Journée internationale de la jeunesse : un appel à la consolidation de la démocratie

Le ministre en charge de la jeunesse, Salifo Tiemtoré (milieu), a annoncé pour bientôt le lancement de l’initiative présidentielle qui permettra la création de 600 000 emplois.

Le ministère de la Jeunesse, de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’Emploi a commémoré, le 12 août 2021 à Tenkodogo, la Journée internationale de la jeunesse (JIJ) édition 2021, sous le thème : «Contribution de la jeunesse à la consolidation de la démocratie et de la cohésion sociale, dans un contexte d’insécurité».

Souscrivant à la résolution A/RES/54/20 du 17 décembre 1999 de l’Assemblée générale des Nations unies à la suite de la demande des jeunes, le Burkina Faso commémore régulièrement la Journée internationale de la jeunesse (JIJ) à travers diverses activités. Cette année, c’est à Tenkodogo, que la jeunesse s’est retrouvée autour de leur ministre de tutelle, Salifo Tiemtoré, pour discuter de la « Contribution de la jeunesse à la consolidation de la démocratie et de la cohésion sociale, dans un contexte d’insécurité ».

L’événement a été marqué par un sketch et une conférence publique sur le thème, suivie d’échanges avec les jeunes, le lancement du Programme d’appui à l’insertion socio-économique des jeunes diplômés, une opération de collecte de sang, une soirée d’hommage à la jeunesse et des récompenses, une visite de Bagré Pôle et des jeunes promoteurs suivie de plantation d’arbres.

A l’occasion, le ministre de la Jeunesse, de la Promotion de l’entrepreneuriat et de l’Emploi, Salifo Tiemtoré, a déclaré que l’édition 2021 de la JIJ est célébrée au Burkina Faso, dans un contexte d’insécurité, marquée par la persistance des attaques des forces malveillantes qui endeuillent des familles et mettent à rude épreuve la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Le ministre Tiemtoré a réaffirmé son admiration et celle du gouvernement pour la jeunesse burkinabè qui, de tout temps, a joué « un rôle déterminant » dans la vie de la nation, en restant résiliente face aux adversités de toute nature.

Créer 600 000 emplois

La jeunesse a échangé autour de sa contribution à la consolidation de la démocratie et de la cohésion sociale, dans un contexte d’insécurité.

Il a toutefois rassuré que le gouvernement jouera pleinement le rôle qui est le sien, en créant plus d’espaces et d’opportunités d’expression, de développement et d’éclosion des initiatives des jeunes. Le ministre Tiemtoré a, à ce titre, annoncé le lancement prochain de l’initiative présidentielle qui permettra la création de 600 000 emplois pour lutter contre le chômage et vaincre la pauvreté qui constituent des terreaux fertiles pour le terrorisme. Le parrain de la journée, Prince Akim, a déclaré qu’au-delà de « sa pertinente réalité et de sa brûlante actualité », le thème de l’édition 2021 de la JIJ interpelle la conscience nationale et ne laisse indifférents ni les gouvernants, ni les éducateurs et les parents, encore moins les jeunes.

A ses filleuls, Prince Akim a conseillé de s’approprier les valeurs de leadership qui s’appréhendent comme la capacité à créer un monde auquel les autres veulent appartenir. « Vous devez être des leaders capables d’analyser et de comprendre le monde actuel, de concevoir et d’incarner les valeurs de l’honneur, du travail bien fait et de la justice », a-t-il lancé. Le président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Moumouni Dialla, a indiqué qu’au-delà de son caractère festif, la JIJ est un moment de bilan, d’introspection, de réflexion et de prospection sur la situation de la jeunesse.

« Elle demeure également importante pour une prise de conscience et de conjugaison de nos intelligences, nos énergies et nos forces pour relever les défis et préserver les acquis», a-t-il ajouté. M. Dialla a donc invité le gouvernement à plus d’efforts dans la mise en œuvre des recommandations formulées lors du forum national de la jeunesse tenu en 2019. Car, selon lui, le développement du pays ne saurait être possible que si la jeunesse est mobilisée et déterminée sur les chantiers de la construction nationale. « Cela passe par la confiance que les autorités viendraient à établir entre elles-mêmes et les jeunes », a-t-il conclu.

Bougnan NAON
naon_2012@yahoo.fr

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.