UEMOA : la cour de justice plaide pour la vulgarisation du droit communautaire

Le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, en sa qualité de président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, a reçu une délégation de la Cour de justice de l’UEMOA, le jeudi 1er avril 2021 à Kosyam.

La Cour de justice de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) félicite le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, élu à la tête de la Présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA, lors du 22e sommet ordinaire de l’Union. Une délégation de la cour, conduite par son président, Daniel Amagoin Tessougué, a été reçue, à cet effet, le jeudi 1er avril 2021 à Kosyam, par le chef de l’Etat burkinabè. A sa sortie d’audience, M. Tessougué a indiqué qu’à l’issue des félicitations, son équipe a échangé avec M. Kaboré sur les préoccupations de l’espace communautaire. « Depuis mon élection à la tête de la cour de justice, nous n’avons pas eu l’occasion de partager certaines préoccupations avec le Président du Faso », a-t-il regretté, puis de relever qu’il n’est pas encore tard. D’où leur présence à cette rencontre. Le président de la Cour de la justice de l’UEMOA a, en outre, souligné que le juge, dans son indépendance, ne reçoit pas d’ordre. Cependant, a-t-il expliqué, il y a des problèmes particuliers qui peuvent se poser à l’institution qui nécessitent l’intervention des gouvernements de l’espace communautaire. Il a cité en exemple la diffusion du droit communautaire qui intéresse, a son avis, chaque citoyen de l’UEMOA. Aux dires du président de la Cour de
justice, des dispositions doivent être prises afin que ce droit soit diffusé
le plus largement possible.

« Cela entraîne des coûts alors que nous
traversons une crise avec la pandémie du coronavirus. Celle-ci joue négativement sur nos économies. Nous avons discuté avec M. Kaboré sur ce qu’il faut pour que nous puissions diffuser le plus largement possible à travers des outils didactiques », a-t-il signifié. La délégation s’est dit confiante de la suite de leur requête.
« Nous avons eu le soutien du président du Faso. Nous le considérons comme l’avocat de la cour auprès de l’UEMOA et en tant que président de la commission de l’UEMOA, nous sommes encore rassurés », a déclaré M. Tessougué.

Abdoulaye BALBONE

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