Portrait : Bamouni Nébila Jhony, un véritable cordon bleu

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Né en 1957 à Ténado, un département du Burkina Faso situé dans la province de Sanguié et dans la régionde Centre-Ouest, Bamouni Nébila Jhony est un passionné de la restauration. N’ayant été dans aucune école d’hôtellerie, il s’est formé sur le tas et détient aujourd’hui une expérience professionnelle qualitative de 40 ans dans le métier de restaurateur.

Le propriétaire du ’’Restaurant de la Maison des Savoirs’’ situé au cœur de la capital, Ouagadougou Bamouni Nébila Jhony a fait ses premiers pas dans la restauration dès l’âge de 17 ans en Côte d’Ivoire.

Il s’installe à son propre compte à son retour au pays en 2000 où il a décidé de valoriser  ses compétences à travers des prestations de service de restaurateur. Depuis  lors, c’est un talent  confirmé qui enchaine les prestations surtout lors des heureux évènements comme les mariages, baptêmes, anniversaires, réveillons de fin d’année.

Et la fête de Saint Sylvestre 2014, à l’occasion de laquelle il a reçu une commande de 40 plats à 18500FCFA l’unité a été un moment de satisfaction partagée entre ses clients et lui.

« Issu d’une famille paysanne, j’ai vite quitté les bancs dès la classe de CM2, non pas par manque de moyens financiers mais afin de renforcer l’équipe de bras valides qui œuvraient dans les plantations de mon père en Côte d’Ivoire ».

Une fois à destination, le jeune homme va cependant se soustraire à cette destinée. En lieu et place des travaux champêtres il se forge dans la restauration la seule chose qu’il dit savoir bien faire de ses doigts.

« Et si c’était à recommencer, je ne ferai que la restauration », confie-t-il. N’ayant fait aucune école d’hôtellerie, il a su s’imposer dans le domaine par son dynamisme et sa forte envie d’apprendre.

Et pour ce faire, il  a du passer par plusieurs paliers. Après six mois passés dans la section plonge (lavage, nettoyage et classement des ustensiles de cuisine) d’un hôtel et six autres dans un autre hôtel, qu’il fut déclaré cuisinier aguerri par l’hôtel Ivoire.

Il passe d’aide cuisinier à cuisinier. Bamouni Nébila Jhony est spécialiste de la cuisine Européenne et Africaine et ses clients s’accordent à lui reconnaitre des qualités certaines. Une d’elle, Madame Ella Samboué est assistante de direction bilingue et fidèle cliente. « Je viens manger ici parce que c’est très propre, l’accueil est chaleureux, les plats sont de qualité et les prix très compétitifs».

En effet, les tarifs des plats varient de 1000 F CFA à 2000 F CFA selon le menu. Avec un effectif de cinq personnes, M.Bamouni parvient jusqu’à présent à honorer ses commandes, et cela grâce au savoir faire et au dynamisme de l’équipe. Toute chose qui lui a permis de se faire des relations à travers le monde.

Former pour la bonne bouffe

Concernant ses projets, il envisage ouvrir un centre de formation en cuisine appliquée. Selon lui, cette école offrira une formation complète en restauration collective, celle fastfood ou snak et le pur gastronomique.

Ce projet, il le nourri depuis le jour où son ancien patron, Alain Fouchard, lui a laissé en souvenir la phrase suivante : ‘’Jhony, un jour, des universitaires diplômés viendront te demander comment apprendre à faire la bonne cuisine’’.

Marié et père de cinq enfants dont la première est titulaire d’une maitrise en macroéconomie, Bamouni Nébila Jhony parvient  largement à subvenir aux besoins de sa famille.

Notre cordon bleu dit n’avoir pas de loisirs car la cuisine lui permet déjà de se distraire en s’amusant avec le feu et en pratiquant le cirque avec ses casseroles.

