Diffa: la VIIIe édition de la caravane nationale civilo-militaire lance ses activités

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Le secrétaire général de la région de Diffa, Mahamadou Attahirou Maidouka, a présidé, ce lundi 11 août 2026, dans l’après-midi, à la tribune officielle de Diffa, la cérémonie officielle de lancement des activités de l’étape régionale de la VIIIe édition de la caravane nationale civilo-militaire.

La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Secrétaire général adjoint de la région de Diffa, du Secrétaire général de la Préfecture de Diffa, de l’administrateur délégué de la commune urbaine de Diffa, le lieutenant-colonel Abdou Halilou Atto, des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), des chefs traditionnels et religieux, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, ainsi que des représentants des organisations de la société civile, des femmes et de la jeunesse. Placée sur le thème : « La police de proximité au cœur de la mobilisation générale », cette VIIIe édition vise à renforcer la coopération entre les populations civiles et les Forces de défense et de sécurité, à promouvoir la vigilance citoyenne et à consolider la cohésion sociale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires.

Dans son intervention à cette occasion, le Secrétaire général de la région de Diffa, Mahamadou Attahirou Maidouka, a souligné la portée particulière de cette étape pour la région, rappelant que c’est à Diffa qu’avait été lancée la première édition de la caravane civilo-militaire. Selon lui, le retour de la caravane à Diffa, à l’occasion de sa huitième édition, constitue un symbole fort de la résistance, de la résilience et de l’engagement patriotique des populations de la région. « Diffa a connu les épreuves. Diffa a connu les souffrances. Mais Diffa n’a jamais renoncé à la Patrie », a-t-il déclaré, en rappelant les sacrifices consentis par les Forces de défense et de sécurité ainsi que la résilience dont ont fait preuve les populations face aux différentes crises.

Pour le Secrétaire général, la caravane civilo-militaire ne saurait être réduite à une simple activité de sensibilisation. Elle constitue, a-t-il expliqué, un instrument de mobilisation patriotique et de renforcement de la conscience nationale. Il a insisté sur le fait que la défense de la Patrie ne relève pas exclusivement des militaires, estimant que « la Patrie appartient à chacun de nous » et que son intégrité, sa souveraineté et son avenir concernent l’ensemble des citoyens.

Mahamadou Attahirou Maidouka a appelé à faire de la mobilisation générale une réalité nationale, en commençant par les familles, les quartiers, les villages et les communautés. Il a particulièrement insisté sur le rôle de la jeunesse, des femmes, des leaders traditionnels et religieux, des organisations de la société civile et de l’ensemble des citoyens dans la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de la sécurité.

Dans cette perspective, il a invité les populations à développer une coopération étroite avec les FDS, notamment à travers la vigilance citoyenne, la transmission d’informations utiles aux services compétents, le refus de la désinformation et des discours de haine, ainsi que la préservation de la cohésion sociale.

S’adressant aux jeunes de Diffa, le Secrétaire général leur a demandé de mettre leur énergie au service de la construction du Niger et de ne pas se laisser instrumentaliser par les discours de division et de violence.

« Votre arme la plus puissante est votre engagement pour la Patrie », a-t-il lancé, appelant à une jeunesse consciente, disciplinée, courageuse, travailleuse et entreprenante.
Il a également salué le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, l’éducation des enfants et la transmission des valeurs patriotiques, les invitant à continuer à jouer pleinement leur rôle d’actrices de paix, de cohésion et de résilience.

En clôturant son intervention, le secrétaire général de la région de Diffa a appelé les populations à faire de cette VIIIe édition un nouveau point de départ pour renforcer durablement les relations entre civils et militaires.

Il a souhaité que chaque quartier, chaque village et chaque communauté devienne un espace de patriotisme, de vigilance, de solidarité et de responsabilité citoyenne.
« Défendre la Patrie, préserver notre souveraineté, renforcer notre unité nationale, protéger nos populations et construire un Niger debout, digne et maître de son destin », tels sont, selon lui, les principaux objectifs qui doivent guider cette mobilisation collective.
Il a enfin invité les populations de Diffa à rester unies, vigilantes et mobilisées aux côtés des forces de défense et de sécurité, tout en rappelant que la souveraineté nationale repose également sur la responsabilité et l’engagement de chaque citoyen.

