés du Sahel, les réponses fragmentées appartiennent désormais au passé. Du 11 au 14 août 2026 à Ouagadougou, des experts de la santé du Burkina Faso, du Mali et du Niger se sont réunis en vue de matérialiser la vision commune de l’Alliance des États du Sahel (AES) à travers trois chantiers prioritaires que sont la surveillance épidémiologique, la régulation pharmaceutique et l’approvisionnement groupé en médicaments. Les travaux de cette rencontre des experts de l’AES ont été clôturés le vendredi 14 août 2026 à Ouagadougou.

Le ministre de la Santé du Burkina Faso, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a invité l’ensemble des experts à poursuivre le travail avec le même engagement

Pour sa part, le ministre de la Santé du Burkina Faso, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a qualifié cette rencontre d’« opportunité historique ». Pour le ministre, faire face aux risques d’épidémies et aux pénuries récurrentes de médicaments impose une refonte profonde du modèle d’approvisionnement des trois États.

Il a souligné la nécessité de s’affranchir des chaînes logistiques extérieures tout en renforçant les exigences en matière de contrôle de la qualité au niveau communautaire. Il a indiqué aux experts que la finalisation de ces livrables est impératif. Pour le ministre burkinabè de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, cette rencontre en présentiel à Ouagadougou était indispensable pour « accélérer la cadence ». Il a rappelé l’importance des trois livrables majeurs attendus pour la fin de l’année : un politique harmonisé.

Le Ministre de la Santé et du Développement social de la République du Mali “Il est donc tout naturel que nous soyons en train d’exécuter les chantiers de cette deuxième année, et le secteur de la santé n’a pas été en reste”.

« Nous devons absolument et impérativement avoir une politique d’achat groupé pour pouvoir mutualiser nos efforts », a martelé le ministre Kargougou. Se réjouissant de l’état d’avancement des travaux, il a assuré que les engagements pris seront tenus : « Nous sommes rassurés de ce que les délais de novembre vont être respectés ».

L’AES, une alliance qui parle d’une seule voix

Pa ministre malienne de la Santé et du Développement social, le colonel-major Assa Badiallo Touré, cette réunion est la preuve tangible que l’AES est désormais une entité solide qui « marche et parle d’une seule voix ».

Elle a rappelé que cette initiative découle des orientations fixées lors du sommet fondateur de la Confédération puis confirmées par le Conseil des ministres de février dernier. Pour elle, la santé ne constitue pas seulement un service public indispensable, mais s’impose comme un pilier fondamental de la souveraineté nationale et du développement socio-économique des trois nations. Elle a de ce fait indiqué qu’il s’agit de bâtir une architecture sanitaire solidaire capable d’anticiper les crises épidémiques plutôt que de les subir. « La santé de nos populations est le socle sur lequel repose le développement socio-économique. En renforçant nos systèmes de santé, nous consolidons la souveraineté de nos États », a-t-elle insisté, réaffirmant l’engagement ferme des trois gouvernements à mettre en œuvre les orientations stratégiques retenues.

 

 Harmoniser des dispositifs hétérogènes

Le Directeur général de la Santé publique du Burkina Faso, M. Joseph Soubeiga, a affirmé qu’à partir de ces analyses, la lumière a été sur les forces, les faiblesses ainsi que les points de convergence.

Le Directeur général de la Santé publique du Burkina Faso, M. Joseph Soubeiga, a expliqué le travail technique accompli durant ces quatre jours. L’exercice a consisté à réaliser une cartographie précise des dispositifs nationaux existants afin d’en extraire les synergies et de combler les divergences.

Il a affirmé que les analyses conduites révèlent en effet des disparités institutionnelles et techniques. Si les trois pays disposent déjà de cadres de surveillance épidémiologique, leurs équipes d’intervention rapide affichent des degrés d’opérationnalité inégaux. De même, a-t-il souligné, la régulation pharmaceutique et les statuts juridiques des centrales d’achat diffèrent. Joseph Soubeiga a soutenu que le travail mené a ainsi permis de jeter les bases juridiques et organisationnelles nécessaires à une véritable politique d’achat groupé, incluant la définition claire des mécanismes de paiement et de gouvernance.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Inoussa SONDE

Crédit photo : Inoussa SONDE   

 

Agent judiciaire de l’État : Gouo Issa prête serment

Le nouvel Agent judiciaire de trésor, Issa Gouo, a prêté serment le vendredi 14 août 2026 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou.

