Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, a procédé, le jeudi 5 septembre 2019, à la remise de la vieille mosquée de Dioulassoba réhabilitée, à la communauté musulmane.

Les fidèles musulmans de Bobo-Dioulasso pourront désormais prier à la vieille mosquée de Dioulassoba. Après la construction des hangars, les travaux de réhabilitation de la mosquée ont pris fin. La cérémonie de remise a eu lieu, le jeudi 5 septembre 2019, sous la présidence du ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango. Lancé le 18 novembre 2016 lors de la nuit de mobilisation des fonds, le « Projet de réhabilitation et de mise en valeur de la grande mosquée de Dioulassoba » est estimé à 527 831 073 F CFA. Elle comprend quatre phases.

Avec la fin des phases 1 et 2, les phases 3 et 4 vont se poursuivre avec l’aide des personnes de « bonnes » volontés. Il s’agit de l’aire des ablutions, du château d’eau, du pavage et de l’aménagement paysager. Construite en 1893, selon Abdoul Karim Sango, la vieille mosquée fait partie des symboles qui fortifient et orientent la Cité de Sya. En effet, au-delà d’un monument, la bâtisse est une mémoire, c’est-à-dire un ensemble de repères de l’existence personnelle et collective, foi de M. Sango. Elle constitue un vaste réservoir de convictions, de connaissances et de savoir-faire, a-t-il soutenu.

« En ces moments particulièrement difficile de l’histoire de la nation où les démons de l’extrémisme violent sont en train d’habiter le cœur de certains Burkinabè, l’histoire et la vie de la mosquée de Dioulassoba doit constituer un repère à la fois religieux et culturel, d’où nous devons puiser les ressources nécessaires du vivre-ensemble », a fait savoir Abdoul Karim Sango. La ville de Sya incarne un modèle de tolérance, a révélé le ministre. C’est pourquoi, Abdoul Karim Sango, a souhaité que les prières qui s’élèveront à partir de cette mosquée deviennent un havre de paix pour le Burkina Faso. Poursuivant, le premier responsable du département de la culture a, au nom du gouvernement, félicité tous ceux qui ont contribué à la réhabilitation de ce monument à caractère national et qui fait partie du patrimoine religieux et culturel du pays.

Et de rappeler que cette mosquée est un bien de la communauté. D’où selon lui, les premières personnes à s’investir pour son entretien est la population, soulignant que le gouvernement ne fait qu’apporter un appui financier et technique. Pour le directeur des sites classés patrimoine mondial, Léonce Ki, la mosquée ne doit pas être traitée comme un lieu public, mais comme la maison de chacun. « Si nous voulons donc que la mosquée dure des centaines d’années encore, il est indispensable que notre espérance de vie, quelle que soit sa longueur, puisse s’arrimer à notre implication de la gestion du bien », a exhorté Léonce Ki. En attendant, le souhait du coordinateur du projet de réhabilitation de la mosquée, Sékou Haïdara, est que les travaux finissent d’ici la fin de l’année 2019.

Boudayinga J-M THIENON

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