Prenant la parole à son tour, le Président national de l’Alliance civilo-militaire (ACM Niger), Adamou Mato Idrissa, a expliqué que «la caravane constitue un cadre de rapprochement entre les Forces de défense et de sécurité et les populations».
Contextualisant son intervention à la situation particulière de Diffa, il a rappelé que «l’objectif de cette initiative est de favoriser la confiance, le dialogue et la collaboration entre les différents acteurs de la sécurité et les communautés ».

« La sécurité du Niger, c’est l’affaire de tous »

Selon lui, le thème : « Police de proximité au cœur de la mobilisation générale » traduit la nécessité d’une implication plus forte des citoyens dans la prévention de l’insécurité.
Il a souligné que «la sécurité durable repose notamment sur la confiance entre les populations et les forces chargées de leur protection».

« La sécurité du Niger, c’est l’affaire de tous », a-t-il indiqué en substance, appelant les populations à participer pleinement à la mobilisation générale à travers la vigilance, la collaboration et le partage d’informations utiles avec les services compétents.
Adamou Mato Idrissa a également mis en avant la dimension sociale de la caravane, qui ne se limite pas aux activités de sensibilisation et de mobilisation. Il a rappelé que l’initiative entend également favoriser des actions au bénéfice des communautés, notamment dans les domaines social, sanitaire et de la cohésion communautaire.

Il a, par ailleurs, salué l’engagement des autorités administratives et des populations de Diffa dans l’accueil et l’accompagnement de cette étape de la caravane.
Pour sa part, l’administrateur délégué de la commune urbaine de Diffa, le lieutenant-colonel, Abdou Halilou Atto, a souhaité la bienvenue aux caravaniers au nom des populations de la commune.

Il a salué la présence de la caravane à Diffa, estimant qu’elle «témoigne de l’attachement des différents acteurs à la paix, à la cohésion sociale et au développement de la région».
« La caravane civilo-militaire reste un symbole fort de l’union entre nos Forces de défense et de sécurité et leur peuple », a-t-il déclaré, tout en souhaitant que cette étape débouche sur des actions concrètes au profit des communautés.
Il a réaffirmé la disponibilité de la commune à accompagner les initiatives visant à renforcer la cohésion civilo-militaire et la participation citoyenne à la préservation de la paix et de la sécurité.

La cérémonie de lancement a également été marquée par plusieurs prestations artistiques et culturelles, ainsi que par un défilé civilo-militaire ayant réuni différentes composantes de la communauté. Des jeunes filles, ambassadrices représentant les différents corps des forces de défense et de sécurité du Niger, ont notamment participé à ce défilé, aux côtés de représentants de la population civile. Cette séquence a donné une dimension particulière à la cérémonie, en mettant en avant l’image d’une communauté réunie autour des valeurs de patriotisme, de cohésion et de solidarité nationale.

A travers cette démonstration, les organisateurs ont voulu illustrer la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis auxquels le Niger est confronté, en mettant en évidence la complémentarité entre les FDS et les populations civiles. La VIIIe édition de la caravane nationale civilo-militaire entend ainsi poursuivre son objectif de rapprochement entre les FDS et les populations, en mettant l’accent sur la confiance, la vigilance citoyenne, la cohésion sociale et la mobilisation générale au service de la paix et de la stabilité du Niger.

Agence nigerienne de presse

Vidéoverbalisation : quand la technologie choisit le camp de la préservation de la vie

Nos routes nous parlent ! Chaque jour, elles racontent l’impatience, l’indiscipline, mais aussi parfois l’insouciance de certains usagers. Il suffit de quelques secondes pour qu’une vie bascule. Un feu tricolore franchi au rouge, une vitesse excessive, un téléphone consulté au volant, une ceinture de sécurité négligée ou encore le refus de porter un casque de protection.

Puis, survient le fracas d’une collision. Viennent alors les sirènes, les ambulances, les familles plongées dans l’angoisse et, trop souvent, l’annonce tragique d’un décès ou d’un handicap irréversible. De petites négligences et imprudences qui suffisent à provoquer l’irréparable
Chaque accident de la circulation est un drame humain. Derrière les statistiques se cachent des visages, des rêves trop tôt interrompus, des familles endeuillées et une Nation qui perd des forces vives.

Au Burkina Faso, l’insécurité routière demeure une préoccupation majeure. Les chiffres publiés par le Ministère de la Sécurité rappellent l’ampleur du défi. De janvier à juin 2026, 11 143 accidents ont été enregistrés, faisant 8 997 victimes blessées et 649 morts. Des dizaines d’autres familles continuent, chaque mois, de faire face aux séquelles physiques, psychologiques et économiques de ces drames.