Safia ZANGO (collaboratrice)

Coopération bilatérale : deux nouveaux ambassadeurs européens accrédités au Burkina Faso

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Les nouveaux ambassadeurs du royaume de Suède  au Burkina Faso, Eva Emnéus, et d’Allemagne, Dietrich Fritz Reinhold  Polh, ont présenté, hier jeudi 8 janvier 2015 au palais présidentiel  de Kosyam à Ouagadougou, leurs lettres de créance au chef de l’Etat, Michel Kafando. 
Le président de la Transition, Michel  Kafando,  a déroulé, dans la matinée du jeudi 8 janvier 2015,  le tapis rouge à deux nouveaux ambassadeurs européens accrédités au Burkina Faso.  Tous deux sont  venus lui présenter, respectivement,  leurs lettres de créance, comme l’exige la tradition diplomatique. La première à recevoir les honneurs de la république, avec  fanfare à l’appui, et à franchir   la porte du bureau  du  chef de  l’Etat,  est l’ambassadeur du royaume de Suède, Eva  Emnéus, qui défendra les intérêts de son pays au Burkina Faso, tout en résidant à Bamako au Mali.
La soixantaine révolue et  vêtue d’une combinaison en noir, cette diplomate rompue, à voir son CV, servait précédemment en qualité d’ambassadeur en Algérie. Auparavant, elle avait prêté ses services  dans les représentations diplomatiques de son pays, en République démocratique du Congo (RDC), en  Lettonie, en  Chine, en Thaïlande et en Pologne,  en tant que fonctionnaire.   Eva Emnéus est aussi nantie d’expériences que de diplômes.  Elle est diplômée, entre autres, de la faculté d’Anthropologie sociale de l’Université de Stockholm et en gestion des entreprises et en langues française et allemande de l’Arhus school of business administration de Danemark.
 Mme Emnéus aura la mission de dynamiser  la coopération burkinabè-suédoise, au beau fixe selon les témoignages, et  axée notamment sur l’éducation, la santé et la promotion des droits humains.  L’histoire indique  que  le partenariat entre la Suède et le Burkina Faso a été scellé en 1969.
Autre pays, autre personnalité. Le  nouvel ambassadeur d’Allemagne au Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou,  Dietrich Fritz Reinhold  Polh, a été le deuxième à présenter ses lettres de créance au chef de l’Etat.  Costume sombre et nœud-papillon bien ajusté,  le diplomate allemand, 55 ans, marié et père de trois enfants, est en domaine conquis.
 Titulaire de deux doctorats, l’un en Droit et l’autre en Lettres,  il  roule sa bosse dans l’administration diplomatique depuis plus de vingt ans.  Il a servi, à divers niveaux de responsabilités, dans  plusieurs ambassades allemandes à l’étranger, précisément en Egypte, en Ethiopie et en Iran. Maîtrisant le service diplomatique et consulaire, comme sa poche, Dietrich Fritz Reinhold  Polh  est appelé à œuvrer au renforcement des « bonnes » relations  existant depuis des années entre son pays et le Burkina Faso.  L’Allemagne appuie essentiellement  le Burkina dans plusieurs secteurs.
Il s’agit, parmi tant d’autres, de la décentralisation, de l’agriculture, de l’eau potable et de l’assainissement.  Des objectifs transversaux sont définis, dont la lutte contre la pauvreté, la lutte contre le SIDA, la conservation des ressources naturelles et la prévention des conflits.   La coopération entre les deux pays, retient-on,  a débuté en 1961, au lendemain de l’accession à l’indépendance du Burkina Faso.
Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr

