Des bureaux de vote ont commencé avec une heure de retard

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A l’école primaire publique de Rimketa dans l’arrondissement 3 de Ouagadougou, le Bureau de vote (BV)  n°5 s’est ouvert avec un retard d’une heure. La cause absence de feuille pour le procès-verbal de la présidentielle et de feuille de dépouillement pour les législatives. 
Aussi au bureau de vote n °1 à  l’Ecole les leaders, à l’arrondissement 11, y avait une longue file qui attendait de voter, jusqu’à 7 h où on était sur les lieux, le bureau de vote n’était pas encore opérationnel. La raison : la liste des inscrits étaient  celle d’un autre centre de vote.
  Dans le même arrondissement,  à l’école Zemstaaba , les bureaux de vote  attendaient jusqu’à 7h50 leur matériel électoral.
A l’Ecole Widtoghin au BV n° 1 au quartier  Bendogo sur les trois listes d’électeurs une manquait. Des représentants de l’ UPC menaçaient de suspendre le vote jusqu’à ce que la 3è liste soit envoyée. Jusqu’à à 7h 30 mn une trentaine d’électeurs attendaient devant ce bureau de vote.
Sidwaya

Elections : Briefing de la Francophonie et de l’UE à Cheriff Sy

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Les observateurs de l’Union européenne des élections du 29 novembre 2015, conduits par la chef de la mission d’observation électorale de l’institution, Cecile Kashetu kyenge, ont  été reçus en audience par le président du Conseil national de la Transition,  Moumina  Cheriff Sy,  le vendredi 27 novembre 2015.
   Une délégation de la mission déployée au Burkina Faso par l’Union européenne pour l’observation des élections couplées, présidentielle et législatives du 29 novembre, et une autre de la Francophonie sont allées s’entretenir avec le président du Conseil national de la Transition (CNT), Cheriff Sy, le vendredi 27 novembre 2015.
Pour la chef de la délégation,Cécile Kashetu kyenge, cette visite  entre dans le cadre de leur mission d’observation électorale au Burkina Faso. Elle a indiqué qu’une déclaration préliminaire de leur observation   est attendue après le scrutin. La délégation a par ailleurs informé le président Cheriff Sy de la présence de 40 observateurs de courte durée. « Notre déclaration préliminaire que nous ferons le 1er décembre va faire ressortir tous les éléments que nous avons observés de la campagne électorale en passant par le déroulement du scrutin jusqu’au dépouillement », a-t-elle indiqué. Elle  a aussi souligné que les observateurs ont pu rencontrer les différents acteurs impliqués dans le processus électoral notamment les acteurs de la société civile, les différents partis politiques et les institutions. Sur son appréciation sur le déroulement de la campagne elle s’est refusée à tout commentaire. Elle a souligné que cela fera l’objet  de la même déclaration du 1er décembre 2015. « La supervision du processus électoral  est notre travail et nous n’avons pas encore terminé, nous allons observer le comptage et la compilation des résultats au niveau des communes mais aussi au niveau de la CENI », a fait comprendre Mme Kyenge.
Pour elle, la présence  de spécialistes pluridisciplinaires notamment des  analystes de données et des medias contribueront à faire un travail d’observation de qualité. A leur suite ce sont les observateurs de la Francophonie qui ont été reçus par le président du CNT, Cheriff Sy.
Moussa CONGO

Le Chef d’Etat-major général des Armées invite le RSP à déposer les armes

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Après concertation avec tous les Chefs d’Etat-major d’armée face aux graves tensions et risques d’affrontement entre les frères d’armes de nos Forces armées nationales dont les conséquences seraient imprévisibles pour tout le peuple burkinabè et la nation entière et compte tenu de la volonté toujours affirmée du Chef d’Etat-major général des Armées de renforcer la fraternité et la cohésion, je tiens à déclarer que chaque militaire ne devrait ménager aucun effort pour préserver la fraternité et la paix, par conséquent j’ordonne :

 Primo au Chef d’Etat-major particulier de la présidence du Faso

–  De relayer au RSP l’engagement des Chefs d’Etat-major de ne rien entreprendre pour nuire à la fraternité entre les personnels du RSP et les autres composantes de nos Forces armées nationales.

