Mort de douze personnes à Tanwalbougou : Le CISAG appelle à une enquête indépendante

Le président du CISAG, Issiaka Ouédraogo : « Les dirigeants doivent apporter des correctifs dans leur gestion des affaires publiques ».

Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) a animé une conférence de presse, le jeudi 28 mai 2020 à Ouagadougou. La gestion de la COVID-19 par le gouvernement, la situation sécuritaire et la cohésion sociale ont été les principaux sujets abordés.

Le Conseil d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG) ne se réjouit pas du dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) de l’ex-ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Jean-Claude Bouda, soupçonné de délit d’apparence, d’enrichissement illicite, de fausses déclarations d’intérêts et de patrimoine et d’acceptation de cadeaux indus.

Néanmoins, l’organisation de la société civile pense que cette arrestation peut permettre au jeu institutionnel burkinabè de gagner en maturité. Le président du CISAG, Issaka Ouédraogo, a expliqué la position de l’organisation, le jeudi 28 mai 2020 dans la capitale burkinabè au cours d’une conférence de presse. Pour lui, ce serait une erreur de faire une fixation sur le seul cas. « Nous souhaitons que toutes les parties puissent apporter les arguments dont elles disposent pour que le droit soit dit afin de lever toute suspicion d’une mise en scène médiatique à l’approche des élections», a-t-il déclaré.

En plus de ce dossier judiciaire, M. Ouédraogo a abordé d’autres sujets notamment la gestion de la COVID-19 par le gouvernement, la situation sécuritaire et la cohésion sociale. L’actualité du moment telle que les problèmes de chefferie dans le Gulmu et les conflits liés au foncier ont attiré l’attention du CISAG qui a appelé à un «réexamen » du vivre-ensemble.

A ce propos, la structure a invité les protagonistes à privilégier l’intérêt général et à s’inscrire dans des voies de règlements pacifiques de leurs différends. Dans la gestion de la maladie à coronavirus, Issaka Ouédraogo et ses camarades ont déploré les différents manquements, notamment au niveau de la communication. Toutefois, ils ont invité à la prudence de tous, « car les difficultés et les limites actuelles ne doivent pas faire oublier le rôle de chacun dans la lutte contre cette pandémie ».

Concernant le volet sécuritaire, le CISAG déplore que le nombre de déplacés internes dus aux attaques terroristes frôlent la barre du million. Pour y remédier, il a demandé à l’exécutif d’actualiser ces méthodes d’intervention.
Quant aux soupçons d’exécutions sommaires qui pèsent sur certains éléments des Forces de défense et de sécurité, le président du CISAG souhaite que des clarifications soient apportées à travers des enquêtes minutieuses et indépendantes.

Le CISAG s’est aussi prononcé sur une question des journalistes portant sur le coût des élections. « Le montant de 100 milliards F CFA annoncé pour les élections à venir est à nos yeux très élevé. Le pays est confronté à plusieurs problèmes. Pour nous, il faut réduire cette cagnotte pour la garder dans la tranche de 50 à 60 milliards F CFA », a-t-il souhaité.

Abdoulaye BALBONE

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