Vote des Burkinabè de l’étranger : une préoccupation majeure du chef de l’Etat

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Le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, a reçu en audience, le mercredi 12 novembre 2014 à Ouagadougou, les chefs coutumiers de Bobo-Dioulasso, Djibo, Fada N’Gourma, Kaya, Ouahigouya et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale. Les échanges ont porté sur la transition politique au Burkina Faso et le vote des Burkinabè de l’étranger.
C’est en fin de matinée, après trois autres audiences, que le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, a rencontré ce mercredi 12 novembre 2014 à Ouagadougou, les chefs coutumiers de Bobo-Dioulasso, Djibo, Fada N’Gourma, Kaya et Ouahigouya. Les échanges, qui ont duré une trentaine de minutes, ont essentiellement porté sur le processus de transition en cours au Burkina Faso.
«Le chef de l’Etat nous a reçus ce matin pour nous faire le point des différentes concertations et des activités qui sont menées, dans le cadre de la transition politique, depuis qu’il est à la tête de l’Etat», a déclaré Soumaila Sanou, chef coutumier des Bobos mandarins, et porte-parole des chefs coutumiers, à leur sortie d’audience. Après l’avoir annoncé au Moogho Naaba en début novembre au cours d’une visite chez l’empereur des Moosés, le lieutenant-colonel a, à nouveau émis le vœu, de transférer le pouvoir à un civil et ce, conformément au souhait des partis politiques et des Organisations de la société civile. «Il (Ndlr : le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida) nous a rassurés de la volonté des militaires d’aller dans le sens souhaité par les différents acteurs politiques et de la société civile», a confié le chef Soumaila Sanou. Pour ce faire, «nous l’avons béni afin qu’il puisse réussir la mission, à lui confiée», a-t-il indiqué. «Nous ne sommes pas des acteurs à plein temps comme les autres. Mais nous donnons notre avis, nos conseils aux différentes autorités et à la population. Nous jouons un rôle d’accompagnement», a-t-il souligné.
Le vote des Burkinabè de l’étranger constitue également une préoccupation pour le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, à en croire Marc Somda, le secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale (MAECR). «Le chef de l’état envisage sérieusement qu’on donne la possibilité à nos compatriotes qui vivent à l’étranger, de pouvoir prendre part à l’élection présidentielle de 2015», a-t-il dit. «Etant donné que la CENI (la Commission électorale nationale indépendante) a déjà créé les différentes commissions électorales indépendantes d’ambassade et de consulat, il serait de bon ton que la dynamique soit lancée, afin de rendre effective la participation des Burkinabè de l’étranger  au scrutin présidentiel de 2015», a souhaité le secrétaire général du MAECR. «Mais la décision appartient à nos autorités. C’est le chef de l’Etat qui envisage donc  que nos compatriotes puissent prendre part au vote en 2015», a-t-il précisé.
Wendesonguéda Aubin NANA
nanaubin@yahoo.fr

Burkina Faso: l’ONU salue un accord sur le principe d’une transition menée par les civils

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a félicité jeudi 06 novembre 2014 le peuple du Burkina  Faso au sujet de l’adoption d’un accord sur le principe d’une transition d’un an menée par les civils et qui aboutira à la tenue d’élections démocratiques en novembre 2015. 
«Le Secrétaire général félicite toutes les parties prenantes burkinabè pour leur sens des responsabilités et leur volonté d’engager un dialogue constructif. Il encourage en outre toutes les parties à continuer d’utiliser le dialogue pour parvenir rapidement à un accord sur une personnalité civile de premier plan pour mener le processus de transition», a dit son porte-parole, dans un communiqué de presse. «Le Secrétaire général salue les efforts de la médiation conjointe menée par les Nations Unies, l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et les Présidents du Ghana, du Nigéria et du Sénégal, ainsi que l’appui des partenaires intemationaux pour assurer un processus de transition pacifique et en douceur au Burkina Faso», a-t-il ajouté. De son côté, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté les forces de sécurité du Burkina Faso à remettre le pouvoir aux civils à la suite de la crise politique suscitée par la démission du Président Blaise Compaoré.
Dans une déclaration à la presse publiée mercredi soir, les membres du Conseil «ont exprimé leur profond préoccupation concernant la crise politique et sécuritaire au Burkina Faso et les informations selon lesquelle des personnes sont mortes à la suite des récents événements entourant la démission de M. Blaise Compaoré de son poste de Président». Le Conseil de sécurité a appelé «au calme» et exhorté «toutes les parties prenantes à éviter la violence». Les membres du Conseil ont appelé les autorités du Burkina Faso «à respecter le droit de réunion pacifique et le droit à la vie et à protéger les citoyens et leurs biens». «Les membres du Conseil de sécurité ont reconnu l’aspiration démocratique du peuple du Burkina Faso. Ils ont exhorté les forces de sécurité du Burkina Faso à remettre le pouvoir à une transition menée par les civils et à prendre des mesures immédiates pour restaurer l’ordre constitutionnel sans tarder», souligne le communiqué de presse. «Les membres du Conseil de sécurité ont appelé toutes les parties prenantes au Burkina Faso à collaborer ensemble pour lancer un processus de transition démocratique, pacifique et menée par les civils conduisant à l’organisation d’élections libres, justes et inclusives dès que possible, qui respectent la Constitution» du pay, ajoute-t-il.
Ouagadougou, le 07 novembre 2014 
Centre d’Information des Nations Unies (CINU)
Tél : (226) 50306076/50336503- 
e-mail: unic.ouagadougou@unic.org/
cinu.oui@fasonet.bf