Depuis plusieurs années, l’Etat a engagé une lutte constante contre ce fléau. Les campagnes de sensibilisation se multiplient dans les médias, les établissements scolaires, les gares routières et les espaces publics. Les forces de sécurité sont quotidiennement mobilisées sur les axes routiers pour prévenir, contrôler et sanctionner les comportements dangereux. Les Volontaires adjoints de sécurité (VADS) participent également à la régulation de la circulation et à la promotion du civisme routier. Ces efforts sont réels. Ils ont permis de renforcer la vigilance des usagers et d’améliorer le contrôle sur le terrain.
Mais une réalité demeure : malgré la sensibilisation, les contrôles, la présence constante des forces de sécurité et des VADS, les accidents restent monnaie courante. Les mêmes infractions sont répétées. Les mêmes imprudences continuent de coûter des vies. Face à cette situation, rester immobile reviendrait à accepter l’inacceptable.

Un moyen de changement de comportements

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de renforcer les moyens de prévention et de contrôle par le recours aux nouvelles technologies. La mise en service, à compter du 1er août 2026, de la vidéoverbalisation dans la ville de Ouagadougou traduit cette ferme volonté politique de réduire considérablement les accidents de la circulation et de préserver la vie des citoyens.

La vidéoverbalisation ne constitue pas une rupture avec les actions déjà entreprises. Elle en est le prolongement naturel et le complément nécessaire. Elle vient compléter la sensibilisation, soutenir le travail des forces de sécurité et renforcer l’efficacité des contrôles grâce à un dispositif moderne, permanent et objectif.
Les caméras de vidéoprotection détectent et enregistrent automatiquement certaines infractions parmi les plus accidentogènes : le non-respect des feux tricolores, le non-port de la ceinture de sécurité, l’utilisation du téléphone tenu en main pendant la conduite et les excès de vitesse.

L’intérêt de cette technologie dépasse largement la simple verbalisation. En effet, elle assure une surveillance continue, de jour comme de nuit et permet de constater les infractions avec objectivité, sans discrimination sur la base de preuves. Elle renforce l’équité entre les usagers, tout en permettant aux forces de sécurité de concentrer davantage leurs efforts sur leurs missions de protection des personnes et des biens. Surtout, elle agit comme un puissant facteur de dissuasion. Un conducteur conscient qu’une infraction peut être constatée à tout moment sera davantage enclin à respecter les règles de circulation.

Lorsqu’une infraction est relevée, le propriétaire du véhicule reçoit automatiquement un SMS mentionnant les références de la contravention ainsi que le lien de paiement de l’amende sur la plateforme Faso Arzêka. Si l’amende n’est pas réglée dans un délai d’un mois à compter de la date de l’infraction, le véhicule pourra être immobilisé lors d’un contrôle routier ou au moment de la visite technique, sans préjudice des autres sanctions prévues par la loi.

Il serait toutefois réducteur de voir en cette réforme un simple mécanisme de sanction. La vidéoverbalisation n’a pas vocation à multiplier les contraventions. Son ambition est plus grande : faire évoluer durablement les comportements. Son efficacité ne se mesurera pas au nombre d’amendes infligées, mais au nombre d’accidents évités, de blessés épargnés et de vies sauvées.

Aucune technologie, aussi performante soit-elle, ne remplacera jamais le sens et le devoir de responsabilité. La sécurité routière demeure un engagement partagé entre l’Etat, qui investit dans des moyens modernes de prévention, et chaque usager, qui choisit, à chaque instant, de respecter ou non les règles qui protègent la vie.
Tout bien considéré, la vidéoverbalisation n’est pas une caméra tournée contre les conducteurs. C’est un regard porté sur notre responsabilité collective. Car, derrière chaque feu tricolore respecté, chaque ceinture attachée, chaque téléphone laissé de côté et chaque limitation de vitesse observée, il y a peut-être une vie sauvée. Une contravention se paie en quelques minutes. Une vie perdue ne se remplace jamais.

DCRP/Ministère de la Sécurité

Formation technique et professionnelle : Etablissements et entreprises renforcent leur partenariat

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle a organisé une rencontre de partage d’expériences en matière de partenariat entre les écoles et les entreprises, mardi 11 août 2026, à Ouagadougou.

