Retrait des permis de conduire : une quarantaine de dossiers examinée

Pendant 48h, la commission aura à examiner une quarantaine de dossiers d’accidents de circulation.

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) a tenu la troisième session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC), le lundi 26 octobre 2026, à la gare routière de Boromo. L’ouverture de la session de 48h a été présidée par le haut-commissaire de la province, Martin Bado, représentant le gouverneur de la région de Bankui.

Après les gares routières de Tampouy à Ouagadougou et de Pouytenga dans la province du Kouritenga, l’honneur a échu à la gare routière de Boromo, important pôle de transport et de mobilité dans la province des Balé, région de Bankui, d’accueillir, du 26 au 27 octobre 2026, la 3e session foraine de la Commission technique spéciale de retrait du permis de conduire (CTSRPC). L’activité a été placée sous la présidence du gouverneur de la région, représenté par le haut-commissaire de la province des Balé, Martin Bado.

Elle a réuni une diversité d’acteurs dont des conducteurs mis en cause, les différentes composantes d’acteurs du domaine de la mobilité, des procureurs de tribunaux de grande instance, la gendarmerie et la police nationale et des experts de la sécurité routière.
L’objectif de la session a été de faciliter le renforcement de la sécurité routière par le rapprochement de la CTSRPC des usagers et des acteurs provinciaux et régionaux à travers l’examen des dossiers à elle soumis et la conduite d’actions de sensibilisation sur les risques d’accidents de la circulation. En effet, elle s’est penchée, au cours des 48h, sur une quarantaine de dossiers liés à des accidents de circulation dont 28 ont concerné les régions de Bankui et du Sourou. Le directeur régional chargé des transports, Souleymane Zongo, a relevé que les dossiers soumis à la commission sont des procès-verbaux de tribunaux impliquant des chauffeurs auteurs d’accidents « graves ». Les experts auront la charge d’analyser ces dossiers en examen afin de proposer des avis.

Donner de la visibilité à la commission

Le directeur de la circulation routière et de la normalisation à la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM), Baowendmanegré Zoungrana, représentant le directeur général, a soutenu que la CTSRPC a en charge d’examiner des dossiers et des
procès-verbaux d’accidents, de donner des orientations et de formuler des recommandations. Il a précisé qu’il peut arriver que la commission propose la suspension du permis de conduire, son retrait ou sa restitution ou encore un recyclage du mis en cause.

A l’en croire, le choix de Boromo s’explique par sa position stratégique de ville traversée par la RN 1et le constat d’événements malheureux liés à l’insécurité routière dans la zone. Face à cela, la DGTTM a opté d’approcher la population de cette localité afin de la sensibiliser pour une conduite responsable et plus sûre sur les routes, a expliqué celui qui a affirmé que la session ne vise pas seulement la répression. Le représentant du syndicat des transporteurs routiers, Issouf Soma, et l’un des chauffeurs mis en cause, Ismaël Yamponi, apprécient positivement l’organisation de cette session qui contribue au recadrage et à la maîtrise des règles et du Code de la route.

Le président de la délégation spéciale de Boromo, Isaï Wenonga Bamogo, a indiqué que l’organisation de la présente session crée une proximité entre les institutions et les populations et favorise des échanges avec les acteurs locaux du transport routier. Il a déclaré que la sécurité routière concerne tout le monde. Elle exige alors de la vigilance, du respect des règles et de la responsabilité partagée. Présidant l’ouverture de cette 3e session, le représentant du gouverneur, Martin Bado, a rappelé les statistiques du ministère de la Sécurité qui font état de 15 853 accidents de circulation, dont 12 858 blessés, et 910 décès enregistrés au Burkina Faso entre le 1er janvier et le 30 septembre 2026.

Pour inverser la tendance, le gouvernement a multiplié les actions en faveur de la sécurité routière, dont le renforcement du cadre réglementaire de la CTSRPC. « La mise en place et l’opérationnalisation de cette commission visent à instaurer la discipline sur nos routes et à responsabiliser les conduc-teurs », a déclaré le haut-commissaire des Balé. Il a conclu que la tenue de cette session foraine se propose de rendre visible la CTSRPC qui, malgré son rôle stratégique, reste peu connue du grand public.

Yacouba BELEM

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