Visite du MPP à l’UPC: les socio-démocrates chez les libéraux

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Le président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Roch Marc Christian Kaboré a effectué, le jeudi 4 septembre 2014 à Ouagadougou, une visite de courtoisie au siège de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC). 
De retour de Paris où il a effectué une mission, le président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Roch Marc Christian Kaboré, s’est rendu hier jeudi 4 septembre 2014 au siège de l’Union pour le progrès et le Changement (UPC) de Zéphirin Diabré, pour échanger sur des questions politiques d’actualité. Après une demi-heure environ de concertation à huis clos, les «deux grands» de l’opposition politique burkinabè ont dit que cette visite est un cadre de renforcement de la coopération politique entre leurs deux partis. En dehors des différences idéologiques entre socio-démocrates du MPP et libéraux de l’UPC, plusieurs points, en l’occurrence l’alternance politique, unissent le parti de Zéphirin Diabré et celui de Roch Marc Christian Kaboré.
Ce dernier a, à l’occasion, souligné l’importance de cette visite de courtoisie. «Nous avons estimé qu’il était important de renforcer notre coopération, nos échanges et les questions politiques de manière à apporter un plus au combat politique que nous menons ensemble», a-t-il affirmé. Pour lui, les différences idéologiques entre les deux formations politiques ne doivent pas l’emporter sur leurs intérêts communs, à savoir le combat pour la démocratie et l’alternance au Burkina Faso. Le président du MPP a, par ailleurs, félicité l’UPC pour son engagement en faveur de la démocratie.

«Pas d’animosité entre les deux partis»

«Nous saluons l’UPC qui, dès le départ, s’est engagée dans le combat pour la consolidation de la démocratie tout en s’opposant fermement à des éventuels référendum, Sénat et modification de l’article 37», a-t-il exprimé. Dans le même ordre d’idée, le Chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso (CFOP-BF), Zéphirin Diabré, a dit être ravi de cette visite, première du genre, du président du MPP. «Le MPP, par la voix de son premier responsable,  est venu nous féliciter pour notre contribution au combat pour l’alternance et a, en même temps, souhaité que les deux partis puissent garder un contact plus fréquent», a-t-il résumé.
M. Diabré a dit, en outre, reconnaître la contribution inestimable du MPP au combat de l’opposition par ses prises de positions politiques. «La création du MPP a contribué sans doute à faire de l’opposition politique, aujourd’hui, une force non négligeable», a-t-il dit. Pour lui, au-delà des divergences idéologiques qu’il trouve d’ailleurs insignifiantes, créer un cadre de dialogue et de concertation entre deux partis politiques qui appartiennent au CFOP-BF pour aborder des questions communes relatives à l’intérêt de la nation, est opportun. Le premier responsable de l’UPC a, également, réaffirmé que les rapports entre son parti et celui de M. Kaboré ainsi que ceux des autres sont bons. «Il n’y a pas une animosité entre les deux partis, il y en a pas non plus avec ceux des autres formations y compris le parti au pouvoir.
Tout cela fait qu’il est possible, qu’à un moment donné, en fonction des circonstances, qu’il y ait des accords entre partis mais tout cela se fait en ayant à l’esprit le fait que nous sommes une opposition plurielle qui doit se regrouper et se rassembler pour pouvoir, enfin, aller ensemble à la victoire», a-t-il fait savoir. A la question d’un éventuel obstacle politique que le MPP pourrait représenter pour l’UPC, le CFOP-BF a répondu par la négative. «Je ne vois pas en quoi le MPP pourrait être une menace pour l’UPC puisqu’il apporte des bataillons qui n’étaient pas acquis, les gens qui sont au MPP étaient au CDP. Nous avons notre base sociologique, les deux se rassemblent et cela permet d’envisager le combat politique avec sérénité», a-t-il confié. Zephirin Diabré s’est dit surtout convaincu que c’est à travers la formation d’une synergie d’action, tout en prenant en compte les aspirations du peuple, que l’opposition burkinabè réussira l’alternance.
Bachirou NANA
Joanny SOW  (Stagiaire)

