Selon le responsable- pays de la BAD, Pascal Yembeline, la stratégie opérationnelle du groupe au Burkina Faso repose sur le Plan national de développement économique et social (PNDES).

La Banque africaine de développement a organisé un déjeûner de presse pour présenter sa mission, sa stratégie opérationnelle et son portefeuille, le jeudi 11 avril 2019, à Ouagadougou.

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) veut faire connaître sa mission, sa stratégie et son portefeuille au Burkina Faso. A cet effet, il s’est entretenu avec les professionnels des médias au cours d’un déjeûner de presse, le jeudi 11 avril 2019, à son siège- pays à Ouagadougou.

Depuis sa création en 1963, la BAD s’est donnée pour mission de contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains, a indiqué son responsable- pays, Pascal Yembiline. Elle a pour actions principales, la mobilisation de ressources financières et l’assistance technique aux Etats africains, a souligné le chargé de programmes de la banque au Burkina Faso, Ali Cissé.

Depuis 1970, le financement des projets dans les secteurs prioritaires au pays des hommes intègres par l’institution se chiffre à 1 105 milliards FCFA, a-t-il fait savoir. « Ces financements ont permis la construction et la réhabilitation de 5 637 km de routes, soit le tiers du réseau routier classé du Burkina Faso.

Ce qui fait du groupe, le premier bailleur de l’Etat burkinabè dans le domaine des infrastructures routières », a-t-il poursuivi. Les projets financés ont également permis, entre autres, l’aménagement de 35 mille hectares de terres cultivables, l’accès de 159 localités (soit environ 760 mille habitants) à l’électricité, de 600 mille personnes à l’eau potable et de doter 580 mille personnes en ouvrages d’assainissement familial, selon les chiffres fournis par la représentation de la BAD au Burkina Faso.

Pour ce qui est du portefeuille actif pour le Burkina, il est estimé, au 31 mars 2019, à environ 400 milliards FCFA pour le financement de 17 projets en cours, a souligné M. Cissé. Les secteurs du transport, de l’énergie et de l’agriculture/environnement consomment respectivement 51%, 18% et 15% de ces financements, a confié le chargé des programmes. Quant au secteur eau et assainissement, il absorbe 8% des fonds que la BAD injecte au pays des Hommes intègres, contre 6% pour le secteur de la gouvernance et 2%
pour celui du social, a-t-il poursuivi.

Taux de décaissement satisfaisant

Pour le chargé de programmes, Ali Cissé (gauche), le financement des projets au Burkina Faso par la BAD depuis 1970 se chiffre à 1 105 milliards FCFA.

La banque intervient également dans le financement des Petites et moyennes entreprises (PME) à hauteur 35,5 milliards FCFA, à travers des lignes de crédits au niveau de FIDELIS et de Coris Bank International.

Selon Pascal Yembiline, la stratégie opérationnelle du groupe de la Banque africaine de développement au Burkina Faso repose sur le Plan national de développement économique et social (PNDES). « En accord avec le gouvernement, nous avons choisi d’appuyer deux secteurs qui sont les piliers de notre stratégie ici, à savoir le développement agricole et celui énergétique », a-t-il précisé.

Il s’est dit satisfait du niveau de réalisation des projets financés. « Nous venons de faire une revue de notre portefeuille en cours. Et cette revue a conclu à une très bonne performance de nos opérations qui se mettent en œuvre globalement suivant le plan prévu. Plus de la moitié des ressources mobilisées est décaissée.

Et nous avons un programme de travail convenu qui va permettre de décaisser le solde restant », s’est réjoui M. Yembiline.

Le mécanisme de suivi et l’exécution des projets, le choix des secteurs d’intervention, la priorité accordée aux infrastructures routières, les sources de financement de la BAD, le faible financement du secteur social, le faible niveau de décaissement des fonds, constituent entre autres, les préoccupations soulevées par les journalistes. Sur ce dernier point, le responsable- pays de la banque a laissé entendre que la responsabilité est souvent collective et partagée entre l’Etat, le bailleur et les entreprises prestataires.

Quant à l’exécution des projets, elle est assurée par l’Etat, sous le contrôle de la BAD, a-t-il confié. S’agissant des ressources de la banque, elles proviennent des fonds qu’elle mobilise à l’international à des taux très faibles, à travers ces différents guichets, a-t-il expliqué.

Mahamadi SEBOGO
msebogo@yahoo.fr

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