Situation des droits humains au Burkina Faso : Deux rapports remis au chef de l’Etat

La responsable de la CIL, Marguerite Ouédraogo/ Bonané a confié que plusieurs activités ont été menées à l’endroit des citoyens sur la protection des données à caractère personnel.

La situation des droits humains au Burkina Faso est « globalement » préoccupante. C’est ce qu’à signifié le Président de la Commission nationale des droits humains(CNDH), Kalifa Rodrigue Namoano, à l’issue d’une audience avec le président du Faso, le jeudi 30 décembre 2021 à Ouagadougou. A la tête d’une délégation, il a remis le rapport cumulé des années 2019 et 2020 au chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

« La CNDH a travaillé avec certaines thématiques en lien avec ses attributions, son mandat de promotion et de protection des droits humains, mais surtout en lien avec le contexte national. La question des droits humains en lien avec la situation sécuritaire a aussi été abordée dans les rapports », a confié Kalifa Rodrigue Namoano, à sa sortie d’audience.

Il a souligné que la crise sécuritaire a eu un impact « très considérable » sur la jouissance des libertés, mais elle a aussi porté atteinte à un certain nombre de droits humains. A entendre M. Namoano, les rapports ont aussi traité de l’impact de la COVID-19, des déplacés internes sur la jouissance des droits humains. Face à cela, a-t-il dit, des recommandations ont été faites pour améliorer la situation pour renforcer la sécurisation du territoire et permettre aux déplacés de rejoindre leur localité.

« Il y a eu aussi des recommandations en vue de permettre à la population d’accéder aux besoins de base. En somme, une soixantaine de recommandations a été faite dans le rapport à partir des thématiques qui ont été traitées », a-t-il soutenu. Après la Commission nationale des droits humains, c’est la Présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) Marguerite Ouédraogo/ Bonané, qui a été reçue par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Elle est allée remettre aussi le rapport annuel d’activité 2020 de son institution, au président du Faso.

« Le rapport 2020 que nous venons de remettre au Président fait état des activités que nous avons menées en matière de protection des données à caractère personnel au Burkina Faso », a affirmé Marguerite Ouédraogo. La CIL, à l’entendre, a mené des activités d’information et de sensibilisation à l’endroit des citoyens, des personnes responsables qui collectent et manipulent les données personnelles des citoyens.

La CIL a aussi mené des actions de contrôle, de conformité des traitements des données par rapport à la loi portant protection et traitement des données à caractères personnels et géré des plaintes des victimes d’actes de cybercriminels, au cours de l’année 2020. « Nous avons intensifié notre coopération avec des institutions de la place ainsi qu’à l’international pour la mise en œuvre de nos projets », a laissé entendre la présidente de la CIL.

Kalifa Rodrigue Namoano, Président de la Commission nationale des droits humains : « la situation nationale des droits humains au Burkina Faso est préoccupante.»

De son avis, les populations qui ont été sensibilisées ont pris conscience de l’importance de la protection de leurs données  et la répression commencera l’année prochaine avec la nouvelle loi. Dans le carnet d’audience du chef de l’Etat, il y avait également une délégation du Conseil économique et social (CES). Conduite par son président, Bonaventure Ouédraogo, la délégation a indiqué que l’objectif de la rencontre était de présenter le nouveau bureau de l’institution au président Kaboré.

« Nous avons eu l’honneur d’être reçus par le président du Faso. Nous avons trouvé qu’après notre installation, il était opportun de venir présenter l’ensemble des membres du bureau au chef de l’Etat », a déclaré Bonaventure Ouédraogo. Il a fait savoir que le bureau mis en place s’est mis vite au travail, conformément à sa mission.

Entendu que les conseillers ont été renouvelés à 90%, a-t-il relevé, le CES a essayé de les informer sur les missions du CES, son fonctionnement ainsi que son plan stratégique. « Nous allons également voir ce que nous pouvons créer et innover», a-t-il dit, ajoutant que le CES a, déjà, tenu deux sessions sur des thématiques diverses en lien avec le développement du Burkina Faso.

Soumaïla BONKOUNGOU

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