Visite DG AFD au Burkina Faso

Les énergies renouvelables ont intégré les schémas de développement socio-économique de nombreux pays du monde. En effet, ces sources énergétiques ont créé 11 millions d’emplois en 2018 dont 60% en Asie ‘’tirés’’ par la Malaisie, la Thaïlande et le Viet Nam (Asie du Sud-Est) selon le dernier rapport annuel de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

Dans le peloton, l’Afrique balbutie avec 4% des emplois solaires photovoltaïques. Ainsi, le déploiement des énergies renouvelables sur le continent reste relativement faible même si au sud du Sahara, l’énergie solaire hors réseau a créé l’équivalent de plus de cent mille emplois. Malheureusement, le continent noir ne mérite pas ces statistiques en matière d’énergies renouvelables surtout solaires photovoltaïque car l’on peut mieux faire.

Au Burkina Faso, par exemple, avec un ensoleillement des meilleurs en Afrique de l’Ouest aux dires  des experts, plusieurs stratégies d’investissements structurants doivent davantage émailler ce sous-secteur de l’énergie. Aidé d’une politique énergétique qui prône des besoins d’énergie de plus en plus croissants et le mix énergétique (transition vers les énergies vertes et renouvelables avec un accent particulier sur le solaire), le Burkina Faso ne devrait pas souffrir pour assurer la disponibilité et l’accès à tous à l’électricité.

Le pays des Hommes intègres, à cet effet, projetant d’augmenter la production énergétique, en général, de 50% d’ici à 2025, pourrait, en outre, prétendre se lancer, entre autres, dans l’ingénierie, le commerce et la construction d’installations qui utiliseraient la source solaire.

Lever les goulots d’étranglement

Toutefois, il faut, pour réussir ce challenge, lever tous les goulots d’étranglement qui se résument à la faiblesse du financement des projets de construction photovoltaïque et des investissements privés qui encourageraient des entreprises souhaitant investir dans le solaire. En guise de solutions concrètes, il est nécessaire de faciliter l’accès au financement et réduire son coût.

Il faut également arriver à couvrir la demande au niveau national, c’est-à-dire combler le gap de production et d’installation solaire, rapporte le directeur général des énergies renouvelables, Dr Bruno Korgo. L’un des défis majeurs, aussi, à relever parmi cette panoplie de contraintes, est la diversification des sources d’énergie renouvelables (éolienne, hydroélectricité, etc.). Dans ce sens, il y a bon espoir que, dans la diversification de la chaîne d’approvisionnement de l’énergie solaire mondiale, le Burkina Faso se taille une meilleure place.

Substituer l’énergie thermique

En conséquence, la place de choix qui reviendrait à l’énergie solaire, pour le moment, développée au Burkina Faso par rapport aux énergies éoliennes et hydroélectriques va permettre de ranger aux oubliettes l’énergie thermique utilisant du fuel qu’il faut aller chercher à des milliers de kilomètres. En d’autres termes, il va s’agir, en matière de projections, pour le pays des Hommes intègres, de chercher à suivre les pas de pays qui détiennent jusque-là le marché du solaire, à savoir la Chine, les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne.

Le Burkina Faso, par ailleurs, avec, actuellement des emplois indéterminés, faute de statistiques, devrait, tout de même, mettre les bouchées doubles pour, efficacement, ‘’exploiter son soleil’’. C’est dans cette logique que les gouvernants des pays africains à fort ensoleillement doivent, à tout bout de champ, avoir de nos jours des visions qui transcendent les objectifs climatiques.

Ils doivent, conséquemment, s’intéresser aux énergies renouvelables comme le solaire, naturel ‘’inépuisable’’, ne s’obtenant pas par extraction à l’image du pétrole et qui ouvrent la voie à une croissance économique pauvre en carbone et créatrices d’emplois en abondance. Des emplois, au nombre desquels, figurent des services au profit de tous les acteurs du développement durable sur les plans environnemental et socio-économique.

La transformation énergétique dans le monde est déclenchée et les emplois y afférents jouent positivement sur la durabilité sociale et économique, un mobile de plus pour que les pays s’engagent en faveur des énergies renouvelables.

Boukary BONKOUNGOU

 

 

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