Agent judiciaire de trésor renforce ses ressources humaines pour plus d’efficacité. Issa Gouo, nommé en conseil de ministre du 30 juillet 2026 à cet effet, a prêté serment vendredi 14 août 2026, lors d’une audience extraordinaire de présentation de serment au tribunal de grande instance de Ouagadougou I.  Après l’acte solennel de prestation de serment officié par le premier substitut du procureur au parquet du Tribunal de grande instance Ouaga II Serge Idrissa Tabsoba, il a été renvoyé à l’exercice de ses fonctions.  Ainsi, Issa Gouo est désormais dépositaire d’une mission qui touche directement les intérêts juridiques et financiers de l’État.

Selon le premier substitut du procureur au parquet du Tribunal de grande instance Ouaga I, Serge Idrissa Tabsoba, la présente prestation de serment constitue un rappel des exigences attachées à cette fonction. Selon le juge, l’Agent judiciaire de l’État doit exercer sa mission dans le respect des valeurs de dignité, de loyauté et de courtoisie envers les différents acteurs de la justice, notamment les magistrats, les huissiers, les notaires et les avocats.

Le premier substitut du procureur, Serge Idrissa Tabsoba a rappelé les responsabilités qui incombent à l’Agent judiciaire de l’État.

Il a ajouté que l’Agent judiciaire de l’État assure notamment le conseil juridique de l’État et sa représentation devant les juridictions judiciaires et arbitrales. Dans ce sens, il est également chargé du recouvrement des créances au profit de l’État. Il a poursuivi que l’agent intervient aussi lorsque l’État est débiteur et peut assurer, conformément à la loi, la réparation due aux personnes victimes de préjudices causés par des véhicules de l’État. « Ces différentes attributions font de l’Agence judiciaire de l’État un acteur important dans la préservation du patrimoine et des intérêts publics » a-t-il renchéri.

Conscient du poids de cette responsabilité, le nouvel Agent judiciaire de l’État, Issa Gouo a exprimé sa reconnaissance aux autorités pour la confiance placée en lui. Il s’est engagé à défendre les intérêts de l’État avec « beaucoup de dévouement » et de rigueur. Au-delà de l’engagement individuel, il a affirmé sa volonté de miser sur le travail collectif pour atteindre les objectifs qui lui sont assignés

Soumaïla BONKOUNGOU &

Lydia Esther BILLA (stagiaire)

Crédit Issa COMPAORE.

 

 

ll était une fois au Moyen-Orient : un nouveau regard sur les films antiguerre

De La Liste de Schindler à À l’Ouest, rien de nouveau, les films antiguerre ont toujours trouvé leur public. Cet été, un film chinois propose une approche inédite, non pas depuis le champ de bataille, mais depuis la cuisine.

Il était une fois au Moyen-Orient suit Xu Fu, un chef chinois qui se retrouve pris dans une lutte désespérée pour sauver des vies au milieu d’un champ de bataille au Moyen-Orient.

Son combat n’est pas celui des armes, mais celui de nourrir les gens et de préserver une vie normale alors que tout s’effondre autour de lui.

Les cinéphiles l’ont qualifié comme l’un des films chinois les plus puissants émotionnellement depuis des années. Certains universitaires l’ont décrit comme le premier film antiguerre réaliste chinois.

L’engouement grandit déjà à l’étranger, avant même sa sortie à l’international. Les spectateurs affirment qu’il bouscule les récits éculés et apporte une perspective rarement vue dans le genre.

Une scène résume tout : une réplique sur « la paix et la bonne nourriture ».

« Bien manger » est une expression chinoise qui renferme un souhait simple de tous les jours. Dans le film, elle devient un acte de résistance silencieux.

Les baguettes chinoises traditionnelles, carrées à une extrémité et rondes à l’autre, sont parfois considérées comme l’incarnation de l’ancienne idée chinoise d’une terre carrée sous un ciel rond. Partager la nourriture est plus qu’une habitude pour les Chinois ; c’est un acte d’affection et de lien social. Au cœur de la guerre, ce geste simple prend un nouveau sens.

