Dégradation du tronçon Sakoinsé-Koudougou : les responsabilités seront situées, selon le ministre Adama Luc Sorgho

La réhabilitation du tronçon Sakoinsé-Koudougou a coûté plus de 7milliards FCFA.

Le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, est allé constater de visu l’état de dégradation de la route Sakoinsé-Koudougou, le jeudi 17 novembre 2022.

La bonne exécution des travaux de construction des voiries est l’un des défis à relever pour le ministère des Infrastructures et du Désenclavement. Son premier responsable, Adama Luc Sorgho, à la tête d’une délégation, a effectué une visite, le jeudi 17 novembre 2022, pour constater l’état de dégradation de la route Sakoinsé-Koudougou. « La visite a permis de découvrir un certain nombre de dégradations sur cette route.

Nous avons constaté des nids de poule tout au long de la voie », a indiqué le ministre en charge des transports, Adama Luc Sorgho. Les travaux de réhabilitation de ce tronçon, long de 42 km, ont été attribués à la Société de routes et de bâtiments (SOROUBAT) d’un coût de plus de 7 milliards FCFA. Ouverte au trafic à moins d’un an, le bitume présente des zones de dégradation qui se résument pour la plupart à des affaissements du corps de la chaussée et des fissurations. Le ministre Sorgho a laissé entendre que des dispositions vont être prises pour qu’il y ait une expertise afin de comprendre les raisons de l’apparition précoce de cette dégradation de la voie.

Le ministre en charge des infrastructures, Adama
Luc Sorgho : « Nous avons constaté que du désordre survient souvent dans la construction des routes ».

« Lorsque les responsabilités seront situées, il y aura notamment des sanctions et les travaux seront repris dans les normes. Nous avons constaté que du désordre survient souvent dans la construction des routes, des bâtiments », a-t-il déploré. Pour les prochains chantiers selon M. Sorgho, son département va s’attacher les services des experts du domaine, notamment l’ordre des ingénieurs, l’association des techniciens et ingénieurs de génie civil et l’association des gestionnaires des routes qui vont constituer un groupe de veille en vue d’attirer son attention, le cas échéant.

Le chef de la mission de contrôle des travaux de l’entreprise, Nassirou Iro, a déploré l’état de dégradation de la voie sans pouvoir évoquer les causes de l’apparition des points de dégradation sur ce tronçon. « C’est seulement sur la base des investigations que nous pourons nous prononcer. Nous sommes des techniciens et nous ne pouvons que nous fier aux résultats des investigations techniques sur le terrain », a expliqué M. Iro.

A l’écouter, une mission a été diligentée, des experts sont en train de faire des enquêtes et les résultats vont permettre une meilleure compréhension du problème. Il a, cependant, précisé que lors des travaux, des études préalables ont été faites, des plans ont été sortis et mis en œuvre sous leur contrôle. En attendant de trouver des solutions adéquates, a-t-il signifié, les parties prenantes ont adopté un traitement provisoire du tronçon afin de stopper l’expansion des zones de dégradation.

Aly SAWADOGO

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