Orientation du tourisme au Burkina : Un projet de loi voté à l’unanimité

La ministre de la culture, Dr Elise Ilboudo: "Notre pays valorise, en adoptant, cette loi, sa posture d’Etat respectueux des règles édictées au niveau communautaire".

L’Assemblée nationale a adopté, le vendredi 16 avril 2021 à Ouagadougou, le projet de loi portant loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso.

Le projet de loi portant loi d’orientation du tourisme au Burkina Faso a été adopté à l’unanimité par la représentation nationale. C’était en sa séance plénière tenue le vendredi 16 avril 2021 à Ouagadougou. Cette nouvelle loi est composée de 7 titres, 20 chapitres et 71 articles. Selon le député François Sawadogo, rapporteur de la commission de la Jeunesse, de l’Education, de l’Emploi, et de la Culture (CJEEC), le présent projet de loi permettra, entre autres, la mise en place d’un cadre juridique règlementaire plus adapté au contexte d’évolution du tourisme, la dynamisation du secteur touristique, la professionnalisation du secteur du tourisme et la réduction du chômage à travers la création d’emploi.

Pour le Rapporteur de la commission des Finances et du Budget (COMFIB), le député Jean Idrissa Doamba, l’adoption de ce projet de loi créera les conditions favorables à l’élargissement de l’assiette fiscale à travers l’instauration de nouvelles taxes. Celles-ci généreront, a-t-il expliqué, des recettes additionnelles pour le budget de l’Etat et celui des Collectivités territoriales. En outre, elle favorisera, a ajouté M. Doamba, l’instauration d’un cadre juridique plus favorable à l’économie du tourisme.

Quant à la ministre de la culture, des arts et du tourisme, Dr Foniyama Elise Ilboudo/Thiombiano, elle a indiqué que cette nouvelle loi prend en compte les nouvelles formes d’hébergement et d’exploitation et les directives communautaires de l’UEMOA, notamment celles relatives à l’encadrement de la profession de guide communautaire, à la délivrance de l’autorisation d’exploiter des établissements touristiques d’hébergement, la prise en compte de la directive relative aux stratégies de développement touristiques, etc. Il vise, a poursuivi le ministre en charge de la culture, la modernisation du corpus législatif spécifique gouvernant le secteur du tourisme (prise en compte des nouvelles formes d’activités touristiques et d’hébergement, intégration de dispositions communautaires contraignantes).

Moderniser le corpus législatif

Pour les députés, cette loi permettra au tourisme burkinabè d’opérer un bond qualitatif.

A son avis, ce projet de loi valorise la posture du Burkina Faso en tant qu’Etat respectueux des règles édictées au niveau communautaire. « Il constitue par ailleurs, une mise en œuvre des politiques publiques de développement à travers l’encadrement des professions et des emplois nouveaux décents et participe à la création de niches de recettes et de richesses », a-t-elle soutenu. Lors du débat général, les élus nationaux ont « positivement » apprécié l’initiative de cette loi dont l’ambition est de corriger les insuffisances de l’ancienne loi mise en œuvre depuis 2004 et de permettre au secteur du tourisme burkinabè d’opérer un bond qualitatif vers l’avant. La première responsable du département de la culture a félicité l’ensemble des députés pour leurs différentes suggestions et répondu à leurs préoccupations.

Répondant à la question relative à l’état dégradé des sites touristiques burkinabè, elle a souligné que leur restauration nécessite d’importants investissements. Elle a, toutefois, annoncé l’existence d’un plan d’aménagement en voie de finition. Sur l’impact de la Covid-19 sur le tourisme, elle a admis que la pandémie a en effet touché ledit secteur. C’est ainsi que le nombre de touristes est passé, a-t-elle déploré, de 237 725 (2016) à 143 331 en 2019.

La ministre Ilboudo a plaidé, pour ce faire, dans le même ordre d’idées, à une collaboration entre les ministères en charge de l’éducation nationale et des collectivités territoriales et celui de la culture en vue de booster le tourisme interne. En ce qui concerne la différence entre un restaurant classique et un « restaurant de tourisme », elle a répondu que contrairement au premier, le second est caractérisé par un certain nombre de facteurs biens définis (accessibilité du site, diversité de la gastronomie, nombre de couverts, qualité du personnel, etc.).

W. Aubin NANA
nanaubin@yahoo.fr

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