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L’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER) a, lors d’un atelier national tenu les 3 et 4 octobre 2019, à Nioryida (commune rurale de Nobéré), dans la région du Centre-Sud, dévoilé sa nouvelle approche d’amélioration du taux d’électrification rurale.

Le ministère de l’Energie, à travers l’Agence burkinabè d’électrification rurale (ABER), veut satisfaire aux recommandations du Plan national de développement économique et social (PNDES) pour accroître d’environ 3% à 19% le taux d’électrification rurale (ER) à l’horizon 2020. Lors d’un atelier national sur la question, organisé par le ministère de l’Energie, les 3 et 4 octobre 2019, à Nioryida (commune rurale de Nobéré), dans la région du Centre-Sud, l’ABER a, ainsi, dévoilé sa nouvelle approche d’Améliorer la performance du modèle de l’ER au Burkina Faso. Cette thématique, articulée autour de « l’état des lieux sur l’opérationnalisation du modèle actuel des coopératives d’électricité (COOPEL) », « les principaux défis identifiés dans le concept actuel des COOPEL» et « la nouvelle approche de l’ABER pour l’électrification rurale », a été débattue par l’ensemble des acteurs du secteur, en général, et des représentants des COOPEL, en particulier. Selon le directeur général de l’ABER, Ismaël Somlawendé Nacoulma, d’importants investissements appuyés par les partenaires financiers ont été mis en œuvre pour offrir la lumière aux petites localités majoritaires au Burkina Faso. « Pour accélérer l’électrification rurale, le défi est donc de déterminer le potentiel, les technologies adéquates et le modèle économique adapté à ces petites localités », a-t-il déclaré.

                               Mutualiser les efforts des acteurs

Une autre vision, de l’avis de M. Nacoulma, est de mutualiser les efforts de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour sa longue expérience, des COOPEL pour leur connaissance locale et des acteurs du privé pour des investissements conséquents. Ce, a-t-il expliqué, afin de permettre à tous, l’accès à l’électricité, au pays des Hommes intègres. « Cependant, l’accent devrait être porté sur ce qui importe pour les consommateurs finaux, c’est-à-dire les services électriques rendus possibles grâce à l’électricité comme source d’énergie et non pas l’électricité elle-même », a-t-il indiqué. Pour Ismaël Somlawendé Nacoulma, la nouvelle vision de l’ABER se fonde également sur une phase transitoire du modèle communautaire d’ER au Burkina Faso. Pour cela, a-t-il déroulé, il faut, entre autres, assainir la situation par la révision de la tarification et le renforcement du réseau visant à favoriser l’intervention accrue du secteur privé. Toutefois, le premier responsable de l’ABER a rappelé que cette stratégie, prenant actuellement en compte près de 154 568 abonnés, a été précédée d’investissements ayant permis d’électrifier 872 localités par la SONABEL et les COOPEL. Face à la thématique développée, des participants, à l’image de Jean Sylvestre Sandwidi, ont recommandé de reformer le modèle coopératif en vue de dynamiser celui économique. Les intervenants ont, aussi, proposé de réviser le mode et la structuration de la facture SONABEL, d’effectuer une tarification basse tension pour les COOPEL et relire l’arrêté 2009-19 conformément au décret  d’imposition de 10 KW de puissance électrique.

Créer un cadre d’échanges périodiques

Il s’agit, en sus, pour eux, au niveau étatique, de créer un cadre d’échanges périodiques avec l’ensemble des acteurs, présenter les opportunités de l’ER au secteur privé et fournir une base de données continue des opportunités mise à jour par région assortie d’une cartographie en ligne. Du point de vue de l’intervenante d’un des groupes de travail, Sonia Bandé, il faut renforcer la sécurité des infrastructures électriques dans un contexte d’insécurité. Au sortir du conclave, le représentant de la gouverneure du Centre-Sud, Amidou Soré, s’est convaincu que l’atelier va permettre de donner l’énergie productive aux populations rurales. Il a salué le choix du thème avant d’inviter tous les acteurs à s’approprier le document final. Le conseiller technique du ministre de l’Energie, Jean-Baptiste Kaboré a, pour sa part, laissé entendre que la nouvelle approche de l’ABER, avec le soutien du gouvernement, va atteindre les objectifs fixés. Il a, par ailleurs, rassuré de l’accompagnement du département de l’énergie à l’ABER pour réussir le challenge. Quant au chef de mission du projet Energie et croissance économique durable dans la boucle du Mouhoun (ECED) financé par le Canada, Maxim Fortin, il a assuré que sa structure va, de même, soutenir l’ABER dans son processus d’ER, en tant que Partenaire technique et financier (PTF).

                                                                                   Boukary BONKOUNGOU

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