Financement de l’agrobusiness:un projet pour accroître la production agricole

Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles a lancé officiellement le Projet d’appui à la création d’une banque d’agrobusiness (PACBA), le mardi 4 février 2020, à Ouagadougou.

L’Etat du Burkina Faso est engagé dans la valorisation du secteur agricole. Et pour y arriver, il multiplie les actions afin d’encourager les acteurs et leur faciliter l’accès au crédit. Le Projet d’appui à la création d’une banque d’agrobusiness (PACBA) s’inscrit dans cette dynamique. Un projet financé à environ six milliards F CFA par la Banque africaine de développement (BAD). C’est dans ce cadre qu’est née la Banque agricole du Faso (BADF).

« …améliorer l’accès au crédit »

Prévu pour couvrir la période de mars 2019 à mars 2021, ce projet a été officiellement lancé par le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, Salifou Ouédraogo. Selon les porteurs du PACBA, l’idée est de contribuer à l’augmentation du taux de croissance du secteur agricole et à l’amélioration de sa productivité en vue d’une réduction de la pauvreté et de renforcer la résilience du milieu rural burkinabè. Ainsi, il va s’agir concrètement d’aider à la transformation économique du pays via l’émergence d’une chaine de valeurs agro-industrielles, pourvoyeuse d’emplois locaux, d’améliorer l’attractivité du secteur agricole pour le financement bancaire en impulsant la mise en place d’un écosystème atténuant les risques du secteur agricole notamment, l’assurance agricole et le warrantage. « Le projet contribuera à créer les conditions nécessaires pour une croissance plus soutenue et plus inclusive à travers un meilleur financement du secteur agricole, pilier de l’économie du Burkina Faso. Il améliorera l’accès au crédit des agriculteurs et permettra de promouvoir l’inclusion financière des populations agricoles. De même, le projet contribuera à réduire la proportion de ménages non résilients », a soutenu le représentant-pays de la BAD, Pascal Yembiline. Dans le même ordre d’idées, le ministre Salifou Ouédraogo a fait comprendre que ce projet constitue une réponse du gouvernement à la problématique du financement des activités agricoles. La mise en œuvre du PACBA entraînera le développement de plusieurs types de connaissances notamment les bonnes pratiques en matière de mise en œuvre de financement des investissements de l’agrobusiness, la mise en place de banques de données de projets agroindustriels dans le but de favoriser l’émergence d’unités de transformation des produits agricoles et les études à conduire dans le cadre de l’assurance agricole et du warrantage. En outre, les pratiques seront diffusées au sein de l’administration et des acteurs non étatiques à travers la dissémination des documents produits, des manuels de procédures et des sessions de formation qui seront organisées dans le cadre du projet.
Au vu de tous ses avantages qu’offre le PACBA, le ministre de l’Agriculture a exhorté les acteurs impliqués dans sa mise en œuvre à plus d’engagements pour l’atteinte des résultats escomptés.

Gaspard BAYALA

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