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Fête de Noël: Le Cardinal appelle à la solidarité envers ceux qui souffrent  

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Dans quelques heures, les fidèles chrétiens vont célébrer la fête de Noël. A l’orée de la célébration, le Cardinal Philippe Ouédraogo invite les fidèles à fêter dans la sobriété tout en s’exprimant sa solidarité aux personnes vulnérables.  Chers fils et filles de l’Eglise Famille de Dieu à Ouagadougou. Dans la perspective des fêtes de Noël et du Nouvel An, je voudrais souhaiter à tous et à chacun d’heureuses et saintes fêtes et vous communiquer des consignes utiles. Tout d’abord, durant la période des fêtes à venir, nous sommes invités à tenir compte de la situation difficile que traverse notre pays, et à rester en communion avec la Nation toute entière actuellement éprouvée au double plan sécuritaire et sanitaire. Ensuite, nous sommes invités à rester vigilants, aussi bien au niveau sécuritaire que sanitaire. En effet, c’est la période où le grand banditisme sévit à travers les braquages : prenons donc les précautions nécessaires. Ensuite, la pandémie de la Covid/19 n’est pas encore derrière nous : alors restons mobilisés. En outre, concernant les horaires de nos célébrations liturgiques et autres rencontres spirituelles, des dispositions nécessaires doivent être prises pour qu’elles se terminent à temps afin que les uns et les autres puissent rentrer chez eux avant minuit. Ainsi donc, il est recommandé de commencer les célébrations au plus tard à 20 heures pour être sûrs de finir à temps.  Enfin, mettons l’accent sur la prière et l’attention avec tous ceux qui souffrent plutôt que les réjouissances populaires. Chaque communauté ou mouvement/association, chaque famille, chaque personne est invitée à faire preuve de sobriété, compassion et solidarité envers les frères et sœurs souffrants : les déplacés internes, les familles endeuillées, les personnes blessées, les prisonniers, les malades… En nature ou en espèces, individuellement ou communautairement, prenons quelque chose de nos réjouissances des fêtes pour manifester notre solidarité et notre amour ! Tout en appelant à rester vigilants et à observer les précautions d’usages recommandées, je vous invite à rester en union de prières avec et pour la Nation. Frères et sœurs bien-aimés, Instituée depuis le 4e siècle, la fête de Noël que nous célébrons chaque année nous renvoie au mystère de l’incarnation de Dieu. Jésus est vrai Dieu et vrai homme, « il est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la Lumière vrai Dieu, né du vrai Dieu engendré non pas créé » selon la formule de notre Credo symbole de Nicée. Jésus est le Sauveur des hommes, le Messie attendu, le seul Seigneur. À la naissance du Sauveur à Bethléem, une troupe céleste innombrable, louait Dieu en chantant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »  (Luc 2, 14). Ce chant des anges nous interpelle à double titre : En premier lieu, la paix auquel aspire l’humanité tout entière est d’abord un don de Dieu. Alors, c’est une grâce à demander instamment par tous les croyants. Dans notre situation tragique d’insécurité due aux forces du mal, n’ayons de cesse de prier et d’invoquer le Prince de la paix. En second lieu, la paix est également le fruit des efforts des hommes. Demandons au Seigneur de faire de nous tous des artisans de paix dans nos familles, au lieu du travail, dans nos quartiers, dans notre pays. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. (Mt 5, 9) Demandons pour notre nation la grâce des grâces « la conversion des cœurs et des habitudes » pour pouvoir aimer réellement la paix et aimer faire la paix, nous impliquer concrètement pour qu’advienne la paix. Ainsi, pourrions-nous, promouvoir une société plus saine, un monde plus digne, sans faim, sans pauvreté, sans violences et sans guerres. À tous et à toutes, fructueuses célébrations! Bonnes et Saintes Fêtes de Noël et du Nouvel An. Philippe Cardinal OUEDRAOGO Archevêque Métropolitain de Ouagadougou

𝐉𝐄𝐏𝐏𝐂 𝟐𝟎𝟐𝟔 : 𝐥’𝐄𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐬’𝐚𝐜𝐡𝐞̀𝐯𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬

L’Exposition gouvernementale sur les réalisations et acquis de la Révolution progressiste populaire (RPP) a officiellement refermé ses portes, ce vendredi 9 octobre 2026, au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Le Camarade ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la cérémonie de clôture, représentant le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Organisée du 2 au 9 octobre dans le cadre de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), cette première édition a accueilli près de 200 000 visiteurs. Durant huit jours, les populations ont découvert les réalisations des départements ministériels, échangé avec les responsables publics et bénéficié de prestations administratives et sociales. Dans son discours, lu par son représentant, le Chef du Gouvernement a dressé le bilan de l’événement : 28 stands d’exposition, animés notamment par 19 départements ministériels et répartis en sept pôles thématiques sur plus de 3 500 mètres carrés. Le village de promotion des produits nationaux a accueilli plus de 140 stands. Quelque 700 exposants ont été mobilisés au total. L’activité « Dialogue avec le Peuple » a constitué l’un des temps forts de l’exposition. Elle a permis aux membres du Gouvernement de présenter les acquis, les défis et les perspectives de leurs départements, tout en répondant aux préoccupations des citoyens. Saluant la mobilisation des populations et l’engagement des acteurs, le Premier ministre a souligné la volonté de rendre l’action publique plus accessible, plus transparente et plus attentive aux besoins des citoyens. Cette proximité s’est également traduite par des services gratuits : prestations sanitaires, démarches d’identification, services judiciaires et opérations liées à l’assurance maladie universelle. Sur le plan économique, le Chef du Gouvernement a rappelé les enseignements du panel de haut niveau consacré à la production et à la consommation nationales. Il a insisté sur le renforcement de la transformation locale et la promotion des produits burkinabè, conformément au thème des JEPPC 2026 : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ». La cérémonie a également consacré les meilleurs stands. Après l’évaluation de 21 stands par un jury de cinq membres, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a remporté le premier prix, devant le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Les troisième, quatrième et cinquième prix sont revenus respectivement aux ministères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, et de la Sécurité. Une mention spéciale a été décernée au ministère des Affaires étrangères pour la qualité de son stand. Tirant les enseignements de cette première édition, le Premier ministre a annoncé que les préoccupations et recommandations des citoyens seront prises en compte dans le dispositif de suivi de l’action gouvernementale. Les acquis de l’exposition seront également capitalisés pour en faire un rendez-vous annuel de redevabilité, avec la possibilité de l’étendre aux régions. Le Chef du Gouvernement a félicité les départements ministériels, les structures exposantes, le comité d’organisation et l’ensemble des acteurs mobilisés. Il a invité les Burkinabè à poursuivre leur engagement patriotique au-delà de l’exposition. Les activités des JEPPC se poursuivent jusqu’au 16 octobre 2026, à Ouagadougou, dans les régions et au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso. DCRP/Primature

Audience du Président du Faso : Le Système des Nations unies à l’écoute des orientations du Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, dans la matinée de ce vendredi 9 octobre 2026, une audience au Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM. Il était accompagné des responsables des structures spécifiques des Nations unies.
« Nous sommes venus prendre les orientations du Président du Faso sur les grandes priorités du pays » indique le Coordonnateur résident du Système des Nations unies à sa sortie d’audience. Venu dans le cadre du renforcement des relations entre le Système des Nations unies et le Burkina Faso, Njoya TIKUM indique que le Chef de l’État a commenté la trajectoire prise par le pays des Hommes intègres, les progrès engrangés avec le Gouvernement et l’ensemble du Peuple burkinabè, notamment sur le plan de la sécurité, du développement, de l’économie et de la prise en charge des personnes déplacées.
« Les discussions que nous avons eues avec le Président du Faso nous confortent dans le schéma que nous avons pris en tant que Système des Nations unies » soutient le Coordonnateur résident du Système des Nations unies dans notre pays, Njoya TIKUM.
Le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM : « Le Burkina Faso est notre patron et dans ce cadre nous sommes venus prendre des orientations »
Le Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya TIKUM : « Le Burkina Faso est notre patron et dans ce cadre nous sommes venus prendre des orientations »
Selon Njoya TIKUM, l’audience a été également une opportunité pour les Nations unies de réaffirmer leur accompagnement aux côtés du Peuple burkinabè et de la vision du Chef de l’État pour la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E 2026-2030.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Forum de Beijing : la gouvernance urbaine à l’ère du numérique en débat

