Editions Sidwaya : Les travailleurs outillés sur les prestations sociales

Les employés de Sidwaya ont participé activement aux échanges à travers de nombreuses questions

Les Editions Sidwaya, en collaboration avec la Caisse nationale de sécurité (CNSS), a organisé une séance de communication sur les prestations sociales, le vendredi 16 juillet 2021, à Ouagadougou.

 Les travailleurs des Editions Sidwaya sont désormais outillés sur les prestations sociales de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). En effet, ils ont bénéficié d’une communication sur le sujet, le vendredi 16 juillet 2021 à Ouagadougou. Aux dires du secrétaire général des Editions Sidwaya, Issa Soma, cette initiative vise à permettre une bonne gestion des différentes situations par les agents. « Dans un environnement de travail, nul n’est à l’abri des maladies ou d’un accident professionnel. En outre, la retraite est inévitable pour tout agent public lorsque la limite d’âge est atteinte. Il est donc important pour les agents d’être outillés sur ces différentes situations sociales afin de mieux les gérer au cas où elles surviendraient », a indiqué M. Soma. Ainsi donc, au cours d’une communication assurée par des agents de la CNSS, les différentes branches sociales de la CNSS ont été présentées aux participants.

Le SG des Editions Sidwaya, Issa Soma: « Cette séance de communications est très utile pour les travailleurs »

Il s’agit notamment de la branche de sécurité sociale et des prestations familiales (1955), de celle des risques professionnels (1959) et des pensions (1960).

Selon la chef de division des prestations de la CNSS, Awa Ouédraogo, la CNSS fonctionne grâce aux cotisations, aux produits de placements, aux dons et legs, aux subventions de l’État et est administré par un conseil de 15 membres. Concernant les cotisations, elle a fait savoir que leur recouvrement se fait grâce aux immatriculations des employés et employeurs. Elle a précisé que l’employeur a la responsabilité de verser ses cotisations et celles de tous ses employés en les prélevant directement sur leurs salaires. « Les cotisations peuvent être prélevées également sur les rappels de salaires, les gratifications, les primes, les allocations de congé. Cependant, il ne peut y avoir de prélèvements sur les allocations familiales, les primes de naissances, les indemnités, les primes de panier, de sécurité ou de risque », a-t-elle précisé. Et d’ajouter que le salaire minimum pouvant souscrire à la cotisation est de 33.148  F CFA. «Les cotisations peuvent être payées en espèces auprès des cassiers, par virement bancaire, par chèque ou par virement compte chèque postale (CCP) », a par ailleurs informé Mme Ouédraogo.

Six enfants maximum pour l’allocation familiale

Pour ce qui est des prestations familiales, trois types de services sont offerts par la nationale de sécurité sociale. Il s’agit des allocations prénatales, les prestations de maternité en nature ou en espèces, les allocations familiales.  Des dires de Mme Ouédraogo, l’allocation prénatale est une somme d’argent versée par la CNSS à toute femme enceinte ayant suivi les visites prénatales obligatoires. Toute femme travailleuse assurée ou l’épouse légale d’un travailleur assuré peut bénéficier de cette allocation. Quant aux prestations de maternité, elles sont destinées à toute femme en congé de maternité et cotisant à la caisse. « Le salaire est perçu en totalité pendant 98 jours prolongeables jusqu’à 21 jours lorsque les raisons avancées sont valables », a-t-elle mentionné. Concernant l’allocation familiale, l’agent de la CNSS a précisé que même si les deux parents cotisent à la caisse, il n’est versé qu’une seule allocation par enfant avec une prise en compte de 6 enfants au maximum dont l’âge est compris entre 0 et 21 ans. Elle a en outre rassuré qu’en cas de perte d’emplois, la CNSS paye l’allocation familiale pendant 6 mois. Abordant le volet des accidents de travail, Awa Ouédraogo a noté que seul l’accident survenu à un travailleur par le fait de son travail ou à l’occasion de son travail peut être considéré comme tel. Il s’agit par exemple de ceux survenus sur le lieu du travail ou sur le trajet aller- retour au travail, lors d’une mission de travail ou lors de courses effectuées pour le compte de l’employeur. Lorsqu’un travailleur est victime d’un accident, l’employeur doit en être informé et c’est à lui qu’il incombe de remplir l’imprimé d’accident du travailleur et le déposer à la CNSS dans un délai de 48 H. « Passer ce délai, la victime peut lui-même ou à travers une tierce personne remplir l’imprimé et le déposer au guichet de la CNSS dans un délai de 2 ans », a-t-elle éclairé les participants.

De la maladie professionnelle

Au cours de la séance, les différentes prestations sociales de la CNSS ont été présentées aux participants.

La maladie professionnelle quant à elle a été définie par la chef de division des prestations de la CNSS comme une affection qui est la conséquence du travail à condition qu’elle figure dans la nomenclature des maladies prévues par la loi.  Pour qu’une maladie soit prise en compte, elle doit figurer sur les 53 tableaux des maladies prévues par décret. Cependant, elle a rassuré qu’en dehors de cette liste, il existe un comité de santé pour apprécier les différents cas de maladie. Au cours de cette séance d’information avec, des détails sur la pension de retraite ont également été donnés aux travailleurs de Sidwaya. De ce qu’a dit la chef de service des pensions Célestine Siligha, l’assurance vieillesse est destinée à garantir aux personnes qui prennent leur retraite, des moyens d’existence décents en rapport avec les cotisations versées à cet effet. Toutefois, a ajouté Mme Siligha, il faut cotiser au moins pendant 180 mois (15 ans) et avoir l’âge de retraite pour bénéficier de la pension. « L’assuré qui va en retraite doit déposé son dossier de pension 6 mois avant la date de départ en retraite. Passer 24 mois après le départ en retraite, l’assurée perdra des mois de pension », a-t-elle mentionné. La responsable des pensions a par ailleurs souligné que si le travailleur en activité ou en retraite décède, la pension est reversée au conjoint ou à la conjointe à hauteur de 50% et aux orphelins (50%). Toutefois, pour que le conjoint ou la conjointe bénéficie de la pension du défunt, ils doivent être légalement mariés. Au cas où il est un célibataire sans enfants, la pension revient aux ascendants directs à raison de 25% par ascendant.

Yebliga Euridice LOUARI

(Stagiaire)            

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