« Ce long métrage mérite absolument l’Oscar du meilleur film », a écrit un spectateur. Selon d’autres, il n’a pas besoin de rivaliser avec quoi que ce soit, il raconte simplement son histoire.

Dans Il était une fois au Moyen-Orient, les héros ne sont pas des soldats. Ce sont des gens ordinaires qui s’accrochent à leur humanité. Des soldats américains apparaissent également, non pas en sauveurs, mais comme des gens pris dans la même tourmente.

Comme l’ont souligné certains spectateurs étrangers, le film est « sans doute l’une des critiques les plus directes et les plus brutes jamais adressées à Hollywood ».

Le film ne fait pas la morale ou ne vous dit pas quoi penser. Il vous montre simplement un chef, un restaurant, une guerre et les petits actes de bonté qui subsistent.

Au final, le film laisse entendre que « bien manger » devrait être la norme pour les gens du monde entier.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

Développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso : L’impétrante Imelda Christelle Bationo analyse la contribution du journalisme culturel

L’étudiante Iboula Imelda Marie Christelle Bationo de l’université Joseph Ki-Zerbo a soutenu son mémoire de master en Art, Gestion et Administration culturelles (AGAC), vendredi 7 août 2026, à Ouagadougou.

Le journalisme culturel constitue un levier fondamental dans le développement des industries culturelles et créatives (ICC) au Burkina Faso. Mais dans le parcours, le professionnalisme, les activités quotidiennes et la prestance du journaliste culturel, il est de fois confronté à des difficultés réduisant son apport au développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso. Afin de cerner ce fléau, l’étudiante Iboula Imelda Marie Christelle Bationo de l’université Joseph Ki-Zerbo a diligenté ses recherches sur la « Contribution du journalisme culturel au développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso : dynamiques, pratiques, enjeux et perspectives » pour l’obtention du diplôme de master en art, gestion et administration culturelles. Après présentation de ces résultats devant les membres du jury, elle a été sanctionnée d’une note de 16/20 avec la mention très bien. Le jury était composé du président du jury Pr Dimitri Balima, du membre critique Dr Jérémie Nion et du directeur de mémoire de l’impétrante, Dr Jacob Yarabatioula. De son analyse, la diplômée Imelda Bationo a noté que le journaliste culturel réalise un travail de médiation en termes de mise en valeur des productions des arts et de la culture et aide à l’affirmation des ICC. Elle a signifié que le rôle du journaliste culturel dans ce processus n’est pas ignoré du public. Car 98,7 % des enquêtés estiment que le journalisme culturel peut contribuer au développement économique par le biais des ICC. Pourtant, la majorité des réponses, soit 72 %, indique que la culture est insuffisamment valorisée dans les médias, tandis que 67,3 % pensent qu’il y a une diffusion insuffisante des ICC.

La nouvelle diplômée en master en AGAC, Imelda Christelle Bationo a analysé la contribution du journalisme culturel au développement des industries culturelles et créatives au Burkina Faso.

Elle a ajouté que l’analyse des entretiens avec les professionnels fait ressortir d’énormes contraintes. En effet, plusieurs journalistes culturels interrogés ont confié n’avoir pas fait une formation initiale spécialisée dans le domaine des arts et de la culture. Aussi, l’activité du journalisme se limite à la description sans critiques ni d’enquêtes approfondi sur le sujet. Ce qui fait que la profondeur et le contenu des articles perd en valeur ajoutée. Elle a relevé que les contraintes économiques et matérielles constituent des limites importantes du journaliste culturel. L’impétrante a donc émis des propositions en vue d’améliorer le secteur. Entre autres, la formation et la spécialisation des journalistes culturels, le renforcement des desks culture dans les rédactions.