–  De rassurer les personnels du RSP que les personnels des autres unités ne nourrissent aucune hostilité à leur rencontre.

–  De les inviter à déposer les armes et les moyens de combat.

–  Et de se mettre immédiatement sous les ordres du Chef d’Etat-major général des Armées.

Secundo à tout Chef d’Etat-major d’armée

–  Prendre toutes les dispositions pour éviter tout affrontement et réserver un bon accueil aux frères d’armes du RSP# Sans aucune distinction.

Enfin, je demande aux populations du Burkina Faso de rester sereines et de faire confiance aux Forces armées nationales qui réaffirment leur engagement sans faille à préserver l’unité nationale.

Général de brigade Pingrenoma ZAGRE

Grand Officier de l’Ordre National

Crise au Burkina: les 13 points du Projet de Protocole d’accord 21/09/2015

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Les 13 points du Projet de Protocole d’accord

1. La libération sans condition des personnalités détenues au cours des événements du 17 septembre.

2. La restauration des autorités de la transition avec Kafando comme président.

3. Le retrait des militaires du gouvernement.

4. La reprise du processus électoral avec les élections au plus tard le 22 novembre

5. La CENI doit prendre toutes dispositions nécessaires pour la tenue de la nouvelle date ;

6. Le gouvernement organisera les élections.

7. Le CNT s’abstiendra de légiférer dans les matières autres que celles relevant des élections et des conclusions du présent accord.

8. Les personnes inéligibles pourront prendre part aux élections.

9. Toutes les réformes profondes telles que celles liées à la réforme de l’armée seront laissées à l’appréciation du gouvernement d’après transition.

10. La cessation de la violence.

12. Les Forces de Défense et de Sécurité assureront la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire national.

12. L’acceptation du pardon et de l’amnistie pour les conséquences liées à la présente crise.

13. Le comité des médiateurs veillera à l’application de ces recommandations.

c’est ce projet d’accord qui sera présente aux chefs d’États de la CEDEAO le mardi 22 SEPTEMBRE

Sidwaya

Burkina : proclamation du Conseil National pour la Démocratie

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Aujourd’hui 17 Septembre 2015, les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la nation et réunies au sein du Conseil National pour la Démocratie (CND), ont décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition.
Instauré à la suite de l’insurrection victorieuse du peuple des 30 et 31 Octobre 2014, le régime de transition s’est progressivement écarté des objectifs de refondation d’une démocratie consensuelle.
La loi électorale taillée sur mesure pour des individus et décriée par les instances et les hommes de droit, se dresse alors, comme un outil de négation des valeurs de notre peuple fondée sur l’esprit de justice, d’équité et de tolérance.
Cette loi a créé une division et une grave frustration au sein du peuple, érigeant deux catégories de citoyens.
Malgré les recommandations fortes des chefs d’Etats de la CEDEAO, malgré une condamnation ferme de la Cour de justice de la CEDEAO, enjoignant au Burkina Faso de lever tous les obstacles à la libre participation des candidats aux élections, le Conseil Constitutionnel va être instrumentalisé pour violer cette décision internationale.
La démocratie, c’est le droit de tout citoyen d’être électeur et d’être éligible !
La loi portant statut général des personnels des Forces Armées Nationales et celle portant code de l’information ont été promulguées à des fins personnelles et pour museler la presse.
Cette transition s’est également illustrée par des arrestations arbitraires en négation des règles de droit faisant le lit d’une justice sélective au service des vainqueurs.
Dans un contexte sécuritaire sous régional caractérisé par le terrorisme et le grand banditisme, la question militaire a été politisée et instrumentalisée.
Les propositions de l’armée visant un traitement adéquat des questions en suspens ont fait l’objet d’engagements solennels au plus haut niveau qui n’ont pas été respectées : le but ultime étant de créer une crise factice permanente au sein des forces de défense et de sécurité.
Nombre d’acteurs de cette transition se sont illustrés par des comportements aux antipodes des règles de bonne gestion de la chose publique.
Peuple du Burkina, patriotes et démocrates amis du Burkina, l’intervention du CND a pour but principal d’enclencher un processus cohérent, juste et équilibré devant conduire à la mise en place d’un système institutionnel robuste.
Ancré sur les principes cardinaux de la démocratie comme l’égalité politique devant la loi, la libre expression politique et l’alternance, ce système institutionnel sera le socle du développement socioéconomique partagé du Burkina Faso.
Pour faire place à cette exigence, les mesures immédiates suivantes sont prises :
1. Le Président de la Transition est démis de ses fonctions ;
2. Le gouvernement de transition est dissout ;
3. Le Conseil national de transition est dissout ;
4. Une large concertation est engagée pour former un gouvernement qui se dévouera à la remise en ordre politique du pays et à la restauration de la cohésion nationale pour aboutir à des élections inclusives et apaisées.
Le CND voudrait également rassurer la communauté régionale et internationale, les partenaires au développement de sa détermination à respecter les accords qui engagent le Burkina Faso.
Peuple du Burkina, le Conseil National pour la Démocratie appelle tous les Burkinabè à soutenir activement et massivement dans un esprit de tolérance et de solidarité, le processus de reconstruction politique engagé dans le calme, la discipline et le travail.

