Le Réseau des parlementaires burkinabè sur la biotechnologie et la biosécurité a organisé, le mardi 6 août 2019 à Ouagadougou, un atelier de restitution de l’expérience reçue sur les biotechnologies, lors d’un séjour en Inde.

Le Réseau des parlementaires burkinabè sur la biotechnologie et la biosécurité entend contribuer à l’atteinte à l’autosuffisance alimentaire au pays des Hommes intègres par la maîtrise de la technologie. C’est pourquoi, il a organisé, le mardi 6 août 2019 à Ouagadougou, un atelier de restitution et de capitalisation de son expérience reçue sur les biotechnologies au cours d’un voyage effectué en Inde. Selon la coordonnatrice, la députée Ariette Zoumbaré /Zongo, les membres de son réseau ont vu leurs capacités se renforcer dans les domaines de la biosécurité et de la biotechnologie, du 2 au 10 février 2019, lors d’un séjour en terre indienne.

A l’entendre, l’accélération démographique, les effets du changement climatique et les récessions économiques ont amené les membres du réseau à ce voyage d’étude. Ainsi, a souligné Mme Zoubaré, cette formation, initiée par l’Agence de développement de l’Union africaine(NEPAD), à travers son programme «Réseau africain d’expertise en biosécurité», a pris en compte les secteurs agricole, sanitaire et environnemental. L’information scientifique dans les processus de prise de décision dans ces domaines afin de prévenir les aléas climatiques qui impactent le développement durable a été abordée par les parlementaires, foi de la députée. «Ils ont, également, acquis une expérience sur les nouvelles avancées scientifiques et technologiques », a-t-elle ajouté. De l’avis de la présidente du réseau, les connaissances acquises devraient contribuer à la promotion de la biotechnologie en faveur de l’autosuffisance alimentaire. Car, a-t-elle rappelé, «l’Inde est dans la prévision pour assurer l’alimentation de sa population qui évoluera à plus d’un milliard six cents mille habitants d’ici à 2050. Nous pouvons profiter de cette expérience dans nos pays».

Pour ce faire, Henriette Zoumbaré a souhaité qu’à la sortie de ce cadre de partage d’expériences, les députés puissent être des vecteurs de diffusion de cette nouvelle technologie. Pour le coordonnateur du Réseau africain d’expertise en biosécurité, Moussa Sawadogo, des controverses ont parfois apporté des confusions entraînant la peur et la fuite face aux progrès de la science. Mais le pays des Hommes intègres, a-t-il relevé, fait preuve de courage. En effet, il a fait savoir que le Burkina est le deuxième pays, après l’Afrique du Sud, à s’engager dans l’utilisation sécurisée de la biotechnologie pour résoudre certains problèmes. Il a cité notamment l’adoption du coton génétiquement modifié et la question de la lutte contre le paludisme. A l’en croire, l’Union africaine s’inspire des résultats burkinabè pour aider les autres nations dans les domaines des sciences dans son agenda 2063.

«Aujourd’hui celui qui maîtrise les fondements technologiques et la biotechnologie peut être une grande force. Et le Burkina s’est inscrit dans cette vision», s’est-il réjoui. Pour Moussa Sawadogo la volonté politique, la recherche scientifique et la règlementation sont les conditions nécessaires pour une biotechnologie affranchie. Quant au représentant du président de l’Assemblée nationale, Moussa Ouattara, il a apprécié la tenue de l’atelier tout en rappelant que le Burkina a compris très tôt l’apport des biotechnologies dans son développement socioéconomique. De ce fait, a-t-il dit, le «Burkina a ratifié la convention sur la diversité biologique et sur le protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques». Il a exhorté le réseau à partager davantage les expériences afin de mieux comprendre la problématique des biotechnologies.

Beyon Romain NEBIE

Frank POUGBILA (stagiaire)

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