                                              Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                               Collaborateur

 

Camp vacances Faso Mêbo à Fada N’Gourma : Dix jours d’épreuves et d’apprentissage pour 525 « bâtisseurs de demain »

Le « Camp vacances Faso Mêbo » a débuté, hier jeudi 13 août 2026, à Fada N’Gourma. Pour le compte de la 6e Région militaire qui, administrativement, regroupe les régions du Goulmou, de la Sirba, de la Tapoa et du Nakambé, ils sont 525 jeunes campeurs qui seront formés et sensibilisés, durant dix jours, aux valeurs du patriotisme, du civisme, de la solidarité…

Proclamée le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, La Révolution progressiste populaire (RPP) repose sur des valeurs cardinales telles que le patriotisme, le civisme, la solidarité et la cohésion sociale, entre autres. Conscientes de l’importance et de la nécessité d’inculquer ces valeurs aux citoyens dès le bas âge, les autorités ont initié, en 2025, le Camp vacances Faso Mêbo. Avec pour slogan : « Camp vacances Faso Mêbo, je m’instruis et je participe à la construction de ma nation. La Patrie où la Mort nous Vaincrons !», l’édition 2026 de cette initiative présidentielle a été lancée, hier jeudi 13 août, à Fada N’Gourma. Pour le compte de la 6e Région militaire, ils sont au total 525 jeunes campeurs qui prennent part à l’initiative.

Le lieutenant-colonel Aboubacar Dadijan, commandant la 6e Région militaire et parrain de l’évènement aux jeunes campeurs : « La discipline doit être votre boussole».

Cette nouvelle aventure a débuté avec la montée des couleurs, faite par les campeurs eux-mêmes, en présence des autorités militaires, paramilitaires et administratives. Après cette étape, ils ont participé à la confection de pavés et à la plantation d’arbres. Il s’agit, là, d’un avant-gout des activités qui vont rythmer leur quotidien jusqu’au 24 août prochain. En effet, selon le lieutenant-colonel Aboubacar Dadijan, commandant la 6e Région militaire, commandant d’armes de la place de Fada N’Gourma et parrain de l’évènement, les campeurs participeront tout au long de leur séjour aux travaux de Faso Mêbo et à des séances de plantation d’arbres. Aussi, a-t-il indiqué, ils seront initiés à la géopolitique, formés et sensibilisés au civisme, au patriotisme, à la discipline et au vivre ensemble, sans oublier les exercices d’éducation physique, militaire et sportive. « Tout cela leur permettra d’acquérir du savoir, du savoir-être et du savoir-faire », a-t-il affirmé.

« Respectez scrupuleusement les consignes »

Le représentant du DG de Faso Mêbo, le sous-lieutenant Inoussa Koutou, a exhorté les campeurs à respecter scrupuleusement les consignes

En outre, le camarade lieutenant-colonel Dadijan a noté que cette initiative présidentielle vise à préparer les enfants à affronter avec courage et détermination les défis de leur époque. Elle offre aux jeunes un cadre de formation, de discipline, de partage et d’éducation citoyenne, a ajouté le représentant du directeur général de Faso Mêbo, le sous-lieutenant Inoussa Koutou. En sa qualité de parrain régional du Camp vacances Faso Mêbo, le camarade lieutenant-colonel Dadijan a prodigué un chapelet de conseils empreints de sagesse à ses filleuls. « La discipline doit être votre boussole. Gardez en mémoire que rien de grand ne s’accomplit sans rigueur, sans respect de vos encadreurs, des règles du camp et de vos camarades », a-t-il lancé. Il a exhorté également chaque campeur à cultiver l’amour du travail bien fait et à chérir sa patrie à travers de simples actes de solidarité, de civisme et de respect des symboles de la république. L’officier militaire s’est ensuite adressé aux enfants en ces termes :« Je vous encourage donc à saisir la chance qui vous est offerte, car vous n’êtes pas ici seulement en vacances, vous êtes à l’école de la vie, de la citoyenneté et du patriotisme. Profitez de chaque instant, de chaque seconde de ce camp pour apprendre, pour grandir, pour tisser des liens de fraternité solide ».

Le gouverneur de l’ex-région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a lancé un appel aux parents des campeurs afin qu’ils veillent à la présence régulière de leurs enfants sur le site.