QUE DIEU PROTEGE LE BURKINA FASO. 

 

Le Conseil National pour la Démocratie (CND).

Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition : Une invite à des élections apaisées et transparentes au Burkina

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Le Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF) a tenu sa quatrième et dernière session, le mardi 15 septembre 2015, à la salle des Banquets de Ouaga-2000. A l’orée de la présidentielle et des législatives du 11 octobre prochain, les représentants de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’ONU ont appelé l’ensemble des acteurs de la scène politique burkinabè à préserver la paix pour bien parachever la Transition.
Evaluer la Transition et inciter les acteurs politiques burkinabè à des élections démocratiques, libres, transparentes et pacifiques. Tel était le but visé par la quatrième session du Groupe international de suivi et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF). Les responsables du CISAT-BF, notamment le président de la commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahel, Pierre Buyoya, l’envoyé spécial de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas ont rencontré le 15 septembre les autorités de la Transition, la classe politique et les représentants d’Organisations de la société civile (OSC), le corps diplomatique et les Partenaires techniques et financiers à Ouaga-2000.
A la fin de la session, le porte-parole du GISAT-BF, Pierre Buyoya, a dressé le constat général que la Transition se trouve sur de bons rails. « Les échanges que nous avons eus avec le président du Faso, Michel Kafando, le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, et les autres acteurs nous ont indiqué qu’au plan politique, le climat est favorable aux élections. Au plan financier, les moyens sont disponibles et au plan social il y a un certain apaisement », a-t-il indiqué. Les membres du GISAT-BF ont félicité les autorités de la Transition, les partis politiques, les OSC et l’ensemble du peuple burkinabè et ont demandé à tous d’avoir « le même comportement jusqu’au bout pour que cette Transition soit vraiment exemplaire ». Les représentants de la communauté internationale ont remercié les différents partenaires qui contribuent à la réussite de la Transition.
« Ce qui s’est passé jusqu’à présent fait la fierté du Burkina Faso et de l’Afrique. Nous souhaitons que ça soit toujours ainsi et que les élections du 11 octobre soient un nouvel évènement dans la consolidation de la démocratie dans ce pays, dans la sous-région et tout le continent », a lancé M. Buyoya.
A l’ouverture des travaux, le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, a indiqué que la dernière session du GISAT-BF a relevé l’importance particulière de cette session. A quelques semaines des élections et de la fin de la Transition, Kadré Désiré Ouédraogo a exhorté tous les acteurs politiques à aller résolument dans le sens indiqué par tous les amis du Burkina Faso y compris, en recourant exclusivement aux voies légales pour défendre leurs intérêts. « La responsabilité leur incombe d’encourager leurs militants et partisans à faire preuve de retenue et de maturité en toutes circonstances dans leurs comportement comme dans l’expression de leurs positions », a-t-il poursuivi.