Les technologies façonnent à un rythme accéléré le fonctionnement des sociétés. Chaque jour, elles conquièrent petit à petit tous les compartiments de la vie sociale. Autant elles apportent des facilités extraordinaires dans le quotidien des populations, autant elles suscitent des inquiétudes quant à leur omniprésence dans toutes les sphères sociales. Leur appropriation conséquente et leur régulation sont au cœur des préoccupations tant au niveau étatique qu’à l’échelle de la gouvernance locale. Le numérique est devenu une partie intégrante dans le processus de modernisation des villes partout dans le monde. Il est inconcevable d’implémenter de nos jours une gouvernance urbaine sans une prise en compte des technologies. Les villes, centres névralgiques de toutes les révolutions et évolutions sociales, sont les baromètres à travers lesquels l’on perçoit véritablement l’influence du numérique sur le quotidien des populations. Dans la dynamique de promouvoir une réflexion féconde sur la gouvernance urbaine, la quatrième édition du Forum de Beijing sur la réponse rapide aux plaintes du public se tiendra les 12 et 13 octobre 2026 sur le thème « L’ère du numérique et de l’intelligence artificielle et la ville au service des citoyens ». L’urbanisation est au cœur du développement de la modernisation et les enjeux futurs de la planète s’observent à partir des villes. Des données officielles stipulent que d’ici à 2050, 70% de la population mondiale sera urbaine. C’est dire combien les villes concentrent à elles seules les questions inhérentes à la démographie, à la mobilité, à la sécurité, à la gestion des ressources, bref à la gouvernance. Anticiper les réponses sur ces enjeux est l’un des objectifs visés par le Forum de Beijing. De ce fait, la place du numérique dans la gouvernance urbaine est primordiale. Depuis quelques années, la gestion de grandes villes, à travers le monde, a connu une nette amélioration grâce à l’intervention des technologies. Une ville comme Beijing a mis en place un système de gestion des plaintes des citoyens et des entreprises à travers la ligne d’assistance téléphonique 12345. Grâce à ce dispositif, les services habilités à apporter des réponses aux requêtes des citoyens arrivent à remplir leurs missions avec plus d’efficacité. Grâce à l’appui du numérique, Beijing, ville aux 21 millions d’habitants, parvient à optimiser son travail en exploitant et en analysant efficacement les données qui se rapportent aux conditions de vie de la population. Ainsi, des solutions appropriées sont apportées aux difficultés des citadins. L’outil numérique, conjugué à une qualité de la gouvernance, ouvre des perspectives intéressantes pour des villes futures en phase avec les besoins des habitants. Par exemple, la Zone de développement économique et technologique de Beijing, connue sous le nom de « Beijing E-Town », est devenue un pôle d’intelligence numérique où informatique en nuage, mégadonnées et intelligence artificielle sont mises à contribution pour offrir toute une gamme variée de services aux citoyens. À ce titre, il importe d’encourager les regards croisés autour de cette technologie incontournable. La sécurité est également une dimension essentielle qui indique qu’une ville rassure et donne envie d’y résider ou de la visiter. En plus d’aider à résoudre les difficultés des citadins, les technologies participent à une meilleure sécurisation des villes. La gouvernance sécuritaire des villes s’est significativement améliorée en Chine grâce au numérique faisant du pays l’une des destinations les plus sûres au monde. Le Rapport sur l’indice de sécurité publique mondiale (2025-2026) a indiqué que la Chine occupe la première place du classement avec 84,62 points. À cela, il faut ajouter le sentiment de sécurité perçu à l’unanimité par ceux qui visitent la Chine. Des témoignages recueillis auprès de voyageurs étrangers, il ressort que la sécurité est perceptible partout dans les villes chinoises. La gouvernance urbaine doit être comprise comme un processus national qui s’inscrit en droite ligne des objectifs de l’initiative Chine pacifique. Pour les autorités chinoises, il s’agit de travailler ardemment « pour rendre le pays plus sûr, la société plus ordonnée, la gouvernance plus efficace et la population plus satisfaite, que la modernisation à la chinoise avance de manière stable et durable.» C’est pourquoi le Forum de Beijing se veut un cadre de rencontre et partage des meilleures pratiques en matière de gouvernance urbaine à l’aune du numérique et de l’intelligence artificielle. À ce rendez-vous où sont attendus plus de 3 200 invités dont plus de 240 participants internationaux venus de plus de 70 pays, il s’agira de nourrir la réflexion autour de thématiques comme « Raffinement et excellence : modèles de gouvernance de précision et durabilité urbaine », « Aspirations et bien commun : évolution de la bonne gouvernance et élévation de la civilisation urbaine », « Sagesse et partage : l’intelligence numérique au service de la modernisation de la gouvernance urbaine », « Échanges et intégration : gouvernance collaborative et ouverture et inclusivité des villes »… À la lecture de ces thématiques variées, l’on voit combien la gouvernance urbaine est complexe d’autant plus qu’elle concentre de nombreux défis. Le numérique apparaît donc une nouvelle dynamique qui offre une palette d’approches pour gouverner judicieusement les villes avec à la clé des services de qualité offerts aux citoyens. L’outil technologique pourrait également favoriser une meilleure prise en compte des questions écologiques, de mobilité urbaine, de sécurité, d’inclusion sociale, d’architecture et de préservation du patrimoine culturel dans la gouvernance urbaine. Des cadres d’échanges comme le Forum de Beijing ouvrent des pistes réflexives pour mieux appréhender l’avenir des sociétés qui doit désormais se conjuguer avec le numérique. Karim BADOLO CGTN Français  

JEPPC 2026 : le Camarade Yacouba Zabré GOUBA présente les acquis du MEMC et répond aux préoccupations des citoyens