Zéphirin Diabré a voté à 10 heures à Ouagadougou à l’école Medersa de Zogona au bureau de vote n°1. Après avoir accompli son devoir civique, il s’est dit animé par une grande émotion et une grande gravité. Il a souligné que des ratés ont été signalés dans quelques bureaux de vote. « Jusqu’à cette heure il y a certains bureaux de vote qui n’ont pas ouvert », a-t-il dévoilé. Cependant il a dit espérer que la Commission électorale indépendante (CENI) prendra les mesures idoines pour résoudre ces problèmes afin de garantir des scrutins libres, équitables et transparents. Qu’à cela ne tienne, le candidat du « vrai changement » s’est dit confiant quant à son élection. « Mon état d’esprit de vainqueur est renforcé par l’engouement suscité par mon projet de société dans les 45 provinces du Burkina Faso », a-t-il déclaré. Aussi avant de quitter l’école, il a donné rendez-vous aux électeurs ce soir ou demain pour célébrer sa victoire. E.S

Cris de joie, larmes de tristesse, manifestations dans les rues, hystérie… la Coupe du monde de football qui se déroule actuellement au Brésil, tout comme les éditions précédentes, connaîtra son lot de malheurs et de bonheur chez les acteurs, spectateurs, supporters et autres fanatiques du ballon rond. En effet, un mois durant, du 12 au 13 juillet 2014, le monde entier aura les yeux rivés sur  Sao Paulo, Porto Alegre, Rio de Janeiro, Recife, Salvador, Fortaleza, Brasilia…, ces villes  brésiliennes, théâtres de l’évènement sportif le plus important de la planète. Car, une Coupe du monde, c’est une audience cumulée de 25 milliards de personnes, soit 5 fois plus que les Jeux Olympiques.
Un évènement aussi important bouleverse immanquablement le quotidien et les habitudes des mordus du « sport-roi » et même  de ceux qui ne sont pas intéressés. La folie du foot ne se manifeste pas seulement dans les stades. Elle est présente dans les concessions, les  services, les lieux de détente… A la maison, des épouses sont contentes d’avoir, enfin, leur mari à côté même s’ils n’ont pas le temps pour elles, obnubilés par les matchs. D’autres sont moins heureuses car monsieur préfère suivre ces oppositions alléchantes avec des copains dans un bar, communément appelé « maquis » sous les tropiques.
A l’occasion de la fête du football au « pays de la samba », ces endroits mettent en place des dispositifs particuliers pour attirer le maximum les fous de foot : téléviseur écran géant, augmentation du nombre de places, de l’offre, etc. Lors de l’opposition Côte d’Ivoire # Japon, qui a eu lieu dans la nuit  du 14 au 15 juin, des promoteurs de maquis dans la capitale ivoirienne ont confié à des confrères avoir doublé, voire triplé, leurs commandes de boissons,  de poissons et de poulets  afin de permettre aux supporters qui viendront en ces lieux, d’être de cœur avec les joueurs qui se trouvent à des milliers de Km de là et de faire la fête. Chose faite jusqu’aux premières lueurs de la journée, puisque l’équipe nationale ivoirienne s’est imposée par 2 à1.
 A Ouagadougou et dans de nombreuses villes africaines, des inconditionnels des Eléphants,  nom de l’équipe nationale  de Côte d’Ivoire, ont aussi veillé et fêté cette première victoire d’une équipe africaine  à cette édition du mondial.
La Coupe du monde, ce sont aussi les commentaires d’après-matchs, de «spécialistes » dont les analyses et lectures du jeu font penser qu’ils peuvent même remplacer les entraîneurs et autres vrais spécialistes. Il y a aussi les paris aussi fous qu’audacieux sur tel ou tel match, de même que les pronostics. Sur ce dernier sujet, même les animaux s’en mêlent. A  la dernière Coupe du monde, tenue en 2010 en Afrique du Sud, l’on a connu le fameux Paul le poulpe, « devin  aquatique » élevé dans un aquarium en Allemagne  et dont les pronostics se réalisaient à 85% .
 Cette année, il faudra compter avec Nelly, une éléphante d’un parc allemand. Le pachyderme a déjà indiqué que l’Allemagne remporterait tous ses trois matchs de la phase de poules. Hier soir, la Nationalmanchaft a atomisé le Portugal 4 buts à 0. Nelly sera certainement intéressante à suivre…  Pour sa part, l’Agence Chine Nouvelle a annoncé  que des Pandas de la province  du Sichuan étaient également « d’excellents » pronostiqueurs. Au cours de la phase de poules,  ils indiqueront les résultats des matchs à travers leurs choix de nourriture. Lorsque viendra le temps des matchs à éliminations directes, ils grimperont sur un arbre tout en arborant le drapeau national de l’équipe en passe de gagner…
La folie du foot a donc gagné la planète foot. Et  il convient de limiter les excès dans les manifestations de joie ou de tristesse, de faire attention dans les paris fous. Le mondial est une fête et le football est un jeu qui a toujours été facteur de rassemblement des peuples pour fraterniser, tout en prônant des valeurs comme la non-violence, la paix, le fair-play. Le 13 juillet n’est pas loin et ce jour, la folie du foot s’estompera avec la conquête du trophée sportif le plus convoité de la planète. En attendant une autre folie dans 4 ans…
Gabriel SAMA

