Plaidoyer pour un “quota-jeunes” aux législatives de 2020

Dans le cadre du projet Alliance jeunes et parlementaires (AJP) du Balai citoyen, des jeunes Burkinabè ont élaboré et présenté trois thèmes de plaidoyer auprès de l’Assemblée nationale, le samedi 13 juillet 2019, à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie en présence de deux députés. Le projet plaide pour une amélioration de la situation socioéconomique et l’émergence politique des jeunes.

L’instauration d’un quota en faveur des jeunes sur les listes électorales législatives en 2020, le recrutement de 127 assistant(e)s parlementaires et l’extension de la couverture de la radio parlementaire à tout le territoire national, sont ce que vise l’association Le Balai citoyen à travers son projet Alliance jeunes et parlementaires (AJP). Porteur d’un plaidoyer en vue de l’émergence socioéconomique et politique, le Balai citoyen a présenté ses trois objectifs, le samedi 13 juillet 2019 à Ouagadougou, aux bénéficiaires de l’AJP et à deux députés. S’agissant du quota, le porte-parole du projet, Abdoul Fataou Maïga, a expliqué que l’objectif est d’avoir 30% de jeunes à l’Assemblée nationale à l’issue des échéances électorales de 2020. Pour ce faire, il propose l’adoption d’une loi fixant des «listes électorales nationales zébrées» aux couleurs jeunes ou exigeant un jeune dans chaque province. A ses dires, les jeunes de moins de 35 ans, qui représentent plus de 72% de la population du Burkina Faso sont «la première ressource, la force du développement» mais n’ont pas l’occasion d’être responsabilisés et d’apprendre aux côtés des aînés. Concernant le recrutement des 127 jeunes assistant(e)s parlementaires, le porte-parole a justifié que les élus n’ont pas toujours les ressources requises et le temps nécessaire pour analyser avec lucidité les propositions/projets de loi. «Les assistant(e)s apporteront une dynamique nouvelle et permettront d’améliorer le travail des députés, comme c’est le cas dans d’autres pays», a soutenu le présentateur des objectifs du plaidoyer. Au sujet de l’extension de la zone de couverture de la radio du parlement (actuellement un rayon de 75 kilomètres autour de Ouagadougou), celui-ci qui est le président du comité de base de l’AJP/Ouaga, a fait savoir que cela rendra l’information parlementaire disponible partout au Burkina Faso et permettra aux populations d’être plus proches de leurs représentants et de participer au développement socioéconomique du pays. Invités à la cérémonie, les députés Emmanuel Lankoandé (président du groupe parlementaire Burkindlim) et Léonce Zagré, se sont engagés à porter le plaidoyer dont les thèmes sont «d’actualité et pertinents». Soulignant l’importance de l’animation du Parlement par toutes les couches sociales, M. Lankoandé a noté que la cause des jeunes doit aussi être défendue au sein des partis politiques dans lesquels les intéressés ont été invités à s’engager avec conviction. Son collègue ajoutera que l’extension de la couverture de la radio parlementaire aidera les membres de l’assemblée dans la redevabilité et à la compréhension par les populations du rôle des élus. Au lieu de 127 assistant(e)s parlementaires, Léonce Zagré a proposé que le recrutement se fasse de façon progressive à commencer peut-être avec dix personnes. Il a aussi suggéré que les acteurs du projet AJP étudient bien les questions de profil et de rôle des assistants afin de rencontrer les responsables de l’Assemblée nationale avec un document bien élaboré.

Jean Philibert SOME &
Boureima GANSONRE
(Stagiaire)

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