Le rapprochement entre l’école et l’entreprise est essentiel pour garantir une formation de qualité adapté aux réalités et au besoin du marché du travail. C’est dans cette perspective que la direction de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle (EFTP) a organisé un atelier consacré au partenariat entre les établissements d’enseignement et de formation technique et professionnelle et le secteur privé, mardi 11 août 2026, à Ouagadougou. La rencontre s’est déroulée autour du thème : « La contribution du secteur privé dans le développement de l’EFTP : état des lieux et perspectives pour une meilleure adéquation formation-emploi ».

Le directeur général de l’EFTP, Blaise Benoît Yao, a expliqué que la rencontre vise d’une part à renforcer le partenariat entre les établissements de formation professionnelle et technique et les entreprises. Elle devrait d’autre part, permettre de connaitre les réalités des entreprises, afin de pouvoir proposer des actions pour lever les contraintes.
« Comme défis, il s’agit essentiellement de dessiner le type de relation entre
l’école et l’entreprise et les modalités de relation entre ces acteurs pour la qualification », a-t-il précisé.

Blaise Benoit Yao a souligné que pour former par exemple un boulanger, il faut qu’il fasse une partie de sa formation dans une boulangerie et il en est de même pour les autres corps de métiers, car les apprenants doivent compléter la formation théorique par une phase pratique. « C’est pourquoi nous avons besoin des entreprises pour pouvoir prendre en charge une partie de la formation, notamment le volet pratique, » a-t-il insisté.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, Bienzi Didier Paré, avec une population active estimée à 8,5 millions selon l’INSD, le Burkina fait face à des enjeux structurels majeurs, notamment la prédominance du secteur informel qui concentre plus de 85% des emplois. « Pour y répondre, le gouvernement a engagé une réforme ambitieuse visant à faire de l’Enseignement et de la formation technique et professionnelle, un levier stratégique de développement », a-t-il rappelé.

L’objectif, a-t-il poursuivi, est de porter progressivement la proportion des apprenants orientés vers l’EFTP de 5% en 2025 à 60% en 2050.
De ce fait, il a estimé que le partage d’expériences entre les établissements d’enseignement et les entreprises intervient à un moment particulièrement opportun. Bienzi Didier Paré a encouragé les acteurs à capitaliser les expériences, identifier les obstacles persistants et proposer des solutions concrètes pour améliorer durablement le dispositif de formation professionnelle.

Nadège YE
Wendtinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Cohésion sociale et Révolution progressiste populaire : les leaders religieux musulmans renforcent leurs capacités

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé une formation sur l’usage des réseaux sociaux, le lundi 10 Août 2026 à Bobo-Dioulasso au profit des leaders religieux musulmans. Cette formation vise à renforcer les capacités des leaders religieux sur l’utilisation de ces réseaux sociaux et leur montrer les feuilles de route de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Certains discours, prêches et pratiques religieux mettent en péril la cohésion sociale et la paix au Burkina Faso. Cette situation s’est empirée après l’adoption de la loi relative aux libertés religieuses en Juin dernier. Pourtant, la religion est considérée comme un facteur de la cohésion sociale et de la paix. C’est pour mettre fin à ce phénomène que la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé le lundi 10 Août 2026 une session de formation des guides religieux musulmans afin de les sensibiliser sur l’usage des réseaux sociaux, et les enseigner sur le manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).

La formation a été articulée sur deux thèmes majeurs : l’exploitation des réseaux par les leaders religieux musulmans, son impact sur la cohésion sociale »,
et « l’appropriation du manifeste de la Révolution progressiste populaire par les leaders religieux musulmans ».

Cette session de formation constitue un cadre d’échanges entre acteurs de la sécurité, de la justice et des leaders religieux. Les formateurs, Seydou Coulibaly, directeur général de la police municipale de Bobo-Dioulasso et Daouda Simbre, magistrat, ont relevé les dérives qui peuvent être constatées dans l’exploitation des réseaux sociaux et leurs impacts sur le vivre-ensemble et expliqué le règlement à suivre.

Daouda Simbre, magistrat a identifié les infractions telles que les injures publiques, l’atteinte à l’ordre public, la sécurité à la paix sociale. Les sanctions peuvent aller d’une année de cinq à dix ans de prison et des amendes de 300 000 à 10 000 000 F CFA. A l’occasion de cette séance, le parrain de la formation, Souleymane Guira, par ailleurs Président-directeur général (PDG) de Imag Service, a remis 500 exemplaires du manifeste de la Révolution à ceux qui ont pris part à la formation.