Périmètre irrigué de Dî

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Blaise Compaoré ouvre les vannes

Le président du Faso, Blaise Compaoré, a réceptionné, le jeudi 29 mai 2014 à Dî, localité située à 250km de Ouagadougou, dans la province du Sourou, un périmètre irrigué de 2 240 ha, réalisé à hauteur de 40 milliards de FCFA par le peuple américain, à travers le Millennium challenge account. 
Présent le 17 décembre 2011 au lancement des travaux d’aménagement du périmètre irrigué de Dî, Blaise Compaoré a également fait le déplacement, hier 29 mai 2014, pour donner le top de départ de l’exploitation du site par les paysans. Comme geste inaugural, le chef de l’Etat burkinabè a actionné  l’une des sept stations de pompage, laissant l’eau couler à travers les réseaux de draînage et d’irrigation du périmètre. Le président Compaoré était accompagné des membres du gouvernement et de la conseillère spéciale du PDG du Millennium challenge corporation (MCC), Cassandra Butts. Les 4 400 producteurs agricoles installés sur les 2 240 ha du périmètre irrigué de Dî produiront annuellement 8 000 tonnes de riz, 5 000 tonnes de maïs et 1 300 tonnes d’oignon, selon les estimations faites par Mme Butts.
Elle s’est réjouie que malgré les pesanteurs socioculturelles, les femmes, qui représentent la moitié de ces producteurs, puissent recevoir leur titre foncier complet. Pour la représentante du MCC, l’investissement américain à Dî (40 milliards de FCFA) permettra d’accroître annuellement de 2 500 000 000 de F CFA,   la production agricole dans la vallée du Sourou, qui s’élève actuellement à 4 750 000 000 de F CFA. «L’objectif de l’investissement américain dans des activités de diversification agricole et dans le périmètre irrigué de Dî est d’améliorer la croissance économique du Burkina Faso», a-t-elle déclaré. Cassandra Butts a affirmé que les produits récoltés au Sourou, en plus d’approvisionner le marché local, sont susceptibles de s’ajouter aux biens qui s’échangent entre le Burkina Faso et le Mali. Mme Butts a félicité le gouvernement burkinabè pour les réformes qui, une fois accomplies, feront de la vallée du Sourou, un exemple dans la sous-région.
Pour le président du Faso également, cet accompagnement du gouvernement américain est une opportunité offerte à un pays sahélien de faire reculer la pauvreté, en engageant plus d’hommes et de femmes dans la production économique.   Le maire de la commune rural de Dî, Pascal Siéba, a salué le don du peuple américain  qui, a-t-il affirmé, a déjà permis d’améliorer les conditions de vie des populations et de poser les jalons d’un développement durable. M. Siéba a sollicité l’installation d’unités de transformation et de conservation, la reconduction du Compact, l’érection du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Dî en Centre médical avec antenne chirurgicale puis sa dotation d’une ambulance. Le chef coutumier de Dî a demandé à Blaise Compaoré le bitumage de la route Didyr-Toma-Tougan, la fourniture de charrues aux paysans.
Le chef de l’Etat a promis, dès le vendredi 30 mai 2014, l’ambulance en question. Il a indiqué que l’inauguration  de la route Dédougou-Nouna-Djibasso-Frontière du Mali, demain samedi 31 mai, entre dans le cadre du désenclavement de la vallée du Sourou. Pour le bitumage de l’axe  Didyr-Toma-Tougan, Blaise Compaoré a déclaré que des projets sont engagés dans ce sens. En effet, le conseil des ministres du mercredi 28 mai dernier a autorisé deux accords de prêt d’un montant total de plus de 29 milliards de F CFA pour le bitumage de cet axe. Le ministre en charge de l’Eau et des Aménagements hydrauliques, Mamounata Belem, a assuré au peuple américain que son département travaillera, en synergie avec d’autres ministères, pour garantir la rentabilité et la durabilité des infrastructures réalisées.
Mme Belem a salué les activités connexes à l’aménagement du périmètre de Dî tels que  la sécurisation des droits fonciers, le renforcement des capacités des acteurs sur l’exploitation et la maintenance du périmètre. «Vous devez démontrer au peuple américain, à travers vos rendements et les soins que vous apporterez à l’exploitation de ce périmètre, qu’il a eu raison de croire aux hommes et femmes du Burkina Faso, reconnus pour leur ardeur au travail», a-t-elle dit aux producteurs, tout en les invitant «à sortir du cercle vicieux de la pauvreté».
Tilado Apollinaire ABGA
abgatilado@yahoo.fr