Le jeudi 8 octobre 2026, le Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières (MEMC) était à l’honneur dans le cadre de l’exposition gouvernementale organisée à l’occasion de la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Pendant plus de deux heures, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA, aux côtés de son homologue en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, a présenté les acquis de leurs départements respectifs au titre des quatre années de la Révolution progressiste populaire (RPP). Un exercice de redevabilité marqué par des échanges directs avec les citoyens.
La redevabilité, un devoir envers les citoyens
Dans la salle dédiée à la redevabilité, les deux membres du Gouvernement se sont prêtés à un exercice de transparence devant un public venu nombreux. Sans filtre, les citoyens ont posé leurs questions, exprimé leurs préoccupations et sollicité des précisions sur les actions engagées et les résultats obtenus.
D’entrée de jeu, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a salué l’engagement des forces combattantes, dont l’action contribue à la réalisation des activités dans les secteurs de l’énergie, des mines et des carrières. Il a également rendu hommage aux agents de son département, soulignant leur contribution aux résultats présentés.
Pour lui, cette rencontre constitue une occasion importante d’échanger directement avec les populations sur le bilan de l’action publique. « Arriver à échanger avec le peuple autour d’un bilan », a-t-il souligné, est un exercice essentiel de redevabilité.
Énergie : accélérer la marche vers la souveraineté énergétique
Dans le secteur de l’énergie, le Camarade ministre a rappelé que le Burkina Faso faisait face, en 2022, à une forte dépendance vis-à-vis des importations d’électricité, qui représentaient alors environ 58 % de l’approvisionnement national. Pour inverser cette tendance, plusieurs réformes ont été engagées, notamment la modernisation des textes réglementaires, la réorganisation des structures et le renforcement des capacités nationales de production.
Selon le bilan présenté, les interventions sur les installations existantes ont permis de récupérer 100 mégawatts (MW) de puissance. À cela s’ajoute le développement de nouvelles capacités de production : entre 2022 et octobre 2026, la puissance installée serait passée de 501 MW à plus de 812 MW, soit 312 MW supplémentaires.
Le renforcement des infrastructures de transport et de distribution figure également parmi les avancées évoquées. Le ministre a fait état de plus de 1 800 kilomètres de lignes de transport et de plus de 4 300 kilomètres de lignes de distribution réalisés sur la période considérée.
En matière d’électrification rurale, il a indiqué que le taux serait passé d’environ 6 % à près de 12 % en quatre ans. Plus de 315 nouvelles localités auraient ainsi été électrifiées. Le déploiement de 25 000 lampadaires au cours de l’année précédente et la mise à disposition de plus de 10 000 kits au profit des personnes déplacées internes entre 2022 et 2025 ont également été cités.
À l’horizon 2030, l’ambition affichée est de porter la puissance installée à environ 2 500 MW, avec un effort soutenu d’installation de nouvelles capacités afin de répondre aux besoins des ménages, des zones rurales et des industries.
Mines : renforcer la maîtrise nationale des ressources
Abordant le secteur minier, le Camarade ministre a mis l’accent sur la volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur, de la connaissance du sous-sol à l’exploitation et à la transformation des ressources. Cette orientation s’est notamment traduite par la réforme du Code minier en 2024 et la prise en compte du contenu local.
Parmi les innovations présentées figurent le relèvement à 15 % de la participation gratuite de l’État dans les projets miniers et la possibilité pour celui-ci de porter sa participation à au moins 30 % à titre onéreux, conformément aux dispositions évoquées par le ministre.
La création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) constitue un autre levier de cette politique. Sept projets miniers seraient actuellement en développement, avec l’objectif d’en porter le nombre à dix à moyen terme. Le ministre a également évoqué les projets de mines semi-mécanisées portés par des acteurs nationaux, ainsi que la reprise envisagée de l’exploitation de Perkoa.
La constitution d’une réserve nationale d’or, le renforcement des capacités du service géologique national et la transformation locale des ressources figurent aussi parmi les mesures mises en avant. À ce titre, Golden Hand intervient dans le traitement des résidus miniers, tandis que la mise en place d’une raffinerie vise à accroître la valeur ajoutée créée au Burkina Faso avant l’exportation de l’or.
Sur le plan des recettes, le ministre a annoncé qu’environ 2 500 milliards de francs CFA auraient été mobilisés au profit de l’État au titre des recettes directes du secteur minier entre 2022 et 2025. Il a également rappelé que la production nationale d’or avait atteint 94 tonnes en 2025, portée notamment par la contribution du secteur artisanal. La SONASP, selon les chiffres présentés, serait passée de 457 kilogrammes d’or collectés en 2022 à environ 40 tonnes en 2025, évolution que le ministre a associée aux efforts de formalisation et de maîtrise de la commercialisation.
Carrières : promouvoir la transformation locale
Dans le sous-secteur des carrières, l’ambition est de dépasser la simple extraction de matières premières pour encourager leur transformation sur place. Le ministre a cité la production de pavés, de revêtements et d’autres produits utilitaires comme autant de possibilités de création de valeur et d’emplois.
Il a indiqué que 40 carrières sont en production, contribuant à l’approvisionnement des chantiers et aux besoins de développement du pays. La réhabilitation des sites après exploitation et une meilleure contribution du sous-secteur aux recettes publiques ont également été présentées comme des priorités.
La digitalisation des procédures administratives, notamment celles relatives aux agréments et au cadastre minier, complète les réformes engagées pour améliorer la gouvernance et faciliter les démarches des usagers accessible sur le https://e-agrements.memc.gov.bf/.
Consolider les acquis et poursuivre les efforts
Au terme de son intervention, le Camarade ministre Yacouba Zabré GOUBA a insisté sur la nécessité de consolider les résultats obtenus et de maintenir la dynamique engagée. L’enjeu, a-t-il fait comprendre, est de faire en sorte que l’exploitation des ressources nationales profite aux populations actuelles tout en préservant les intérêts des générations futures.
À travers cette séance de redevabilité, le MEMC a ainsi réaffirmé sa volonté de rapprocher l’action publique des citoyens, de rendre compte des résultats obtenus et de recueillir les préoccupations des populations pour orienter les efforts à venir.
Direction de la Communication et des Relations Presse

UACO 2026 : « Il faut intensifier la guerre communicationnelle interne », Pr Lassina Simporé