Recourir aux voies légales de manière pacifique

La CEDEAO a appelé les forces de défense et de sécurité ainsi que les forces vives de la nation burkinabè à s’abstenir dans cette phase délicate, de toute initiative pouvant mettre en péril la bonne conclusion du processus de la Transition. « L’intérêt du peuple burkinabè vaut tous les sacrifices ! », a lancé le président de la commission de la CEDEAO aux fils et filles du « pays des Hommes intègres ». L’envoyé spécial de l’ONU, Mohamed Ibn Chambas, a également félicité les acteurs politiques burkinabè pour le sens de responsabilité qu’ils ont démontré avec l’adoption du pacte de bonne conduite. « Nous les encourageons à exprimer leurs positions par des voies légales et politiques et de manière pacifique tenant compte de l’intérêt supérieur de la nation burkinabè », a mentionné Ibn Chambas.
La communauté internationale a-t-il promis, restera engagée pour le retour à l’ordre constitutionnel normal par des élections apaisées et crédibles fondées sur une large adhésion populaire, gage de l’enrichissement de la démocratie participative et conformément aux aspirations légitimes du peuple burkinabè. Par ailleurs, le président de la Transition, président du Faso, Michel Kafando, a fait un bilan avant-terme de la Transition. Il a aussi relevé la signature du pacte de bonne conduite le 21 août 2015 par les acteurs politiques, les médias et les OSC afin d’encadrer et de discipliner la campagne électorale et les scrutins. Dans le même temps, a-t-il précisé, le gouvernement de la Transition a poursuivi sa mission d’œuvrer à une véritable réconciliation nationale, de relever les défis en matière de gouvernance politique, de répondre aux besoins de base des populations vulnérables…
« Si les premiers mois de la Transition ont été consacrés à la réorganisation de l’administration et des institutions, la période qui a suivi a permis d’orienter de façon décisive l’action gouvernementale vers d’autres préoccupations, notamment économiques et dans le domaine du développement », a-t-il soutenu. Au plan sociopolitique, a ajouté le président du Faso, le gouvernement de la Transition continue de privilégier le dialogue social et la concertation pour résoudre tout différend, aplanir les divergences et partant, préserver la paix et la concorde nationale.
Bachirou NANA
Fabiola OUEDRAOGO (Stagiaire)

L’«Independence Day» des USA : Tulinabo Mushingi annonce une batterie d’aides au Burkina Faso

