Diversité biologique du Burkina Faso : La deuxième monographie est prête

« La dégradation de la diversité biologique est très inquiétante, car près de 400 espèces sont menacées aujourd’hui de disparition si rien n’est entrepris », a souligné le Secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, Sibidou Sina(1er plan).

Le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique a organisé, le mardi 11 août 2020 à Ouagadougou, un atelier national de validation du document portant sur la monographie de la diversité biologique du pays.

La première monographie sur la diversité biologique a été réalisée depuis 1999. Deux décennies après, ces données sont devenues obsolètes. Pour les actualiser, le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable a entamé un processus d’élaboration d’une nouvelle monographie. Le mardi 11 août 2020, un atelier de validation dudit document a eu lieu.

En effet, la monographie vise à dresser l’état des lieux de la diversité biologique dans toutes ses composantes tout en prenant en compte les facteurs socio-économiques qui influencent sa gestion. Ainsi, au cours de cet atelier, les participants ont fait des amendements et des suggestions pour améliorer le document.

« Le Burkina Faso dispose désormais de données plus récentes en matière de diversité biologique », a soutenu le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, Sibidou Sina. Selon lui, 3630 espèces ont été recensées, réparties en 2067 espèces de plantes supérieures, 662 espèces de plantes inférieures, 120 espèces de poissons, 520 espèces d’oiseaux sauvages, 123 espèces de mammifères sauvages, 51 espèces de chauves-souris, 42 types d’amphibiens et 96 types de reptiles.

« Cette richesse est l’objet de graves menaces de disparition. Car 350 espèces de plantes, 12 espèces de mammifères sauvages, 19 espèces d’oiseaux, 24 espèces de reptiles et 48 espèces de poissons sont menacées de disparition », a-t-il souligné. Pour lui, ce niveau élevé de menace révèle l’ampleur du défi à relever ainsi que le niveau de sacrifices à consentir pour inverser ces tendances de dégradation. « Ce document nous permettra de planifier de façon efficace et efficiente nos actions à mener pour réduire ces tendances », a-t-il indiqué

Fleur BIRBA
Luc SAWADOGO
(stagiaire)

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