La 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) se tient du 7 au 9 octobre 2026, dans la capitale burkinabè. A l’occasion, l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé a recommandé, hier jeudi 8 octobre 2026, d’accentuer la guerre communicationnelle interne pour contrer les offensives informationnelles étrangères.
Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication aux UACO 2026.
Les étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication aux UACO 2026.
Face à l’intensification des offensives informationnelles étrangères, les Etats africains doivent renforcer leurs capacités de défense dans le champ communicationnel. C’est la stratégie que l’enseignant-chercheur à l’Université Joseph-Ki-Zerbo, Pr Lassina Simporé, a recommandé aux pouvoirs publics et aux médias, hier jeudi 8 octobre 2026, à la faveur de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Selon le Pr Simporé qui a animé une communication sur: « Quelles stratégies étatiques pour protéger les populations africaines face aux offensives informationnelles étrangères ? », une guerre communicationnelle interne intensive peut contribuer à déconstruire les narratifs subversifs et réduire l’impact des informations mensongères et nocives. En réalité, a-t-il soutenu, les enjeux sécuritaires ne se limitent plus aux seules dimensions militaire et économique. Ils concernent également l’espace informationnel, devenu, à ses dires, un terrain majeur d’affrontement. Pour preuve, a-t-il dit, les récits diffusés par les grands médias internationaux et les plateformes numériques influencent les perceptions et peuvent fragiliser les institutions et affecter la cohésion sociale. Pour ainsi faire face à la désinformation et à la propagande grandissante, a-t-il insisté, il convient de définir des mécanismes de veille stratégique, d’anticipation et d’alerte. « Il faut donc sensibiliser les populations, renforcer l’éducation aux médias et développer l’esprit critique des citoyens. Cette démarche devrait permettre de préserver la souveraineté cognitive des sociétés africaines, c’est-à-dire leur capacité à analyser les informations et à construire leurs propres représentations du monde », a ajouté le Pr Lassina Simporé. Concernant ce volet de l’éducation aux médias, le communicateur a proposé de l’intégrer dans les établissements scolaires et même de l’étendre à l’ensemble de la société afin de permettre aux citoyens de mieux distinguer les informations fiables des contenus manipulatoires. Le Pr Simporé a préconisé également d’adapter les cadres juridiques à l’évolution de l’espace informationnel et de renforcer la coopération entre les Etats et les médias nationaux. En outre, l’enseignant chercheur a indiqué que la crédibilité des médias africains repose sur l’indépendance éditoriale, la rigueur professionnelle et la vérification systématique des informations. Il a ainsi appelé au renforcement des mécanismes de fact-checking pour détecter, analyser et corriger les contenus trompeurs. Il a encouragé également les médias à tirer davantage profit de l’intelligence artificielle pour vérifier les informations et produire des contenus adaptés. C’est ainsi que pourra émerger un espace informationnel africain plus autonome, capable de produire ses propres récits, de renforcer la cohésion des sociétés et de défendre les intérêts du continent dans l’arène mondiale, a-t-il conclu. Joanny SOW