Ses exemplaires sont écrits en français et en arabe pour permettre à tout le monde de comprendre les idéaux de la RPP. Pour le président de la FAIB de Bobo-Dioulasso, Mahama Sanou, la présence des grands imams révèle l’intérêt de cette conférence.
« Ils vont aider à vulgariser l’idée de bonne utilisation des réseaux sociaux dans leur communauté et dans les différentes mosquées », a-il-indiqué.

Adaman DRABO
Pengd Wendé Charles BAMOGO
(Stagiaire)

Syrie : d’un passé à l’autre

Les nouvelles autorités syriennes sont décidées à demander des comptes au régime de Bachar Al-Assad, chassé du pouvoir en décembre 2024 par l’ex-chef djihadiste,
Ahmad Al-Chareh. L’ancien dirigeant, qui a conduit la Syrie d’une main de fer pendant 24 ans, a été condamné par contumace à la peine de mort, hier mardi 11 août 2026, par un tribunal de Damas. Refugié depuis sa chute en Russie, Bachar Al-Assad, qui était évidemment absent à son procès, a été reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

La justice syrienne tient l’ancien président syrien pour responsable de la guerre civile dans laquelle le pays a baigné pendant 14 ans et qui a occasionné la mort d’environ 500 000 personnes et le déplacement de millions d’autres. Visés par plusieurs mandats d’arrêts, Bachar Al-Assad, que l’Occident présentait comme un dictateur, est rattrapé par son passé mouvementé. Face à un soulèvement populaire inspiré par le printemps arabe, l’ex-chef d’Etat de ce pays du Moyen Orient a dû sortir les armes pour défendre son pouvoir jusqu’à sa chute.

Les mouvements de protestation, motivés par un besoin de plus de liberté et des appels à une véritable lutte contre la corruption et à de meilleures conditions de vie, se sont transformés au fil des mois en une guerre civile, qui a ému le monde entier. Ce conflit, qui a pris fin avec la chute de Bachar Al-Assad, laisse de douloureux souvenirs et marquera à jamais l’histoire de la Syrie. A travers la condamnation prononcée mardi, Bachar Al-Assad voit sa responsabilité clairement établie, dans de nombreux faits répréhensibles, dont, entre autres, des crimes d’homicide volontaire, des meurtres délibérés de personnes, des meurtres délibérés d’enfants de moins de 15 ans et des meurtres délibérés accompagnés d’actes de torture.

Mais encore faut-il mettre la main sur l’ancien président, quitte à le ramener en Syrie pour qu’il y purge sa peine. Ceux, qui croient que Bachar Al-Assad sera ramené comme un colis au bercail, vont devoir prendre leur mal en patience ou carrément déchanter. Justice pour justice, et sans vouloir absoudre l’ancien chef de l’Etat, le nouvel homme fort de la Syrie, qui dirige la Transition en vue de l’organisation de nouvelles élections, n’est pas aussi blanc comme neige.

Cet ancien membre d’Al-Qaïda, qui est en train d’enfiler le costume d’homme d’Etat, traine un passé aussi lourd que condamnable. Après un tour dans les années 2000 en Irak pour combattre les forces américaines aux côtés d’Al-Qaida, il a créé, en 2012, la branche Front al-Nosra en Syrie, avec à son actif de nombreux attentats et actes de violence ayant fait de nombreuses victimes. Les mandats et sanctions internationales, dont lui-même et son groupe ont fait l’objet, témoignent encore de sa mauvaise réputation d’antan.

Depuis son accession au pouvoir, Ahmad Al-Chareh, à qui les occidentaux déroulent désormais le tapis rouge, semble avoir passé l’éponge sur ses activités terroristes. Mais ainsi vont les grandes puissances : pour préserver leurs intérêts, elles sont prêtes à transformer un ennemi en ami ou à pactiser avec le diable. Le nouveau président syrien a entamé sa mue, mais encore faut-il attendre le verdict du tribunal de l’histoire. Si son prédécesseur doit des comptes, lui aussi doit répondre tôt ou tard de ses antécédents de chef terroriste.

Kader Patrick KARANTAO

Faso Bu Kaoré : début des audiences au royaume de Boussouma

Le royaume de Boussouma a organisé, le samedi 8 août 2026 au palais royal, sa première audience des instances traditionnelle et coutumière des règlements de différends.