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Le 4 juillet est la date-anniversaire de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique (USA). A cette occasion, les Américains partout où ils sont,  marquent un arrêt pour célébrer l’accession à l’indépendance de leur pays. Et c’est ce que l’ambassadeur des USA au Burkina Faso, Tulinabo Mushingi, a fait cette année encore en offrant un dîner, le samedi 4 juillet 2015 au sein de l’institution à Ouagadougou pour commémorer le 239ème anniversaire de l’indépendance du « pays de l’oncle Sam ». 
C’est avec un hommage bien mérité au peuple burkinabè que l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Tulinabo Mushingi, a débuté la commémoration du 239ème anniversaire de l’accession à l’indépendance  (Independence Day en anglais) de son pays au sein de l’institution à Ouagadougou, le samedi 4 juillet 2015. « Représentants du gouvernement burkinabè, peuple burkinabè, je vous félicite pour tout ce que vous avez fait jusqu’à présent pour amener le Burkina Faso dans les rangs démocratiques. (…) c’est à vous de canaliser et faire prospérer l’espoir suscité par cet élan de patriotisme, de soif de démocratie et de quête d’un avenir meilleur pour sa jeunesse », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Comme le président Obama a dit au début de cette année, se projeter vers l’avenir au lieu du passé…c’est cela qui nous rend fort. En d’autres termes, comme on le dit ici : plus rien ne sera comme avant ».
 Cette citation lui a valu un tonnerre d’applaudissements et a suscité des éclats de rires au sein surtout de la partie burkinabè sortie nombreuse pour soutenir leurs frères américains. Le diplomate américain s’est dit heureux de savoir que le partenariat entre son pays et le Burkina Faso reste une coopération fructueuse et croissante surtout dans les secteurs comme la sécurité, le développement économique, la bonne gouvernance et la santé. Au passage, le diplomate américain a exprimé ses sincères condoléances aux familles éplorées des soldats du bataillon «Badenya» morts au Mali pour la cause de la paix.  Il a profité de cette occasion pour annoncer une batterie d’aides que son pays va apporter au Burkina Faso. « A partir de cette année, le gouvernement américain va augmenter son investissement dans la lutte contre le paludisme à hauteur de 7 milliards de FCFA (…).
Le Burkina Faso a été désigné comme un des pays sur la liste restreinte des 17 pays dans le monde à recevoir l’aide des Etats-Unis dans le cadre du nouveau programme ’’Global Health Security Agenda (GHSA)’’. Plus de 15,5 milliards de FCFA seront investis en vue de préparer le Burkina Faso à riposter contre des risques potentiels de maladies infectieuses», a-t-il fait savoir. Et, a-t-il poursuivi, une équipe d’experts des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies sera déployée pour renforcer les capacités du ministère de la Santé. En matière d’aide à la croissance économique, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso a indiqué que son pays va investir plus de 55 milliards de F CFA jusqu’en 2017 dans le Programme de résilience au Sahel (RISE). Et d’ajouter qu’il va financer la participation de quatre jeunes entrepreneurs burkinabè au sommet mondial sur l’entrepreneuriat qui se tiendra au cours de ce mois à Nairobi au Kenya.

« Inclure l’inclusion »

Pour ce qui concerne la bonne gouvernance, outre le financement des élections à hauteur de plus de 1,5 milliard de F CFA, M. Mushingi a révélé que son gouvernement va faire bénéficier le Burkina Faso d’un nouveau programme pour promouvoir la responsabilité démocratique et le contrôle parlementaire avec un investissement initial d’environ 580 millions de F CFA. Cela, en vue de créer une assemblée nationale forte et démocratique. Concernant ce secteur surtout et faisant allusion aux élections à venir, il a insisté sur la nécessité d’inclure l’inclusion dans toutes les sphères de décisions comme prôné dans la déclaration d’indépendance des USA. Car à l’entendre, c’est ce qui va assurer une cohésion sociale et renforcer la démocratie dans le pays. Une fois de plus, l’Homme a été fortement acclamé pour cette prise de position.
En réponse à cette préoccupation de la représentation diplomatique américaine au Burkina Faso,   le ministre délégué en charge de la Coopération régionale, Moussa Nébié, chef de la délégation gouvernementale forte de plus de six ministres, a souligné que  le gouvernement burkinabè est en train de tout mettre en œuvre, avec la participation de toutes  les composantes de la société et des formations politiques,  pour mener à bon port la Transition et organiser les élections à bonne date comme prévue. Il a remercié le gouvernement américain pour toutes ses actions en faveur du développement  et de la bonne gouvernance au «pays des Hommes intègres ». Et de se réjouir de la bonne collaboration entre les deux pays qu’il souhaite voir prospérer les années à venir. A chaque 4 juillet, les Américains commémorent la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique qui fut proclamée le 4 juillet 1776 par les treize colonies britanniques en Amérique du Nord.  Elle marque selon eux l’indépendance du pays vis-à-vis des Britanniques. Ce jour est l’occasion de fête et de cérémonies célébrant l’histoire du pays, son gouvernement et ses traditions.
Somborigna Djélika DRABO