Pour sa part, le représentant du directeur général de Faso Mêbo, le sous-lieutenant Inoussa Koutou, a exhorté les campeurs à respecter scrupuleusement les horaires et les consignes, tout en cultivant l’esprit d’équipe et le sens du devoir. « Respectez vos parents, vos enseignants et vos camarades. Prenez soin de votre cadre de vie, respectez les règles et apprenez à travailler pour l’intérêt général », a-t-il insisté. Quant au gouverneur de l’ex-région de l’Est, Ram Joseph Kafando, il a lancé un appel aux parents des campeurs afin qu’ils veillent à la présence régulière de leurs enfants sur le site. Car, a-t-il dit, conformément à la vision du Chef de l’Etat, il s’agit de former des citoyens nouveaux, capables de bâtir un Burkina Faso uni et souverain.

Joanny SOW

Flash

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Longtemps considérée comme un sujet secondaire, la santé mentale occupe aujourd’hui
une place importante dans les préoccupations sociales. Stress, anxiété, solitude, fatigue
émotionnelle ou encore dépression touchent de nombreuses personnes, notamment les jeunes, souvent confrontés aux pressions liées aux études, au travail, aux relations sociales et aux incertitudes de l’avenir. Pourtant, beaucoup choisissent de garder leurs souffrances
en silence, par peur du jugement ou par manque d’écoute. Ce constat révèle une réalité
préoccupante : derrière certains sourires, peuvent se cacher des combats intérieurs difficiles à supporter.

La santé mentale mérite autant d’attention que la santé physique. Parler de ses difficultés, chercher du soutien auprès de proches ou de professionnels et prendre du temps pour soi ne sont pas des signes de faiblesse, mais des actes de responsabilité envers soi-même. Prendre soin de son mental, c’est aussi préserver sa vie. Chacun doit apprendre à écouter ses émotions, à respecter ses limites et à comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’affronter seul les épreuves. Une personne en paix avec elle-même est mieux préparée à construire son avenir et à contribuer positivement à sa communauté.

Ange BONTOGO
(Stagiaire)

Souveraineté énergétique et minière : faire des ressources naturelles, la force motrice d’un Sahel nouveau

La première rencontre des ministres chargés de l’Energie, des Mines et du Pétrole des pays de la Confédération des Etats du Sahel s’est tenue sous le patronage du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou.

La révolution que portent les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ne saurait être complète sans une révolution dans la gouvernance des ressources naturelles. C’est conscient de cela que les ministres chargés de l’Energie, des Mines et du Pétrole des pays membres ont tenu leur première rencontre, jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou. Présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, elle a regroupé des délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Selon le chef du gouvernement, hauts fonctionnaires et experts des trois pays ont travaillé du 10 août au 13 août 2026 sur des documents structurants pour donner un contenu réel, concret et opérationnel à la souveraineté sur les ressources énergétiques, minières et pétrolières de l’espace AES. Il s’agit notamment du cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières, des cadres harmonisés des politiques énergétiques et minières, ainsi qu’un mémorandum d’entente relatif à l’institution de la Semaine de l’énergie et des mines de l’AES.

Pour le ministre nigérien des Mines,
le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, le véritable défi est de transformer
davantage.

« Je voudrais saluer l’engagement, la rigueur et le sens élevé de l’intérêt confédéral qui ont guidé les travaux », a confié le chef du gouvernement. Il a précisé que ces textes ne doivent pas être perçus comme de simples documents administratifs ou comme des actes protocolaires. « Ils doivent être des instruments d’action économique, des outils de souveraineté et des repères pour l’édification d’un Sahel nouveau », a-t-il déclaré. Pour lui, l’ambition est de bâtir un Sahel où l’électricité éclaire les villes comme les villages, l’énergie alimente les unités de production, les écoles, les centres de santé et les infrastructures de sécurité et les ressources minières transformés au bénéfice des peuples.

Transformer davantage

Le Premier ministre a indiqué que dans le domaine pétrolier, l’aspiration est de sécuriser les corridors d’approvisionnement ; mutualiser les capacités de stockage, de transport, de raffinage ; renforcer la transparence de la chaîne de distribution et réduire durablement l’exposition aux chocs extérieurs. Pour atteindre cet objectif, il a appelé les Etats à combattre les pratiques de prédation, les trafics illicites, la fraude, l’évasion des revenus et toutes les formes de spoliation des patrimoines nationaux. Le ministre des Mines du Niger, le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, a fait savoir que le véritable défi n’est pas d’extraire davantage mais de transformer plus.