Après l’installation des membres des instances traditionnelles et coutumières de règlement des différends en juin dernier, le royaume de Boussouma franchit une nouvelle étape en concrétisant le Faso Bu Kaoré. En effet, un comité, présidé par le Dima de Boussouma, le Naaba Sigri, a tenu, le samedi 8 août 2026 au palais royal, sa toute première audience de ces instances. Cette étape donne ainsi corps à une nouvelle dynamique de règlement des différends. Cette audience marque le démarrage effectif du fonctionnement des instances traditionnelles et coutumières dans l’ensemble du royaume, conformément à la loi Faso Bu Kaoré, adoptée en début d’année 2026.

Au-delà d’une simple audience, l’événement consacre la volonté de valoriser les mécanismes traditionnels de règlement des différends et de les inscrire pleinement dans la dynamique de consolidation de la paix et de la cohésion sociale, selon le Sonkoglnaaba du Dima de Boussouma. A l’entendre, cette justice traditionnelle se fait dans le respect des valeurs, de la sagesse et de l’héritage du royaume. « Les instances coutumières prennent désormais toute leur place dans le règlement des différends, avec une ambition de contribuer à préserver l’harmonie sociale et à renforcer le vivre-ensemble », a-t-il indiqué.

Emil SEGDA

Bobo-Dioulasso : un conflit foncier dégénère à Léguéma

Kantigui a appris avec regret qu’un différend autour d’un lotissement dans le village de Léguéma (Arrondissement 3 de Bobo-Dioulasso) a failli virer au drame le 4 août 2026, lorsqu’un habitant de la localité, présenté comme un membre du Conseil villageois de développement (CVD) de Léguéma a tiré à balles réelles sur des propriétaires terriens. Selon le récit des faits, ledit membre du CVD, accompagné d’une prétendue délégation spéciale de la mairie de l’arrondissement 3, se serait présenté pour « récupérer » environ 300 hectares de champs destinés à un lotissement au nom de l’Etat. Il a été dit à (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Reforestation du couvert végétal : la campagne régionale du Guiriko lancée

La campagne régionale de reforestation 2026 dans la région du Guiriko a été officiellement lancée, le samedi 8 août 2026, sur le bosquet de l’Université Nazi-Boni (UNB), à Bobo-Dioulasso. Placée sur le thème « Une institution, un bosquet », l’initiative vise à inscrire la restauration du couvert végétal dans la durée, en associant les institutions à la création et à l’entretien d’espaces boisés.

La région du Guiriko a donné le ton à sa campagne régionale de reforestation. La cérémonie s’est tenue sur le bosquet de l’Université Nazi -Boni, situé au secteur 22 de Bobo-Dioulasso, le samedi 8 août 2026, sous la présidence du gouverneur de la région, Mariama Konaté. Selon elle, le choix du site universitaire traduit la volonté de donner à l’opération une dimension à la fois environnementale et pédagogique. D’une superficie de trois hectares, le bosquet est appelé à servir de « laboratoire naturel » pour la recherche scientifique ainsi que pour la formation pratique et continue des étudiants.

Le thème « Une institution, un bosquet » vise, selon les autorités régionales, à responsabiliser les structures dans la création et le suivi d’espaces végétalisés. Pour le gouverneur de la région du Guiriko, la réussite de la campagne ne devra pas se mesurer uniquement au nombre d’arbres plantés, mais également à leur capacité à se maintenir dans le temps. Elle a rappelé les enjeux liés à la dégradation du couvert végétal. Selon les chiffres présentés lors de la cérémonie, le Burkina Faso a perdu près de 47% de ses superficies forestières entre 1992 et 2014, avec une progression annuelle estimée à 247 145 hectares.

« L’objectif affiché dans la région est d’obtenir un taux de survie d’au moins 75 % des plants », a indiqué Mariama Konaté. Pour le directeur régional des eaux et forêts du Guiriko, le colonel Hassime Rabo, le lancement régional s’inscrit dans la dynamique nationale de reforestation. Les opérations de reforestation, selon lui, doivent justement contribuer à compenser les pertes enregistrées chaque année. « Chaque année, nous perdons beaucoup d’hectares. A travers ces reboisements, nous pensons que nous allons compenser les pertes », a-t-il expliqué.

Un bosquet à vocation pédagogique

Au-delà de la mise en terre des plants, le directeur régional des eaux et forêts estime que ces campagnes constituent également des occasions de sensibiliser les popu- lations sur l’importance de l’arbre. Il a rappelé que plusieurs actions de reforestation ont été engagées au cours de la saison. Ces différentes opérations doivent contribuer, selon lui, à l’objectif national annoncé de 20 millions de plants au terme de la campagne 2026.

