Ramadan 2019 : le vivre-ensemble et la paix prêchés à Bobo-Dioulasso et à Gaoua

Les fidèles musulmans ont célébré la fête d’Aïd-el-fitr, le mardi 4 juin 2019. A Bobo-Dioulasso et à Gaoua, comme l’on pouvait s’y attendre, la paix, la cohésion sociale et le bon vivre-ensemble ont été au centre des vœux pendant la prière marquant la fin du jeûne.

La place Wara wara de Bobo-Dioulasso était bondée de monde en cette matinée du mardi 4 juin 2019. La cause, la prière marquant la fin du mois de jeûne musulman, encore appelée Aïd-el-fitr. Hommes, femmes, et enfants, bien endimanchés, ont fait le déplacement pour la circonstance. Tous massés derrière le grand imam de la grande mosquée de Dioulassoba, Siaka Sanou. Il était 9 h quand le prédicateur débute son sermon. Sans surprise, la situation sécuritaire et sociale critique que traverse actuellement le pays des Hommes intègres, a été au centre de cette communion.

Siaka Sanou, a donc prêché pour la paix, la cohésion sociale, le dialogue et le vivre-ensemble pour le Burkina Faso. «Que tout fils du pays, quelle qu’en soit sa religion, ait l’amour pour son prochain», a clamé l’imam Sanou. Avant de préciser que c’est ainsi que conseille la religion. Comme il est de coutume ces dernières années, des autorités régionales, avec à leur tête, le gouverneur, Antoine Atiou, ont honoré de leur présence à la place wara- wara.

Ils ont, dans la même veine, prêché les mêmes valeurs que le grand imam. «Nous avons demandé qu’ils prient pour la paix, la sécurité et la tolérance dans notre pays», a laissé entendre le gouverneur Atiou. La communauté catholique a été représentée par M. Stanislas Sanon. «Nous sommes là pour témoigner notre solidarité», a-t-il fait savoir. Et de souhaiter à son tour que le Burkina Faso retrouve sa paix d’antan.

Les fidèles musulmans n’ont pas tari de souhaits, à l’occasion. C’est l’exemple de Ousmane Sanou qui a fait une mention spéciale aux forces de défense et de sécurité. «J’ai une pensée à l’endroit des éléments des forces de défense et de sécurité qui sont morts pour la patrie», a confié celui- là qui est chargé de mission à la présidence de la Chambre régionale de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins. Dans la cité de Bafuji, c’est la place de la Révolution qui a abrité la prière. Pour l’occasion, l’Imam Salam Sissoko a remercié Allah pour avoir permis à sa communauté de faire des lectures de Coran, de sacrifices et de bénédictions durant un mois.

Même ambiance à Gaoua

Il est aussi revenu sur le sens du jeûne dans l’islam. Ainsi, l’imam a appelé les fidèles au respect de la volonté d’ Allah dans la vie de tous les jours.

Par ailleurs, Salam Sissoko a invité à la tolérance car elle est une vertu fondamentale pour le mieux vivre- ensemble des communautés. Le sens de ce temps de jeûne est bien compris des fidèles. C’est ainsi que pour le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Gaoua, Yssouf Sanou, confie que le carême est un moment de recueillement. En outre, il laisse entendre qu’il est aussi un temps de retraite spirituelle, d’expiation des péchés et de grâces. Ensuite, M. Sanou déclare que pendant cette fête du Ramadan, il a une pensée à l’endroit de toutes les personnes qui sont dans la détresse, les forces de l’ordre en combat contre le terrorisme, les malades et les déshérités. A cette célébration, l’administration régionale a été représentée par le gouverneur de la région du Sud-Ouest Tagsséba Nitiéma.

De son avis, le mois de ramadan s’est passé dans la paix dans la région.
Pour ce faire M. le gouverneur appelle tous les acteurs de la contrée à travailler pour la paix, la cohésion sociale.

Evariste YODA
Ibrahim NIAONE
Moussa Traoré SON
(Stagiaires)

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