Exposition économique sino-africaine

La première édition de l’exposition économique et commerciale sino-africaine se tient, du 27 au 29 juin 2019, à Changsha, chef-lieu de la province de Hunan, au centre de la Chine. Plus de 10 000 personnes sont attendues.

Parmi les huit initiatives prises lors du forum de septembre 2018 sur la coopération sino-africaine, figure l’organisation d’une exposition économique et commerciale sino-africaine. Elle vient d’être une réalité puisque la première édition de l’évènement s’est ouverte le jeudi 27 juin 2019, à Changsha, chef-lieu de la province de Hunan, au centre de la Chine, pour s’achever le 29 juin. 53 pays africains prennent part à ce rendez-vous qui se présente comme une autre plate-forme pour promouvoir davantage les liens de coopération entre le continent noir et l’Empire du milieu. Sur une aire de 40 000 m², Chinois et Africains vont dérouler, pendant trois jours, leurs potentialités et leur savoir-faire, en vue de renforcer la coopération économique et commerciale. Dans son adresse, le vice-ministre du Commerce chinois, Qian Keming, a indiqué que l’exposition économique et commerciale est la traduction du succès de la coopération sino-africaine. Pour lui, depuis le premier Forum de coopération sino-africaine (FCSA) en 2000, l’on a enregistré des résultats tangibles en termes de développement des échanges commerciaux entre les deux parties. Et de rappeler que le volume des échanges commerciaux en 2018 a été estimé à 204 milliards de dollars. Pour Qian Keming, la Chine et l’Afrique doivent se rapprocher davantage pour sortir leurs peuples de la pauvreté. Pour y parvenir, il est essentiel de trouver les points de convergence pour asseoir la relation, dans une dynamique de modernisation de l’agriculture et de l’industrialisation dans les pays en voie de de développement. Dans son partenariat avec l’Afrique, a-t-il indiqué, la Chine entend rester fidèle à son objectif de bâtir une coopération gagnant-gagnant. De ce fait, le vice-ministre du Commerce a exhorté les dirigeants africains à élargir la coopération à divers niveaux, notamment aux collectivités locales, afin qu’elles soient bénéfiques à tous. «Ensemble, nous devons trouver les mécanismes qui nous permettent de multiplier les initiatives qui visent à renforcer les capacités endogènes de chaque pays. C’est dans cette perspective que la construction d’une communauté de destin partagé et de prospérité sera effective », a souligné M. Keming. Le secrétaire général du comité du Parti communiste chinois (PCC) de la province de Hunan, Du Jiahao, s’est réjoui que Changsha abrite cet important évènement. La Province, a-t-il précisé, entretient déjà des partenariats de développement avec de nombreux Etats africains dans le secteur de l’agriculture et des énergies renouvelables. Dans une lettre de félicitations adressée aux participants, le président chinois, Xi Jinping, a indiqué que les deux parties ont su, au fil du temps, mener «une coopération pragmatique sur la base de l’égalité et des bénéfices mutuels, apportant des résultats remarquables aux peuples».

Une opportunité pour le Burkina Faso

Il a encouragé les gouvernements, les groupes de réflexion, les entreprises et les institutions financières de la Chine et de l’Afrique présents à Changsha à formuler des propositions adéquates, qui vont permettre une mise en œuvre cohérente des initiatives du Forum de coopération sino-africaine (FCSA). Invité d’honneur, le chef de l’Etat ougandais, Yuweri Museveni, a émis le souhait que le dialogue soit toujours privilégié entre les deux parties pour préserver les intérêts mutuels.
Le Burkina Faso fait partie des pays exposants avec une forte délégation issue de la présidence du Faso, des mi-nistères en charge de l’agriculture, du commerce, des Infrastructures et de structures privées. Pour un pays qui vient de reprendre les relations diplomatiques avec Pékin, il y a un peu plus d’un an, c’est une occasion pour explorer d’autres pistes en termes de coopération économique. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, qui conduit la délégation burkinabè, a salué l’initiative et la qualité de l’organisation. «C’est un grand rendez-vous qui est donné à l’Afrique et à la Chine de discuter en profondeur des relations économiques et commerciales. Au moment où nous sommes en train de construire un marché de libre échange continental en Afrique, cette exposition nous offre la plénitude de nous inspirer de l’expérience de ce grand pays qui a su interconnecter ses provinces sur le plan économique», a-t-il déclaré. Selon lui, au-delà des frontières entre les pays africains, il y a beaucoup de similitudes dans la façon de vivre et de faire qui pourraient être exploitées pour réussir l’intégration économique du continent. En exposant à Changsha, il s’agit pour le ministre Kaboré, d’attirer les investisseurs au pays des Hommes intègres, afin d’es-pérer une transformation des produits locaux sur place. «Nous sommes venus à cette exposition avec des participants spécialisés dans l’exportation et l’importation, des structures privées comme l’Agence pour la promotion des exportations (APEX), l’Agence burkinabè d’investissements. Nous avons un stand où nous allons montrer les produits issus de la transformation industrielle et artisanale et ce que nous avons comme matières premières », a expliqué Harouna Kaboré.

Karim BADOLO
(Depuis Changsha
en Chine)

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