Pour le président de l’Université Nazi-Boni, Pr Hassan Bismarck Nacro, le bosquet a une vocation pédagogique. L’espace doit permettre aux étudiants et aux chercheurs de disposer d’un cadre pratique pour leurs travaux, notamment dans des domaines liés à la botanique, aux plantes médicinales et aux huiles essentielles. Une diversité d’espèces a été introduite sur le site. « 21 espèces ont été identifiées pour être mises en terre dans ce bosquet, avec notamment des espèces fruitières, médicinales et présentant un intérêt scientifique », a-t-il indiqué.

La question de l’entretien des plants figure également parmi les préoccupations. Il a annoncé qu’un dispositif d’approvisionnement en eau, comprenant notamment un forage et deux bassins, va être installé sur le site afin de permettre l’arrosage des plants pendant la saison sèche. Dans la région du Guiriko, le thème « Une institution, un bosquet » doit ainsi encourager les structures à créer leurs propres espaces boisés et à en assurer l’entretien. Sur le bosquet de l’Université Nazi-Boni, l’expérience doit également permettre de rapprocher les connaissances scientifiques des pratiques de terrain, à travers l’implication des enseignants et des chercheurs dans le suivi des espèces plantées et l’exploitation pédagogique du bosquet.

Noufou NEBIE

Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité : désormais, 3000 F CFA pour bénéficier des branchements électriques à Réo

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a organisé, le lundi 10 août 2026 à Réo, dans la province du Sanguié, la cérémonie de mise en exploitation officielle des infrastructures du Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité (PEDECEL).

Dans sa volonté de fournir de l’énergie électrique fiable et de qualité aux populations, l’Etat burkinabè a initié le Projet d’électrification et de développement des connexions à l’électricité (PEDECEL). La mise en exploitation officielle des infrastructures de ce projet est intervenue le lundi 10 août 2026 à Réo, dans la province du Sanguié, par le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, et des collègues du gouvernement, dont Rodrigue Edasso Bayala, natif de la localité.

Selon le ministre en charge de l’énergie, pour résoudre la question énergétique, il faut agir sur plusieurs leviers à la fois. Parmi ces leviers, il y a l’augmentation de la capacité de production et le renforcement de la densification du réseau parce que l’énergie produite doit être distribuée aux utilisateurs finaux que sont les ménages et les entreprises, pour ainsi accompagner l’industrialisation du pays. « Pendant longtemps, le taux d’électrification a été plombé par des problèmes d’ordre financier.

C’est pourquoi, nous avons entrepris, à travers ce projet, de densifier le réseau, de construire davantage de lignes, de participer à l’éclairage public afin de lutter contre l’insécurité dans les centres urbains et périurbains », a-t-il fait savoir. Le ministre Gouba a ajouté qu’un système innovant a été mis en place permettant ainsi de rendre l’électricité accessible à la population.

Le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, a indiqué que l’innovation essentielle du PEDECEL réside dans son ambition de lever l’un des obstacles majeurs à l’accès à l’électricité : le coût initial du raccordement des ménages. A l’écouter, le projet propose un mécanisme qui consiste à différer le paiement des frais d’abonnement et de raccordement, permettant ainsi un accès plus facile des ménages à l’électricité.
En effet, grâce à ce système, il faut débourser seulement 3 000 F CFA pour un abonnement et le reste du montant sera recouvré avec des facilités sur une période de 36 mois, soit 3 ans. « Dans sa configuration actuelle, le PEDECEL couvre 65 communes urbaines et rurales réparties dans 10 régions administratives du Burkina Faso.

« Des résultats concrets »

Des membres du gouvernement et bien d’autres ont assisté à la cérémonie à Réo.

Il vise principalement à accroître la couverture du réseau de distribution et à renforcer les capacités opérationnelles de la SONABEL », a-t-il précisé. Et d’ajouter que la mise en œuvre du projet produit déjà des résultats concrets, en témoignent les résultats suivants : 10 localités mises sous tension ; 19 684 ménages raccordés au réseau électrique ; 33 kilomètres de lignes moyenne tension réalisés ; 631 kilomètres de lignes basse tension réalisés ; 56 postes de distribution HTA/BT réalisés ; 500 foyers d’éclairage public solaire réalisés.