Journée internationale de la Poste : le message du Dr Aminata ZERBO/SABANE

En ce 9 octobre, le Burkina Faso se joint à la communauté postale internationale pour célébrer la Journée mondiale de la poste.
Loin d’être une simple commémoration, cette journée nous rappelle que la poste est bien plus qu’un service de courrier et de colis. Elle est un lien. Un lien entre les personnes de divers territoires, un lien entre les producteurs et les marchés, un lien entre les citoyens et les services auxquels ceux-ci aspirent. Un lien qui rapproche, qui facilite les échanges et qui contribue, chaque jour, à faire circuler des nouvelles, des informations, des biens, des documents et des opportunités.
Le thème retenu cette année par l’Union Postale Universelle, « Un seul réseau postal, des possibilités infinies », traduit à juste titre cette vocation.
À travers un réseau qui s’étend à l’échelle mondiale, la poste constitue en effet l’un des plus importants réseaux de proximité au service des populations. Mais au-delà de ses infrastructures et de ses services, elle repose sur une valeur fondamentale : la confiance.
La confiance de celles et ceux qui confient à la poste leurs courriers, leurs documents, leurs marchandises et, parfois, une part de leurs projets et de leurs espoirs.
Au Burkina Faso, ce thème trouve un écho tout particulier avec nos ambitions nationales de transformation économique et sociale.
Notre pays a besoin de réseaux solides, accessibles et résilients pour accompagner son développement. Dans cette dynamique, le réseau postal doit pleinement prendre sa place et continuer à évoluer, à se moderniser pour répondre aux besoins nouveaux de nos populations.
Cette transformation est déjà engagée. Elle se traduit notamment par le développement de nouvelles formes de proximité, à l’image des Zama Tchey, qui contribuent à étendre le maillage postal et à faire de la poste, un acteur important de l’inclusion numérique en rapprochant les services dématérialisés de l’administration publique des populations. Ces nouveaux points de contact constituent aujourd’hui l’un des visages de la modernisation et de l’extension du réseau postal burkinabè.
Cette transformation se traduit également par l’actualisation du cadre légal et réglementaire du secteur, l’évolution des services financiers postaux, qui a conduit à la création de la Banque postale du Burkina Faso, ainsi que par le renforcement de l’identification et de la traçabilité des envois et des opérateurs postaux à travers le lancement prochain de la plateforme nationale de tracking.
À travers ces différentes initiatives, nous faisons progressivement évoluer notre réseau postal pour le rendre plus accessible, plus moderne, plus innovant et davantage en phase avec les besoins de nos populations et les transformations de notre économie.
En regardant la poste aujourd’hui, nous devons voir bien au-delà du courrier que nous recevons ou du colis que nous envoyons. Nous devons voir un réseau de possibilités.
Notre ambition est de faire du réseau postal burkinabè un véritable levier de développement, d’inclusion et de souveraineté, au bénéfice de toutes les populations.
Cette ambition exige de poursuivre et intensifier les efforts déjà entrepris pour étendre la couverture postale, moderniser les points de contact, améliorer la qualité des services et renforcer la capacité de nos opérateurs à répondre aux mutations du secteur.
Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire et dans les orientations du Plan RELANCE, qui placent la transformation structurelle de notre économie, l’inclusion et le développement endogène au cœur de l’action publique.
Sa réalisation appelle la mobilisation de l’ensemble des acteurs de l’écosystème postal : pouvoirs publics, opérateurs postaux, partenaires techniques et financiers, travailleurs du secteur et, bien entendu, les usagers eux-mêmes.
C’est par le dialogue, la coopération, l’innovation et le partage d’expériences que nous pourrons construire un réseau postal à la hauteur des aspirations de notre peuple.
En cette journée particulière, je voudrais, à cet égard, saluer particulièrement les femmes et les hommes qui font vivre quotidiennement la poste dans notre pays malgré les défis auxquels ils font face.
Dans les bureaux de poste comme sur le terrain, dans les services de proximité comme dans les fonctions techniques et administratives, vous contribuez à maintenir ce lien de confiance qui donne tout son sens à l’activité postale.
À toutes et à tous, je voudrais exprimer ma reconnaissance pour votre engagement et votre contribution au développement de notre pays.
Ensemble, faisons du réseau postal Burkinabè un réseau de confiance, de proximité et d’opportunités.
Heureuse Journée mondiale de la poste à toutes et à tous.
Vive la Poste burkinabè.
Vive le Burkina Faso.
Force et victoire à nos forces combattantes.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Distribution des manuels de la révolution progressiste populaire : Plus de 125 millions FCFA versés au Fonds de Soutien Patriotique (FSP)

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a remis ce jeudi 8 octobre un deuxième chèque, de plus de 125 millions FCFA issus de la distribution du Recueil de discours « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit » et du « Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire », au profit du Fonds de Soutien Patriotique (FSP). Cette remise intervient après le chèque de plus de 35 millions FCFA donné en juin dernier. Le Camarade Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a salué l’engouement des Burkinabè et des amis du Burkina Faso pour ces documents qui a permis d’augmenter les ressources au profit du Fonds de Soutien Patriotique.   « C’est l’occasion de renouveler notre appel aux Burkinabè et aux amis du Burkina Faso, à acquérir ces ouvrages d’une part, pour leur propre édification et d’autre part, pour contribuer indirectement au FSP », a soutenu le Camarade Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso. Pour le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ce chèque d’une valeur de 125 millions 10 mille FCFA constitue l’une des plus grandes contributions de l’année 2026, et est le témoignage de l’engagement du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en faveur du Fonds de soutien patriotique. Ce geste venant de la plus haute institution de l’État doit être, selon le Camarade Ministre de l’Économie et des Finances, un signal fort pour les Burkinabè et l’ensemble des partenaires de notre pays. Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vaccination : cinq pays africains s’allient contre les enfants « zéro-dose »

