Gédéon de la Tchetchouvah : «Cette révolution chrétienne vise à restaurer la vérité biblique».

Chantre de la « Révolution chrétienne », le pasteur missionnaire ivoirien, Gédéon de la Tchetchouvah, défraie la chronique, depuis quelques temps, sur les réseaux sociaux par ses prédications atypiques. Dans cette interview, il donne les raisons de ce « retour aux sources » bibliques.

Sidwaya (S.) : Vous prônez dans vos messages une «révolution chrétienne». De quoi s’agit-il?

Gédéon de la Tchetchouvah (G.D.T.) : Il s’agit de la lutte par la parole de Dieu pour l’intégration de la foi authentique de Jésus- Christ, laissée aux premiers apôtres. Cette révolution chrétienne vise à balayer tout mensonge doctrinal dans les Eglises et à restaurer la vérité biblique. Car, il y est enseigné un évangile qui n’a rien à voir avec ce que Jésus-Christ a prêché à l’origine. Nous venons donc mettre à nu cette confusion religieuse et montrer le modèle parfait que le Seigneur Jésus-Christ nous a légué.

S. : Pour de nombreuses communautés chrétiennes, la sécurité éternelle du croyant n’est pas garantie à 100 %. Un chrétien peut-il perdre la vie éternelle?

G.D.T. : La Bible nous dit que le chrétien a la vie éternelle (Jean 3 verset 16, Jean 5 verset 24). Il est sauvé par prédestination avant de naître sur terre (Ephésiens 1 verset 4 à 5). Le mot éternel est ce qui n’a ni commencement ni fin. Une fois que le croyant a cette « vie » là, il ne peut plus jamais la perdre (Romains 8 versets 36 à 39, Jean 10 verset 27 à 29). Le bon comportement ou les bonnes œuvres du croyant vise uniquement à lui accorder des récompenses. L’entrée au paradis ou le salut éternel est un don gratuit offert par Dieu indépendamment des actes posés par le croyant (Ephésiens 2 verset 8 à 10, Tite 3 versets 4 à 5).

S. : Vous êtes également en désaccord avec les femmes qui exercent le ministère de pasteur ou qui enseignent dans les églises. Pourquoi ?

G.D.T. : La femme ne doit pas prêcher. La Bible est formelle à ce sujet (1 Corinthiens 14 versets 33 à 37, 1 Timothée 2 versets 9 à 14). Elle ne mentionne aucun cas de femme pasteure dans l’Eglise des premiers apôtres. Une femme n’a donc pas le droit de se tenir à la chaire ou devant une assemblée mixte et prêcher la parole de Dieu. Dans le cas contraire, nous avons simplement affaire à du paganisme pur.
Il est temps pour notre chrétienté actuelle de revenir à la doctrine originale.

S. : La polygamie et le concubinage sont généralement interdits dans les différentes confessions religieuses. Qu’en pensez-vous ?

G.D.T. : La Bible est-elle pour ou contre la polygamie ? C’est la réponse à cette question qui doit régler le débat. La Bible n’a jamais dit que la polygamie est un péché. Au contraire, elle est autorisée, notamment à l’homme qui dispose de moyens (physique, matériel et financier) de prendre soin de plusieurs épouses (Exode 21 verset 10). Mais, quand on n’a pas les moyens de sa politique, il est sage de s’en abstenir. A part l’évêque ou celui qui aspire à occuper cette charge dans l’Eglise, les autres croyants sont libres d’épouser autant de femmes qu’ils le souhaitent (1 Timothée 3 versets 1 à 4).

S. : Des miracles ou des guérisons sont pourtant accomplis dans ces Eglises que vous condamnez. Comment expliquez-vous cela ?

G.D.T. : La bible dit qu’il y a des gens que Dieu a créés ou préparés pour l’enfer (Jude verset 4). Il faut que ces faux envoyés de Dieu expriment aussi leur ministère afin de pouvoir rassembler toutes les personnes destinées à l’enfer (1 Pierre 2 versets 7 à 8). Les individus ne vont pas dans ce lieu par un simple effet du hasard, mais par prédestination. La puissance de Satan se manifeste aussi par des miracles et des prodiges mensongers (2 Thessaloniciens 2 versets 9 à 12).

S. : Quel est votre message à l’endroit des milieux religieux du Burkina et la population de manière générale ?

G.D.T. : J’appelle tous nos frères du Burkina et d’ailleurs à cultiver l’amour de la lecture de la parole de Dieu.
Car, la seule chose qui nous permettra de connaître la vérité, c’est la lecture scrupuleuse, passionnée et avec révélation de la Bible. J’exhorte tous les pasteurs et prédicateurs à comprendre que le combat que nous menons n’est pas dirigé particulièrement contre leur personne. Notre mission est de les ramener à la parole de Dieu authentique. Je ne les appelle pas à opérer des réformes au sein de leurs Eglises, mais à revenir plutôt au fondement originel.

Interview réalisée par W. Aubin NANA

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