Transition au Burkina : L’Union des Forces progressistes pour une démarche inclusive

Le 24 Janvier 2022, le Mouvement Patriotique pour la sauvegarde et la restauration(MPSR) annonçait sa prise du pouvoir, la suspension de la constitution, la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale. Cette intervention des militaires dans l’arène politique est survenue à la suite de mouvements d’humeurs dus à la mauvaise gestion de la crise sécuritaire.

L’Union des Forces Progressistes (UFP) condamne le coup d’état, mais prend acte de la situation. Si malgré son retour à la vie constitutionnelle en 1991, notre pays a connu une insurrection populaire en 2014 et le présent changement en dehors des élections, c’est que d’une part il y a toujours des forces non satisfaites de la conduite des affaires de l’état et d’autre part, nous n’avons pas pu constituer un arbitrage citoyen qui veille et s’impose à tous les acteurs.

De l’avis de l’UFP, les tenants du pouvoir ont constamment jouit du favoritisme et de l’impunité pendant que l’opposition subissait une répression souvent féroce et subtile.

Pour notre parti, il faut une gouvernance de rupture, le respect des lois et la priorisation de l’intérêt général pour assoir un consensus national et affronter les nombreux défis auxquels le Burkina Faso est confronté.

Aussi, l’UFP se réjouit-il que le MPSR ait placé au centre de ses préoccupations la question sécuritaire et la refondation.  Le parti salut la levée de la suspension de la constitution, appelle les nouvelles autorités à se mettre au-dessus de la mêlée et les exhorte à poursuivre une démarche inclusive de consultation des forces vives pour asseoir les organes de la transition.

Le Secrétaire Général

YE Modou Michel

Ouagadougou, le 15 Février2022

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