Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, a officiellement lancé le Projet d’agriculture contractuelle et de transition écologique (PACTE) et celui de développement de la Valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA), le mardi 16 juillet 2019 à Ouagadougou.

Le développement agro-sylvo-pastoral est au cœur des préoccupations du gouvernement. Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, a officiellement lancé les Projets d’agriculture contractuelle et de transition écologique (PACTE) et de développement de la Valeur ajoutée des filières agricoles (VAFA), d’un coût global de 32,75 milliards F CFA, le mardi 16 juillet 2019, à Ouagadougou. Pour lui, ces deux projets visent à accroître, entre autres, les taux de couverture des besoins céréaliers de 96% en 2015 à 140% en 2020, de la productivité du secteur primaire de 50% à l’horizon 2020 et de commercialisation des produits agricoles de 25% entre 2005 et 2010 à 37,5% en 2020. Le PACTE et la VAFA, selon Salifou Ouédraogo, sont financés par l’Union européenne (plus de 15 milliards F CFA), l’Agence française de développement (plus de 11 milliards FCA), l’Agence danoise de développement (DANIDA : plus de 1 milliard F CFA). La contribution burkinabè, a-t-il ajouté, s’élève à près de 2 milliards F CFA et celle des bénéficiaires à plus de 3 milliards F CFA. «Ces projets que nous lançons aujourd’hui sont porteurs de plusieurs innovations en cohérence avec les défis actuels du secteur agricole», a-t-il déclaré. A l’entendre, il va s’agir d’appel à projet à coûts partagés à travers des fonds spécifiques, d’améliorer l’accès au marché des produits agricoles et faciliter l’accès au financement. Il est attendu, aux dires de M. Ouédraogo, la mise en œuvre des deux initiatives également portées par les ministères en charge de l’eau, des ressources animales, etc, l’aménagement de 125 000 hectares de terres agricoles, l’accroissement de la production céréalière de 95 000 tonnes (t), la contractualisation de la vente de 70 000 t de céréales par les coopératives et la mobilisation de 7,4 milliards F CFA de fonds privés. De l’avis du chef de la délégation de l’Union européenne (UE), Jean Lamy, son institution, grâce à ces deux nouvelles opérations de développement agricole, appuie le Burkina Faso dans la modernisation de son agriculture. «Nous voulons que ces projets apportent plus de bénéfices aux agriculteurs, aux transformateurs et aux commerçants burkinabè», a-t-il souhaité. Le directeur de l’AFD, Tanguy Denieul, a expliqué que les filières (riz, sésame, arachide, soja, maïs…), la production laitière et les exportations alimentaires à forte valeur ajoutée ont été retenues dans le cadre du PACTE. Quant au représentant de l’ambassadeur du Royaume du Danemark au Burkina Faso, Karsten Nielsen, il a précisé que ces projets vont aider les petits producteurs à booster leurs productions agro-sylvo-pastorales. Séance tenante, des chèques ont été remis à des structures agro-industrielles telles que La boucherie belle viande (40 millions F CFA), Agro Dealer Shop (100 millions F CFA) et la Charcuterie moderne du Faso (425 millions F CFA) grâce au fonds agro-industrie.

Boukary BONKOUNGOU

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