La deuxième session de la formation des facilitateurs endogènes de la région de l’Est sur les thématiques de l’approche «champ-école agropastoral», d’adaptation au changement climatique et d’accès aux microfinances se tient, du 15 au 19 juillet 2019, à Fada N’Gourma.

Face aux effets pervers du réchauffement climatique, un changement
de comportement des producteurs agro-sylvo-pastoraux s’impose. Pour y
parvenir, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), via le projet «GCP/BKF/054/LDF», organise, du 15 au 19 juillet 2019, à Fada N’Gourma, la deuxième session de formation des «facilitateurs endogènes»  aux bonnes pratiques agro-sylvo-pastorales. Au total, 44 producteurs, venus des cinq provinces de la région de l’Est, vont assister à des séances de communication sur plusieurs thématiques. Ce sont, notamment, «Les concepts de base du changement climatique», «Le rôle d’un facilitateur endogène», «Les techniques d’animation de groupe», «L’importance de l’intégration des activités agro-sylvo-pastorales», «Les notions de Champ-école agropastoral (CEAP) et l’Association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC)». Selon le maître-formateur, Brahima Traoré, «le champ-école agropastoral» est une structure locale mise en place et qui a pour philosophie la responsabilisation des acteurs. Il a expliqué que, par principe, l’approche CEAP invite le paysan à exercer ses activités agricoles et pastorales, tout en veillant à la préservation de l’environnement. «Par exemple, l’agriculteur peut pratiquer l’agroforesterie», a-t-il illustré. Dans l’optique de renforcer la résilience climatique, le CEAP oriente les paysans vers des pratiques agro-sylvo-pastorales adaptées au phénomène du changement climatique, a ajouté le maître-formateur, Harouna Ouédraogo. Toujours au sujet du CEAP, le maître-formateur Alamissi Sawadogo, par ailleurs, conseiller pour les activités locales de la FAO dans la région de l’Est, a confié que les facilitateurs endogènes sont des producteurs identifiés pour jouer le rôle d’acteurs chargés de vulgariser les bonnes pratiques agro-sylvo-pastorales dans leurs localités respectives.

De la microfinance pour plus d’impact

«Le CEAP donne la latitude aux paysans d’identifier eux-mêmes les difficultés auxquelles ils sont confrontés et de faire des propositions pour y faire face avec l’accompagnement des techniciens du projet. En clair, ils doivent être des experts dans leur propre champ», a affirmé le maître-formateur Harouna Ouédraogo. Cette méthode est originale,
s’est réjoui le facilitateur endogène Mathieu Tinsoaba. «Elle nous met au centre du processus et du projet», a-t-il apprécié. Monique Combari, une autre facilitatrice endogène, compte partager les résultats de la formation avec les producteurs de sa communauté. Au demeurant, dans le cadre des champs-écoles agropastoraux, le projet a institué des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) pour accompagner les producteurs dans le financement d’activités génératrices de revenus. Initialement mis en œuvre sur la période de mai 2015 à avril 2019, le projet GCP/BKF/054/LDF a été prolongé jusqu’en décembre 2019. Il vise à intégrer la résilience climatique à la production agricole et pastorale pour la sécurité alimentaire dans les zones rurales vulnérables à travers l’approche «Champ-école des producteurs». Le directeur régional de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles de l’Est, Joseph Patarbtalé Nikièma, a exprimé sa reconnaissance à la FAO, «un partenaire traditionnel du ministère», pour sa contribution au développement du secteur agricole dans la région de l’Est. «Il nous appartient de travailler à pérenniser les acquis du projet», a-t-il conclu.

Joanny SOW

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