Présidentielle 2015 : Zéphirin Diabré investi par l’UPC

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L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé  un congrès extraordinaire, les 27 et 28 juin 2015, à Ouagadougou sur le theme : « Désignation et investiture du candidat de l’UPC aux élections du 11 octobre  2015.»  A l’issue des travaux, le président du parti, Zéphirin Diabré, a été désigné pour défendre les couleurs du parti à l’élection présidentielle d’octobre prochain.
Sans surprise, le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, a été investi candidat  du parti à l’élection présidentielle du 11 octobre prochain. C’était au cours du  congrès extraordinaire du parti, tenu les 27 et 28 juin 2015, à Ouagadougou. Pendant deux jours, la cuvette du palais  des sports de Ouaga 2000 était parée aux couleurs du parti du lion. Des militants venus des 45 provinces du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la France… ont réitéré, dans une atmosphère festive, leur adhésion aux idéaux de l’UPC et en son président, Zéphirin Diabré.
Des représentants des partis politiques d’obédience libérale arrivés de la Guinée Conakry, du Mali, de la République  démocratique du Congo (RDC) sont venus prêter main forte à leur camarade libéral, Zéphirin Diabré. « Nous, militantes et militants de l’UPC, réunis en congrès extraordinaire les 27 et 28 juin 2015, décidons que Zéphirin Diabré (…) est investi par acclamations, candidat de l’UPC à l’élection présidentielle du 11 octobre ». A la lecture de cette phrase par le vice-président de l’UPC, Denis Nikièma, la salle est devenue plus euphorique et Zéphirin Diabré n’a pas hésité à faire  la ronde pour témoigner sa reconnaissance à ce monde qui a placé sa confiance en lui, en le désignant comme candidat.
Après ce bain de foule, Zéphirin Diabré est invité à prendre place sur le fauteuil d’investiture. Devant lui, une carte du Burkina Faso taillée dans une large planche est placée sur un chevalet. Le maître de cérémonie invite les représentants des 13 régions du Burkina Faso à venir déposer l’image délimitée de chaque région sur la carte. Un signe pour dire que le candidat de l’UPC est celui de l’unité et de tous les Burkinabè, sans distinction. Un autre symbole marquant la cérémonie a été la remise à « Zeph », d’un chèque de 25 millions de F CFA, représentant le montant de la caution de sa candidature à la présidentielle.
Un geste de tous les militants du parti.
Mais qui est Zéphirin Diabré ? L’homme  qui va défendre les couleurs de l’UPC à la présidentielle d’octobre prochain est né le 26 août  1956 à Ouagadougou. Originaire du village de Foungou, dans le département de Gomboussougou, province du Zoundwéogo, il est docteur en sciences de gestion de l’Université de Bordeaux en France. Rentré au pays en 1987, il dispense des cours en tant que  professeur assistant de gestion à la faculté des Sciences économiques et de gestion à l’Université de Ouagadougou. Il dispense également des cours à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).
En 1992, il a été élu député à l’Assemblée nationale. L’homme qui espère occuper le palais de Kosyam au soir du 11 octobre prochain a été deux fois ministre. Il a dirigé le ministère du Commerce, de l’industrie et des mines et celui de l’Economie et des Finances entre 1992 et 1996. En septembre 1996, il est nommé président du Conseil économique et social (CES). Réélu député en 1997, Zéphirin Diabré démissionne de son poste de président du CES et de celui de député au profit de son suppléant. En 1998, au moment où il travaillait avec l’économiste Jeffrey Sachs comme chercheur associé à l’Institute for international développement, il est  admis au PNUD en tant que directeur général adjoint.
En janvier 2006, il démissionne du PNUD pour rejoindre le groupe français du nucléaire AREVA comme président Afrique et Moyen orient.
Zéphirin Diabré  organise avec des camarades en 2009, un forum sur l’alternance, à l’issue duquel  l’idée  de création d’un parti politique  germe. Le 1er mars 2010, il porte sur les fonts baptismaux  avec des camarades, l’Union pour le progrès et le changement (UPC).