Et si le numérique permettait de retrouver les enfants les plus difficiles à atteindre par les programmes de vaccination ? À Dakar, cinq pays africains ont placé la digitalisation au cœur de leurs stratégies de lutte contre les enfants « zéro-dose ». Suivi nominatif, croisement des données géographiques et vaccinales, registres électroniques, interopérabilité des plateformes : les innovations numériques apparaissent désormais comme un levier majeur pour identifier, atteindre et maintenir les enfants dans le parcours vaccinal. Cinq pays africains veulent accélérer la lutte contre les enfants « zéro-dose ». Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Djibouti et la Gambie ont mis en commun leurs expériences et identifié des solutions susceptibles d’améliorer l’accès à la vaccination des enfants les plus difficiles à atteindre. La rencontre, organisée par Galien Africa en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal, a réuni pendant quatre jours des délégations des cinq ministères de la Santé, ainsi que plusieurs partenaires techniques, financiers et académiques, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF, l’Institut Pasteur de Dakar et la Fondation Gates. Cette première mission régionale de benchmark s’inscrit dans la dynamique engagée lors du Dîner ministériel organisé en marge du Forum Galien Afrique 2025. L’objectif est de faire de l’apprentissage entre pays un levier pour accélérer la vaccination et réduire durablement le nombre d’enfants « zéro-dose ». Des solutions observées sur le terrain Durant les quatre jours de travaux, les délégations ont présenté leurs difficultés, leurs innovations et leurs bonnes pratiques. Elles ont également effectué des visites auprès de la Direction de la Prévention, notamment la Division de l’Immunisation, ainsi que dans le district Dakar Centre. Les échanges ont notamment porté sur la gestion des stocks, le suivi de la chaîne du froid, la gestion des équipements et la distribution des vaccins. L’expérience sénégalaise a également mis en évidence l’importance de l’accompagnement humain dans l’utilisation des outils numériques. Après un coaching de proximité, le taux d’utilisateurs actifs du Tracker est ainsi passé de 50 % à plus de 90 %, selon les informations communiquées par Galien Africa. Dans le district Dakar Centre, les délégations ont également découvert des interventions mobiles organisées entre 16 heures et 20 heures. Une approche qui vise à adapter les horaires et l’offre de vaccination aux réalités des familles. Les participants ont aussi accordé une attention particulière aux approches communautaires. La « Ronde des jeunes filles », basée notamment sur les relations entre pairs et la confiance, a été présentée comme une expérience destinée à renforcer l’adhésion à la vaccination contre le HPV. Quatre leviers pour accélérer les résultats Au-delà du partage d’expériences, les troisième et quatrième journée ont été consacrées à l’analyse des conditions nécessaires pour transposer certaines pratiques dans les différents contextes nationaux. Les discussions ont notamment concerné le financement domestique et territorial de la vaccination, la mobilisation de nouvelles ressources, la participation des communautés, l’accès aux populations mobiles et frontalières, ainsi que la professionnalisation et la motivation des acteurs de santé communautaire. Quatre leviers structurants ont finalement émergé des travaux : un financement domestique durable et innovant, une gouvernance multisectorielle, la digitalisation et l’interopérabilité des données, ainsi qu’une participation communautaire renforcée. Au terme de la mission, les cinq délégations ont retenu 21 actions prioritaires. Deux orientations communes se dégagent de leurs feuilles de route nationales : le renforcement du Vers une coopération régionale durable La rencontre de Dakar ne devrait pas rester au stade du simple échange d’expériences. Les cinq pays ont identifié des domaines dans lesquels ils pourront apprendre les uns des autres. Le Gabon, la Côte d’Ivoire et la Gambie souhaitent notamment s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière d’outils digitaux. De son côté, le Sénégal entend tirer des enseignements de l’expérience gambienne dans la cartographie des enfants « zéro-dose ». Le Gabon prévoit également de partager son manuel de maintenance de la chaîne du froid une fois celui-ci validé. Une matrice régionale commune doit permettre de suivre les actions retenues, leurs responsables et leurs indicateurs. Une première revue est prévue dans trois mois, suivie d’une seconde à six mois afin d’évaluer les effets obtenus sur l’identification, l’accès aux services et la vaccination des enfants « zéro-dose ». Pour les participants, l’enjeu dépasse désormais le simple échange de bonnes pratiques. Il s’agit de transformer ces expériences en résultats mesurables sur le terrain : identifier davantage d’enfants, les atteindre, les vacciner et les maintenir dans le parcours vaccinal. Synthèse :BS

UACO 2026: Guerre communicationnelle: le BIR-C, modèle sahélien de communication

La deuxième journée de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a débuté par l’animation du panel III. Celui-ci a abordé la thématique mettant en lumière le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle : Exemple des Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C).

Les activistes communément appelés « les Bataillons d’intervention rapide de communication (BIR-C) » constituent un rempart contre la désinformation et les manipulations nuisibles à la Révolution progressiste populaire (RPP). C’est la conviction de Sitapha Bihoun, travailleur social qui l’a fait savoir lors de la deuxième journée de la 15e édition des Universités africaine de la communication de Ouagadougou (UACO). Dans son exposé présenté, jeudi 8 octobre 2026 sur le modèle sahélien de communication sur la souveraineté et la résilience dans un contexte de guerre communicationnelle, Sitapha Bihoun a indiqué que face à la désinformation toxique orchestrée contre le Burina Faso, les BIR-C ont entrepris des initiatives communicationnelles permettant aux citoyens de mieux apprehender les réalités, les enjeux, les acquis et les perspectives de la RPP.

Leurs interventions ont renforcé, à son avis, la redevabilité communautaire, la promotion de bons réflexes d’hygiène numérique et informationnelle, la visibilité des institutions et la vérification des faits. Au titre des défis, le communicateur a relevé que l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le domaine de la communication a rendu la concurrence entre les créateurs de contenus sur les réseaux sociaux plus rude. Il a également mentionné l’application rigoureuse des sanctions contre les comportements illégaux des internautes sur les réseaux sociaux.

Sitapha Bihoun a rappelé que les BIR-C, en plaçant les leaders de la RPP, les institutions du gouvernement et des Burkinabè au centre de leurs interventions, ont montré à la jeunesse mondiale, la voie à suivre en matière de communication sur les réseaux sociaux axée sur les valeurs de cohésion sociale, de souveraineté et de résilience. Le présentateur a formulé plusieurs recommandations en vue de permettre aux BIR-C d’être plus efficaces dans la prévention contre la désinformation et d’adopter les bons comportements sur les réseaux sociaux. Mieux respecter les lois et les mécanismes qui encadrent les comportements, il a appelé à développer des formations adaptées aux BIR-C, les doter d’équipements et d’infrastructures technologiques appropriées et développer des modes de travail collaboratifs.

Noufou SAWADOGO

Non à la guerre familiale !

Nous avons des VDP sur le champ de bataille contre les forces du mal, mais qui sont les VDP dans nos familles et où sont-ils ? Nous sommes en guerre contre le terrorisme depuis une décennie mais dans nos familles, on se tire à balle réelle et à bout portant les uns sur les autres, entre frères de sang, parfois dans un silence assourdissant, parfois avec un vacarme inédit qui attire les foules. De la jalousie déplacée et mal placée à la rivalité malsaine en passant par les coups bas fratricides, nos familles sont minées de rancunes inopportunes. Ce texte est plus qu’une chronique, c’est un coup de gueule et un cri du cœur lancé à la face de nos familles pour une prise de confiance. Ma plume saigne, les mots me manquent face aux maux qui rongent nos vies de famille. Quand un père de 70 ans ne parle plus avec sa femme, une mère de 60 ans révolus, que peut-on retenir d’une histoire d’amour aux sentiments désuets, effrités par les grands vents du temps ? Quand le mari attentionné d’antan finit sa course sentimentale dans un duel de dos à dos en grelotant dans les bras solitaires d’un amour délétère, dites-moi, c’est quoi l’amour ? Qu’est ce que le mariage s’il peine à être un alliage, mieux un attelage ? Il y a des foyers où le mari subvient convenablement aux besoins de sa famille sans daigner manger la nourriture de sa femme par dégoût ou par méfiance. Quand le plat de madame n’est plus au goût de monsieur et quand madame réduit monsieur au rang de tocard pour son infortune, son infirmité ou sa pauvreté, quelle langue digne va bénir les enfants de l’union ? Quel cœur les portera en prière quand la haine y a élu domicile ? J’ai vu des frères se détester avec sincérité au point de faire de la haine un héritage légué à leurs enfants pour la postérité. Sur son lit d’hôpital, du haut de ses 50 ans, il jure de ne jamais pardonner et intime aux infirmiers et à sa femme de ne jamais laisser son frère aîné franchir le seuil de la porte de sa chambre d’hôpital. Après deux semaines d’agonie sur son grabat, il rendit l’âme mais avant d’émettre son dernier souffle, il signa de son sang son intransigeance en guise de dernière volonté : « dites à mon frère que je ne veux pas le voir s’incliner sur ma dépouille, de surcroît sur ma tombe ». De vie à trépas, il y a des frères et sœurs du même « ventre » qui se détestent tellement bien, qu’ils se jettent de mauvais sorts pour jouir de leur haine mutuelle. Parfois, ils ont l’argent mais leur richesse ne sert à personne, si ce n’est pour payer de grands marabouts pour venir à bout de l’autre sur l’autel sanglant du désamour intime et fidèle. Ce qui est curieux, dans ces familles, chacun se dit « croyant pratiquant ». Il y en a même qui sont allés à Rome ou à la Mecque ! Dès l’entrée de la maison, une croix majestueuse du Christ occupe le fronton de la porte. Chaque dimanche, il se bousculent à l’église mais ne s’asseyent jamais sur le même banc. A l’heure de la communion, ils se bousculent encore pour happer le corps du Christ en scandant un « amen » grandiloquent, plein de vanité. Dans la même catégorie, il y en a qui ont érigé une mosquée dans la cour familiale, mais c’est dehors que Dieu lui-même rôde sans daigner entrer dans le sanctuaire de cacophonie familiale. Nos familles sont devenues le front des oppositions bestiales de toute nature. Entre la belle-mère et la belle-fille, il n’y a plus rien de beau, tout est peint en noir ; même le bien est vu comme un leurre au revers maléfique. La relation entre la mère et la belle-fille ressemble à un duo de coépouses. Quand les deux partagent la même concession, chaque jour est un jour de guerre latente ou ouverte sous le regard inquisiteur des belles-sœurs pyromanes, alliées sûres de la belle-mère. Il y a comme une tradition de rivalité entre ces femmes et beaucoup de foyers ont volés en éclat. Dans cette compétition de basse altitude, la famille se déstructure et se réduit parfois en lambeaux, en affectant tout une fratrie sous le regard désabusé des familles alliées. Finalement, l’homme est un loup pour l’homme comme se méfiait Thomas Hobbes. Nous vivons à peine 80 ans pour les plus chanceux, mais nous passons parfois la moitié de notre vie à détester, à convoiter, à bouder. Nous prétendons croire en un Dieu que nous ne voyons pas et nous crions sur tous les toits notre amour pour Lui, mais nous détestons avec un certain plaisir le visible prochain que nous voyons et côtoyons. Mais heureusement, il y a des familles paisibles, parfois même sans un sou vaillant, mais le cœur des membres est rempli d’humanisme et d’amour. Il y a des familles qui ne brandissent pas leur foi mais sont mille fois plus en joie que les folkloristes spirituels de la vanité. En attendant que toutes les familles en crise enterrent la hache de guerre, soyons des solutions plutôt que des problèmes dans nos relations humaines.

Clément ZONGO Clmentzongo@yahoo.fr