Les réalisations sont prévues pour être réalisées jusqu’en décembre 2028 pour un coût total de 76 526 000 000 F CFA, financé par le gouvernement du Burkina Faso avec l’accompagnement de la Banque africaine de développement et de la Banque islamique de développement. Le préfet, Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Réo, Issaka Zagré, a exprimé sa gratitude au ministre de l’Energie et à ses collaborateurs ainsi qu’au gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré, pour le choix de Réo pour accueillir cette importante cérémonie de mise en exploitation des infrastructures du PEDECEL. Badjou Bako, militaire à la retraite, dispose d’un branchement grâce à ce mécanisme qui, selon lui, lève un obstacle pour certaines couches de la population.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

Cour de solidarité de Paspanga : Un don de plus de 8,4 millions FCFA pour restaurer la dignité des pensionnaires

Le Centre international d’Évangélisation Mission intérieure africaine (CIE/MIA), à travers l’Association Lydie, a remis le mardi 11 août 2026 à Ouagadougou un important lot de matériels et d’équipements au profit des pensionnaires de la Cour de solidarité de Paspanga.

L’association Lydie, bras social du Centre International d’Évangélisation (CIE), y a remis le mardi l11 août 2026, un lot important d’équipements et demateriel au profit des personnes âgées et de l’établissement. L’association a marqué un geste de solidarité en offrant un lot de matériel et d’équipements d’une valeur totale de 8 445 950 FCFA. Cette initiative vise à renforcer les capacités de l’institution et à améliorer le quotidien des pensionnaires.

La contribution, composée de plusieurs volets, touche directement différents aspects de la vie au sein de la Cour. Elle comprend la réfection de foyers pour la préparation des repas, la pose de deux extracteurs d’air dans la salle de garde, l’installation de 44 ventilateurs, soit un par dortoir, de deux climatiseurs dans le bureau administratif, ainsi que de trois téléviseurs. L’association a également confectionné des étagères pour faciliter le rangement des effets, remis 62 matelas en skaï, des intrants pour la fabrication du soumbala, des cartons de savon, ainsi que des plats et divers matériels.

2- Un important matériel offert au centre de solidarité de Paspanga, pour améliorer les conditions de vie ….

Selon la présidente de l’Association Lydie, Dr Hortense Karambiri, ce geste illustre une volonté de contribuer concrètement à l’amélioration des conditions de vie des pensionnaires, tout en renforçant les capacités de la Cour de solidarité de Paspanga dans sa mission sociale. « Un matelas, c’est un équipement simple, mais pour une maman, c’est la possibilité de dormir, de se reposer et de se relever sans épuisement. C’est redonner du sens à sa vie. La solidarité ne doit pas rester un vain mot : nous devons écouter, mais surtout agir sans tarder », a déclaré la responsable de l’association.

         

                         La solidarité doit devenir une culture

…. des pensionnaires

Elle a par ailleurs indiqué que cette cérémonie de remise rappelle une responsabilité collective. Elle a précisé que la solidarité ne peut être seulement une réaction ponctuelle face à la souffrance ; elle doit devenir une culture, une valeur, un engagement. « Aucun gouvernement, aussi engagé soit-il, ne peut relever seul tous les défis liés à la vulnérabilité et à l’exclusion sociale », a affirmé Hortense Karambiri. C’est pourquoi elle a lancé un appel à la communauté afin de s’approcher des pensionnaires, les écouter et agir pour leur redonner confiance et changer leur trajectoire.

Le Secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Émile Zabsonré, représentant la ministre de tutelle, a félicité l’Association Lydie pour cet élan de solidarité. « Ce geste va bien au-delà de sa valeur matérielle. Il traduit un engagement concret en faveur de la dignité humaine. L’État a la bonne volonté, mais il ne peut pas porter seul la prise en charge de toutes les vulnérabilités. Il est essentiel que la société civile et les bonnes volontés se mobilisent », a-t-il souligné.

Pour le secrétaire général du Ministère de la Famille et de la Solidarité, Emile Zabsonré, cette action illustre la nécessité d’une solidarité agissante et d’une synergie entre les pouvoirs publics, les organisations de la société civile et les partenaires,

Au nom des bénéficiaires, une représentante a exprimé sa profonde gratitude envers les donateurs, soulignant l’émotion et la joie qui animent l’ensemble des femmes hébergées.

Créée en 1985, la Cour de solidarité de Paspanga accueille aujourd’hui 57 femmes âgées, dont la plupart issues de la région du Nord, particulièrement de la province du Passoré (Yatenga).

Wamini Micheline OUEDRAOGO

  LINGANI (Stagiaires)

Crédit photo : Remi Zoeringré