Le leadership de « Zeph » salué !

A cette occasion, le président de l’UPC a remercié tous les militants pour la confiance placée en lui. A ses camarades libéraux venus d’ailleurs, il a dit  sa reconnaissance. « En choisissant de faire la politique, j’ai choisi d’être au service des Burkinabè. Nous avons décidé d’aller à la bataille du 11 octobre parce que nous avons une ambition, un projet  pour ce pays. Nous avons décidé d’aller à cette bataille parce que nous aimons ce pays », a-t-il lancé à la salle acquise à sa cause. Il a indiqué que son rêve est de faire  du pays des Hommes intègres  une nation forte.
Pour y parvenir, il  entend exploiter un « puissant levier » qu’est l’identité nationale. Et d’ajouter que les pays asiatiques comme le Japon, la Chine, Singapour  et Taïwan ont pu se développer parce qu’ils ont su valoriser leur culture. Il a par ailleurs précisé que la jeunesse sera une cause à défendre d’autant plus qu’elle est le fer de lance de la nation. « Nous  allons exploiter judicieusement les avantages de la modernisation pour offrir à ces citoyens, un bien-être durable», a promis Zéphirin Diabré.
Une dizaine de partis politiques burkinabè sont venus apporter leur soutien à l’UPC. Parmi eux, l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), le Parti de la renaissance nationale (PAREN), le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), l’Espoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le Faso Autrement, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA)… Tous les représentants desdits partis ont salué le leadership de Zéphirin Diabré lorsqu’il occupait le poste de chef de file de l’opposition burkinabè.
« S’il n’est pas le fondateur de la vraie opposition démocratique sous la IVe République, il en est, en tout cas, l’amplificateur décisif qui a su crédibiliser cette autre face de la politique qu’est l’opposition politique et donner un sens concret au concept d’alternance », a souligné Moïse Nignan Traoré du CDP. Jean-Hubert Bazié du parti de l’Espoir dira de lui qu’il est un homme de foi, capable d’organisation, de rassemblement, de mobilisation et de sacrifice. « Vous avez une haute idée de votre devoir de dirigeant d’un parti qui compte dans ses rangs des hommes de valeur, d’honneur et de dignité qui crédibilisent votre image et valident votre engagement », a-t-il dit. Simon Compaoré du MPP n’en dira  pas le contraire.
 Karim BADOLO

Présidence du Parlement panafricain

La députée camerounaise, Marie Rose Effa Nguissi, s’est entretenue, le mercredi 6 mai 2015 au siège du Conseil national de la Transition (CNT) avec le vice-président de l’institution, Honoré Nombré. La députée est venue solliciter le soutien du Burkina Faso au poste de la présidence du Parlement panafricain auquel le Cameroun est candidat.
Le Cameroun est candidat pour le poste de la présidence du Parlement panafricain. L’élection est prévue ce mois au cours de la session ordinaire dudit parlement. Et c’est à cette cause que la députée Effa Marie Rose Nguissi est présente au Burkina Faso. Elle a été reçue en audience par le vice-président du Conseil national de la Transition (CNT), Honoré Nombré, le mercredi 6 mai 2015. «Je suis venue ici en tant que Parlementaire, membre du Parlement panafricain pour rencontrer le président du CNT et lui transmettre un pli fermé du président de l’Assemblée nationale du Cameroun», a-t-elle laissé entendre à sa sortie d’audience.
Elle a expliqué  que lors de cette session,  les bureaux du Parlement panafricain seront renouvelés et à cette occasion, l’actuel premier vice-président du Parlement, Roger Nkodo Dong est candidat pour la présidence. «Raison pour laquelle, je suis venue voir mes collègues du Burkina Faso pour qu’ils soutiennent cette candidature», a-t-elle déclaré. Elle dit espérer compter sur les députés du Burkina Faso pour hisser leur candidat au sommet du Parlement panafricain. «Il y a d’autres candidats et s’ils réussissent à gagner et que mon candidat perd, ce sera la démocratie; mais je crois vivement que mon candidat a de très fortes chances de passer », a-t-elle fait savoir.
Rassihdatou 
OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Etats généraux de la justice : un pacte pour un nouveau départ

