Campagne humide 2019-2020 : mention passable au Centre, selon le ministre Salif Ouédraogo

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salif Ouédraogo, accompagné du gouverneur de la région du Centre, Sibiri De Issa Ouédraogo, a visité des exploitations emblavées de maïs, de sorgho et de niébé à Koubri et Komsilga dans la région du Centre, le mercredi 7 août 2019. Dans l’ensemble, l’on note un bon début de campagne dans ladite région.

La campagne agricole humide 2019-2020 débute relativement bien dans la région du Centre. C’est le constat fait par le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salif Ouédraogo, en compagnie des autorités de la région du Centre, lors d’une visite dans des exploitations agricoles à Koubri et Komsilga, le mercredi 7 août 2019. En effet, c’est le site de démonstration d’association de cultures (maïs et niébé) de l’agriculteur Souleymane Maïga qui a reçu premièrement la délégation ministérielle.

Sur cette superficie emblavée, dans la commune rurale de Koubri, précisément dans le village de Tansablogo, se dégagent deux parcelles de deux hectares sur lesquelles évoluent les deux spéculations « traitées » à la fumure organique, à l’Urée et au NPK. Pour ce qui est du maïs, c’est la variété « Barka » d’un cycle de 80 jours qui est utilisée dont la date du premier semis remonte au 5 juillet 2019. La variété « Komcallé » est celle du Niébé, d’un cycle de 60 jours et également semée, pour la première fois, à la même date. Mais le seul hic, selon le « vieux Maïga », ce sont les chenilles légionnaires qui menacent la survie des plants au stade de croissance. Il a dit attendre une production moyenne de plus d’une tonne (t) à l’hectare (ha) en cas de bonne pluviométrie.

Une note de satisfaction

La deuxième exploitation agricole dans la commune rurale de Koubri visitée par le ministre et sa suite a été le bas-fond rizicole de Pikiéko d’une aire de 100 ha dont la surface totale mise en valeur est de 90 ha. Cette rizière est exploitée par la coopérative rizicole « Sidin-Yida » de Pikiéko regroupant 279 personnes dont 143 hommes et 136 femmes, aux dires d’une de ses responsables, Léonie Kinda. Le champ a connu une extension en 2016 et 2019 après avoir été aménagé, pour la première fois en 2014, sur 40 ha, a-t-elle laissé entendre. Sur la surface emblavée, c’est du riz FKR 19 d’un cycle de 110 jours, entretenu à l’Urée et au NPK, au stade de tallage et à situation phytosanitaire relativement calme, qui y pousse. Grâce à l’appui du Projet riz pluvial (PRP), les riziculteurs visiblement satisfaits ont dit attendre 315 t sur un rendement prévisionnel de 3,5 t/ha. Après Koubri, c’est la commune rurale de Komsilga, précisément le village de Bassem Yam où l’on pratique l’agropastoralisme qui a accueilli les visiteurs du jour. Dans cette localité, c’est une exploitation d’association, au stade de montaison, de maïs de variété « Komsaya » et de sorgho de variété « Kapèlga » respectivement de 2 ha et d’un ha que Salif Ouédraogo a « inspectée ».

Le point focal de la coopérative exploitante de cette aire agricole, composée de 330 personnes, Léon Badiara, a dit espérer du maïs cultivé, d’un cycle de 85-90 jours, une production moyenne de 17,5 t/ha sur un rendement potentiel de 8 à 9,5 t/ha. Concernant le sorgho, il a laissé entendre que la variété, d’un cycle de 95 jours pourrait produire 1,6 t/ha à 3t/ha. Le ministre en charge de l’agriculture a, dans l’ensemble, félicité les producteurs et les a encouragés à poursuivre dans la même lancée en entretenant bien leurs superficies agricoles et en s’organisant davantage pour atteindre leurs objectifs, notamment ceux de meilleurs rendements.

Boukary BONKOUNGOU

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