Pour le ministre nigérien des Mines,
le commissaire-colonel Abarchi Ousmane, le véritable défi est de transformer
davantage.

De sa conviction, les ressources doivent être pensées comme un patrimoine commun de développement et l’énergie doit être la véritable monnaie du développement. Le ministre des Mines du Mali, Amadou Keïta, a souligné la nécessité de doter l’AES de projets structurants et intégrateurs dans les secteurs stratégiques comme l’énergie, le pétrole et les mines permettant de soutenir sa souveraineté économique. Le Mali s’inscrit dans la dynamique de cadrage en vue de bâtir un socle solide à la coopération au sein de l’AES dans le secteur des mines et de l’énergie, a affirmé le ministre malien. Il a notifié que la transformation économique doit s’accompagner d’une gouvernance plus rigoureuse.

Aly SAWADOGO
Martin OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Première commission mixte de coopération Burkina-Burundi : 14 accords signés

C’est avec une grande satisfaction que s’est achevée la toute première session de la commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et la République du Burundi, le 13 août 2026 dans la capitale burundaise.

Les travaux intenses et interactifs des experts se sont soldés par 14 accords de coopération, signés par les ministres des Affaires étrangères burkinabè et burundais lors de la cérémonie de clôture. Il s’agit de l’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi en matière d’agriculture et d’élevage, d’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi en matière de sécurité, l’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi dans le domaine de la protection civile, l’accord de coopération relatif aux services aériens entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi, l’accord de coopération en matière de santé entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi, l’accord de coopération en matière d’emploi entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi, l’accord de coopération en matière de travail et de protection sociale entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi, l’accord de coopération en matière de jeunesse entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi, l’accord de coopération dans le domaine du sport et des loisirs entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi, l’accord entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi portant suppression de visa en faveur des ressortissants des deux pays titulaires de passeport diplomatique, de passeport de service ou de passeport ordinaire, l’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi en matière de prévention des risques et gestion des catastrophes, l’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels, l’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche et l’accord de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso et le gouvernement de la République du Burundi sur la reconnaissance réciproque et l’échange de permis de conduire nationaux.

Insuffler une dynamique nouvelle

Ces nouveaux instruments juridiques contribueront à insuffler une dynamique nouvelle à une coopération scellée depuis près de trois décennies, pour davantage d’actions de développement au profit des peuples burundais et burkinabè. Dans une convergence de vues, les deux chefs de délégations se sont réjouis de cette nouvelle étape qui vient d’être amorcée et ont émis le vœu qu’ elle se consolide dans la durée. Pour le chef de la diplomatie burkinabè, après cette étape, c’est maintenant que le vrai travail commence
à travers des actions concrètes sur le terrain.

« La signature de ce jour n’est pas un aboutissement : c’est un point de départ. Nous devons poursuivre, sans relâche, les concertations, en vue d’une bonne mise en œuvre des instruments juridiques qui viennent d’être signés. Une Commission mixte n’est pas une simple formalité diplomatique : c’est un outil de gouvernance de la coopération, l’instance où l’intention politique de nos chefs d’Etat se transforme en programmes concrets, en projets mesurables, en résultats tangibles pour nos populations », soutient le camarade ministre des Affaires étrangères burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré.

Reconnaissant également la nécessité d’aller vite et bien dans la concrétisation des accords signés, le ministre des Affaires de la République du Burundi encourage son pays et le Burkina Faso à dorénavant compter l’un sur l’autre et explorer les possibilités d’une coopération Sud-Sud fondée sur la confiance, le respect mutuel, la solidarité et la recherche d’intérêts communs. « Nous devons engager des échanges entre opérateurs économiques, promouvoir les investissements réciproques, développer les partenariats entre les secteurs privés, faciliter la circulation des biens et des services et mieux faire connaître les opportunités qu’offrent nos deux économies. Nous devons également accorder une place de choix à la jeunesse qui constitue à la fois la principale force vive de nos nations et le moteur de leur avenir », a indiqué le ministre Edouard Bizimana.