Election présidentielle et locale américaine: L’Etat du Nevada a voté par anticipation

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Certains électeurs de l’Etat du Nevada dans l’ouest des Etats-Unis ont voté par anticipation l’une des deux possibilités de vote applicable aux américains. C’est dans le Comté de Washoe, dans la ville de Reno que nous avons pu visiter un bureau de vote où les électeurs ont accompli leurs droits civiques de façon électronique.
 1 295 825 électeurs sur une population de 2 080 000 habitants doivent élire le gouverneur de l’Etat du Nevada. En outre, ils doivent choisir les deux sénateurs pour le Senat et les 3 représentants pour la Chambre des représentants qui siégeront au Congrès à Washington DC au nom de l’Etat du Nevada. Pour ce faire, ils ont deux possibilités de vote, soit le vote anticipé qui se fait de manière électronique soit attendre le jour du scrutin qui le mardi 8 novembre 2016. Il existe par ailleurs une troisième méthode à savoir par la poste qui concerne les américains vivant dans un autre Etat différent de la leur et vivant  à l’étranger. Cela est possible que pour la présidentielle. A cet effet, ils reçoivent les documents 45 jours avant le jour du scrutin. A Reno, nous avons eu la chance de visiter un bureau de vote par anticipation dans le Comté de Washoe le vendredi 4 novembre 2016, qui d’ailleurs était le dernier jour du vote anticipé dans le Nevada. A en croire la responsable du bureau de vote Pam Dupre, six mois avant la date du scrutin, le site est choisi de sorte qu’il soit accessible aux personnes vivant avec un handicap. A l’entendre, ce travail est fait par des bénévoles et le vote se déroule de 7h à 19h.
Le Comté de Washoe compte 86 bureaux de vote et le nombre d’électeurs attendu est de 114 000 pour une population de 269 000 habitants. De façon générale, a confié Mme Dupre, aux Etats-Unis, les prisonniers jouissent de leurs droits civiques. Par conséquent, a-t-elle poursuivi, ils ont le droit de voter par la poste si et seulement si les faits à eux reprochés sont des délits et non des crimes. Pour elle, il en est de même pour les malades hospitalisés. Dans ce cas, a-t-elle ajouté, un proche de la personne hospitalisée lui transmet le bulletin de vote pour signature et à retourner au bureau de vote et cela se fait en collaboration avec les services de l’hôpital concerné. Elle a également rassuré sur le processus de vote qui est transparent. C’est pourquoi, Mme Pam a souligné que des observateurs ou des citoyens lambda sont autorités à venir suivre le bon déroulement du vote. Cependant, a-t-elle indiqué, il leur est interdit de faire des prises de vues ou d’adresser la parole aux électeurs.Après le vote anticipé, les résultats sont gardés au secret jusqu’au soir du scrutin en vue de faire le décompte des voix de manière générale. Aux Etats-Unis, il n’existe pas de structure chargée de l’organisation des élections. C’est dans cette optique que la responsable du bureau de vote du Comté de Washoe a dit qu’elle acheminera les résultats au conseil législatif dudit Comté à la fin du décompte. Ainsi, le conseil à son tour enverra ces résultats au secrétaire d’Eta du Nevada.
Souaibou NOMBRE
Snombre29@yahoo.fr