Recrutement des volontaires de la défense : le projet de loi «bientôt» soumis à l’Assemblée nationale

Le Conseil des ministres s’est tenu, le lundi 16 décembre 2019 à Ouagadougou, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Plusieurs dossiers ont été examinés, parmi lesquels, l’adoption d’un projet de loi instituant le recrutement de volontaires pour la lutte contre le terrorisme.

Les travaux du Conseil des ministres se sont tenus, hier lundi 16 décembre 2019, au palais de Kosyam. Plusieurs dossiers ont été examinés. Revenant sur le contenu des dossiers inscrits à l’ordre du jours, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Djandjinou, a fait savoir qu’au titre du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le conseil a adopté un projet de loi instituant le recrutement des volontaires pour la défense de la patrie. L’objectif de ce projet de loi, selon le ministre Dandjinou, est de contribuer au renforcement de la lutte contre le terrorisme à l’échelle des villages et des secteurs.

« Ce projet de loi sera présenté à l’Assemblée nationale, afin de rendre opérationnel cet engagement du président du Faso tout en lui donnant un cadre légal », a-t-il soutenu. Pour ce qui concerne le ministère de la Justice, l’exécutif a adopté un décret portant création et nomination de charges notariales. A ce propos, a indiqué le Porte-parole du gouvernement, cinq charges de notaire ont été créées à Ouagadougou et trois à Bobo-Dioulasso. Dans le même département, a-t-il poursuivi, il a été adopté un décret portant remise de peines à des détenus condamnés, à compter du 1er janvier 2020. Ces derniers, à l’entendre, doivent avoir purgé la moitié de leur peine et sont choisis en raison de la précarité de leur état de santé, de l’âge de la minorité pénale ou de la vieillesse. Ainsi, ce sont au total 643 d’entre eux qui verront leurs peines remises, soit 165 détenus pour remise de reliquat de peines et 478 détenus pour remise partielle de peines allant de trois à huit mois.

Dans le département de l’Economie et des Finances, les travaux du Conseil des ministres se sont penchés sur la finance inclusive. A en croire M. Djandjinou, l’exécutif a adopté un décret portant création du Fonds national de la finance inclusive (FONAFI). Ce fonds va permettre, a-t-il expliqué, de mettre en œuvre l’engagement du président du Faso d’accompagner l’économie informelle et les groupes vulnérables en particulier afin d’accéder à des services financiers adaptés à leurs besoins. « Les éléments recherchés consistent à mobiliser les ressources destinées au financement des secteurs productifs, à gérer leurs lignes de financement et à appuyer le développement de produits innovants », a fait savoir le Porte-parole du gouvernement.

S’agissant des médias d’Etat, il a ajouté que le gouvernement a adopté deux décrets portant dérogation aux règles de la comptabilité publique au profit des Editions Sidwaya et de la RTB. Pour lui, ces dérogations visent à permettre d’avoir « une certaine souplesse dans la gestion de ces Etablissements publics de l’Etat (EPE) afin d’améliorer leurs performances financières et de satisfaire les engagements pris par le gouvernement dans le cadre des négociations avec les syndicats ».

Soumaïla BONKOUNGOU

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