Rappelons que c’est en droite ligne des très hautes instructions données par les Présidents Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Evariste Ndayishimiyé du Burundi que s’est tenue la présente session de la commission de Coopération entre les deux pays. Elle traduit ainsi une ambition claire et partagée de faire de la coopération entre le Burundi et le Burkina Faso une référence de la coopération Sud-Sud, bâtie sur les fondamentaux que sont l’intégration régionale et la paix. Pour une mise en œuvre effective des accords signés, les deux parties ont décidé de la formalisation diligente des comités
sectoriels de suivi des engagements.

DCRP/MAE

Immersion patriotique : deux ministres félicitent les journalistes

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana et le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo ont visité les hommes et femmes de médias en immersion patriotique le jeudi 13 août 2026, à l’Académie de police de Pabré.

Depuis cinq jours, des hommes et femmes de médias sont en immersion patriotique au sein de l’Académie de police de Pabré, localité située à une vingtaine de kilomètres au Nord-Ouest de Ouagadougou. Les appelés ont été initiés aux longues marches et fondamentaux du soldat. Ils ont bénéficié des conférences sur le civisme et les symboles de l’Etat.

En plus, les journalistes ont été initiés au secourisme de premier degré et secourisme tactique et de gestion de stress. Il a également été question de la pratique du journalisme en temps de crise, afin de renforcer les acquis tout en intégrant les valeurs de patriotisme, de civisme et même militaires. Ils ont reçu la visite duministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, accompagné de celui de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, jeudi 13 août 2026. Le ministre Gilbert Ouédraogo a félicité son homologue de la sécurité pour cette belle initiative.

« Elle est noble en ce sens que le contexte qui est le nôtre commande que toutes les franges de notre société puissent être formées au patriotisme et à l’engagement », a-t-il déclaré. Il a poursuivi que le choix porté sur les journalistes est un choix extrêmement pertinent, parce qu’un journaliste ne peut pas être présenté comme un citoyen quelconque, dans un pays en lutte contre le terrorisme et qui revendique sa souveraineté.

Selon lui, l’ambition de son département est de transformer qualitativement le paysage médiatique, de créer de nouveaux Burkinabè. Ce qui passe par la création de nouveaux journalistes pour le Burkina Faso. « Un journaliste professionnel et pas patriote est une menace. Un journaliste professionnel et patriote mais pas engagé est comme un spectateur passif dans un contexte où s’écrivent les plus belles pages de l’histoire de son pays », a poursuivi le ministre chargé de la Communication.

Etre des journalistes professionnels engagés

A cet effet, il a invité les appelés à être des journalistes professionnels, patriotes et engagés. Quant au ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, il a déclaré qu’on ne peut pas parler de révolution et de changement de mentalité, sans prendre en compte les hommes et les femmes des médias. « C’est pour cela que le ministère de la Sécurité a eu cette initiative d’organiser cette immersion patriotique au profit des médias pour l’année 2026.

Et, j’ai déjà donné des instructions pour que cela soit une tradition », a-t-il poursuivi. De son avis, l’on ne peut pas collecter, traiter et diffuser les informations actuellement comme en période normale ou bien en période hors révolution. C’est pourquoi, dans cette immersion patriotique, il a été associé des anciens du métier et des journalistes qui ont touché du doigt le théâtre des opérations pour venir dire clairement que le Burkina Faso se trouve dans une situation particulière et comment traiter l’information en pareille circonstance.

« L’événement a été une occasion de préparer les journalistes parce que nous savons tous que le monde de demain va être plus dur, plus complexe. Ainsi, il faut préparer la jeunesse, les différents groupes sociaux professionnels à la résilience, à résister aux changements, aux chocs endogènes et exogènes dans tous les domaines, qu’il s’agisse du domaine de la sécurité économique, politique », a expliqué Mahamoudou Sana. Au sein des journalistes, l’ambiance est bon enfant. C’est le cas de Constantin Zagré de la radio Salaki de Dédougou. Il a salué l’initiative, car elle a permis d’être en contact avec les réalités du moment au Burkina Faso. Il a ajouté que ce temps de formation a été bénéfique à plusieurs titres.

Evariste YODA
Ina Mariama KINDA
(Stagiaire)

A chacun son éclipse !

