La Fondation Bank of Afrique Burkina (BOA) a procédé, le samedi 19 octobre 2019 à Ouagadougou, à la remise d’un chèque d’un montant de cinq millions F CFA à l’organisation non gouvernementale pour la Promotion de la chirurgie réparatrice (ONG-PPCR).

La Fondation Bank of Afrique (BOA) œuvre pour l’amélioration continue des conditions de santé des populations du Burkina Faso. Dans cette dynamique, elle a procédé à la remise d’un chèque d’un montant de cinq millions F CFA à l’Organisation non gouvernementale pour la Promotion de la chirurgie réparatrice (ONG-PPCR), le samedi 19 octobre 2019, à Ouagadougou. L’objectif, selon le secrétaire exécutif de la fondation, Moctar Diakité, est de promouvoir la chirurgie réparatrice au profit des enfants atteints de labio-palatines. «Nous avions été approchés par l’ONG PPCR pour un projet concernant des enfants souffrant d’une pathologie qui devaient être pris en charge. Et compte tenu du fait que cette action rentre dans le cadre de nos objectifs, nous n’avons pas hésité à nous associer à elle pour que les opérations y relatives puissent se réaliser», a-t-il laissé entendre. Pour lui, les enfants constituent le socle de toute famille et à travers ce geste, sa structure va contribuer à restaurer la dignité de ceux malades, qui font l’objet de rejet dans certaines régions. «Pour nous, le fait de soutenir l’organisation qui œuvre dans le sens de la réparation des enfants naissant avec ces malformations, c’est aussi une manière d’aider à l’épanouissement des familles en difficulté dans lesquelles ces enfants vivent», a-t-il soutenu. M. Diakité a par ailleurs indiqué que la fondation BOA travaille dans le domaine depuis une dizaine d’années et va continuer à soutenir de telles initiatives, conformément à l’objectif poursuivi : améliorer les conditions de vie des communautés au sein desquelles la banque évolue.

Plus de 200 enfants opérés

Recevant le chèque, la présidente de l’ONG PPCR, Dr Aïssata Baillet, a affirmé que c’est un don qui va permettre de sauver «énormément» de familles. «Jusque-là, nous n’opérions que les fentes labio-palatines. Et cet argent que nous venons de recevoir va nous permettre de réaliser d’autres types d’opérations telles les séquelles de brûlures assez fréquentes et dues aux accidents domestiques, qui sont aussi demandées mais que j’ai décliné à chaque fois par manque de moyens», a-t-elle confié. Dr Baillet a expliqué que sa structure intervient au Burkina depuis 2014 et pour prendre en charge un enfant, il faut qu’il remplisse trois conditions à savoir : être âgé d’au moins trois mois, avoir au minimum 5kg et 10g d’hémoglobine.

«Nous sommes soutenus, dans ce sens, par Sentinelles qui recueillent les patients, les conditionnent en leur fournissant l’alimentation nécessaire pour qu’ils soient opérables», a-t-elle poursuivi. A l’en croire, plus de 200 enfants ont pu être opérés. La présidente de Sentinelles, Christiane Badel, a, pour sa part, indiqué que sa fondation a mis en place deux programmes au Burkina, relatifs à la prise en charge des enfants victimes de lésions faciales dues aux fentes labio-palatines et au Noma. «Nous aidons à lutter contre ces maladies non seulement pour les soins, les opérations, la reconstruction faciale des enfants, mais aussi en faisant une sensibilisation des populations afin de les amener à agir vite, car ce sont des pathologies qui peuvent être stoppées rapidement», a-t-elle mentionné. Mme Badel a également souligné que l’objectif de leur collaboration avec Dr Baillet est de permettre aux enfants atteints de «retrouver leur visage et le sourire». L’ONG PPCR intervient, au Burkina, mais aussi au Togo, au Niger et au Bénin. Sentinelles, quant à elle, a plusieurs programmes dans différents pays dont le Sénégal, la République démocratique du Congo, Madagascar et la Colombie en Amérique du Sud.

Boureima GANSONRE
(Stagiaire)

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