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Les rideaux sont tombés sur les assises des états généraux de la justice, le samedi 28 mars 2015. Les travaux ont été couronnés par la signature d’un pacte national pour le renouveau de la justice. Un document riche de 114 articles qui, s’il venait à être mis en application, va donner un souffle nouveau à l’appareil judiciaire burkinabè.
Les états généraux de la justice ont accouché d’un pacte national pour le renouveau du 3e pouvoir. Pendant quatre jours de travaux, qui ont réuni à Ouagadougou toutes les couches socioprofessionnelles, les acteurs ont passé au peigne fin les maux qui gangrènent l’appareil judiciaire. Ensuite, ils ont, d’une même voix, proposé une ordonnance pour le renouveau de la justice. Ce document, fort de 114 articles, a été signé à la cérémonie de clôture, le samedi 28 mars 2015 à Ouagadougou. Il a été unanimement paraphé par les plus hautes autorités dont le chef de l’Etat, Michel Kafando, le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, le président du Conseil national de la Transition Chériff Sy, et le premier président de la Cour de cassation Thérèse Traoré. Le document qu’on pourrait qualifier d’acte de renaissance de la justice burkinabè, illustre dans les moindres détails, les mécanismes politico-administratifs devant concourir au rayonnement et à la dynamisation de l’appareil judiciaire. C’est le mémento qui permettra sans nul doute à la justice du pays de conquérir ses lettres de noblesse via son indépendance, son autonomie et l’équité.

Punir les coupables de l’insurrection

Le pacte recommande dans son chapitre 7, qu’un mécanisme de veille, de suivi et d’interpellation soit mis en place afin de garantir et assurer le respect des engagements. Dans l’article 4, le pacte formule qu’il est impératif de rendre effectif la séparation des pouvoirs et rendre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) indépendant et autonome vis-à-vis de l’administration et de l’exécutif. L’article 27 soutient la création d’un corps de police judiciaire chargé des enquêtes. Dans le même ordre d’idées, le pacte consacre en son article 37, la poursuite des acteurs des crimes et délits commis à l’occasion de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
La ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux Joséphine Ouédraogo, dans son discours de clôture, s’est réjouie de la manière dont les échanges ont été menés. « Toutes les opinions étaient permises (…). Plus d’une centaine de propositions ont été exprimées sous la forme d’engagements précis, touchant tous les contours de la magistrature et du système judiciaire dans ses rapports avec les autres membres de la société », a-t-elle indiqué. Selon elle, la prochaine étape dans le processus va consister à la mise en chantier de la loi qui consacrera le statut et les attributions dudit mécanisme encore appelé Autorité de mise en œuvre du pacte (AMP). En dépit des contingences politiques, matérielles, institutionnelles et financières, la Garde des Sceaux dit être confiante que la réalisation des engagements pris au cours des états généraux repose sur l’éveil des consciences et l’adhésion des acteurs du monde judiciaire aux principes d’intégrité, de droiture, et de respect du justiciable.
Le président de la Transition, Michel Kafando, a précisé que ledit pacte va permettre à la justice de se débarrasser du joug de la corruption, de l’aliénation et bien d’autres vices. « La justice est basée désormais sur une indépendance réelle », a affirmé le président du Conseil supérieur de la magistrature. Il a, en outre, rassuré qu’avec les nouvelles mesures, la place et le rôle des acteurs de l’administration de la magistrature seront une référence pour la démocratie au « pays des Hommes intègres ».
Wanlé Gérard COULIBALY
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Beyon Romain NEBIE