Télévision numérique terrestre : 98% du territoire couvert

Le ministre en charge de la communication, Rémis Fulgance Dandjinou (milieu) invite les éditeurs à une diversification des programmes.

Les acteurs de la mise en œuvre de la Télévision numérique terrestre ont rencontré, le lundi 4 novembre 2019 à Ouagadougou, les journalistes pour échanger sur de l’effectivité de la TNT.

La Télévision numérique terrestre (TNT) est effective depuis le 1er novembre 2019 sur l’étendue du territoire et 17 chaînes nationales sont disponibles. Pour apporter l’information, les responsables de sa mise en œuvre ont animé une conférence de presse, le lundi 4 novembre 2019. Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémis Fulgance Dandjinou, a rappelé que la TNT est un processus, débuté depuis 2014.

Aujourd’hui, a-t-il indiqué, c’est avec satisfaction que l’on constate qu’elle est une réalité au Burkina Faso. «Sur 35 sites prévus, 33 sont opérationnels et un en cours de finalisation. Le taux de couverture du territoire est de 98%», a-t-il laissé entendre. Pour lui, le plus important est que les éditeurs se préparent pour accueillir cette opportunité avec des programmes et des contenus médiatiques qui pourront satisfaire les Burkinabè.

La question des coûts est importante, mais il pense que c’est la diversité des productions qui permettra aux éditeurs de s’en sortir. «75 millions F CFA par an, c’est le strict minimum qu’on peut proposer aux promoteurs. La Société burkinabè de télédiffusion(SBT) coûte 2,5 milliards F CFA par an. Nous avons l’entretien des sites, la location de satellites et les dépenses de fonctionnement. Tous les pays de la sous-région regardent le Burkina. Nous n’avons pas le droit d’échouer», a détaillé le ministre.

Relativement au prix des équipements à utiliser par les consommateurs, la directrice générale de la SBT, Kadidia Savadogo, a rassuré que le coût du décodeur de base a été plafonné par le gouvernement à 10 000 FCFA. Et de promettre, que pour le bouquet déjà fonctionnel, les téléspectateurs ne payeront rien. Quant au représentant de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Robert Sangaré, il s’est réjoui du fait que sa structure soit associée à cette œuvre gigantesque. «Le gouvernement a créé des conditions favorables. Ce qu’il faut aux promoteurs, c’est l’innovation et la créativité.

Il faut faire en sorte que les contenus de différentes chaînes soient attrayants pour les annonceurs», a-t-il indiqué. Au sujet des contenus médiatiques, le président du Conseil supérieur de la Communication (CSC), Mathias Tankouano, pense que les télévisions peuvent coproduire des séries et émissions pour la consommation locale. «Nous avons suggéré à la faîtière des éditeurs de créer un consortium avec la RTB/Télé pour des coproductions. Il y a eu des séries intéressantes telles que, Affaires publiques ou Vis-à-vis qui ont bien marché», a-t-il dit. Il a enfin invité les éditeurs au respect strict de leurs engagements.

Adama SEDGO

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