Le comité national d’organisation de la IIe édition de la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a animé une conférence de presse, vendredi 23 octobre 2026, pour annoncer l’événement qui se tiendra, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou.
La IIe édition de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité se tient, du 26 au 30 octobre 2026, à Ouagadougou. Des activités de sensibilisation, de formation et d’échanges visant à renforcer la prévention et la sécurité dans le cyberespace sont au programme. C’est le comité d’organisation de l’événement qui l’a dévoilé, vendredi 23 octobre 2026, lors d’une conférence de presse. Cette édition, placée sur le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime », sera organisée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), sous l’égide du ministère de la Sécurité.
Selon le commandant de la BCLCC, Bayi Akim Nignan, l’initiative vise à renforcer la prévention et la résilience collective face aux menaces cybernétiques. Il a précisé que l’événement permettra de promouvoir une culture nationale de cyberprudence et de citoyenneté numérique responsable, de renforcer la coopération entre les acteurs de l’écosystème numérique et d’encourager la conception de solutions technologiques locales de lutte contre la cybercriminalité. L’initiative vise également à restaurer la confiance des citoyens dans les services numériques et financiers et à réduire les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme par le numérique, a indiqué le commandant Nignan. Il a confié que le développement rapide des technologies de l’information et de la communication a transformé la société et l’économie.
Mais, a-t-il prévenu, cette évolution s’accompagne d’une hausse inquiétante des actes de cybercriminalité qui fragilisent la sécurité des citoyens, la stabilité des institutions et la confiance dans le numérique. Il a soutenu qu’entre 2020 et 2025, la BCLCC a enregistré un préjudice financier de plus de neuf milliards F CFA résultant de diverses formes d’escroqueries et d’infractions commises dans le cyberespace national. Le commandant a précisé que les infractions les plus fréquentes sont la cyber-escroquerie, le chantage à la vidéo, les atteintes aux systèmes informatiques et la diffusion de contenus illicites à travers de fausses informations. Il a relevé d’autres menaces, notamment la désinformation, les deepfakes, les discours haineux et les appels à la violence sur les réseaux sociaux, souvent amplifiés par les technologies d’intelligence artificielle. Bayi Akim Nignan a appelé la population à éviter l’usage malveillant des solutions technologiques, notamment l’intelligence artificielle, ainsi qu’à faire preuve de vigilance dans l’utilisation des boutiques d’applications telles que Play Store et l’App Store d’Apple.
Membre du comité national d’organisation, Idrissa Ouédraogo, a indiqué que la lutte contre la cybercriminalité exige une adaptation permanente aux évolutions technologiques. C’est pourquoi il a invité chacun à se méfier des promesses faciles. Outre Ouagadougou, plusieurs activités sont annoncées dans d’autres villes du pays, notamment des panels, des journées portes ouvertes et un tournoi de maracana.
Aly SAWADOGO
Rasmatou OUEDRAOGO