Depuis que la douce lune, dans son errance indécente, est allée s’exhiber en tenue d’Eve devant le soleil en chaleur, personne ne sait ce qui se passe réellement au-dessus de nos têtes. Pendant que les profanes applaudissaient le courage débordant de la lune ou peut-être la couardise avilissante du soleil, moi je cherchais sans ellipse, le sens profond d’une telle éclipse. Il n’y a même pas une semaine, la terre nous échappait sous les pieds frêles de la Colombie, en Equateur et au Panama sur une magnitude de 7,4 et hier à côté, c’était la lune dans son indiscipline notoire qui allait à la rencontre de l’immense boule de feu à plus de 384 000 km de nos têtes évidées.

En nous plongeant pendant deux minutes dans le noir total, à 17H GMT, la lune peut se vanter d’avoir fait le buzz sur terre, comme nous sur les réseaux sociaux. Mais à quel prix ? Au nom de qui ou de quoi peut-elle s’aventurer à nous priver d’un soleil situé à 150 millions de km de nos vies d’éphémère, fût-il en deux minutes ? Il nous faut de l’ordre et de la discipline au ciel ! On ne peut pas laisser cette lune baladeuse, vagabonder tête baissée, sans respect pour le code de la route et nous jeter en pâture aux enfers sur Jupiter. Et dire que des gens bien pensants ont tout arrêté pour assister au clash des astres tout comme nous les aimons sur terre. Et si la lune dans son zèle décidait de voler droit dans les bras de braise du soleil ?

Ce 12 août 2026, pendant que la terre tremblait en happant des vies sans concession, le ciel regardait le désastre entre la lune et le soleil en souriant. Mais qui peut mieux expliquer au-delà de la science et mieux qu’elle, le sens d’un tel phénomène avec des mots qui ne souffrent pas de nos maux ? Pourquoi cette éclipse et avait-elle la possibilité d’être évitée ? Qui pouvait d’ailleurs nous épargner cet alignement fugace, ce mariage cosmique ou ce basculement brutal et brusque dans le ciel de nos ignorances profondes ?

J’ose espérer que rien ne s’est passé entre la lune et le soleil à notre insu et que l’univers n’aura rien sur la conscience pour nous avoir caché la vérité tout comme nous sur terre. Oui, sur terre nous mentons ; nous mentons tellement que chaque jour, il y a une clipse avortée ou étouffée en nous. Mais on « s’en fout » de la voix intérieure qui gronde dans la nuit de nos entrailles infectes. Rien ne sert de porter des lunettes pour voir ce que l’on devait éviter du regard.

Cette éclipse marque la fin d’un temps ou d’un cycle, celui de la duplicité dans la complicité, celui de la dissimulation qui se complaît dans les coulisses de nos égos. Bientôt, la lumière sera et plus éclatant sera l’éblouissement des âmes souillées. La vérité est en route et comme cette éclipse, rien ni personne ne pourra l’arrêter. Sans le savoir et sans y croire, nous venons de faire un saut dans l’arène du destin. Seuls les dignes sortiront indemnes des coups du karma. Rien ne sert de se défendre ou de s’agripper au banc de touche d’une vie dissolue désormais révolue.

En attendant l’éclipse salvatrice de nos égos face à la lumière, et le tournant décisif de nos petites vies de « dindons gonflés » ou de « pintades orgueilleuses », repentons-nous et reconnaissons-nous faillibles à nous-mêmes. Sonnons la révolte en nous et contre cette part de nous-mêmes qui pêche à chaque fois que cet égo crie à l’intérêt personnel. Nous sommes à la croisée des chemins du grand changement, le contexte est à la vérité, l’heure est à la transparence. Et si nous nous éclipsions un instant pour penser nos vies d’homme inassouvi à l’appétit vorace ?

Et si l’on s’éclipsait un matin ou un soir en toute discrétion pour changer de l’intérieur sans rien dire à personne, pour être la meilleure version de soi-même ? Et si l’on regardait finalement l’autre comme soi-même, juste le temps d’une vraie éclipse et se raviser ? Et si la véritable révolution commençait en nous dans le secret de nos cœurs qui parlent plus que les mots ? Et si l’on aimait enfin ce pays avec des actes et sans laisser nos actes parler ?

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr