La première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année en cours a clos ses travaux, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou. La cérémonie, marquée par le discours du président, Alassane Bala Sakandé, a connu la présence d’éminentes personnalités dont le Premier ministre et des ambassadeurs.

Après trois mois de travaux, la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2019 a refermé ses portes. La cérémonie de clôture est intervenue, le lundi 3 juin 2019 à l’Hémicycle en présence du Premier ministre, des membres du gouvernement ainsi que des chefs de missions diplomatiques en poste à Ouagadougou. Dans son discours, le Président de l’Assemblée nationale (PAN), faisant le bilan, a indiqué que la session qui vient de s’achever, mérite son appellation de «session de lois».

«Au terme de trois mois d’activités intenses, notre auguste assemblée a procédé à l’adoption de 42 projets de loi», a-t-il précisé. Parmi ces textes, on note neuf projets de loi portant sur des autorisations de ratification de conventions et d’accords de prêts, 21 lois sur des ratifications d’ordonnances et 12 projets relatifs entre autres au code de procédure pénale, à la réglementation de l’Etat de siège et l’Etat d’urgence au Burkina Faso et aux modalités de promotion et d’officialisation de langues nationales. Concernant le contrôle de l’action gouvernementale, les députés ont interpellé l’exécutif à travers une quinzaine de questions orales et trois autres d’actualité. Sur le plan international, la diplomatie parlementaire a été «ï» au cours de la session écoulée avec plusieurs missions effectuées auprès de pays amis du Burkina Faso. Alassane Sakandé a notamment fait cas de visites officielles en République populaire de Chine, en Arabie Saoudite et en Turquie.

«Ces visites ont permis au Burkina Faso de renforcer ses liens d’amitié et de coopération avec ses partenaires et d’œuvrer à leur approfondissement», a-t-il soutenu. La participation de l’Assemblée nationale du Burkina Faso à des rencontres interparlementaires fait partie des points de satisfaction égrenés par le chef du parlement burkinabè. Il s’agit de la 41e Conférence de l’Union parlementaire africaine (UPA) dont le Burkina Faso assure la présidence, la 140e Assemblée générale de l’Union interparlementaire, du 6 au 10 avril à Doha au Qatar et la Conférence des présidents d’Assemblées et de section de l’Assemblée parlementaire francophone (APF) tenue du 25 au 27 avril 2019 à Ouagadougou. La situation sécuritaire marquée par les attaques terroristes à répétition et les multiples grèves qui secouent les départements ministériels n’ont pas été passées sous silence par le président Bala Sakandé.

Hommage aux FDS

Sur le contexte sécuritaire, l’occupant du perchoir a condamné l’acharnement des forces du mal sur le Burkina Faso devenu leur cible ces dernières années. «Depuis plus de trois ans, nos ennemis ne cessent de s’attaquer à notre démocratie, de porter des coups à notre nation et de défier nos institutions», a-t-il déclaré. Face à cette situation, M. Sakandé a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) déployées sur le terrain. «En ces moments d’épreuves, de drames, de larmes et de souffrances, les grands hommes révélés par la tragédie, ce sont nos militaires, nos gendarmes, nos policiers, nos douaniers, et nos Eaux et forêts qui sont engagés sur les théâtres d’opération avec professionnalisme et détermination, mais parfois au péril de leur vie, pour défendre la nation», a-t-il magnifié. De l’avis du patron de l’Assemblée nationale, même si cette guerre incombe, en priorité, aux FDS qui ont choisi le métier des armes, c’est le peuple tout entier qui doit se sentir engagé, solidaire de leurs efforts et de leur sacrifice.

Au sujet de la fronde sociale, l’unique intervenant a laissé entendre que si elle témoigne, dans une certaine mesure de la vitalité de la démocratie burkinabè, force est de constater que «l’intransigeance» et le «corporatisme» à «outrance» qui sous-tendent certaines revendications menacent l’avenir du secteur public au Burkina Faso. Il a donc saisi l’occasion pour appeler l’ensemble des syndicats à accepter exceptionnellement la trêve sociale demandée par le gouvernement. Cela, a-t-il expliqué, au regard de la guerre qu’impose la nébuleuse terroriste au pays. «En échange, j’exhorte le gouvernement à engager et à élargir un dialogue social franc et fécond avec les principaux acteurs du monde du travail, avec pour seule boussole l’intérêt général», a-t-il lancé au Premier ministre qui assistait à la clôture de la session.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr

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