Le ministère de la Justice a organisé, le jeudi 11 juillet 2019 à Manga, une rencontre d’information et de sensibilisation aux enjeux de la loi portant organisation judiciaire au Burkina Faso, avec des leaders d’Organisations de la société civile (OSC).

L’information judiciaire et juridique appropriée est très souvent ignorée du justiciable au Burkina Faso, selon le rapport de l’étude sur l’accès à la justice, réalisée en 2018 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Cette méconnaissance des textes, notamment la loi portant organisation judiciaire, a été résorbée à Manga. En effet, le ministère de la Justice à travers la Direction de l’accès à la justice, et de l’aide aux victimes (DAJAV) y a organisé, le jeudi 11 juillet 2019, une rencontre d’échanges avec des leaders des Organisations de la société civile (OSC). Placé sous le thème : «La nouvelle loi portant organisation judiciaire au Burkina Faso : enjeux et perspectives», le conclave a permis de porter à la connaissance des participants, les tenants et les aboutissants du texte. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, René Bagoro, s’était aussi prêté à cet exercice d’explication et de charme devant la Représentation nationale avant l’adoption de la loi, le 2 mai 2019. Comme à l’Hémicycle, au rendez-vous de Manga, pour justifier la relecture de la loi et partant, son bien-fondé, les communicateurs ont tablé sur la modernisation de l’organisation judiciaire visant, entre autres, à rendre la justice plus accessible et plus efficace, corriger les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire et permettre à l’Etat de se conformer aux exigences de certaines conventions communautaires et internationales. Ouvrant la séance, le secrétaire général du ministère de la Justice, Théophile Sawadogo, a expliqué que cette campagne d’informations et de sensibilisation entreprise par son département, vise à apporter des éclaircissements aux polémiques entretenues autour de certaines innovations apportées à la loi. «Le contenu de la loi nécessite une large explication au regard de certaines critiques soulevées par des acteurs de la société civile consécutives à la suppression de certaines juridictions», a-t-il argué. La rencontre, a poursuivi M. Sawodogo, ambitionne également de renforcer la maîtrise du contenu du nouveau texte par les OSC qui, par ricochet, devront aider les populations à se l’approprier. Les participants, dans leurs interventions, ont trouvé la démarche du ministère bien à propos. Se félicitant d’avoir été outillés aux enjeux de la nouvelle organisation judiciaire au Burkina Faso, ils ont appelé les responsables du département à poursuivre dans la même dynamique pour une justice  «comprise et respectée de tous».

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com

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