
L’association Laanon a organisé, les 30 et 31 octobre 2026, à Ziniaré, la première édition des Journées de la résilience au féminin (JRF). A l’occasion, une cinquantaine de femmes ont bénéficié de formation en teinture et en confection de Kôkô Dunda, avec des kits d’installation à la clé.
Après Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, les femmes de Ziniaré ont été invitées à réfléchir à leur épanouissement personnel et à leur indépendance économique. Du 30 au 31 octobre 2026, elles ont pris part à des échanges d’expériences et à des communications autour de la résilience, de l’entrepreneuriat et du leadership féminin. L’initiative était de l’association Laanon, promotrice des premières Journées de la résilience au féminin (JRF). Elles se sont tenues sur le thème : « Investir en soi : bâtir sa résilience face aux défis de la vie ». Pour la présidente de l’association Laanon, Aïcha Dabré, l’autonomisation des femmes ne se résume pas à leur transmettre des compétences professionnelles. Elle passe également par le renforcement de leur confiance en elles et leur capacité à surmonter les épreuves. « Pour permettre à une femme d’avancer, il ne suffit pas de lui donner des compétences et des opportunités. Il faut aussi l’aider à croire en elle, à surmonter les épreuves et à retrouver sa capacité d’agir », a-t-elle souligné.
Selon elle, ces journées ont permis de donner à l’autre moitié du ciel, des outils pour mieux faire face aux difficultés de la vie et saisir les opportunités économiques. Mme Dabré s’est dit convaincue que « chaque femme qui investit en elle-même contribue à bâtir une famille plus forte et une communauté plus forte ». Créée en 2017, l’association Laanon fait de l’accompagnement des femmes vers l’entrepreneuriat l’un de ses principaux engagements. Sa présidente a toutefois reconnu que ces journées ne suffisent pas, à elles seules, à résoudre toutes les difficultés des femmes. Elle a ainsi appelé les autorités, les collectivités territoriales, les institutions et les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement, à multiplier les formations et à soutenir davantage les initiatives féminines.
La résilience, une force à cultiver
Marraine de cette première édition, la présidente de la coordination communale des femmes de Ziniaré, Jeanne Kaboré, a invité les participantes à accorder une place plus importante à leur développement personnel. Elle a relevé que les femmes consacrent beaucoup de temps à leurs enfants, à leurs conjoints, à leurs parents et à leurs communautés, parfois au détriment de leurs propres aspirations. « Investir en soi n’est pas être égoïste. C’est reconnaître sa propre valeur », a-t-elle affirmé. Pour elle, la résilience ne signifie pas ne jamais souffrir, pleurer ou douter. Elle consiste plutôt à apprendre à affronter les difficultés, à rechercher du soutien et à retrouver progressivement la force d’avancer. Mme Kaboré a encouragé ses consœurs à ne pas renoncer à leurs rêves et à poursuivre leur apprentissage. Représentant la gouverneure de la région de Oubri, Assétou Barry Sy Traoré, sa conseillère technique, Clarisse Bagaya, a salué une initiative qui contribue au renforcement des capacités des femmes. Elle a rappelé leur rôle dans la vie des familles, des administrations, des marchés et des communautés. « Le développement d’une communauté ne peut se faire sans la participation pleine et entière des femmes », a-t-elle soutenu.
Elle a exhorté les participantes à transformer les connaissances acquises et les échanges en actions concrètes. Au-delà des communications et des témoignages, les journées de la résilience au féminin ont surtout misé sur l’acquisition de compétences professionnelles. Une cinquante de femmes ont ainsi bénéficié d’une formation pratique en teinture et en confection de Kôkô Dunda. Financée par l’association Laanon, cette formation s’est achevée par la remise à chacune des bénéficiaires, d’un kit destiné à faciliter la mise en pratique des techniques apprises. Emues, les participantes ont exprimé leur reconnaissance à la structure pour cet accompagnement, qui leur offre des moyens supplémentaires pour développer des activités génératrices de revenus.
Djakaridia SIRIBIE


